Vigneux-sur-Seine

Vigneux-sur-Seine
Vigneux-sur-Seine, vue d'Athis-Mons
Vigneux-sur-Seine, vue d'Athis-Mons
Blason de Vigneux-sur-Seine
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Canton Vigneux-sur-Seine (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine
Maire
Mandat
Serge Poinsot (PR)
2014-2020
Code postal 91270
Code commune 91657
Démographie
Gentilé Vigneusiens
Population
municipale
31 074 hab. (2014)
Densité 3 543 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 00″ nord, 2° 25′ 01″ est
Altitude Min. 31 m
Max. 84 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Vigneux-sur-Seine
Liens
Site web mairie-vigneux-sur-seine.fr

Vigneux-sur-Seine[1] (prononcé [viɲø syʁ sɛn]est une commune française située à dix-neuf kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Vigneux-sur-Seine.

Située sur l’ancien lit de la Seine, occupée dès le Néolithique par les Hommes, la commune resta jusqu’au XIXe siècle un village agricole, d’abord dépendant des chapitres de Paris puis de riches propriétaires terriens, parsemé de châteaux dès le XIVe siècle. Vigneux-sur-Seine connut une révolution avec l’exploitation des carrières de sable conduisant au développement d’un port puis du chemin de fer en 1863. Rapidement lotie, par les Castors d’abord puis par les offices HLM au cours de la seconde moitié du XXe siècle, c’est, au début du XXIe siècle, une commune majoritairement résidentielle, en quête de renouvellement urbain.

Ses habitants sont appelés les Vigneusiens[2].

Géographie

Situation

Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 51,0 % 456,65
Espace urbain non construit 6,7 % 60,31
Espace rural 42,2 % 377,75
Source : Iaurif - MOS 2008[3]
Position de Vigneux-sur-Seine en Essonne.

Vigneux-sur-Seine est située au nord-est du département de l’Essonne qui est totalement intégré à l’agglomération parisienne dans la région Île-de-France à la frontière ouest de la région naturelle de la Brie française. La commune occupe un territoire de huit cent soixante-dix-sept hectares dont les parties urbanisées et rurales représentaient une proportion équivalent à 47 % chacune en 2003, il a la forme approximative d’un triangle isocèle dont la pointe serait orientée vers le sud-est et dont la base serait bordé par les berges de la Seine au nord-ouest. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°41’57" N et 02°26’13" E au point central de ce territoire[4]. Deux cours d’eau forment des frontières naturelles, la Seine de l’ouest au nord-est et le ru de l’Oly à l’est, ils sont complétés par plusieurs étangs, lacs et par une fosse inondée au nord. Suivant la vallée, le territoire s’étage en pente douce du sud-est au nord depuis la forêt de Sénart jusqu’aux rives du fleuve pour atteindre le point le plus bas du département. D’est en ouest, trois voies de communication traversent le territoire, au nord la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis utilisée par la ligne D du RER et équipée d’une gare dans la commune, la route départementale 448 et au sud la route départementale 31. Elles séparent différents quartiers et lieux-dits.

La commune est située à dix-neuf kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, sept kilomètres au nord d’Évry[6], dix kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[7], quinze kilomètres à l’est de Palaiseau[8], trente-six kilomètres au nord-est d’Étampes[9], quatorze kilomètres au nord-est de Montlhéry[10], dix-huit kilomètres au nord-est d’Arpajon[11], vingt-cinq kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais[12], trente-trois kilomètres au nord de Milly-la-Forêt[13], trente-sept kilomètres au nord-est de Dourdan[14] et seulement onze kilomètres au sud-ouest de Créteil[15]. Elle est en outre située à cent soixante et un kilomètres au sud-ouest de son homonyme Vigneux-Hocquet dans l’Aisne[16] et trois cent quarante-six kilomètres au nord-est de Vigneux-de-Bretagne dans la Loire-Atlantique[17].

Hydrographie

La fosse Montalbot.

La commune est implantée sur la rive droite de la Seine dans une partie où son cours forme une boucle vers le nord-est avant son entrée dans le Val-de-Marne. Le fleuve baigne ainsi quatre kilomètres de berges entre l’aval de l’étang des Mousseaux à Draveil et l’amont de l’embouchure de l’Yerres à Villeneuve-Saint-Georges. Pour partie située dans la plaine inondable, le territoire de la commune compte aussi en bordure du fleuve plusieurs étangs et lacs dont ceux du château dans la base régionale de loisirs, les étangs de la pierre à Mousseaux, le lac du château de Fraye et la vaste fosse Montalbot, ancienne carrière de sable inondée et reliée au fleuve. À la frontière est de la commune coule depuis la forêt de Sénart au sud le d’Oly, pour partie souterrain entre l’avenue de la Tourelle et la voie ferrée du Paris - Melun. À hauteur de la Saussaie des Gobelins se trouve l’écluse d’Ablon, dotée de deux sas latéraux, d’un barrage central surmonté d’une passerelle et d’une station de mesure du débit, seule écluse et dernier point de franchissement du département de l’Essonne dans le sens du courant.

