Victor Considerant

Victor Considerant
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Portrait par Jean Gigoux (1893).
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Député
Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Paris
Sépulture
Nom de naissance
Victor Considerant
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Clarisse Vigoureux (belle-mère)
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Victor Prosper Considerant (sans accent aigu[1]), né le à Salins-les-Bains et mort le (à 85 ans) à Paris 7e[2], est un philosophe et économiste polytechnicien[3], adepte du fouriérisme.

Biographie

Gravure de Considerant par Carey.

Élève de son père, Jean-Baptiste, professeur de rhétorique au collège de Salins, Victor Considerant fut bachelier à seize ans. En 1824, il vint préparer Polytechnique au collège de Besançon et fut initié au fouriérisme par sa correspondante Clarisse Vigoureux, qui y avait été elle-même initiée par Just Muiron. Reçu au concours en 1826, il fit à Paris la connaissance de Fourier. À l’École d'application de l'artillerie et du génie de Metz de 1828 à 1832, il propage les idées du maître parmi ses camarades après avoir publié un article sur Fourier dans Le Mercure de France en 1830, et, dans la Revue des Deux mondes en octobre 1831, une nouvelle Un pressentiment inspirée par la mort de la fille de Clarisse Vigoureux (1789-1865), née Clarisse Gauthier[4] (et sœur de Joseph, beau-père de François Coignet), Claire (1809-1828), son amour de jeunesse. Il participe en 1832 à la fondation du journal Le Phalanstère qu'il dirige avec Jules Lechevalier et à la tentative de colonie sociétaire de Vesgre. En 1834, il publie Destinée sociale et, en 1836, il démissionne de l'armée pour fonder un nouveau journal, La Phalange. En 1837, il succède à Fourier à la direction de l’École Sociétaire et, en 1838, il épouse Julie (1812-1880), seconde fille de Clarisse Vigoureux, fouriériste convaincue comme sa mère, et dont la dot permettra à son mari d'entrer en politique et de financer ses campagnes électorales ; Julie et Victor auront deux enfants : Gustave et Justine Considerant.

Battu aux élections législatives en 1839 à Montbéliard et à Colmar, il est élu, en 1843, conseiller général de la Seine, et, la même année il fonde La Démocratie pacifique qui connaîtra un grand succès.

Élu député de Montargis en 1848, et, en 1849, de Paris, il siège à l'extrême-gauche et il précise la notion de droit au travail qui devient une des idées fortes des socialistes français de 1848. Il est connu en droit constitutionnel pour être l'inventeur, en 1846, de la représentation proportionnelle (voir scrutin proportionnel plurinominal). En juin 1848 il est le seul député à proposer le droit de vote pour les femmes.

Il participe à la journée du 13 juin 1849 contre Louis-Napoléon Bonaparte qui, à ses yeux, avait violé la Constitution en soutenant le pape en lutte avec la République romaine. Décrété d'arrestation, il part en exil en Belgique, puis aux États-Unis, où, à l'instigation d’Albert Brisbane, il crée, au Texas, le phalanstère de La Réunion avec l'appui financier de Jean-Baptiste André Godin. L'expérience est un échec et il se retire à San Antonio où Clarisse Vigoureux meurt en 1865.

Revenu en France en 1869 à la faveur d'une amnistie, il adhère à la Première Internationale et soutient la Commune (1871).

Buste de Victor Considerant à Salins-les-Bains
Buste de Victor Considerant à Salins-les-Bains

Il finit sa vie au Quartier Latin, refusant obstinément de reprendre toute activité politique. Ses obsèques réunissent de nombreux socialistes, en particulier Jean Jaurès. Il est inhumé au columbarium du Père-Lachaise[5]. En 1902, son buste, par Marguerite Gagneur, est inauguré dans sa ville natale.

L’année 2008 a été choisie par le ministère français de la Culture comme « l’année Victor Considerant », afin de célébrer le bicentenaire de sa naissance. De nombreuses animations ont notamment été présentées dans sa ville natale.

