Venezuela

République bolivarienne du Venezuela

República Bolivariana de Venezuela (es) 

Drapeau
Drapeau du Venezuela.
Blason
Armoiries du Venezuela.
Description de l'image VEN orthographic.svg.
Devise nationale Dios y Federación
Hymne national Gloria al bravo pueblo
Administration
Forme de l'État République fédérale présidentielle
Président Nicolás Maduro
Langues officielles Espagnol
Capitale Caracas

10° 29′ 28″ N, 66° 54′ 07″ O

Géographie
Plus grande ville Caracas
Superficie totale 916 445 km2
(classé 33e)
Superficie en eau 0,3 %
Fuseau horaire UTC -4h
Histoire
Indépendance de l’Espagne
Date
Démographie
Gentilé Vénézuélien
Population totale (2015) 30 620 404 hab.
(classé 44e)
Densité 33,4 hab./km2
Économie
IDH (2015) en diminution 0,767[1] (élevé  ; 74e)
Monnaie Bolivar vénézuélien (VEF​)
Divers
Code ISO 3166-1 VEN, VE​
Domaine Internet .ve
Indicatif téléphonique +58
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Le Venezuela[2] (prononcé en français : [venezɥɛla]) (prononcé en espagnol : [beneˈswela]) en forme longue la République bolivarienne du Venezuela, en espagnol República Bolivariana de Venezuela, nom officiel en l'honneur de Simón Bolívar, est une république fédérale située dans la partie la plus septentrionale de l'Amérique du Sud, bordé au nord par la mer des Antilles, à l'est par le Guyana, au sud par le Brésil, au sud-ouest et à l'ouest par la Colombie. Christophe Colomb, le 3 août 1498, nomma Isla de Gracia (« Île de Grâce ») la terre sur laquelle il débarqua et qu'il prit pour une île[3] et aujourd'hui connue sous le nom Tierra de Gracia (« Terre de Grâce ») lors de son troisième voyage de découverte de l'Amérique.

La langue nationale du Venezuela est l'espagnol et sa capitale et principale métropole est Caracas. Sa population est composée essentiellement de métis. Le Venezuela est une puissance énergétique majeure et affirme avoir des réserves de pétrole de l'ordre de 297 milliards de barils[4] ce qui en ferait le premier pays du monde dans le classement par réserves de pétrole prouvées. Ces certifications comprennent un pétrole extra-lourd d'une exploitation plus coûteuse. Le pays est riche d'autres matières premières, d'une importante diversité géographique et d'une megadiversité remarquable. Sa devise est Dios y Federación (« Dieu et Fédération ») et son hymne le Gloria al Bravo Pueblo (« Gloire au Peuple Brave »).

Le Venezuela est membre de l'ONU, de l'OPEP et de l'ALBA entre autres.

Étymologie

Origine européenne

En 1499, une expédition menée par Amerigo Vespucci et Alonso de Ojeda explore cette région pour la première fois (côte nord-ouest). Elle découvre des indigènes (dont des Caraïbes, des Arawaks et des Cumanagatos), vivant principalement d'agriculture et de chasse, installés le long de la côte, de la Cordillère des Andes et du fleuve Orénoque. Les maisons sur pilotis des Indiens du golfe de Maracaibo font penser à une petite Venise, Venezziola, ce qui donnera le nom du pays[5].

Origine indigène

Une autre version affirme que le nom Venezuela a pour origine un vocable indigène[6]. Une première preuve vient de Martín Fernández de Enciso, membre de l'expédition de Vespucci et Ojeda. Dans son livre Summa de Geografía édité en 1519, il affirme que l'expédition a rencontré une population indigène qui se nomme elle-même Veneçiuela, ce qui suggère que le nom Venezuela ait pu dériver de ce nom local : « Desdel cabo de Sant Romá al cabo de Coquibacoa ay tres isleos en triángulo. Entre estos dos cabos se haze un golfo de mar en figura quadrada. E al cabo de Coquibacoa entra desde est golfo otro golfo pequeño en la tierra cuatro leguas. E al cabo del a cerca dela esta una peña grande que es llana encima della. Y encima de ella está un lugar d'casas de indios que se llama Veneçiuela. Esta en X grados. »[7]

Une seconde preuve vient d'Antonio Vázquez de Espinosa, moine espagnol, qui écrit dans son ouvrage Compendio y Descripcion de las Indias Occidentales (1629) : « Venezuela en la lengua natural de aquella tierra quiere decir Agua grande, por la gran laguna de Maracaibo que tiene en su distrito, como quien dice, la Provincia de la grande laguna. »[8]

Histoire

À l'époque précolombine, le territoire de l'actuel Venezuela était habité par plusieurs peuples, dont des Caraïbes, des Arawaks et des Cumanagotos.

Christophe Colomb fut le premier conquérant espagnol à atteindre cette région le 3 août 1498, lors de son troisième voyage. Au début du XVIe siècle, les Espagnols commencèrent à coloniser les îles et les régions côtières. L'un des premiers établissements coloniaux du Venezuela fut la ville de Nueva Cadiz dans l'île de Cubagua, cette ville est aujourd'hui disparue. Les villes Cumana et Coro, fondées en 1515 et en 1527 furent les premières colonies d'importance dans le pays.

La colonisation

Le premier trait historique d'une colonisation du territoire vénézuélien est allemand avec la famille Welser. Bartholomé Welser commença cette entreprise et il finança les expéditions pour la recherche d'or et le mythique El Dorado. Cette première colonisation de plusieurs gouvernants allemands ne dura que 28 ans, abandonnée en 1556.

