Viktor Iouchtchenko

Viktor Iouchtchenko
Віктор Ющенко
Illustration.
Viktor Iouchtchenko en 2016.
Fonctions
Président d'Ukraine

(5 ans, 1 mois et 2 jours)
Élection 26 décembre 2004
Premier ministre Ioulia Tymochenko
Iouriï Iekhanourov
Viktor Ianoukovytch
Prédécesseur Leonid Koutchma
Successeur Viktor Ianoukovytch
Député de la Rada

(2 ans, 8 mois et 9 jours)
Élection 31 mars 2002
Législature IVe
Premier ministre d'Ukraine

(1 an, 5 mois et 7 jours)
Président Leonid Koutchma
Gouvernement Iouchtchenko
Législature IIIe
Prédécesseur Valeri Poustovoïtenko
Successeur Anatoli Kinakh
Gouverneur de la Banque nationale d'Ukraine

(6 ans, 11 mois et 16 jours)
Prédécesseur Vadym Hetman
Successeur Volodymyr Stelmakh
Biographie
Nom de naissance Viktor Andriïovytch
Iouchtchenko
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Khoroujivka, Soumy
(RSS d'Ukraine, URSS)
Nationalité Ukrainienne
Parti politique Notre Ukraine
Conjoint Svetlana Kolesnyk
(divorcés)
Kateryna Chumachenko
(1998-)
Diplômé de Université nationale d'économie de Ternopil
Profession Comptable
Religion ukrainienne orthodoxe

Signature de Viktor IouchtchenkoВіктор Ющенко

Viktor Iouchtchenko
Présidents d'Ukraine

Viktor Iouchtchenko (Віктор Ющенко)Écouter, né le à Khoroujivka (Soumy, RSS d'Ukraine), est un homme d'État ukrainien, président du pays du au .

Il est Premier ministre de 1999 à 2001 et prend la tête de la coalition politique de centre-droit Notre Ukraine.

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2004, il est le principal dirigeant de la révolution orange, qui conduit à l’organisation d'un deuxième second tour, où il bat Viktor Ianoukovytch avec 52 % des suffrages. Depuis cette campagne, son visage apparaît abîmé par une forme extrême d'acné provoquée par une intoxication ; il existe une controverse sur les causes de cette intoxication, plusieurs expertises confortant la thèse d'une tentative d'empoisonnement à la dioxine.

Pendant sa présidence, Viktor Iouchtchenko entretient une forte rivalité avec ses Premier ministres Ioulia Tymochenko et Viktor Ianoukovytch. Il ne parvient pas à résoudre les problèmes économiques et sociaux, ce qui suscite une forte vague de déception chez le peuple ukrainien. Candidat à sa réélection en 2010, il est battu dès le premier tour de l’élection présidentielle, où il arrive en cinquième position avec 5,5 % des voix.

Après son départ de la présidence, il exerce une influence limitée sur la scène politique du pays. Lors des élections législatives de 2012, Notre Ukraine — dont il est le chef de file — obtient 1,1 % des suffrages.

Situation personnelle

Origines et jeunesse

Fils d'Andriy Iouchtchenko (1919-1992), soldat de l'Armée rouge puis enseignant, Viktor Andriyovych Iouchtchenko naît dans un village de l'oblast de Soumy (Khoroujivka). Il étudie l'économie à Ternopil et travaille ensuite comme comptable rural dans l'oblast d'Ivano-Frankivsk. En 1976, il est embauché par la filiale de la Banque d'État de l'URSS pour l'oblast de Soumy, et est ensuite promu à Kiev.

Vie privée et familiale

Après avoir été marié à Svetlana Kolesnyk, Viktor Iouchtchenko est marié en secondes noces à Kateryna Tchoumatchenko. Née à Chicago, dans une famille d'origine ukrainienne, elle est citoyenne américaine. Ancienne fonctionnaire du Département d'État des États-Unis, elle a été accusée par les opposants de Viktor Iouchtchenko de servir d'agent d'influence du gouvernement américain auprès de son mari, en étant un agent en activité de la CIA.