Controverse

Dans son livre Le Complot de la réserve fédérale, le professeur d'université américain Antony Cyril Sutton accuse le philosophe Karl Marx d'avoir, pour la rédaction de son manifeste, fortement plagié l'ouvrage de Victor Considerant, Principe du socialisme ; Manifeste de la démocratie au XIXe siècle, publié en 1843. Le plagiat a d'abord été dénoncé par W. Tcherkessof dans son ouvrages Pages of Socialist History en 1902. On notera toutefois que si la forme est semblable, notamment au niveau des titres et des chapitres, en revanche, le contenu est lui très différent. L'approche de Considerant est propre à la philosophie idéaliste néo-hégélienne, elle est une analyse de l'évolution de « l'esprit démocratique[6] » et du « droit démocratique[7] », évolution spirituelle et chrétienne. Le Manifeste de Marx est, en revanche, matérialiste, et donc strictement opposé à cette approche qui fait de l'évolution de la pensée le moteur de l'Histoire. Marx, dans son Manifeste, ne s'appuie pas, comme Considerant, sur l'évolution des idées et des représentations à travers l'Histoire, mais sur l'évolution du mode de production[8]. Là où Considerant écrit une Histoire des grands hommes, faisant référence abondamment aux rois et aux philosophes, et où l'intelligence et la volonté des rois sont considérées comme la cause principale des révoltes[9] ; Marx, lui, fait une Histoire anonyme, une Histoire des technologies de la production, et de l'influence de ces technologies sur l'organisation politique, Histoire dans laquelle le développement de la production est la cause des révolutions[10]. Considerant condamne moralement les évolutions économiques et technologiques de son époque considérées comme trop rapides, il prend la défense de la petite entreprise contre la grande, et il exhorte les classes moyennes à se révolter face à ces évolutions[11]. Marx, au contraire, juge ces évolutions inévitables, il les considère même comme bénéfiques à bien des égards[12], et qualifie les classes moyennes qui résistent à ces évolutions de « réactionnaires[13] ». Considerant pense d'ailleurs que ce sera la petite bourgeoisie qui se révoltera avant le prolétariat[14]. La révolution qui sert de modèle à Considerant est donc la Révolte des Canuts à Lyon, et son mot d'ordre « Vivre en travaillant ou mourir en combattant[15] ». À l'inverse, Marx considère que la petite bourgeoisie dans sa lutte contre la haute bourgeoisie ne veut que retourner à l'ordre ancien. Pour lui, seul le prolétariat pourra renverser la haute bourgeoisie. Au moment de la rédaction du manifeste, son modèle de révolution n'est donc pas la Révolte des Canuts, qu'il juge réactionnaire car portée contre l'évolution technologique des outils de production, mais la révolte des tisserands , qui ne s'en prend pas à l'outil de production mais qui vise directement les titres de propriété[16] (par la suite, ce sera la Commune de Paris qui deviendra son modèle).

Le Manifeste du Parti communiste de Marx s'apparente donc à un « anti-principe du Socialisme » de Considerant beaucoup plus qu'à un plagiat. Marx et Engels étaient très habitués à cette démarche d'opposition frontale aux intellectuels du courant « socialiste utopique » en opposant frontalement un texte à un autre. On pensera au fameux Misère de la philosophie répondant au Philosophie de la Misère de Proudhon, où encore à l'anti-Dühring qui s'oppose point par point aux positions philosophiques et politiques de Dühring et qui deviendra ainsi l'un des exposés les plus complets de la vision marxiste du monde et de la politique. Même la rédaction du Capital part d'une critique et d'une correction de la théorie ricardienne de la valeur.

Critiques

La doctrine de Victor Considerant a été critiquée par l'un de ses contemporains, l'économiste libéral Frédéric Bastiat, dans une brochure intitulée Propriété et spoliation où il s'attaque en particulier à ce qu'il juge être son erreur, le concept de rente foncière sur laquelle Considerant s'appuie pour justifier le droit au travail. Erreur que, selon Bastiat, l'on trouve chez de nombreux économistes (John Ramsay McCulloch, David Ricardo, George Poulett Scrope, Nassau William Senior...) et qui était réfutée également par Henry Charles Carey. Bastiat prend également Victor Considerant à partie dans son pamphlet intitulé La Loi.

Famille

Il est le cousin de l'avocat et historien belge Nestor Considérant, journaliste au quotidien L'Indépendance belge où il a couvert la politique intérieure belge.

Publications (par ordre chronologique)