Relief et géologie

Vigneux-sur-Seine est implantée sur le versant est de la vallée de la Seine, elle s’étale entre le plateau de Sénart au sud et les berges du fleuve au nord. Le territoire s’étage en pente relativement douce entre l’altitude maximale de quatre-vingt-quatre mètres relevée dans la forêt de Sénart au carrefour de la route forestière Madame[18] et l’altitude minimale de trente-et-un mètre sur la rive du fleuve[19], distant d’approximativement cinq kilomètres, qui est aussi le point le plus bas du département de l’Essonne. L’hôtel de ville, en centre-ville est lui implanté à une altitude de quarante-et-un mètres[20]. La géologie de la commune est caractéristique du Bassin parisien avec des couches successives de meulière, limon, argile et calcaire qui par érosion forme des couches de sable, autrefois extrait dans les carrières[21].

Communes limitrophes

Le territoire de Vigneux-sur-Seine est limitrophe de plusieurs autres communes, la Seine marque ainsi une frontière naturelle entre les départements de l’Essonne et du Val-de-Marne et entre les communes de Vigneux-sur-Seine et Villeneuve-le-Roi au nord-est, Ablon-sur-Seine au nord, Athis-Mons au nord-ouest et à l’ouest. Le ru d’Oly marque lui la limite avec la commune de Villeneuve-Saint-Georges au nord-est et Montgeron à l’est et au sud-est. Au sud, la route forestière Pierreuse délimite le territoire de Draveil, la frontière se poursuivant à travers la forêt puis dans la base nature régionale jusqu’au fleuve.

Climat

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Vigneux-sur-Seine est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l’ensemble de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le et −19,6 °C le . Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Vigneux-sur-Seine.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[22],[23].


Voies de communication et transports

La gare de Vigneux-sur-Seine.

La Seine constitue une importante voie de transport fluvial passant à proximité de la commune, même si celle-ci ne dispose plus d’aucun port autre que de plaisance. Cependant, de l’époque industrielle et minière de la commune, elle a conservé sur son territoire deux voies ferrées, la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles qui forme une boucle à l’extrême nord-est et la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis qui file entre le centre-ville et le fleuve avant de le traverser à proximité des étangs de la Pierre à Mousseaux. Ces deux lignes sont aujourd’hui empruntées par la ligne D du RER d'Île-de-France et la seconde dispose de la gare de Vigneux-sur-Seine. Parallèlement au fleuve et à cette voie ferrée, deux axes routiers majeurs coupent la commune à deux kilomètres l’un de l’autre. La route départementale 448 prend l’appellation d’avenue Henri-Barbusse et mène directement à Corbeil-Essonnes et héritière de l’ancienne route nationale 448 reliant la Seine à la Loire par Malesherbes. La route départementale 31 appelée avenue de la Tourelle relie La Ferté-Alais à la vallée de l’Yerres. Située à proximité directe sur la commune voisine de Montgeron, la route nationale 6 reste aujourd’hui le principal axe routier facilement accessible depuis Vigneux-sur-Seine pour rejoindre les autoroutes. En complément du transport ferroviaire, ces axes routiers sont empruntés par divers réseaux d’autobus dont la ligne N135 du Noctilien, la ligne 91.09 du réseau de bus Albatrans, la ligne 191.100 du réseau Mobilien et les lignes IV, 501, 11, 14 et 15 du réseau de bus Seine Sénart Bus intercommunal. La commune est par ailleurs située à seulement cinq kilomètres au sud-est de l’aéroport Paris-Orly et trente-six kilomètres de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Lieux-dits, écarts et quartiers

Le quartier de la Croix-Blanche.

Vigneux-sur-Seine comporte des quartiers à dominante pavillonnaire avoisinant des grands ensembles et des résidences de standing plus récentes.

Le boulevard Henri-Barbusse relie le centre-ville de Draveil à la zone commerciale du Valdoly de Montgeron. En plein renouvellement immobilier, il concentre les principales banques et commerces de Vigneux-sur-Seine.

De part et d'autre du boulevard, s'égrainent des rues plus pavillonnaires. Les maisons ou immeubles bas se sont ainsi regroupés autour de différents lieux remarquables : le château Frayé, le château Rouvres, le marché Anatole-France, le parc du Gros-Buisson, la base de loisir du port aux Cerises, le marché Anatole-France, la fosse Montalbot, le lac..

Ce paysage horizontal typique de la banlieue pavillonnaire parisienne a longtemps été dominé par les tours de la Croix-Blanche, aujourd'hui en cours de déconstruction ou réhabilitation. Mais les grands ensembles centraux de la Croix-Blanche et des Castors ne sont pas les seuls de la ville. Trois quartiers de la commune sont actuellement[Quand ?] classés zone urbaine sensible : la Croix Blanche[24] intégralement située sur la commune, la Prairie de l’Oly[25], en partie située sur la commune voisine de Montgeron, et les Bergeries[26], en partie située sur la commune voisine de Draveil .

