Via Cernaia

Image de la via Cernaia et en fond la gare de Porta Susa
Une partie de la via Cernaia et la gare de Porta Susa, en fond. À gauche, le bâtiment jaune à toit crénelé : la caserne Cernaia et derrière le gratte-ciel de la RAI.

La Via Cernaia est l'une des plus importantes rues du centre historique de Turin, créée après la guerre de Crimée où l'armée italienne s'est illustrée à la bataille de la Tchernaïa.

Histoire et description de la Via Cernaia

Le projet de donner a une des principales rues de Turin ce nom a été énoncé dès le traité de paix de Paris qui finit la guerre de Crimée. Cependant beaucoup de gens restaient sceptiques, car le nom russe Tchernaia qui signifie « noir » semblait pratiquement imprononçable. Finalement on résolu le problème en italianisant le nom russe en Cernaia, dont la sonorité ressemble le plus possible au nom d'origine[1].

La rue, en grande partie sous portiques comme les rues turinoises du XIXe siècle, va de la Piazza XVIII Dicembre à la Piazza Solferino, reliant ainsi la gare de Torino Porta Susa au Théâtre Alfieri. Elle rejoint la Via Pietro Micca qui mène à la place principale de Turin : la Piazza Castello.

Le long de cette rue sont visibles deux grandes statues du sculpteur Giuseppe Cassano, dédiées à deux personnalités importantes de l'histoire turinoise : Alessandro Ferrero della Marmora et Pietro Micca. La première s'élève dans un petit jardin ombragé de majestueux arbres plantés au XIXe siècle. Elle date de 1867. La seconde, à l'angle du Corso Galileo Ferraris et de la via Cernaia a été érigée en 1864. Chaque année, en commémoration de l'assaut de Turin par les Français, le 7 septembre 1706, est déposée à sa base une couronne de fleurs.

En 1900, le siège de la Corda Fratres – Fédération internationale des étudiants, se trouvait au numéro 44 de la Via Cernaia[2].

Bâtiments remarquables dans la via Cernaia

  • La grande caserne de carabiniers Cernaia, un bâtiment austère, élevé en 1864 sur un terrain auparavant occupé par l'ancienne citadelle, et qui n'a pas beaucoup changé depuis.
  • Le Palazzo RAI, construit en 1968 qui est un des rares bâtiments de style gratte-ciel à Turin.
  • Le Maschio, centre névralgique du système défensif de la citadelle de Turin .

Notes et références

  1. Renzo Rossotti, Le strade di Torino (Les rues de Turin), édition Newton Compton, Turin 1995, pages 216-217.
  2. Dans L'Humanité intégrale, organe immortaliste, 1900, 5e année, no 2, p. 48, la revue de la Fédération est présentée ainsi : « Corda fratres, Revue internationale (Fédération internationale des Étudiants) (Via Cernaia, 44, Torino). »

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