  • « Un pressentiment », dans Revue des deux mondes, 1831, t. 4, p. 206-214.
  • Destinée sociale, Paris, Libraires du Palais-Royal, Bureau de La Phalange, 1834, 2 vol., vii-558 p. et lxxxvi-351 p.
  • Considérations sociales sur l'architectonique, Paris, Libraires du Palais Royal, 1834, xlix-84 p.
  • « De la question politique et en particulier des abus de la politique actuelle », dans Débâcle de la politique en France, Paris, Bureau de la Phalange, 1836.
  • Publication complète des « Nouvelles découvertes » de sir John Herschel dans le ciel austral et dans la lune traduit de l'anglais, Paris, Masson et Duprey, 1836, 162 p. (réédition et commentaire par V. Considerant et Raymond Brucker d’une brochure, publiée anonymement en mars 1836 qui était la traduction du Great Moon Hoax, canular publié en août et septembre 1835 dans le New York Sun par l’Américain Richard Adam Locke, selon lequel le célèbre astronome Herschel eût découvert des habitants dans la Lune).
  • Déraison et dangers de l'engouement pour les chemins en fer. Avis à l’opinion et aux capitaux, Paris, La Phalange, Ducor, 1838, 93 p.
  • « La Paix ou la guerre. À la France et au corps électoral », dans La Phalange, 15 février 1839, publication en brochure, Paris, Bureau de "La Phalange", 1839, 45 p.
  • « De la propriété », dans La Phalange, 1er juin 1839, brochure publiée à Besançon, impr. L. de Sainte-Agathe, 1839, 16 p.
  • Contre M. Arago : réclamation adressée à la Chambre des députés par les Rédacteurs du Feuilleton de la Phalange (suivi de) La Théorie du droit de propriété, Paris, Au Bureau de la Phalange, 1840, 80 p.
  • Théorie générale de Fourier. Mémoire de M.*** lu dans la 5e section du Congrès, le 5 septembre 1841, par M. Victor Considerant, pour répondre à cette question du programme : « exposer et discuter la valeur des principes de l’École sociétaire fondée par Fourier», Lyon, Nourtier, 1841, 16 p.
  • Bases de la politique positive. Manifeste de l’École sociétaire fondée par Fourier, Paris, Bureaux de la Phalange, 1842, 218 p.
  • Manifeste de la démocratie au XIXe siècle, 1843. Réédité en 1973 dans Les Cahiers du futur, no 1, Champ Libre.
  • De la politique nouvelle convenant aux intérêts actuels de la société et de ses conditions de développement par la publicité, Paris, Bureaux de "La Phalange", 1843, 2e éd., 36 p.
  • Petit cours de politique et d'économie sociale à l'usage des ignorants et des savants, Paris, La Librairie sociétaire, 1844, 2e éd., 52 p.
  • Théorie de l’éducation naturelle et attrayante, dédiée aux mères, Paris, Librairie de l’École sociétaire, 1844, xvi, 194 p.
  • Exposition abrégée du système phalanstérien de Fourier suivie de Études sur quelques problèmes fondamentaux de la Destinée sociale, Paris, À la librairie sociétaire, 1846, 3e éd., 114-12 p.
  • Principes du socialisme. Manifeste de la démocratie au XIXe siècle... ; suivi du Procès de la démocratie pacifique, Paris, Librairie phalanstérienne, 1847, IV-157 p.
  • Le Socialisme devant le vieux monde ou le vivant devant les morts, Paris, Librairie phalanstérienne, 1848, VII-264 p.
  • Théorie du droit de propriété et du droit au travail, Paris, Librairie phalanstérienne, 1848.
  • Journée du 13 juin 1849 : simples explications à mes amis et à mes commettants, Paris : M. Lévy et frères, 1849, 69 p.
  • Du sens vrai de la doctrine de la rédemption, Paris, Librairie phalanstérienne, 1849, viii-89 p.
  • La Solution ou le Gouvernement direct du peuple, Paris, Librairie phalanstérienne, 1850, 63 p.
  • Les Quatre Crédits ou 60 milliards à 1 ½ p. 100. Crédit de l’immeuble, crédit du meuble engagé, crédit du meuble libre ou du produit, crédit du travail, Paris, Librairie phalanstérienne, 1851, 167 p.
  • Ma justification, Bruxelles, Rozez, 1854, 47 p.
  • Au Texas, Bruxelles : au siège de la société de colonisation ; Paris, Librairie Phalanstérienne, 1855, 2e éd., 326 p.
  • De l’instruction gratuite et obligatoire, Bruxelles, Leipzig, A. Schnée, 1858, 56 p.
  • Prédictions sur la guerre. La France imposant la paix à l’Europe, Paris, A. Le Chevalier, 1870, 4 p.
  • La Paix en 24 heures dictée par Paris à Versailles. Adresse aux Parisiens, Paris, impr. Dubuisson, 1871.

Bibliographie

Références

  1. « … il n’y a pas d'accent aigu sur mon e. J'ai lutté vainement plus de soixante ans depuis que mon nom s'imprime pour l'en défendre ! ») Voir Louis Bertrand, Histoire de la démocratie et du socialisme en Belgique depuis 1830, Bruxelles, éd. Dechenne, t. 1, p. 28, 1906.
  2. Guillaume de Tournemire, « Victor CONSIDERANT », sur le site de généalogie Geneanet (consulté le 12 mars 2016).
  3. |Promotion de 1826.
  4. Guillaume de Tournemire, « Clarisse GAUTHIER », sur le site de généalogie Geneanet (consulté le 12 mars 2016).
  5. Case 913, reprise.
  6. Victor Considerant, Principes du socialisme : manifeste de la démocratie au XIXe siècle ; Procès de la démocratie pacifique, Otto Zeller (Osnabrück), , 143 p. (ISBN 978-3-53500-739-3, lire en ligne), p. 2
  7. Victor Considerant, Principes du socialisme : manifeste de la démocratie au XIXe siècle ; Procès de la démocratie pacifique, , 143 p. (ISBN 978-3-53500-739-3, lire en ligne), p. 2 :