Banque nationale d'Ukraine

Il devient gouverneur de la nouvelle Banque nationale d'Ukraine le . À ce poste, il joue un rôle important dans la création de la monnaie ukrainienne, la hryvnia, et dans l'établissement d'un système de régulation moderne pour les banques commerciales. Il conserve cette fonction jusqu'à sa nomination à la tête du gouvernement ukrainien.

Parcours politique

Premier ministre et opposant à Koutchma

En , Viktor Iouchtchenko est nommé Premier ministre par le président Leonid Koutchma.

De substantiels progrès économiques interviennent alors qu’il est à la tête du gouvernement. Mais des critiques estiment que cette amélioration a surtout été rendue possible par la conjoncture économique. Très tôt, les membres de son gouvernement — en particulier le vice-Premier ministre Ioulia Tymochenko — sont impliqués dans des luttes de pouvoir avec les patrons des puissantes entreprises énergétiques du charbon et du gaz naturel. Le conflit aboutit à un vote de défiance du Parlement en 2001 : le groupe du président Koutchma s'allie alors avec les communistes pour défaire le gouvernement en place. Viktor Iouchtchenko est ainsi démis de sa fonction de Premier ministre.

En 2002, Viktor Iouchtchenko devient chef de la coalition politique Notre Ukraine, qui remporte plusieurs sièges au Parlement lors des élections législatives qui suivent. Cependant, faute d'un nombre suffisant de sièges pour obtenir une majorité absolue, Viktor Iouchtchenko ne parvient à former une coalition. Il demeure le chef du groupe Notre Ukraine et se voit généralement considéré comme le chef de l'opposition, les autres partis d'opposition étant moins influents et moins représentés au Parlement.

Après son départ de la tête du gouvernement, Viktor Iouchtchenko devient populaire auprès des Ukrainiens. Entre 2001 et 2004, dans les sondages, sa popularité était bien plus élevée que celle du président de l'époque, Leonid Koutchma.

Candidature présidentielle de 2004

Préparation

Viktor Iouchtchenko en avril 2004.

À l'approche du terme du second mandat du président Koutchma, Viktor Iouchtchenko se déclare candidat « indépendant » à la présidence de la République. Il modernise sa plate-forme politique en ajoutant des projets de partenariats sociaux et d'autres idées libérales aux idées traditionnelles de l'intégration européenne, dont, en particulier, la volonté de combattre la corruption. Les partisans de Iouchtchenko s’organisent au sein la coalition électorale Syla Narodou (« Pouvoir au peuple »), qui est conduite par Iouchtchenko et par sa nouvelle alliée, Ioulia Tymochenko, la coalition Notre Ukraine en formant la principale force constituante.

Son principal rival est le Premier ministre, Viktor Ianoukovytch. L’opposition accuse le gouvernement d’empêcher la plupart des principales chaînes de télévision d'accorder un temps de parole équitable aux candidats, alors que son rival Ianoukovytch apparaît fréquemment dans les actualités télévisées. La campagne se déroule de manière houleuse et virulente.

Empoisonnement présumé

Viktor Iouchtchenko tombe malade le , après un dîner avec Gori Tarochenkylo, chef des services secrets ukrainiens. Il est admis à la clinique privée du Rudolfinerhaus de Vienne, où il est soigné jusqu'au 19 du même mois[1],[2].

Le candidat de l’opposition se plaint alors d'avoir été empoisonné par des agents du gouvernement. Son médecin personnel affirme qu’il s’agit d'une crise aiguë du pancréas provoquée par des changements de l'œdème intestinal provenant d'une infection virale sérieuse et de substances chimiques n’étant pas normalement présentes dans des produits alimentaires. Mais l'enquête ouverte par le parquet ukrainien conclut le 22 octobre à une « fièvre herpétique virale »[3].

