Union suisse des paysans

Union suisse des paysans
La « Maison des paysans », siège de l'Union suisse des paysans à Brugg.
La « Maison des paysans », siège de l'Union suisse des paysans à Brugg.

Région Suisse
Création 1897
Siège Brugg
Langue Allemand, français et italien
Président Markus Ritter
Directeur Jacques Bourgeois
Site web www.sbv-usp.ch

L'Union suisse des paysans (USP), appelée en allemand Schweizerischer Bauernverband, est l'organisation faîtière suisse des paysans et de l'agriculture.

Histoire

L'Union suisse des paysans est fondée en 1897 à Berne avant de déménager trois ans plus tard à Brugg, l'épouse du président Ernst Laur étant originaire de cette région et refusant de partir pour la capitale. Au début simple syndicat d'agriculteur, l'association va rapidement grandir pour devenir une fédération employant près de 80 personnes à temps plein.

En 1932 est fondée l'Union des paysannes suisses.

En 2014, l'Union suisse des paysans emploie 135 personnes (et 180 pour la compagnie d'assurance maladie Agrisano)[1]. L'organisation regroupe environ 57 000 familles paysannes, 25 associations cantonales et 60 organisations faîtières et spécialisées[1]. Son chiffre d'affaires annuel s'élève à 63 millions de francs suisses, dont 44 millions pour la compagnie d'assurance Agrisano[1].

Critiques

Prélèvement des cotisations par l’État

Dans de nombreux cantons, les cotisations des membres à l'Union suisse des paysans est déduite des « paiements directs » de la Confédération par les offices cantonaux compétents et versés par l'État aux associations cantonales (qui en reversent une partie à l'Union suisse des paysans)[1]. Ce système est critiqué car l'État assure gratuitement du travail administratif au service d'une organisation privée qui est un important groupe d’intérêt politique[1].

Subventionnement public

En plus du soutien administratif, l'État verse aussi des subventions fédérales à hauteur de 2,2 millions de francs, pour soutenir les ventes et la communication[1]. Diverses associations liées à l'Union suisse des paysans, telle que la coopérative Proviande responsables des campagnes publicitaires « Viande suisse : tout le reste n'est que garniture », bénéficient aussi de subventions fédérales[1]. Pro Natura critique le fait que plus de la moitié des revenus de Proviande (12, 4 millions de francs sur 20 millions) viennent de l'État sans que cela soit mentionné dans le rapport annuel de l'organisation[1].

Pro Natura note aussi que des représentants des grands distributeurs de viande (groupe Bell de Coop, Micarna de Migros et Sutter de Fenaco) siègent au conseil d'administration de Proviande et profitent de campagnes publicitaires financées majoritairement par l'État ; alors même que ces entreprises réalisent des bénéfices importants (par exemple, Bell a un chiffre d'affaires de 2,6 milliards et un bénéfice de 76 millions en 2013)[1].

Cotisations de non-membres

Un autre dispositif remis en cause est la possibilité donnée par la Loi sur l'agriculture à l'Union suisse des paysans (et à l'association « Producteurs suisses de lait » qui regroupe des producteurs et des représentants de l'industrie de transformation du lait) de prélever des cotisations (ainsi rendues obligatoires) auprès de non-membres, à des fins de marketing et de communication[1].

Référence

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Kurt Marti, « Le lobby des paysans et les millions fédéraux », Pro Natura magazine, janvier 2015.

Voir aussi

Liens externes