    « L'Époque de 89 a donc marqué dans l'Histoire de l'humanité la grande séparation entre l'Ordre ancien et l'Ordre nouveau, entre le droit de la force et le droit du travail, entre le droit aristocratique [...] et le droit commun, le droit de Tous à Tout, LE DROIT DÉMOCRATIQUE. »

  8. Karl Marx, Le manifeste du Parti communiste, (lire en ligne) :

    « La bourgeoisie, nous le voyons, est elle-même le produit d'un long développement, d'une série de révolutions dans le mode de production et les moyens de communication. »

  9. Principes du socialisme : manifeste de la démocratie au XIXe siècle ; Procès de la démocratie pacifique, Otto Zeller (Osnabrück), , 143 p. (ISBN 978-3-53500-739-3, lire en ligne), p. 3 :

    « Le mouvement naturel d'absorption et de résorption [...] n'ayant pas été secondé et dirigé avec intelligence par les successeurs d'Henri IV, de Richelieu et de Louis XIV [...] l'explosion s'est faite »

  10. Karl Marx, Manifeste du Parti communiste,  :

    « L'ancien mode d'exploitation féodal ou corporatif de l'industrie ne suffisait plus aux besoins qui croissaient sans cesse à mesure que s'ouvraient de nouveaux marchés. La manufacture prit sa place. La moyenne bourgeoisie industrielle supplanta les maîtres de jurande; la division du travail entre les différentes corporations céda la place à la division du travail au sein de l'atelier même. »

  11. Victor Considerant, Principes du socialisme : manifeste de la démocratie au XIXe siècle ; Procès de la démocratie pacifique, Otto Zeller (Osnabrück), , 143 p. (ISBN 978-3-53500-739-3, lire en ligne), p. 9-10 :

    « Dans quelque branche que ce soit, en effet, les grands capitaux, les grandes entreprises font la loi aux petites. La vapeur, les machines, les grandes manufactures, ont eu facilement raison, partout où elles se sont présentées, des petits et des moyens ateliers. A leur approche les anciens métiers et les artisans ont disparu pour ne plus laisser que des fabriques et des prolétaires. De plus, on voit surgir, presque à chaque instant, une découverte inattendue qui renouvelant brusquement toute une branche de la production, porte la perturbation dans les établissements. [...] Oui, il est temps pour les classes moyennes, déjà fort entamées, d'y prendre garde. L'Argent envahit tout. »

  12. Karl Marx, Le manifeste du Parti communiste, (lire en ligne) :

    « Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l'industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour. Elles sont supplantées par de nouvelles industries, dont l'adoption devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe. À la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus lointains. À la place de l'ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. »

  13. Karl Marx, Manifeste du parti communiste, (lire en ligne) :

    « Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. »

  14. Victor Considerant, Principes du socialisme : manifeste de la démocratie au XIXe siècle ; Procès de la démocratie pacifique, Otto Zeller (Osnabrück), , 143 p. (ISBN 978-3-53500-739-3, lire en ligne), p. 13 :

    « La Bourgeoisie française ne se laissera pas impunément tondre et dépouiller de ses propriétés, de son influence politique et rejeter en Prolétariat. [...] Avant que nos classes ouvrières arrivasses à ce degré de réaction et d'animosité, il y aurait eu chez nous dix révolutions. »

  15. Victor Considerant, Principes du socialisme : manifeste de la démocratie au XIXe siècle ; Procès de la démocratie pacifique, Otto Zeller (Osnabrück), , 143 p. (ISBN 978-3-53500-739-3, lire en ligne) :

    « Que deviendraient les hautes classes si [...] le grand cri de guerre sociale "Vivre en travaillant ou mourir en combattant" y soulevait un jour donné toutes les innombrables légion de l'Esclavage Moderne ? »

  16. Gérard Duménil, Michael Löwy et Emmanuel Renault, Lire Marx, Paris, Presses universitaires de France, , VII-288 p., 20 cm (ISBN 978-2-13-06302-03), p. 24 :

    « Le soulèvement silésien commence précisément là où finissent les insurrections ouvrières anglaises et françaises, avec la conscience de ce qu'est l'essence du prolétariat. L'action même comporte ce caractère de supériorité. Ce ne sont pas seulement les machines, ces rivales de l'ouvrier, qui sont détruites, mais encore les livres de commerce, les titres de propriété, et alors que tous les autres mouvements ne sont d'abord dirigés que contre le patron de l'industrie, l'ennemi visible, ce mouvement se tourne également contre le banquier, l'ennemi caché. »

  17. Archives nationales.

Voir aussi

Articles connexes

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