Ce furent les Espagnols qui, au cours des trois siècles suivants, réalisent la colonisation et l'administration de l'actuel territoire vénézuélien, notamment à travers le cabildo.

Les guerres d’indépendance

Plusieurs conspirations contre les représentants de la couronne espagnole précédent les guerres d'indépendance.

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, inspirés par les révolutions américaines, françaises et haïtiennes, les futurs héros de la nation incarnent un effort d'émancipation et d'indépendance des colonies espagnoles en Amérique.

Le 19 avril 1810, une assemblée fut formée à la suite de la destitution de Vicente Emparan, gouverneur de la capitainerie générale du Venezuela.

Le 5 juillet 1811, le Venezuela se déclare indépendant et cela déclenche la réaction de la Couronne. Simón Bolívar fut le grand leader de ce mouvement et des luttes pour la construction d'une nouvelle nation.

La Grande Colombie

Le 15 février 1819, à Angostura, aujourd'hui Ciudad Bolivar, fut réuni un congrès constituant pour la nouvelle République. La République de Colombie ou la Grande Colombie fut un État défini par le congrès d'Angostura, dans le territoire du Vice-royaume de Nouvelle Grenade de l'Empire espagnol.Celui-ci comprenait les territoires des 4 pays actuels que sont la Colombie, l'Équateur, le Panama et le Venezuela.

Les caudillos

Des intérêts vénézuéliens et les vastes distances entre les départements de la nouvelle République font éclater le rêve de Bolivar et redéfinissent les territoires comme les territoires de pays bien distincts. Au Venezuela, le plus charismatique de ses généraux, le général Paez, fut à la tête des revendications et de la séparation définitive en 1831.

Lui et d'autres caudillos militaires réalisent la conquête du pouvoir au cours des années qui suivent.

La guerre fédérale et le libéralisme jaune

Au cours du XIXe siècle le Venezuela traverse des difficultés et conjonctures qui finissent par la matérialisation du plus grand conflit interne que le pays ait connu : l "guerre fédérale", est également connue sous le nom de "Grande guerre" (1859-1863). Les libéraux représentent les régions caféières de l'est du Venezuela, plus modernistes et connectées au commerce international. Ils sont aussi appelés "fédéralistes" car ils veulent une plus grande autonomie pour les provinces, s'opposent au parti conservateur, accusé de monopoliser les postes de gouvernement et la propriété foncière, et d'opposer une intransigeance à l'octroi de toute réforme.

C'est la plus grave et la plus sanglante des guerres civiles au Venezuela depuis l'indépendance, sous forme de guérilla, causant des centaines de milliers sont morts, souvent par la faim ou la maladie , dans un pays d'un peu plus d'un million d'habitants.

Le Venezuela apparait alors comme une addition d'enclaves autour des ports du commerce international. Caracas détient le port La Guaira, desservi par le chemin de fer, Valencia a Puerto Cabello, tandis que Maracaibo constitue elle-même une enclave, reliée par le réseau fluvial au Lac Maracaibo, et aux régions caféières des Andes, comme Táchira, proche de la Colombie caféière. Le triomphe des fédéralistes sur les conservateurs fut au prix le plus coûteux en vies perdues et en dévastations et pertes matérielles.

Le libéralisme jaune est le nom de la période qui succède à la guerre civile et sous laquelle Antonio Guzman Blanco modernise et donne un ordre définitif au pays.

XXe et XXIe siècles

Après les régimes militaires et dictatoriaux, le Venezuela change véritablement, en 1935 après la mort du général Juan Vicente Gomez, chef d'État pendant 27 ans. L'exploitation pétrolière commença en 1917. Les compagnies multinationales arrivent en 1922. Ces évènements sont majeurs car ils bouleversent l'activité économique du pays. Le Venezuela fut un pays neutre lors du premier conflit mondial, mais lors de la Seconde Guerre mondiale, il officialise son soutien aux pays alliés.

La démocratie commence relativement à s'installer à partir de 1958. Le Parti communiste reste cependant interdit et la gauche légale subit une répression constante qui conduit aux assassinats de ses dirigeants[9], tandis que des mouvements de guérilla communistes ou castristes sont actifs dans les années 1960 et 1970 (Forces armées de libération nationale en particulier).

Dans les années 1980, le Venezuela est contrôlé par une coalition de droite rassemblant les principaux partis de cette époque : l'Action démocratique (AD, Acción Democratica social-démocrate), le COPEI (social-chrétien) et l’Union républicaine démocratique (Unión Republicana Democrática). Les et , le peuple se soulève à Caracas et aux alentours, à la suite d'une explosion des tarifs, notamment des transports en commun et les réformes économiques inspirés par le néolibéralisme, à la suite d'accords avec le Fonds monétaire international. Le deuxième jour, le président Carlos Andrés Pérez déclenche le plan Avila et envoie l'armée contre la population révoltée, tuant plus de 3 000 personnes en quelques jours[9]. En 1992, dans un pays où les couches populaires sont ruinées, se produit deux tentatives de coup d'État (en février et novembre), dont l'une dirigée par Hugo Chávez .