Le visage de Viktor Iouchtchenko apparaît dès lors sévèrement abîmé[4]. Le toxicologue allemand Bram Brouwer prend alors contact avec le directeur de la clinique Rudolfinerhaus pour se faire fournir des échantillons de sang de Viktor Iouchtchenko, en vue d'effectuer des tests à l'université libre d'Amsterdam sur la présence ou non de dioxine, les symptômes ressemblant fortement à de la chloracné. Les conclusions de ses tests sont que le sang contient une « haute concentration de dioxine, principalement administrée oralement ». L'intoxication à la dioxine (de type Seveso) est également la conclusion d'un rapport daté du des médecins viennois Nikolai Korpan (cryochirurgien) et Michael Zimfper (médecin-chef et président de la clinique privée du Rudolfinerhaus), qui jusque-là pensaient que ce n'était pas le cas. L'organisme de Iouchtchenko présentait des concentrations de dioxine 1 000 fois supérieures à la norme, ce qui en fait le deuxième plus important taux de cette molécule enregistré chez un humain.

Le parquet général ukrainien rouvre alors son enquête[5]. En date du 28 février 2005, la piste des services secrets russes est envisagée[6]. Gleb Pavlovsky, le conseiller de Vladimir Poutine, est suspecté, à la suite d'écoutes téléphoniques, mais il dément toute implication dans l'affaire.

Le , une nouvelle expertise confirme l'empoisonnement à la dioxine de Viktor Iouchtchenko[7]. Fin 2006, un quatrième laboratoire, représenté par le Français Pascal Kintz, expert judiciaire en toxicologie médicale, a lui aussi travaillé sur cette question. Pour ce faire, il a analysé les cheveux de Viktor Iouchtchenko. Par la spectrographie de masse, il a pu déterminer une cartographie chimique chronologique de la dioxine de Seveso. Il s'est alors avéré que les segments de cheveux correspondant aux dates antérieures à l'exposition ne contenaient pas de dioxine. En revanche, les segments correspondant à l'exposition montrent une richesse en dioxine, ce qui démontrerait une consommation subite de dioxine[8].

Révolution orange et élection à la présidence

Viktor Iouchtchenko en novembre 2004.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle, le , Viktor Iouchtchenko arrive en tête avec 39,9 % des suffrages ; il réalise ses meilleurs scores dans les provinces du centre et de l'ouest du pays. Le second tour du 21 novembre 2004 voit Viktor Ianoukovytch obtenir 49,5 %, contre 46,6 % pour Iouchtchenko.

Les observateurs internationaux rapportent de nombreuses irrégularités[9]. Les soupçons de fraude électorale, combinés avec le fait que les sondages de sortie des urnes annonçaient une victoire de Viktor Iouchtchenko, provoquent le refus de celui-ci et de ses partisans d'accepter les résultats. Ils organisent des rassemblements à travers le pays, en particulier sur la place de l'Indépendance à Kiev, et annoncent une grève générale. Des centaines de milliers de partisans de Iouchtchenko sortent dans les rues malgré les conditions climatiques en arborant des drapeaux orange, la couleur de la coalition de Iouchtchenko, ce qui donne lieu à la dénomination de « Révolution orange ». Le mouvement reste pacifique, ne provoquant aucun mort.

La Cour suprême ukrainienne décide finalement d’invalider le second tour de scrutin pour en organiser un nouveau. Celui-ci se tient le 26 décembre, sous la surveillance de quelque 12 000 observateurs internationaux, notamment de l'OSCE. Des sources diplomatiques indiquent que les États-Unis ont dépensé 65 millions de dollars pour la campagne de Iouchtchenko, la révolution orange, et l'organisation d’un nouveau second tour[10],[11]. De son côté, Viktor Ianoukovytch a reçu l’aide financière de la Russie[12],[13].

Victor Iouchtchenko sort vainqueur du scrutin, avec 52,0 % des voix. Viktor Ianoukovytch, qui sort battu de l’élection avec 44,2 % des suffrages, engage plusieurs procédures visant à invalider le résultat, mais la Cour suprême ukrainienne rejette toutes les demandes : le , elle déclare Victor Iouchtchenko vainqueur de l'élection présidentielle.

