Villebéon

Villebéon
Villebéon
La mairie.
Blason de Villebéon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes Gâtinais-Val de Loing
Maire
Mandat
Francis Ple
2020-2026
Code postal 77710
Code commune 77500
Démographie
Population
municipale
479 hab. (2017 en augmentation de 2,35 % par rapport à 2012)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 33″ nord, 2° 56′ 27″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 152 m
Superficie 16,45 km2
Élections
Départementales Canton de Nemours
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Villebéon

Villebéon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villebéonnais et Villebéonnaises[1].

Géographie

Localisation

La commune de Villebéon se situe au sud du département de Seine-et-Marne, près de la limite avec le département bourguignon de l'Yonne. Le village se situe à environ 20 kilomètres par la route départementale 225 à l'est de Nemours et environ 24 km à l'ouest de Sens.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune n’est traversée par aucun cours d'eau[2].

Voies de communication et transports

Voies de communication

Transports

La commune est desservie par la ligne d’autocars No 19 (BlennesÉgreville) du réseau de cars Transdev[3].

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 111 lieux-dits administratifs répertoriés[4] dont Passy au sud-ouest de Villebéon, Vauredennes au sud-est, et les Granges.

.

Occupation des sols

En 2018[5], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 66,3 % de terres arables, 27,6 % de forêts, 4,2 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2] et 1,8 % de zones urbanisées[2].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 239 dont 100 % de maisons.

Parmi ces logements, 73,6 % étaient des résidences principales, 19,3 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 91,4 % contre 6,3 % de locataires et 2,3 % logés gratuitement[6].

Toponymie

"Béon" serait le nom d'un seigneur du lieu, à la chevelure brune, venant de « bai » (désignant à la fois la couleur des cheveux et celle de la robe des chevaux).

Histoire

Le 1er seigneur notable de Villebéon fut Gauthier de Villebéon et La Chapelle, marié vers 1150 avec Aveline de Château-Landon, dame de Nemours[7],. Gautier Ier, né vers 1125 et † en 1205, était issu des Le Riche, seigneurs de Beaumont-en-Gâtinais, Villemomble, La Chapelle et Tournanfuye, et il avait probablement pour frère l'archevêque Etienne, † 1173, et de Josselin III/Adam Ier de Beaumont, père d'Adam II de Beaumont ; probable fils de Josselin II Le Riche de Beaumont et de Hesceline Haran, il participa à la Deuxième croisade, fut Grand-chambellan et homme de confiance des rois Louis VII et Philippe Auguste ; il fut seigneur de Nemours du chef de sa femme Aveline, et le vrai fondateur de cette ville où il éleva le château.

Quant à la seigneurie de Villebéon, lui arriva-t-elle aussi par sa femme Aveline, Villebéon étant proche de Nemours, à une dizaine de km au sud-est ? En fait il semble que c'est plutôt par sa mère, probablement Hesceline Haran du Bignon, que Gauthier tenait Villebéon. Le territoire de Villebéon se divisait alors en deux fiefs. Le premier, du côté du hameau du Pacy, faisait partie de l'archevêché de Sens. En 1171 l'ermite Foubert y fonda une chapelle, devenue depuis une grange, et dont les desservants furent à l'origine de la création du couvent du Jard près de Melun. Le deuxième fief incluait le village de Villebéon, le hameau des Granges et le bois de Villeniard. Il fut apporté en dot par Garcile, peut-être une fille du seigneur de Chevry (Chevry, Chevry ?), à Gautier (Haran) du Bignon qui vivait en 1120. Ce couple eut deux fils, Hugues et Orson qui se partagèrent les seigneuries de Bignon et de Villebéon en partie ; et une fille, ladite Hesceline donc, qui aurait hérité de la majeure partie du fief de sa mère et qui fut probablement la mère dudit Gautier de Villebéon (en tant que fils cadet il aurait été prénommé comme son grand-père maternel ; son frère aîné serait Adam Ier/Josselin III de Beaumont-du-Gâtinais comme on l'a dit plus haut). En Gautier de Villebéon fonda un autel dans l'ermitage de Pacy avant le départ de son fils aîné Philippe pour la croisade.
Le Grand-chambellan Gauthier donna cette terre en héritage à son fils cadet Gauthier II le Jeune (aussi Grand-chambellan, gratifié par le roi Philippe des fiefs normands d'Heuqueville et Fontaine-Guérard ; † vers 1220 croisé en Syrie, époux d'Elisabeth/Isabelle de Mondreville : Mondreville ? ; → Son frère aîné Philippe Ier de Villebéon-Nemours continua les sires de Nemours : voir à cet article les autres membres de la fratrie de Philippe et Gautier), d'où la suite des sires de Villebéon[10],, La Chapelle et Tournanfuye.

  • Gautier II le Jeune légua ses biens à son fils Adam Ier (vers 1185-1235 ; aussi Grand-chambellan : cette fonction semblait devenue pratiquement héréditaire chez les Villebéon, qui reçurent alors le surnom le Chambellan, ou la Chambellane pour les femmes ; aussi seigneur de Bagnaux : Bagneaux-sur-Loing ou plutôt Bagneaux à Ozouer-le-Repos ?, mais la famille aura aussi Bagneux-la-Fosse au comté de Tonnerre, aux marges de la Bourgogne et de la Champagne : à moins qu'il s'agisse d'un seul fief, auquel cas c'est Bagneux-la-Fosse, avéré dans les possessions des descendants Dreux-Beu (voir plus bas le mariage d'Isabelle fille d'Adam II de Villebéon) < Robert III puis < Hellenvilliers d'Avrilly ; Adam Ier a un frère : → Mathieu (Ier) dit le Chambellan, co-seigneur de Villebon, aussi † vers 1220 en Syrie avec son père Gautier II). Adam épousa 1° 1205 Isabelle, † 1214, fille de Guillaume III de Tancarville, puis 2° 1215 Elisabeth, † 1254, fille de Mathieu de Montmaur, d'où :