Le début du XXIe siècle est marqué par la personnalité du président Hugo Chávez, qui dirige le pays pendant 14 ans (1999-2013) jusqu'à sa mort. Élu le 6 décembre 1998 pour une période 1999-2004, réélu le pour la période 2001-2007 (à la suite de la modification de la constitution qu'il a impulsée), réélu le pour la période 2007-2013 et réélu le , alors qu'il est déjà malade du cancer, pour la période 2013-2019. Il quitte le pouvoir et meurt le . Avant sa mort, Chávez désigne comme son successeur son ancien ministre des Affaires étrangères et vice-président Nicolás Maduro. À sa mort, Nicolas Maduro devient président par intérim puis remporte une nouvelle élection présidentielle avec 50,62 % des voix, élection contestée formellement par le leader d’opposition Henrique Capriles.

Les législatives du 6 décembre 2015 ont donné une large victoire à l'opposition[10]. Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l’opposition de centre droit, a approuvé le 25 octobre 2016 l’ouverture d’un procès en destitution contre le président socialiste Nicolas Maduro, bien que la constitution ne prévoie pas une procédure de destitution, mais une procédure pour manquements au devoir de sa charge[11]. Après une longue période de blocage politique (les pouvoirs exécutif et législatif se paralysant mutuellement), le 30 mars 2017, la Cour Suprême, favorable au pouvoir chaviste, décide de s'arroger les pouvoirs du Parlement ; mais le 4 avril elle y renonce[12]. Dans un contexte de violences, le président Maduro tente en juillet 2017 de contourner le Parlement en faisant élire une Constituante entièrement contrôlée par les chavistes[13] ; l'opposition choisit de boycotter cette constituante accusant le régime de malversations électorales[14]. Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, dénonce « un usage excessif de la force » par les autorités vénézuéliennes à l'égard des manifestants[15].

Les ambassadeurs des 28 pays de l’Union européenne (UE) ont donné leur feu vert le 8 novembre 2017 à l’adoption de sanctions, dont un embargo sur les livraisons d’armes, contre le Venezuela ; ces sanctions interdisent également aux entreprises européennes de livrer du matériel de surveillance électronique pouvant servir à réprimer l’opposition au régime du président Nicolas Maduro ; elles prévoient également la mise en place d’un cadre juridique permettant à l’Union européenne de placer ensuite sur sa liste noire des personnalités ou entités sanctionnées pour leur implication dans la répression[16].

Géographie

Article détaillé : Géographie du Venezuela.
Plage vénézuélienne.

Le territoire vénézuélien s'étend depuis les environs de l'équateur jusqu'au nord du onzième parallèle. Sa superficie est de 916 445 km2.

Sur le continent, le Venezuela possède des frontières avec le Guyana à l'est, le Brésil au sud, la Colombie à l'ouest, et à quelques dizaines de milles au large des côtes de la mer des Caraïbes au nord, se trouvent les Antilles néerlandaises (Aruba, Bonaire, Curaçao) et Trinité-et-Tobago (ex-GB). On peut distinguer trois grandes régions : la côte et les Andes au nord et à l'ouest, les plaines au centre et le massif guyanais au sud-est.

  • La pointe septentrionale de la cordillère des Andes culmine à 4 978 m au Pic Bolívar. Elle enserre le lac Maracaibo et se prolonge vers l'est en longeant la côte.
  • Les grandes plaines, appelées les Llanos (plaines en espagnol) occupent le nord du bassin de l’Orénoque et de ses affluents Arauca et Apure. Le fleuve se jette dans la mer des Caraïbes par un énorme delta marécageux qui occupe toute la région nord-est du pays (Delta Amacuro ).
  • Salto Angel, cascade ininterrompue la plus haute du monde.
    Le sud du bassin de l'Orénoque, avec son affluent Caroní, est sauvage et est une région touristique. On y trouve un des hauts lieux le plus attractifs du pays : les chutes de Salto Angel hautes de 979 mètres, reconnues comme les plus hautes chutes d'eau au monde.

Il possède également 72 îles, dispersées dans la mer des Caraïbes et dans l'océan Atlantique, regroupées dans les Dépendances fédérales. Margarita est la plus grande et la plus peuplée.

Grandes villes

Article détaillé : Villes du Venezuela.
Vue aérienne sur une partie de Caracas

La capitale du Venezuela, Caracas, s’étend d'est en ouest de l'autre côté de la cordillère côtière, à quelque 900 mètres d'altitude. Il faut compter environ une demi-heure pour parcourir la trentaine de kilomètres qui sépare l’aéroport, situé en bord de mer, de la ville. Près de 5 millions d'habitants habitent la métropole. Les quartiers pauvres s'appellent les ranchos. Des pluies diluviennes, suivies d'importants glissements de terrain dans des zones fortement peuplées proches de l'aéroport international Simon Bolivar (La Guaira - État de Vargas) ont fait des milliers de morts en décembre 1999. Cette triste page de l'histoire vénézuélienne est couramment appelée « La tragédie » par les autochtones.

Maracaibo, capitale de l'État de Zulia, est la deuxième métropole du pays. Parmi les villes les plus peuplées suivent : Valencia, Maracay et Barquisimeto.

Vue de Maracay

Frontières terrestres

Cependant, le Venezuela revendique le territoire correspondant au Guyana actuel, allant parfois à repousser ses frontières jusqu'au Suriname. Sur les cartes du Venezuela, le Guyana est indiqué en tant que Zone en réclamation.

Drapeau

Article détaillé : Drapeau du Venezuela.
Drapeau national du Venezuela.
Drapeau civil du Venezuela.