Président d'Ukraine

Débuts

Viktor Iouchtchenko prêtant serment sur la Constitution de l'Ukraine, devant la Rada, le .

Viktor Iouchtchenko prête serment le . Ses principaux défis sont de combattre la corruption, qui mine le pays, et de se rapprocher de l'Union européenne sans dégrader ses relations avec la Russie. C'est d’ailleurs en Russie que le nouveau président effectue sa première visite officielle, le , de manière à montrer que, malgré les différends, l'Ukraine reste tout de même proche de la Russie.

Le 4 février, Ioulia Tymochenko, élue par 373 députés — pour une majorité requise de 226 députés —, devient le nouveau Premier ministre. Rapidement, les relations entre le chef de l’État et la Première ministre se dégradent. Elle est remplacée par Iouriï Iekhanourov le .

Cohabitation avec Viktor Ianoukovytch

À partir du , Viktor Iouchtchenko cohabite avec son rival de l’élection présidentielle, Viktor Ianoukovytch, qui accepte le poste de Premier ministre après la victoire de son camp lors d'élections législatives anticipées, provoquées par les tensions persistantes au sein de la majorité issue de la révolution orange, notamment avec le renvoi de Ioulia Tymochenko.

Le , Viktor Iouchtchenko décide de dissoudre le Parlement et d'organiser de nouveau des élections législatives anticipées au 27 mai 2007[14]. Cette décision est contestée devant la Cour constitutionnelle par Viktor Ianoukovytch, qui juge que le président ne peut dissoudre le Parlement sans motif valable. Le 25 avril, Viktor Iouchtchenko annonce qu'il reporte les élections au 24 juin 2007[15]. Il démet ensuite deux juges de la Cour constitutionnelle de leurs fonctions. Viktor Ianoukovytch réagit en jugeant cette décision également contraire à la Constitution[16].

Cohabitation avec Ioulia Tymochenko

Viktor Iouchtchenko et Ioulia Tymochenko en octobre 2007.

Les élections législatives de 2007 donnent la victoire au Parti des régions de Ianoukovytch, mais les « forces pro-occidentales » de Notre Ukraine - Autodéfense populaire et du Bloc Ioulia Tymochenko s'allient pour former un gouvernement de coalition. Ioulia Tymochenko redevient Premier ministre alors que les deux groupes ne disposent que d'un siège de plus que la majorité absolue à la Rada.

Les relations tendues qu'entretiennent le président et son Premier ministre sont le point de départ d’une crise parlementaire qui débute en septembre 2008. Les services de la présidence vont alors accuser Ioulia Tymochenko d'avoir trahi l'intérêt national pour servir ses ambitions personnelles[17]. Après des semaines de tensions exacerbées par des divergences concernant l'attitude à adopter face au conflit russo-géorgien, la coalition entre le Bloc Tymochenko et Notre Ukraine vole en éclats lors de débats sur une réforme constitutionnelle visant à réduire les pouvoirs du chef de l'État au profit de ceux du gouvernement[18]. Les députés de Notre Ukraine sont alors pratiquement les seuls à s'opposer à la promulgation de la loi, massivement approuvée par l'opposition et par le Bloc Tymochenko[18].

Ioulia Tymochenko s'emploie dès lors à mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition pour empêcher une nouvelle dissolution de la Rada, préférant chercher à former une nouvelle coalition[17]. En décembre 2008, elle parvient finalement à former une nouvelle majorité, plus large, en incluant les 20 députés du Bloc de Volodymyr Lytvyn, redevenu président de la Rada[19].

Défaite à l'élection présidentielle de 2010

Briguant un second mandat à l'élection présidentielle de 2010, Viktor Iouchtchenko, tenu pour responsable d'une forte vague de déception et de désillusion au sein de l'opinion publique, est éliminé dès le premier tour avec 5,45 % des voix[20]. Il refuse de donner une consigne de vote en vue du second tour, qui voit s'affronter Viktor Ianoukovytch et Ioulia Tymochenko, les accusant tous deux de vouloir organiser un rapprochement avec la Russie[21], mais sans la soutenir toutefois.