Composé de péniches amarrées, le quartier fluvial du Port Premier est voisin d'immeubles récents et de la base de loisir du Port aux Cerises. D'autres quartiers d'immeubles sortent de terre autour de parcelles longtemps restées en friche en lisière de la forêt de Sénart : la prairie du Poste des Friches, le Bois des Vallées et le Clos de la Régale.

Deux zones d’activités se sont implantées : à l’ouest, la zone de la Pierre à Mousseaux et l’est la zone de la Fosse Montalbot.

Derrière la gare, en bordure de Seine se trouvent les lieux-dits du Petit Noisy, de la Saussaie, de Courcel, des Gobelins et l’Île Brune.

L’Insee découpe la commune en dix îlots regroupés pour l'information statistique soit Pasteur - Place Marx-Dormoy-la Longueraie, le Lac - Briques Rouges, les Tours, la Croix Blanche, Louis Armand - la Siemp, Gare-Parc du château - le Gros Buisson, Mocquet-Castors-Lafayette, l’Oly, Anatole France-Lepetit et Vergeat et Rouvres-les Bergeries[27].

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné dès le VIe siècle sous la forme latine Vicus Novus[28].

Il s'agit, comme l'indiquent les formes les plus anciennes, d'un « vicus nouveau »[29], c'est-à-dire d'un « bourg neuf ». Le composé *VICU NOVU > *Vicneuf correspond aux types toponymiques Neuvic, Neuvicq, dont la formule - adjectif + appellatif - est inverse (même chose que Bourgneuf / Neufbourg, le Neubourg). La forme actuelle s'explique par la sonorisation de [k] (c) en [g] devant [n] : *Vicneuf > Vigneu(f), puis coalescence [vignø] > [viɲø]. On constate une probable homonymie avec Vinneuf (Yonne, Vinnovum au IXe siècle) connu seulement par une forme plus tardive où le [k] (c) s'est déjà amuï. En revanche, les homophones du type Vigneux ou Vignieu sont d'anciens Vinietum, Viniacum, basés sur le nom latin du vignoble, vinea[30].

La commune fut créée en 1793 avec le simple nom de Vigneux, la mention de la Seine fut ajoutée en 1910[31].

Histoire

Les origines

La Pierre-à-Mousseau

La présence d'un menhir, appelé Pierre à Mousseau, et la découverte d'outils en silex taillé atteste de la présence humaine sur le territoire de la commune dès le Néolithique. Des coupes et des fonds de plats de l’Âge du fer authentifient la persistance de l’occupation comme les ruines de murs, les outils et les vases datant du début de l’ère chrétienne[32].

Chapitres de Paris et châteaux

Carte de la région de Vigneux au XVIIe siècle par Cassini.

Dès le VIe siècle, la terre de Vigneux était dépendante du chapitre de Notre-Dame de Paris. À partir du XIIe siècle, c’est l’abbaye Saint-Victor de Paris qui en fut propriétaire jusqu’à la Révolution française. Bordée par la Seine, le village viticole fut victime des invasions vikings au IXe siècle et au cours de la guerre de Cent Ans[32]. Au XIIe siècle fut construite la première église paroissiale en remplacement d’une précédente chapelle[33]. En 1304, Jehan de Chateaufestu acquit une partie du territoire local[34].

Aux XIVe et XVe siècles furent édifiés plusieurs châteaux dont le château Frayé, le château de Vigneux, le château des Bergeries et le château de Rouvres, fief dont l’existence est attestée depuis le XIVe siècle, propriété successive des familles de Caumartin (XVIIe siècle), Collande (XVIIIe siècle) puis, au XIXe siècle, des banquiers parisiens Mirabel-Chambaud et Cahen d’Anvers. Au XVIIe siècle, le port de Courcel permit l’utilisation d’un bac pour traverser le fleuve avant la construction du barrage d’Ablon[35]. Entre 1760 et 1780 fut aménagé le lac et les folies du château Frayé[36].

Révolution industrielle et croissance

L’industrie naissante en région parisienne, portée par la présence du port de commerce, permit la mutation de la commune avec la plantation de mûriers pour la sériciculture en 1826 et la construction d’une usine sucrière exploitant la betterave sucrière en 1836.