Le , le Parlement du Venezuela adopte la modification du drapeau national afin de l’adapter à la « révolution socialiste » du président Hugo Chávez, à l’initiative du projet. Entièrement contrôlé par les partisans du chef de l’État à la suite du boycott des élections législatives par l’opposition en décembre, le Parlement a approuvé l’ajout d’une huitième étoile en hommage au héros national Simón Bolívar, libérateur de l’Amérique latine et inspirateur de l’idéologie du régime. Les députés vénézuéliens ont également modifié le galop du cheval blanc figurant sur l’écusson national afin de le tourner, non plus vers la droite, mais vers la gauche, afin de symboliser l’orientation politique du gouvernement. Toutefois, en termes d'héraldique, le cheval se déplace vers la dextre, ce qui rend le message un peu confus. Le Parlement a également décidé certains ajouts sur l’écusson, tels qu’un kayak, un arc et une flèche représentant les armes des indigènes ou une machette de paysan, en hommage aux racines des descendants d’origine africaine.

Ordres et décorations

Ordres nationaux :

Organisation territoriale

Article détaillé : États du Venezuela.

Religion

Religion Pourcentage
Catholicisme 73 %
Protestantisme 17 %
Sans religion 7 %
Autres confessions 3 %
Religion au Venezuela:Source Pew Research Center 2014[17].

Économie

Article détaillé : Économie du Venezuela.
Centre-ville de Caracas.

Le Venezuela est un pays en développement, classé 59e pour le PIB / habitant (PPA) par le FMI. Son économie est essentiellement tournée autour du pétrole et du gaz naturel, secteur qui représente 95 % des exportations et 25 % du PIB[18].

Le pays est un important producteur de pétrole et un membre fondateur de l'OPEP. Il est en sixième place au palmarès des producteurs OPEP pendant la décennie 2010, derrière l'Arabie saoudite et l'Irak, l'Iran et les Emirats, mais aussi le Koweit.

Le Venezuela est entré dans le Mercosur[19]. En 2010, sa production de pétrole est de 2,5 millions de barils par jour. Avec ces données, il est le onzième plus grand producteur au monde[20]. Selon l'OPEP, les réserves prouvées en pétrole atteindraient 296,50 milliards de barils, ce qui le fait accéder à la première place mondiale devant l'Arabie saoudite[21]. Le pays possède une économie de marché.

Le Venezuela est la cinquième puissance économique latino-américaine en termes de produit intérieur brut, après le Brésil, le Mexique, l'Argentine et la Colombie avec un PIB estimé à 367,5 milliards de dollars en 2013 selon la Banque Mondiale. Son classement est identique lorsqu'exprimé en parité de pouvoir d'achat[22]. Cependant en termes de PIB par habitant, le Venezuela se situe à la 4e place d'Amérique du Sud avec 9960 USD par habitant en 2009 (Source FMI).

Le RNB par habitant est de 12 550 dollars en 2013, soit au-dessus de la moyenne des pays d'Amérique latine et de la Caraïbes (9314 USD en 2013)[23]. Dans ce pays pétrolier, le carburant est fortement subventionné et coûte moins de 2 centimes d'euro le litre. Malgré les exportations d'or noir, les comptes de l'État accusent un déficit important financés par la création monétaire et induisant une très forte inflation[24]. Les prix de certaines denrées de base sont fixés par l'État, ce qui explique, selon l'opposition et la plupart des économistes, la grave pénurie de lait, de sucre et d'œufs. Selon le gouvernement cette pénurie est due à un rachat de ces denrées par des multinationales[25].

Caracas est le centre économique, financier et industriel du Venezuela. Le pays est faiblement industrialisé en dehors de la production pétrolière et importe la plupart de ses biens de consommation[26]. L'industrie manufacturière est apparue dans le pays au cours du XXe siècle. Hormis le pétrole, le pays est un producteur d'acier, d'aluminium, de ciment et de pneus. L'industrie automobile est présente au Venezuela depuis les années 1990, avec l'installation notamment de la société américaine Ford. De plus, dans le secteur agricole, les terres sont exploitées seulement pour un peu plus de 40 % ce qui oblige le pays à importer environ 60 % de produits[27].

Il existe de très fortes inégalités sociales au Venezuela. Ainsi, près de 60 % des habitants de Caracas s'entassent dans des barrios (quartiers pauvres), alors que de 10 % à 20 % des Vénézuéliens n'auraient pas accès à l'eau potable et que, dans le même temps, le Venezuela est le pays ayant le plus de millionnaires en Amérique latine. L'essence à la pompe est la moins chère du monde (au 10/12/2010, 1,2 centime d'euros le litre de super 95), largement subventionnée par l'État, en particulier depuis qu'une hausse importante des prix avait donné lieu à d'importantes émeutes au cours de ce qui fut nommé par la suite le Caracazo.

Depuis 2003, un strict contrôle des changes opéré par l'organisme public CADIVI fixe le taux de change à 2150 VEB (bolivares) pour 1 USD. En 2008, la monnaie locale est renommée bolivar fuerte (VEF) au taux de 1 bolivar fuerte pour 1 000 anciens bolivars. En 2010, une dévaluation augmente le taux de change à 4,3 VEF pour 1 USD afin de lutter contre le marché noir des devises. En parallèle, les conditions d'accès aux monnaies étrangères sont restreintes pour tous les acteurs de l'économie (étudiants, importateurs, voyageurs, etc.). Une nouvelle dévaluation a lieu en 2013 et en 2014, le président Maduro substitue au système existant un système d'accès aux devises sous formes d'enchères complexes qui ne suffit pas à satisfaire la demande croissante de la population pour les monnaies étrangères, stimulée par l'inflation galopante et le recours important aux importations pour tous types de produits. La difficulté d'accès aux devises rend difficile la sortie du territoire par les Vénézuéliens (qui ont droit d'échanger un maximum de 2500 USD par an), d'autant que les compagnies aériennes étrangères, dans l'impossibilité de recouvrer leur créance vis-à-vis du gouvernement vénézuélien [28], réduisent leurs vols dans ce pays. En janvier 2015, le site Dolar Today (dont l'accès est interdit par le gouvernement vénézuélien) annonce un taux de change de 180 VEF pour 1 USD sur le marché noir, ce qui correspondrait à une dépréciation de près de 98 % de la valeur de la monnaie locale en 12 ans. Le secteur privé détient 70 % de l’économie[29].