Marguerite de Villebéon épousa Thibaud de Bommiers sire de Blaison, Mirebeau et Montfaucon, qui reçut les terres de Villebéon et Tournanfuye en dot[13]. Leurs filles furent Marguerite (x Jean V de Pierrepont, comte de Roucy) et Mahaut/Mathilde de Bommiers/de Beaumetz (x Guillaume VII Crespin du Bec). Marguerite dut recevoir la terre de Villebéon, puisqu'on la trouve ensuite aux mains du comte Simon de Roucy, † 1392, puis de son neveu le connétable Louis de Sancerre (vers 1342-1402 ; sa mère était Béatrice de Roucy, fille de Jean V et Marguerite de Bommiers, et sœur du comte Simon).

Villebéon est ensuite détenue aux XVe et XVIe siècles par la famille Amer de Palley, de Pleignes et Fromonville[14],[15] : Pierre Ier Amer, fl. 1449, † 1484, auditeur et correcteur à la Chambre des Comptes, en fit l'acquisition en 1467, et dans des documents de juin et , Pierre et Simon Amer portent le titre de seigneur de Villebéon[16]. Jacques de Pomereu, secrétaire des Finances, obtient le fief (par acquisition ou bien par un lien familial, par exemple en épousant une des filles de Pierre III Amer, Marie ou Madeleine Amer ?) puis le vend en 1617 au maréchal Louis de La Châtre, sire d'Egreville.

Désormais liées jusqu'à la Révolution, Egreville et Villebéon passent ensuite aux descendants du maréchal, dont la fille Louise-Henriette de La Châtre épouse Claude Pot de Rhodes (1617–1642) : Antoine-Philibert de La Tour marquis de Torcy (vers 1648-1721), époux de Marie-Elisabeth de L'Hospital (petite-fille paternelle du maréchal de Vitry et petite-fille maternelle de Claude Pot et Louise-Henriette de La Châtre), en rend l'aveu féodal (en fait l'hommage) en 1715[17] ; veuf sans enfant, il se remarie avec Anne-Marie-Geneviève Rouault de Gamaches (1685-1727 ; curieusement, tant Anne-Marie-Geneviève qu'Antoine-Philibert et que Marie-Elisabeth descendaient du maréchal Rouault de Gamaches), dont la famille va garder Egreville et Villebéon. Anne-Marie-Geneviève[18] transmet à son frère Joachim Rouault de Gamaches (1786-1751), père de Nicolas-Aloph-Félicité, lui-même marié en 1763 à Justine-Josèphe Boucot de Dormans (1736-1793). Veuve héritière, cette dernière aborde la Révolution comme dernière dame d'Egreville et de Villebéon[19] (Postérité de son 1° mariage en 1751 avec Antoine-Paul-Joseph Feydeau de Brou, né en 1731, fils de Paul-Esprit).

Politique et administration

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues.
mars 2001 Nicole Couturier Retraitée
mars 2008 Sylvain Guilhaumon
 Christophe Ponsot.  Contrôleur des Finances Publiques

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21].

En 2017, la commune comptait 479 habitants[Note 3], en augmentation de 2,35 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
436401435443503547554547582
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
585565636630608600578553521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525528469391356335379380324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
308234253303356406455456477
2017 - - - - - - - -
479--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine religieux

Économie

Personnalités liées à la commune

Lieux et monuments

Événements

Jumelages

Voir aussi

Bibliographie

  • Auguste Moutié, "Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Roche"

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. http://www.habitants.fr/habitants_villebeon_77500.html
  2. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 4 juillet 2018
  3. Transdev, ligne 19
  4. Site territoires-fr.fr consulté le 20 janvier 2020 sous le code commune 77500.
  5. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  6. Statistiques officielles de l‘INSEE.
  7. « Seigneurs de Nemours », sur MedLands
  8. « Seigneurs de Villebéon », sur MedLands
  9. « Adam III de Villebéon », sur Geneanet Pierfit
  10. Un diplome inédit de Philippe-Auguste - Acte de partage des biens du chambellan Gautier fondateur de Nemours. Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, 1906.
  11. « Villebéon, p. 479-480 », sur Histoire du département de Seine-et-Marne, t. II, par le Dr Félix Pascal, 1836
  12. « Les Amer de Fromonville, p. 211-248, tableau généalogique p. 216/217, par Emile-Louis Richemond », sur Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, t; XXII, 1904
  13. « Bertrand de Toujouse, compagnon de Jeanne d'Arc : Pièces justificatives, 1540, p. 235 et 236 », sur Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais, t. XLI, 1933
  14. « Fiefs, aveux et dénombrements, p. 310 », sur Inventaire-Sommaire des Archives départementales du Loiret antérieures à 1790, t. Ier, par François Maupré et Jules Doinel, 1878
  15. « Claude-Jean-Baptiste-Hyacinthe Rouault de Gamaches (1652-1736) et sa descendance », sur Geneanet Pierfit
  16. « Titres de famille : Justine-Joseph Boucot dame d'Egreville et Villebéon, p. 29 », sur Inventaire-Sommaire des Archives départementales de Seine-et-Marne antérieures à 1790, série C, t. Ier, par Côme Lemaire, 1863
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.