Entre 1841 et 1863 fut ouverte la halte de Draveil - Vigneux sur la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis et à partir de 1870 débuta l’extraction de sable en bordure du fleuve. Cette industrie naissante et l’accès rapide à la capitale permit à la commune de croître rapidement, entraînant la construction de la mairie en 1880, du bureau de Poste en 1890, la mise en œuvre du cimetière en 1906, la construction de l’église à partir de 1909 et l’édification de la halle du marché en 1911. À partir de 1906, la Société des Sablières de la Seine exploita le sous-sol, mais en 1908 elle fut confrontée à la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges. Le , des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à l’Auberge fleurie firent deux morts et dix blessés[37]. Le , la commune pris le nom de Vigneux-sur-Seine[38]. En 1932 fut construite la chapelle Notre-Dame-des-Sables, reconstruite en 1999[36].

La prospérité de l’entre-deux-guerres permit le lotissement des vastes domaines seigneuriaux. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Vigneusiens Maurice Charollais, Marcel et Stéphanie Guillet se distinguèrent par leur humanité au point d’être récompensés par le titre de Juste parmi les nations[39].

Stoppée par la Seconde Guerre mondiale et l’occupation nazie du château de Bergeries[36], la croissance repris en 1955 avec la construction de la cité castors Marion puis durant les années 1960 avec les grands ensembles Bel-Air, Croix-Blanche en 1963[40], Oly et Bergeries. En 1945, le château des Bergeries accueilli l’École militaire d’administration puis l’École nationale de police en 1989[36]. En 1951, Air France acheta le château Dorgère avant de le revendre en lotissements. En 1975, la mairie fut agrandie[41]. Cette urbanisation massive se poursuivit plus tard avec les cités Pierre à Mousseau en 1980, Louis-Armand en 1986 et Castins en 1991[32].

Politique et administration

Mairie

Rattachements administratifs et électoraux

Vigneux-sur-Seine fait partie de l'arrondissement d'Évry et constituait historiquement le canton de Vigneux-sur-Seine. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, le canton s'est étendu à d'autres communes, et Vigneux en est le bureau centralisateur.

Intercommunalité

La commune était membre de la communauté d'agglomération Sénart Val de Seine, intercommunalité à qui elle a transféré les compétences de développement économique, d’aménagement du territoire, d’équilibre social de l’habitat, de politique de la ville, de politiques de l'emploi, de gestion des transports en commun, de distribution d’eau potable, de protection de l’environnement et du patrimoine, de collecte et de tri des ordures ménagères et de gestion des installations culturelles et sportives[42].

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, le préfet de la région d'Île-de-France approuve le un schéma régional de coopération intercommunale qui prévoit notamment la « fusion de la communauté d'agglomération Sénart Val de Seine, de la communauté d'agglomération du Val d'Yerres et extension du nouveau regroupement à la commune de Varennes-Jarcy[43] », jusqu'alors membre de la communauté de communes du Plateau Briard. Celle-ci, après une consultation de ses habitants[44] qui s'est tenue en avril 2015[45], intègre néanmoins la communauté de communes de l'Orée de la Brie le 1er janvier 2016, de manière à ne pas être concernée par la métropole du Grand Paris[46],[47].

Les communes de Sénart Val de Seine s'opposent à la création, et le maire de Draveil, Georges Tron, organise un référendum dans sa ville, qui aboutit à un rejet de la fusion par 98,3 %, mais avec une participation limitée à 23 % des électeurs[48],[49].

La création de la nouvelle communauté d'agglomération est néanmoins créée par arrêté préfectoral du 14 décembre 2015 « portant création d’un établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion des communautés d’agglomération Sénart Val de Seine et Val d’Yerres ».


La commune adhère en outre au syndicat mixte Orge-Yvette-Seine et au syndicat mixte pour la revalorisation et l’élimination des déchets et ordures ménagères[50].

Tendances et résultats politiques

Lors des élections européennes de 2004, le caractère populaire de la commune ressortit avec la présence en tête du candidat socialiste Harlem Désir à 25,97 % et pour adversaire la candidate frontiste Marine Le Pen à 12,76 %, en 2010, la campagne locale et la forte implantation sur ce territoire du parti permit au candidat de Debout la République de figurer en seconde position derrière le candidat de l’UMP Michel Barnier.

Cette assise locale permet d’ailleurs à Nicolas Dupont-Aignan d’être élu député dès le premier tour dans la circonscription alors même qu’il n’obtenait que 39,14 % des voix à Vigneux-sur-Seine en 2002 et 44,94 % des voix en 2007. Aux présidentielles de cette année-là, contrairement au reste du pays, c’est la candidate socialiste Ségolène Royal qui obtint le plus de suffrages avec 55,31 % des voix contre 44,69 % pour Nicolas Sarkozy.

En 2005, les vigneusiens votèrent « non » au référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe à 66,96 % comme ils avaient votés non en 1992 lors du référendum français sur le traité de Maastricht à 55,19 %[51].

Une section locale de l’Union pour un mouvement populaire est présente dans la commune[52].