En dépit de ses nombreuses richesses naturelles, les Vénézuéliens doivent faire la queue pour obtenir la plupart des produits de base de consommation (sucre, huile, médicaments, papier toilette...) et l'État doit pratiquer le rationnement. Le gel des prix a engendré un important marché noir, au sein du pays et avec les pays voisins, comme la Colombie. En 2014, le pays a la plus forte inflation mondiale (68 %). Avec l’effondrement des cours du pétrole la pauvreté augmente[30]. Selon le FMI, l'inflation pourrait bondir à 2068 % en 2018 après 720 % en 2017 ; le PIB vénézuélien devrait se contracter de 12 % en 2017 après une chute de 18 % en 2016. Selon les autorités colombiennes, 300 000 Vénézuéliens ont fui leur pays pour se réfugier en Colombie[31], qui a un temps fermé sa frontière. D’autres ont choisi Manaus, au Brésil, pour sa commodité d’accès. Pas moins de 50 000 personnes sont parties chercher refuge au Chili[32].

Le , le Mercosur décide de suspendre le Venezuela pour une durée indéterminée en raison de ce qu'il qualifie de « violation de l'ordre constitutionnel »[33]. En effet, l'élection d'une Assemblée constituante le 30 juillet 2017 dans un contexte de contestation et de violence incite de nombreux pays à ne pas reconnaître le nouveau parlement[34].

Démographie

Article détaillé : Démographie du Venezuela.

Depuis l'accession d'Hugo Chávez au pouvoir en 1998, deux millions de personnes ont quitté le pays selon le quotidien espagnol El Pais. Les départs sont en augmentation depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro[35].

  • IDH : 0,748 (2012)[1]
  • Nombre d'habitants : 30 620 404 (2015)
  • Densité de population : 33,4 hab./km2 (2015)

Santé

Criminalité

Le Venezuela détient le troisième taux de criminalité le plus élevé d'Amérique latine et le plus élevé d'Amérique du Sud[36]. Celle-ci s'est considérablement accrue depuis l'arrivée du pouvoir de Hugo Chávez (en 1999, « seulement (sic) 4 550 personnes avaient été tuées ») en comparaison de 19 336 en 2011. Ce fort accroissement de la criminalité résulterait également de l'augmentation de la population, qui passe de près de 24 millions de personnes en 1999 à près de 30 millions en 2011. Pour faire face à cette situation le gouvernement a encouragé la formation de milices civiles armées chargées d'assister la police dans la lutte contre la criminalité[37].

Selon les chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur en 2013 le nombre de meurtres commis en 2012 serait de 16 000 (92 % avec des armes à feu), ce qui représente un taux de 55,2 homicides pour 100 000 habitants. Le Venezuela se placerait ainsi au troisième rang mondial pour la criminalité après le Honduras et le Guatemala. Ces chiffres très élevés sont néanmoins contestés par l'organisation non gouvernementale Observatoire vénézuélien de la violence qui donne une estimation encore plus haute pour 2012 de 21 692 meurtres commis, soit un taux de 73 homicides pour 100 000 habitants[38]. Caracas serait la capitale la plus dangereuse dans le monde, avec 122 homicides pour 100 000 habitants.

Langues

Article détaillé : Langues au Venezuela.

Politique

Article détaillé : Politique au Venezuela.

Historiquement, la politique vénézuélienne suit une tendance présidentielle et caudilliste. Le président définit et exécute les politiques intérieure et extérieure. Cette forme politique remonte au XIXe siècle, caractérisée par les différents régimes militaires du général José Antonio Páez, les frères Monagas, Juan Crisóstomo Falcón et Antonio Guzmán Blanco, président à plusieurs reprises. L'organisation du pays est souvent fragilisée par des conflits internes et des luttes de pouvoir. Le début du XXe siècle est marqué par le régime militaire du général Juan Vicente Gómez qui gouverne directement ou non pendant 27 ans. Ce régime est suivi des deux quinquennats de transition républicaine à une forme de gouvernement plus démocratique avec Rómulo Betancourt et l'élection universelle de l'illustre Rómulo Gallegos, le plus grand romancier et représentant de la littérature vénézuélienne. À la suite d'un coup d'État qu'il subit après neuf mois au pouvoir, les militaires Carlos Delgado Chalbaud et Marcos Perez Jimenez gouvernent entre 1948-1958 avec des politiques progressistes et répressives. Un bouleversement civil et militaire le 23 janvier 1958 redémarre la transition démocratique qui finit en bipartisme jusqu'au élection du président Rafael Caldera.

Chavez évoquait l'idée d'avoir jusqu'en 2021 pour conclure la transformation de son pays et il essaya de modifier à nouveau la constitution pour y arriver (voir référendum sur la Réforme Constitutionnelle de 2007). Il perd la consultation, une de ses plus grandes défaites, mais il réussit son objectif par une autre voie légale : l'amendement de la constitution (voir référendum sur l'amendement Constitutionnel de 2009).

