Victor Desprez-Potié

Victor Desprez-Potié
Victor Desprez-Potié
Fonctions
Député de la 6e circonscription de Lille
Gouvernement IIIe République
Législature XVe
Prédécesseur Auguste Parsy (SFIO)
Successeur Augustin Laurent (SFIO)
Maire de Cappelle-en-Pévèle
Prédécesseur Alfred Dupont
Successeur Jules Faille
Biographie
Nom de naissance Victor Desprez
Date de naissance
Lieu de naissance Cappelle-en-Pévèle (Nord)
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Cappelle-en-Pévèle (Nord)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Gauche radicale

Victor Desprez-Potié
Maires de Cappelle-en-Pévèle

Victor Desprez-Potié, né le à Cappelle-en-Pévèle (Nord) et décédé le dans la même ville, est un homme politique français.

Biographie

Fils de Florimond, Célestin, Joseph Desprez, créateur d'une importante exploitation agricole érigée en 1888 en station expérimentale d'État, gendre du sénateur Auguste Potié, et beau-frère du sénateur Louis Demesmay, Victor Desprez-Potié fit ses études secondaires au lycée Faidherbe à Lille et ses études supérieures à la Faculté des sciences de cette ville.

Continuant à Cappelle-en-Pévèle l'exploitation agricole de son père, il y adjoignit une brasserie.

Ancien combattant de la guerre de 1914-1918, il fut appelé, en 1934, à la vice-présidence et, en 1938, à la présidence de la Société des Agriculteurs du Nord. Il était membre de la Commission supérieure hippique du Nord.

Il débuta dans la politique en 1925 comme conseiller municipal et maire de Cappelle-en-Pévèle ; il le resta jusqu'en octobre 1944. Il fut conseiller d'arrondissement pour le canton de Cysoing de 1929 à 1934, puis conseiller général jusqu'en 1944, date de sa démission.

Il fut élu député de la sixième circonscription de Lille aux élections générales des 1er et 8 mai 1932, au second tour de scrutin, par 9 756 voix contre 9 229 à M. Parsy sur 20 874 votants. Inscrit au groupe de la gauche radicale, il fut membre de la Commission de l'agriculture, de celle des boissons (1932), de celle des régions libérées ainsi que de celle des pensions civiles et militaires, puis de celle de l'aéronautique (1933) et enfin de celle des douanes et des conventions commerciales (1934).

Il ne déposa que deux propositions de loi, la première en 1933, tendant à rétablir plus équitablement les charges résultant pour les communes des attributions d'allocations de chômage, proposition qui fut examinée en même temps que plusieurs autres relatives aux institutions d'assurance-chômage mais qui n'aboutirent pas ; la seconde en 1934, tendant à accorder la Légion d'honneur aux médecins civils ayant soigné gratuitement pendant vingt-cinq ans les officiers et les hommes de la gendarmerie. Il déposa aussi en 1935 une proposition de résolution tendant à faire instituer le scrutin de liste avec représentation proportionnelle pour l'élection des députés, à la discussion de laquelle (elle avait été jointe à d'autres textes similaires) il participa en 1936. Son œuvre de rapporteur fut moins discrète et il rédigea plusieurs rapports, tant en matière d'agriculture (médaille d'honneur agricole, trèfles et luzernes en 1933, crise de la pomme de terre en 1934) qu'en matière de dommages de guerre (composition de la Commission s'y rapportant, 1933) que de taxe à l'importation (1935). Il se fit entendre à la tribune à propos des budgets des exercices 1933 et 1935 sur des questions agricoles. Outre ses interventions en tant que rapporteur, il participa activement à la discussion de la proposition de loi adoptée par le Sénat relative à l'organisation du marché du blé (1934), ainsi qu'à deux projets de loi, la même année, tendant l'un à l'organisation et à la défense du marché du blé et l'autre à l'assainissement de ce même marché. Il intervint aussi dans la discussion des mesures financières réclamées par le Cabinet Bouisson et qui amenèrent la démission de celui-ci, bien qu'il n'ait pas participé au vote.

Il fut élu secrétaire de la Chambre pour l'année 1935-1936 et secrétaire général du groupe de la réforme électorale. Il subit un échec aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936. N'ayant obtenu au premier tour de scrutin que 7 536 voix, contre 8 630 à Augustin Laurent, sur 20 960 votants, il se désista avant le second tour et fut remplacé par Augustin Laurent.

Il reprit la gestion de ses propriétés et de sa brasserie à Cappelle-en-Pévèle, et y mourut le 15 novembre 1954, à l'âge de 67 ans.

Notes et références

Sources