Élections présidentielles

Résultats des deuxièmes tours


Élections législatives

Résultats des deuxièmes tours


Élections européennes

Résultats des deux meilleurs scores


Élections régionales

Résultats des deux meilleurs scores


Élections cantonales et départementales

Résultats des deuxièmes tours

Élections municipales
Référendums

Liste des maires

Liste des maires successifs[70].
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925   M. Vacher    
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1979 Gaston Grimbaum PCF  
1979 2001[71] Lucien Lagrange PCF Conseiller général de Vigneux-sur-Seine (1992 → 2004)
2001 en cours Serge Poinsot PR
puis UMP
Retraité de la fonction publique
Vice-président de la CA Val d'Yerres Val de Seine (2016 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[72],[73]

Finances publiques

En 2009 , la commune disposait d’un budget de 40 648 000 € dont 32 483 000 € de fonctionnement et 8 165 000 € d’investissement[74], financés à 32,09 % par l’imposition locale[75] avec des taux fixés à 20,49 % pour la taxe d'habitation, 17,96 % et 140,80 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti[76]. Cette même année, la dette s’élevait à 28 275 000 €[77].

Habitat social et loi SRU

Toujours en 2009, la commune disposait sur son territoire de quatre mille cent quarante-quatre logements HLM gérés par dix bailleurs sociaux[78], soit 42 % de logements sociaux, bien au-delà des préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Jumelages

Vigneux-sur-Seine a développé des associations de jumelage avec :

Population et société

Évolution démographique

Lors de sa création en 1793, la commune de Vigneux-sur-Seine n’était qu’un petit village comptant soixante-six habitants, une première poussée démographique porta le chiffre à cent personnes avant une chute qui dura quarante années pour ne dépasser cette barre qu’en 1841 avec cent quinze résidents. De cette date débuta une progressions quasi continue, d’abord lente avec le cap des deux cents habitants franchi en 1876, celui des quatre cents personnes en 1891 puis dès le début du XXe siècle plus rapide, la commune comptant cinq cent quatre-vingt-six habitants en 1901 et déjà mille quatorze cinq ans plus tard, elle doubla de proportion en quinze ans et doubla encore dans les cinq années qui suivirent et atteignit déjà plus de huit mille résidents permanents à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le conflit entraîna d’abord une perte de plus de cinq cents personnes mais la poussée immobilière des Trente Glorieuses et l’urbanisation massive organisée par les municipalités communistes successives fit passer la commune à plus de douze mille habitants en 1962, et même vingt-six mille cinq cent cinquante en 1975, pic historique avant une diminution puis une stagnation démographique autour de vingt-cinq mille habitants. Aujourd’hui en pleine rénovation urbaine, la commune comptait en 2007 lors du dernier recensement vingt-six mille quatre cent quatre-vingt-dix-sept résidents. L’immigration compte pour une part relativement importante dans cette croissance démographique puisqu’en 1999, 11,9 % de la population était de nationalité étrangère[82], avec 4,0 % de Portugais, 1,6 % d’Algériens, 1,1 % de Marocains, 0,7 % de Turcs, 0,6 % d’Italiens, 0,5 % de Tunisiens et 0,3 % d’Espagnols[83].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[84],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 31 074 habitants, en augmentation de 14,8 % par rapport à 2009 (Essonne : 4,75 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
66 100 82 70 72 78 115 123 123
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
129 127 142 157 209 288 358 412 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586 1 014 1 603 2 191 4 747 7 321 8 102 7 565 9 124
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
12 829 22 577 26 550 24 462 25 203 25 652 26 333 28 289 31 074
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[85].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

L’analyse comparée des pyramides des âges de Vigneux-sur-Seine et du département de l’Essonne montre une relative similarité dans la répartition des populations par tranches d’âges sauf pour la partie inférieure du graphique correspondant aux populations de moins de trente ans. Vigneux-sur-Seine se caractérise ainsi par une plus forte présence de jeunes de moins de quinze ans (de deux à trois points supérieurs au reste du département) et proportionnellement une présence moindre de jeunes adultes entre quinze et trente ans. Cette tendance se retrouve dans une moindre mesure pour les deux catégories suivantes entre trente et soixante ans, légèrement moins représentées que dans le reste du département. De fait, en 1999, 35,3 % de la population communale avait moins de vingt-cinq ans[86], faisant de Vigneux-sur-Seine une des communes les plus « jeunes » du département.

Pyramide des âges à Vigneux-sur-Seine en 2009 en pourcentages[87].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
4,7 
75 à 89 ans
6,4 
10,4 
60 à 74 ans
11,3 
19,3 
45 à 59 ans
19,5 
20,3 
30 à 44 ans
21,4 
20,1 
15 à 29 ans
18,8 
25,0 
0 à 14 ans
22,1 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[88].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Équipements culturels

Le centre Bibliothèque-Conservatoire.

Plusieurs lieux d’accès ou de pratique culturelle sont répartis sur le territoire communal, dont une bibliothèque municipale, un conservatoire de musique, danse et théâtre, une école municipale d’art plastique. S’ajoutent la salle polyvalente Daniel-Féry, le centre culturel Georges-Brassens et les salles d’exposition du château de Gros-Buisson.