L'actuelle constitution du Venezuela est amplement inspirée par les principes et idées de Simón Bolívar. Elle a été approuvée par référendum le malgré une importante abstention (celle-ci étant sans doute expliquée par la plus grande catastrophe naturelle de l'histoire du pays, la tragédie de Vargas du 15 décembre 1999, au bilan très lourd).

La république, étant à la fois un État fédéral, est constituée en 23 entités politiques. Chaque État du Venezuela est dirigé par un gouverneur élu lors d'élections au suffrage universel, tous les 4 ans, à la différence du président qui lui l'est tous les 6 ans.

La « Révolution bolivarienne » impulsée par Hugo Chavez et poursuivie par Nicolás Maduro ont conduit certains critiques à qualifier le Venezuela de dictature ou de régime autoritaire à parti unique[39],[40]. Le caractère souvent conflictuel des relations entre le gouvernement et l'opposition culmine avec une tentative de coup d’État en avril 2002[41] et à des manifestations de masse dans les années 2010.

Médias et liberté de la presse

Article détaillé : Médias au Venezuela.
Manifestation de soutien à RCTV au Venezuela le 27 mai 2007

En 2008, le Venezuela était classé 113e pays sur 173 par Reporters sans frontières en matière de liberté de la presse. L'ONG Espacio Público a recensé l'année 2006, 106 atteintes à la liberté d'expression sans en indiquer la ou les origines[42]. RSF pointe l'adoption de nouvelles lois en 2004 et 2005 contre différents types d'« offenses », notamment à la personne du président, et contre les appels à la violence, les jugeant « très restrictive[s] en matière de liberté d’expression » et affirmant qu'elles créent « un climat d’autocensure au sein des médias »[43].

Le , une minute avant minuit, la Radio Caracas Televisión a cessé d'émettre sur le réseau hertzien, la commission nationale des télécommunications ayant décidé de ne pas renouveler la concession hertzienne de cette chaîne en partie à cause de son soutien et de sa couverture du coup d'État de Pedro Carmona en 2002. Cependant, RCTV a continué d'émettre sur le réseau câblé et par satellite avec une audience potentielle restreinte au cinquième de la population jusqu'au 31 janvier 2010, date à laquelle elle a été retirée de la grille des programmes de l'opérateur pour non-respect de la loi sur la production nationale.

Article détaillé : Hugo Chávez#Concession hertzienne de RCTV.

L'espace qu'occupait RCTV a été attribué à une nouvelle chaîne publique, TVes (Televisora Venezolana Social), dont, selon une étude de l'institut de recherches en communication (ininco) dirigé par le sociologue d'opposition favorable au coup d'État Oscar Lucien, 74 % des contenus relèveraient de la diffusion et de l'information socialiste[44]. Depuis ce non-renouvellement, des manifestations, notamment étudiantes, ont eu lieu pour soutenir ou protester au sujet de cette décision.

Hugo Chavez a été accusé par Le Monde d'attaquer Globovision, « dernière chaîne de télévision d'opposition » selon le journal, lorsque le président vénézuélien a accusé la chaîne d'inciter à son assassinat[45]. Cette chaine fait partie des médias privés qui ont explicitement soutenu le coup d'État de 2002[46].

La couverture médiatique occidentale sur l'affaire RCTV a été critiquée et qualifiée de « désinformation » par l'Acrimed[47] et le Monde diplomatique[48] en France ainsi qu'aux États-Unis par le FAIR[49] rappelant notamment qu'une télévision occidentale ayant soutenu un coup d'État et ses instigateurs aurait sans doute dû faire face à des sanctions plus importantes que celles infligées à RCTV. D'autre part Salim Lamrani considère que l'affirmation d'une volonté d'hégémonie médiatique de la part de Chávez est discutable puisque entre 2000 et 2006 le nombre de chaînes privées a augmenté de 16 tandis que le nombre de chaînes publiques n'a augmenté que de 4[50]. Toutefois, entre 2010 et 2015, une grande partie des médias sont devenus la propriété de proches du chavisme[51].

Corruption

Une carte du monde de 2015, l'indice de perceptions de corruption par Transparency International.

Bien que la corruption soit difficile à mesurer de manière fiable, Transparency International (TNI) classe en 2016 le Venezuela au 166 rang sur 176 pays pris en compte[52].

Culture

Article détaillé : Culture du Venezuela.

Musique

Article détaillé : Musique vénézuélienne.

La musique du Venezuela est influencée par ses origines espagnoles, amérindiennes et africaines. La culture autochtone est aujourd'hui présente dans la musique à travers certains instruments, entre autres le cameo, un tambour, et le botuto, une sorte de trompette. La culture espagnole a permis l'introduction des instruments comme la guitare, les instruments à cordes, les vents et différents types de percussions (différents des tambours indiens) et de nombreux genres populaires, dont le galerón, le corrido et la guaracha. La musique de la région des Llanos (música llanera), que l'on retrouve dans d'autres pays hispano-américains est un exemple de musique née à l'époque de la colonie espagnole. Le merengue venezolano est aussi de grande transcendance national.

La musique populaire dite d'origine afro-antillaise (basée sur la musique populaire espagnole de la Renaissance et des rythmes comme les sevillanas) est reine dans le cœur de la plupart des Vénézuéliens. La salsa en général, le merengue dominicain, la bachata, la cumbia et la gaïta (typique de l'époque de noël) font danser et vibrer les gens de tous les âges dans l'ensemble du pays. Oscar D'León est sans contestation le plus reconnu des salseros vénézuéliens dans le monde.