Le mandat présidentiel de Viktor Iouchtchenko s'achève le , avec la prestation de serment de Viktor Ianoukovytch au Parlement.

Après la présidence

Viktor Iouchtchenko et Aleksander Kwaśniewski en 2017.

Viktor Ioutchenko affirme son souhait de rester actif en politique malgré sa défaite[20]. Il vit dans le quartier de Koncha-Zaspa, à Kiev, où il dispose d'une villa de fonction et d'un bureau en tant qu'ancien président de la République.

Le , il est entendu dans un tribunal de Kiev, en qualité de témoin, au procès de son ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko, accusée d'abus de pouvoir et de corruption. Durant son audition, il affirme que Ioulia Tymochenko a, en 2009, passé avec le président du gouvernement russe Vladimir Poutine « un accord politique » concernant le gaz dont « les répercussions, extrêmement dommageables, se feront encore sentir dans neuf ans »[22]. Ioulia Tymochenko refuse de le contre-interroger, déclarant refuser « que ce procès soit celui de la Révolution orange ».

Aux élections législatives de 2012, Viktor Iouchtchenko conduit la liste Notre Ukraine, qui recueille 1,1 % des voix[23].

Notes et références

  1. (de) Site officiel de la clinique Rudolfinerhaus.
  2. « Malade ou empoisonné ? L'enquête », La Libre, 6 décembre 2004.
  3. « L'opposant ukrainien Iouchtchenko a bien été empoisonné », dépêche de l'Agence France-Presse du 12 décembre 2004.
  4. (en) Biographie de Viktor Iouchtchenko, sur le site de la BBC.
  5. « Ukraine : victime d'un empoisonnement, Victor Iouchtchenko demande une enquête sérieuse », Le Monde, 11 décembre 2004
  6. « La piste russe envisagée dans l'empoisonnement de M. Iouchtchenko », Le Monde, 28 février 2005
  7. « Une expertise confirme l'empoisonnement prémédité de Viktor Youchtchenko à la dioxine », RIA Novosti, 6 juin 2006
  8. René Krémer, « Viktor Iouchtchenko (1954) : Une enquête en montagnes russes », Association des Médecins Alumni de l'Université catholique de Louvain, mai-juin 2013
  9. Remplacement d'urnes, destruction de bulletins, passage à tabac d'électeurs, corruption d'électeurs, etc.
  10. Foxnews, article du 10 décembre 2004 intitulé "U.S. Spent $65M To Aid Ukrainian Groups"
  11. (en) Ian Traynor, « US campaign behind the turmoil in Kiev », sur The Guardian, (consulté le 23 février 2017)
  12. Washington Post, article du 25 octobre 2004 intitulé "Putin's Unchallenged Imperialism"
  13. Russian Policy toward Ukraine during Elections[PDF] par Taras Kuzio
  14. (en) « Decree Dissolving Ukraine Parliament In Effect », Radio Free Europe, 3 avril 2007.
  15. « En Ukraine, les élections législatives anticipées repoussées au 24 juin », Le Monde
  16. (en) Ukrainian President Sacks Another Constitutional Court Judge, Radio Free Europe/Radio Liberty, 1er mai 2007
  17. a et b « Crise au sommet en Ukraine, menace d'élections anticipées », Le Point, 3 septembre 2008
  18. a et b « Nouvelle crise politique en Ukraine », Le Journal du dimanche, 3 septembre 2008
  19. (en) « Tymoshenko Bloc, OU-PSD, and Lytvyn Bloc Sign Rada Coalition Agreement », Ukrainian News Agency, 16 décembre 2008
  20. a et b « Iouchtchenko reste en politique », 7 sur 7, 20 janvier 2010
  21. « L'Europe doit aider l'Ukraine à payer ses factures », Les Échos, 2 novembre 2009
  22. « L'ex-président Iouchtchenko témoigne à Kiev contre Timochenko », lexpress.fr, 17 août 2011.
  23. http://www.cvk.gov.ua/pls/vnd2012/wp300?PT001F01=900

Voir aussi