Équipements sportifs

Le centre sportif Georges-Brassens.

Plusieurs équipements à caractère sportif sont implantés dans les quartiers de la commune, le plus important étant le centre sportif Georges-Brassens, équipé du stade de la Concorde, d’une piste d'athlétisme, de courts de tennis couverts et extérieurs, d’un gymnase et du dojo Marc-Alexandre. Quatre gymnases complètent l’offre, Auguste-Delaune, André-Pardoux, Maurice-Baquet et les Bergeries ainsi que la piscine communautaire de la Concorde, la salle de boxe Grégory-Daubias et les plateaux d’évolution Henri-Charon et Joliot-Curie. Pour partie sur le territoire communal, la base régionale de loisirs du Port aux Cerises dispose d’une plaine polyvalente et permet la pratique du nautisme. La fosse Montalbot accueille, tous les deux ans, les « 24 heures de dérive de l’Essonne - Trophée Gilles Ierno », une régate d’endurance pour dériveurs en solitaire ou en double. L’édition de 2008 a attiré quatre-vingt huit participants sur vingt-quatre bateaux, représentant sept clubs[89],[90].

Équipements scolaires

Les élèves de Vigneux-sur-Seine sont rattachés à l’académie de Versailles. Elle dispose des écoles primaires Frédéric-Joliot-Curie, Louis-Pasteur, Édouard-Herriot, Paul-Langevin, Louise-Michel et Romain-Rolland, des écoles maternelles Pablo-Neruda et Pauline-Kergomard et des écoles élémentaires des Rouvres, Marcel-Cachin et Marcel-Pagnol[91]. La poursuite d’études s’effectue dans les collèges présents sur le territoire, Paul-Éluard et Henri-Wallon[Lequel ?], ce dernier disposant d’une section d'enseignement général et professionnel adapté[92]. Hors périodes scolaires, les enfants sont accueillis dans les centres de loisirs Louis-Pasteur et Le Château. Une crèche collective accueille les jeunes enfants.

Équipements de santé

La maison de retraite du cinéma et du spectacle.

La commune accueille sur son territoire la maison de retraite du cinéma et du spectacle dans l’ancien domaine de Rouvres[93] ainsi que le foyer Jeanne-d'Arc chargé de l’accueil de jour des personnes handicapées. Deux centres de protection maternelle et infantile et de planification familiale sont implantés rue Louis-Blériot[94],[95] et rue Pierre-Brossolette[96],[97]. Trente médecins[98], treize chirurgiens-dentistes[99] et dix pharmacies[100] sont installées dans la commune.

Services publics

Services municipaux mis à part, la commune de Vigneux-sur-Seine dispose sur son territoire de deux agences postales en centre-ville[101] et aux Castors[102], d’un point information jeunesse[103], d’une maison de Justice et du Droit[104], d’une permanence du délégué du médiateur de la République[105], d'une trésorerie principale[106], d’une antenne de la Caisse d’allocations familiales[107] et de la Caisse primaire d'assurance maladie[108]. La sécurité du lieu est assurée par le centre de secours mixte intercommunal[109] et par le bureau de police nationale installé dans la commune[110]. Un avocat[111] et un notaire[112] exercent dans la commune. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables de Vigneux-sur-Seine au tribunal d’instance de Juvisy-sur-Orge et aux tribunaux de grande instance, de commerce et conseil de prud’hommes d’Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris[113].

Lieux de culte

La paroisse catholique de Vigneux-sur-Seine est rattachée au secteur pastoral de Sénart-Draveil et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l’église Saint-Pierre-ès-Liens et de la chapelle Notre-Dame-des-Sables[114]. La communauté musulmane dispose dans la commune de la mosquée de la Piété-et-de-la-Bienfaisance[115]. La communauté protestante dispose d’une église évangélique affiliée à l’alliance des Églises évangéliques indépendantes[116]. Les œuvres hospitalières françaises de l'ordre de Malte sont présentes au foyer Jeanne-d’Arc depuis 1992[117],[118].

Médias

L’hebdomadaire Le Républicain ainsi que le quotidien 91 Le Parisien relatent les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif. La ville a son propre magazine mensuel, Le Petit Vigneusien, qui informe les habitants sur la vie dans leur ville.

Économie

La halle du marché Anatole-France.