L'instrument national par excellence est le « cuatro », similaire à la guitare, mais plus petit et doté de quatre cordes ; d'une très particulière sonorité, il est la base musicale de tous les « conjuntos criollos », petits orchestres créoles (du pays), appelés aussi « conjuntos de harpa, cuatro y maracas », qui accompagnent les chanteurs de joropo, de valses criollos, de jotas margariteñas, de gaïtas maracuchas (de Maracaibo), etc.

Depuis quelques années, le Venezuela a obtenu une notoriété mondiale grâce au système national d’orchestres symphoniques pour jeunes, avec plus de deux cent mille participants de tous les coins du pays et des quartiers les plus démunis ; ce système (El Sistema), fondé par Abreu, a démocratisé et popularisé l'amour pour la musique classique de tous les temps. Contrairement à une idée reçue, le système existe depuis la présidence de Carlos Andrés Perez dans les années 1970 et non pas depuis l'époque d'Hugo Chavez. Au départ , le mouvement était un pur mouvement musical et n'était pas le fruit d'une récupération nationaliste et politisée comme à l'heure actuelle par le parti officiel. Aujourd’hui, un grand nombre de très jeunes virtuoses, chefs d’orchestres et musiciens sont très prisés dans les meilleures salles de concert du monde. Gustavo Dudamel est aujourd'hui le plus grand chef d'orchestre vénézuélien, reconnu dans tout le monde.

ElSistema se répand peu à peu, par exemple aux États-Unis dans la ville d'Atlanta où le bassoniste Dantès Rameau a lancé avec un succès fulgurant l'Atlanta Music Project, soutenu par la Municipalité, mais aussi par beaucoup de sponsors individuels et industriels (Coca Cola, AOL, etc.). Il est question également d'un essaimage en France(Toulouse). Le célèbre violoniste français Jean-Luc Ponty a composé un morceau intitulé Caracas.

Alimentation

Article détaillé : Cuisine vénézuélienne.

La céréale la plus consommée est le riz. Vient ensuite le blé, utilisé pour le pain (y compris la baguette à la française, appelée canilla). La farine de maïs est particulièrement utilisée dans la arepa qui accompagne les plats (comme le pain) ou qui peut être fourrée. La Hallaca, est incontournable durant la période de Noël : il s'agit d'une pâte de maïs mélangée à de la viande en sauce avec des légumes cuite dans une feuille de bananier, dans le genre des tamales mexicains. Le pan de jamón est également un plat typique de Noël. Ce pain au jambon est préparé, cette fois-ci, avec de la farine de blé.

Le plat le plus courant est le pabellón criollo fait de viande de bœuf en lanières, de riz, de haricots noirs et de bananes frites.

Les desserts sont d'origine espagnole et dérivent de ceux préparés par les nonnes dans les couvents, comme le riz au lait ou le bienmesabe. Ce dernier a été adapté au pays en devenant un gâteau à la noix de coco.

Sport

Le sport national est le baseball, historiquement très populaire au Venezuela. Cependant le football connaît un gros gain de popularité d'années en années, notamment grâce aux progrès[Lesquels ?] de l'équipe nationale, qui était traditionnellement le parent pauvre du football sud-américain (seul pays du continent à ne s'être jamais qualifié pour une phase finale de Coupe du Monde). L'organisation de la Copa América 2007 par le pays a également contribué à ce regain d'intêret pour le football. Il y a d'autres sports populaires d'origine autochtone tels que les bolas criollas ou le coleo.

En 2012, le Venezuela obtient la deuxième médaille d'or de son histoire aux Jeux olympiques d'été de 2012 avec Ruben Limardo, vainqueur en escrime du tournoi d'épée. Il succède à Francisco « Morochito » Rodríguez, titré en 1968 en boxe, catégorie poids mouche.

En 2012 encore, Pastor Maldonado est le premier pilote de Formule 1 vénézuélien à remporter une course.

Concours de beauté

Article détaillé : Miss Venezuela.

Au Venezuela, les concours de beauté sont une véritable institution et un motif de fierté nationale[53]. Les miss du pays ont remporté nombreux titres internationaux dont le plus reconnu le Miss Univers à 7 reprises.

Les Vénézuéliennes se font inculquer, dès leur tendre enfance, l'idée que la beauté féminine est essentielle à la réussite sociale[54]. Un titre de miss permet d'entamer une carrière de comédienne, de mannequin ; il permet d'avoir une importante notoriété dans le pays. Les miss ont pu entrer en politique ou dans le monde d'affaires[55].

Codes

Le Venezuela a pour codes :

Ouvrages scientifiques

  • 2009, Le Venezuela au-delà du mythe. Chavez, la démocratie, le changement social, sous la direction d'Olivier Compagnon, Julien Rebotier, Sandrine Revet, Les Editions de l'Atelier.

Notes et références

  1. a et b Indicateurs internationaux de développement humain
  2. Commission nationale de toponymie/Conseil national de l’information géographique, 13/04/2010
  3. Samuel Eliot Morison, Christophe Colomb, amiral de la Mer océane, Saint-Clair, Neuilly-sur-Seine, 1974, p. 326.
  4. http://www.eia.gov/cfapps/ipdbproject/IEDIndex3.cfm?tid=5&pid=57&aid=6
  5. http://www.planetacurioso.com/2008/01/03/cual-es-el-origen-del-nombre-venezuela/.
  6. Países hispanoamericanos y origen de sus nombres — Culturitalia – Hispanoteca.
  7. Nación y literatura : itinerarios de la palabra escrita en Venezuela, 12 p.
  8. https://archive.org/stream/smithsonianmisce1081948smit/smithsonianmisce1081948smit_djvu.txt.
  9. a et b « Mais que se passe-t-il au Venezuela? », Slate.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Venezuela : large victoire de l’opposition aux élections législatives », lemonde.fr, 7 décembre 2015.
  11. Venezuela : le Parlement vote en faveur d’une procédure contre le président Maduro, Le Monde, 25 octobre 2016.
  12. La Cour suprême du Venezuela renonce à s'attribuer les pouvoirs du Parlement, France24, 1er avril 2017.
  13. Constituante : l'élection en trois questions, Les Échos, 28 juillet 2017.
  14. Venezuela : la répression s’accentue après l’installation de la Constituante, Les Échos, 6 août 2017.
  15. "Usage excessif de la force" au Venezuela condamné par l'ONU RTS, 7 août 2017
  16. L’Union Européenne adopte des sanctions contre le Venezuela, Le Monde, 8 novembre 2017.
  17. (en) Religion in Latin America: Widespread Change in a Historically Catholic Region, Pew Research Center, , 14, 162, 164 p., PDF (lire en ligne)
  18. http://www.opec.org/opec_web/en/about_us/171.htm
  19. http://www.csmonitor.com/World/Americas/Latin-America-Monitor/2011/1222/If-Venezuela-joins-the-Mercosur-economic-bloc-will-it-follow-the-rules.
  20. (en) Fiche du Venezuela, dans le CIA World Factbook.
  21. Le Venezuela possède plus de pétrole que l'Arabie saoudite, Hayat Gazzane, Le Figaro, 20 juillet 2011.
  22. Le produit intérieur brut en parité de pouvoir d'achat du Venezuela est le cinquième d'Amérique latine, après ceux du Brésil, du Mexique, de l'Argentine et de la Colombie. Voir leurs fiches respectives dans le CIA World Factbook.
  23. données Banque mondiale
  24. - Coface - Synthèse Venezuela
  25. « Venezuela - Chavez accuse Nestlé d'affamer son peuple, 12/02/2008 », TF1, (consulté le 10 septembre 2009).
  26. Libération - 24/06/2013 - Venezuela, import et manques
  27. http://www.abc-latina.com/venezuela/economie.htm alimentaires
  28. « Venezuela : les compagnies aériennes veulent revoir leur argent ! », sur Le Point
  29. « Nationalisations : le syndrome Chavez - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  30. Voyage dans la pire économie du monde, Jean-Marc Vittori, lesechos.fr, 16 février 2015
  31. « La Colombie ne reconnaîtra pas le résultat de l’élection de dimanche au Venezuela », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  32. La crise sans fin à Caracas, Les Échos, 28 juillet 2017.
  33. Mercosur suspende a Venezuela de forma indefinida por violar el orden constitucional, ABC, 5 août 2017.
  34. España no reconoce la Asamblea Nacional Constituyente, [El Mundo]), 31 juillet 2017.
  35. Venezuela: la crise pousse les habitants à l'exil L'Express, 14 août 2017
  36. Vénézuela: record de criminalité en 2011, lexpress.fr, 29 décembre 2011
  37. « Maduro: "Milicia está en el centro de la respuesta a la guerra económica" - Nacional y Política », sur www.eluniversal.com (consulté le 16 mai 2016)
  38. Le Venezuela est devenu le deuxième pays le plus meurtrier au monde, après le Honduras, Paulo Antonio Paranagua, america-latina.blog.lemonde.fr, 6 mars 2013
  39. It’s official: Venezuela is a full-blown dictatorship — The Washington Post
  40. Venezuela : Nicolas Maduro dans la tourmente — Le Monde
  41. « Le trouble jeu de l’opposition vénézuélienne et de ses amis - Mémoire des luttes », sur www.medelu.org
  42. (en) « Action and reaction towards media totalitarianism », El Universal, 22 juin 2007.
  43. RSF - Rapport Amérique 2006.
  44. « La dernière grande chaîne d'information au Venezuela a cessé d'émettre », Le Monde, 28 mai 2007.
  45. « Hugo Chavez s'en prend à Globovision, la dernière chaîne de télévision d'opposition », 31 mai 2007.
  46. « Venezuela, Honduras, Pérou, Équateur : “petits” oublis et “grands” mensonges », 7 octobre 2009.
  47. « Fin de la concession attribuée à RCTV : Concert de désinformation à la française », Acrimed, 1er juin 2007.
  48. « Désinformation sur le Venezuela », Le Monde diplomatique, 30 mai 2007.
  49. (en) Article du FAIR.
  50. « Reporters sans frontières et RCTV : Désinformation et mensonges ».
  51. Ipys: En cinco años más de 25 medios cambiaron de dueño en Venezuela
  52. Venezuela
  53. Euronews.com ; Septième titre de Miss Univers pour le Vénézuéla Consulté le 11 novembre 2013.
  54. Missing.radio-canada.ca ; reportage Miss Inc Venezuela Consulté le 11 novembre 2013.
  55. Fr.chatelaine.com ; Venezuela au pays des miss Univers Consulté le 11 novembre 2013.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • (es) Site officiel de la présidence de la République bolivarienne du Venezuela.
  • Site touristique officiel..
  • [vidéo] Venezuela, le Chavisme sans Chavez sur YouTube, Le Dessous des cartes.

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