Principalement résidentielle, la commune de Vigneux-sur-Seine est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Orly qui comptait en 2006 trente communes et 469 279 habitants, la population municipale représentant ainsi 5,61 % du total[119]. Caractérisé par un taux de chômage relativement faible à 7,2 %, le bassin d’emploi apparaît privilégié comparé à la commune dont le taux de chômage atteignait 8,4 % parmi les 12 369 personnes qui composent la population active. De fait, avec seulement 3 956 emplois et 817 entreprises sur son territoire, pour la plupart regroupée dans la zone d'activités de la Fosse Montalbot, la commune souffre d’un fort déficit, obligeant les habitants à la quitter quotidiennement pour exercer leur activité. Parmi les entreprises locales, il ne subsistait plus aucune exploitation agricole et seulement deux hôtels totalisant cent dix-neuf chambres, aucun camping n’était aménagé dans cette commune pourtant dotée d’une importante base de loisirs régionale[120]. Deux établissements sont répertoriés comme polluants pour diverses raisons, la chaufferie Idex pour ses émissions de dioxyde de carbone et ses prélèvements en eau potable[121] et l’usine de captage d’eau Eau du Sud Parisien pour ses prélèvements importants d’eau de surface[122]. Deux marchés sont organisés dans la commune, place Anatole-France les jeudis et dimanches, place de la Patte-d’Oie les mercredis, vendredis et dimanches matins[123].

Emplois, revenus et niveau de vie

Commune relativement populaire, Vigneux-sur-Seine se caractérise par une représentation forte des catégories d’employés et professions intermédiaires et un net déficit de cadres et professions intellectuelles. De même, le secteur tertiaire, traditionnellement fort représenté dans la région comme dans le bassin d’emploi est dans la commune, limité et sur-représenté par les commerce et le bâtiment et travaux publics, au détriment des services à la personne et aux entreprises. En 2007, seulement 58 % de la population était assujettie à l’impôt sur le revenu, près de 74 % des revenus déclarés dans la commune relevaient des salaires et traitements. La population réside pour 52 % dans des appartements, seulement 47,7 % de cette population était propriétaire de son logement et 41,4 % de la population communale occupait une habitation à loyer modéré[120]. En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 381 €, ce qui plaçait la commune au 13 601e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au 181e rang départemental[124].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Vigneux-sur-Seine 0,0 % 6,9 % 9,3 % 25,2 % 39,2 % 19,3 %
Zone d’emploi d’Orly 0,1 % 4,6 % 15,2 % 27,8 % 30,3 % 22,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Vigneux-sur-Seine 0,2 % 8,5 % 9,4 % 23,6 % 7,4 % 5,7 %
Zone d’emploi d’Orly 0,5 % 8,1 % 7,2 % 15,0 % 14,3 % 6,3 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[125],[126],[127]

Culture locale et patrimoine

Patrimoine environnemental

Le territoire municipal, pour moitié non urbanisé conserve encore des espaces naturels dont le plus important, mis en valeur, est représenté par la base régionale de loisirs du Port aux Cerises, terrain de cent soixante-trois hectares constitué de prairies, lacs et bois aménagés. Les berges de la Seine constituent, presque intégralement vierge d’urbanisation et aménagées pour la promenade participent l’accès aux milieux naturels, comme le parc du Gros-Buisson, composé de vingt-deux hectares de plaine et bosquet. Le lac du château Frayé est aujourd’hui intégré à un jardin public et la fosse Montalbot a conservé sur quarante-quatre hectares un caractère sauvage. Au sud de la commune se trouve l’orée de la vaste forêt de Sénart, elle aussi vierge d’urbanisation. Cette forêt, les berges de Seine, le parc du Gros-Buisson et les lacs de Montalbot et de la base de loisirs sont aujourd’hui classé par le conseil général au titre d’Espace naturel sensible[128].

Le lac du Château Frayé

Place Marx-Dormoy, le lac du Château Frayé est aisément reconnaissable sur une carte car il a la forme d'une clé. Il est composé d'un canal rectangulaire auquel on a adjoint un basin circulaire et son île. Cette dernière, agrémentée d'une cascade, est le refuge de nombreux oiseaux : hérons, canards, poules d'eau et cygnes. Le lac, dont les origines remonterait à 1760-1780, a donné son nom au quartier.

Le lac ou fosse Montalbot

Rue du Maréchal-Leclerc, le lac Montalbot est un géant de 44 hectares qui le place au rang des plus grands d'Île-de-France. On y pratique le canoë-kayak et d'autres sports nautiques.

Le port Premier et la base de loisirs du Port aux Cerises

Le Port aux Cerises est un espace de détente de 152 hectares situé à cheval sur les communes de Draveil et Vigneux. Il longe la Seine et comprend des espaces verts, des étangs, une piscine découverte... Sa lisière de la Darse des Mousseaux abrite le port Premier et sa vingtaine de péniches transformées en résidences.

Les berges de la Seine

En empruntant le chemin de Écluses, proche du parking de la gare, on accède aux berges de la Seine. La passerelle d'Ablon permet de franchir le fleuve et d'y observer le passage des péniches dans l'écluse.

La forêt de Sénart

La forêt de Sénart est une forêt de 3047 hectare sacralisée au temps du druidisme. Ce paysage boisé propice à la ballade est ponctué par 800 mares. Un balisage a été mis en place afin de permettre aux visiteurs de mieux reconnaître les éléments remarquables de la faune et de la flore.

Le parc du Gros buisson

Un balisage a également été mis en place dans la parc du Gros Buisson, 16 rue du Président-Salvador-Allende.

Patrimoine architectural

Les sept tours résidentielles du quartier de la Croix-blanches, hautes de vingt-quatre étages et construites en 1967 ont longtemps dominé le paysage communal[129]. Elles sont en cours de démolition. Plusieurs demeures importantes, couramment appelées « château » subsistent sur le territoire dont le château de Dorgère de 1870 intégré au lotissement pavillonnaire adjacent[130], le château de Port-Courcel de 1878, propriété d’Électricité de France[131], le château de Rouvres du XIXe siècle qui accueille une maison de retraite[132], le château des Acacias de 1860 aujourd’hui Maison des associations[133].

La pierre à Mousseau

La pierre à Mousseau est un menhir du néolithique (entre -4000 et -2000 av. notre ère) haut de près de trois mètres classé aux monuments historiques en 1889[134]. Il est situé dans la zone du port Premier.

Le château de Dorgère

Rue Pierre-Marin, le château doit son nom à une de ses anciennes propriétaires : Arlette Dorgère, actrice de variété. C'est un manoir de la fin du XIXe siècle jouant sur les contrastes entre plusieurs teintes de briques et la pierre. Madame Alphonse Daudet y fut accueillie tous les étés par un autre propriétaire du château, son grand-père M. Lavoit.

Le château de Courcel

Chemin de Courcel, le château éponyme est une bâtisse de briques et de galets édifiée en 1878 par Georges Chodron de Courcel. Agrémenté d'une tourelle et d'un parc, il abrite aujourd'hui un centre de loisirs municipal.

Le château des Acacias

Le château des Acacias est une demeure bourgeoise construite dans les années 1860. Elle a été acquise avec le parc du Gros-Buisson attenant par la municipalité pour y établir l'école municipale d'Arts plastiques.

L'église Saint-Pierre

16 rue Jean-Corringer, l'église Saint-Pierre a été construite entre 1910 et 1935 en lieu et place d'un premier lieu de culte datant du XIIe siècle démoli après la Révolution. Un sarcophage et quelques vestiges datant de ses origines ont été mis au jour.

Personnalités liées à la commune

Charles Cochon de Lapparent.

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Vigneux-sur-Seine (par années de naissance) :

Héraldique et logotype


Blason de Vigneux-sur-Seine.

Les armes de Vigneux-sur-Seine se blasonnent : De sable à la fasce et à la devise ondées d’argent accompagnées en chef d’un rai d’escarboucle fleurdelisé accosté de deux gerbes de blé et en pointe d’une grappe de raisin tigée et feuillée, le tout d’or.[135]

Ce blason apparaît sur la motrice du TGV 102 au titre du parrainage des matériels SNCF par les communes[136].

La commune s’est en outre dotée d’un logotype.

Logo commune de Vigneux-sur-Seine.svg

Devise

La devise officielle de la commune en latin est « E flumine surgens », qui peut se traduire en français par « Sortie du fleuve »[137].

Vigneux-sur-Seine dans les arts et la culture

  • Certaines scènes du film Je vais bien, ne t’en fais pas, dont le scénario est tiré d’un livre qui se déroule dans la ville voisine de Draveil, ont été tournées à Vigneux-sur-Seine.
  • La quasi-totalité du film de Gad Elmaleh Chouchou a été tournée à Vigneux-sur-Seine, notamment dans l’église et à la fosse Montalbot.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Yves Martin, Vigneux-sur-Seine ou le flâneur n’est jamais perdant, Communes de Vigneux-sur-Seine,
  • Collectif d’auteurs, Parcours du patrimoine, Région Île-de-France : Draveil, Vigneux-sur-Seine, Essonne, Somogy, (ISBN 9782757202340)
  • Robert Chodron de Courcel, Vigneux-sur-Seine : Étude historique, Livre d’Histoire (ISBN 9782843736056)

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

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  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 12/04/2009.
  3. Fiche communale d’occupation des sols en 2008 sur le site de l’Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
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  5. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  6. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  7. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  8. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  9. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  10. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  11. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  12. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  13. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  14. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  15. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Créteil sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  16. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Vigneux-Hocquet sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  17. Orthodromie entre Vigneux-sur-Seine et Vigneux-de-Bretagne sur le site lion1906.com Consulté le 26/08/2012.
  18. Fiche de la borne géodésique n°W.D.K3-524 sur le site de l’Ign. Consulté le 12/09/2010.
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  27. Carte de zonage de Vigneux-sur-Seine sur le site de l’Insee. Consulté le 26/02/2011.
  28. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 712a
  29. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  30. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 714a.
  31. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. a, b et c Histoire de Vigneux-sur-Seine sur le site topic-topos.com Consulté le 03/10/2010.
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