Une affaire de famille (film, 2018)

Une affaire de famille
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Logotype original du film.

Titre original 万引き家族
Manbiki kazoku
Réalisation Hirokazu Kore-eda
Scénario Hirokazu Kore-eda
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre drame
Durée 121 min
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Une affaire de famille (万引き家族, Manbiki kazoku?, litt. « La famille des vols à l'étalage ») est un film japonais réalisé par Hirokazu Kore-eda, sorti en 2018. Le film est en sélection officielle au Festival de Cannes 2018[1] et remporte la Palme d'or.

Synopsis

À Tokyo, un groupe vit pauvrement dans une maison en désordre : Osamu (qui travaille sur un chantier de construction et qui se blessera sans pouvoir prétendre à des indemnités), sa femme Nobuyo (qui travaille dans une blanchisserie industrielle et qui subira une compression de personnel), Aki (qui travaille en cabine privative de peep show dans un hostess et host club), Shōta (un garçon) et Hatsue (une vielle dame qui est propriétaire de la maison).

De façon routinière, Osamu et Shōta volent à l'étalage. Shōta questionne la moralité de leur activité. Osamu réplique que le vol est éthique puisque les objets n'ont pas encore été vendus et n'appartiennent donc à personne. De retour d'une expédition, les deux aperçoivent une fillette qui vit près de chez eux, Yuri, forcée de rester sur un balcon alors que la nuit est froide. Ils l'emmènent à leur maison, Osamu disant vouloir la garder le temps d'un repas. Toutefois, après avoir observé des marques sur ses bras, il conclut qu'elle est maltraitée et décide de la garder pour la nuit, même si des membres protestent.

Yuri s'attache à sa nouvelle famille et apprend des techniques de vol à l'étalage. Osamu exige de Shōta de l'appeler papa et de voir Yuri comme sa sœur, mais Shōta refuse. Le groupe apprend que Yuri est recherchée par la police ; ses cheveux sont coupés, ses vieux vêtements sont brûlés et elle adopte une nouveau prénom : Rin.

Hatsue visite le fils du second mariage de son ex-époux. Le fils et sa femme croient qu'Aki, leur fille, vit en Australie. Au moment de partir, le fils tend une enveloppe. Dehors, Hatsue compte et se plaint à voix haute que c'est le même montant que le mois passé. Le groupe se rend à la plage ; Hatsue dit combien elle est heureuse de savoir qu'elle ne mourra pas seule. À la maison, elle meurt dans son sommeil. Osamu et Nobuyo l'enterrent sous la maison. Le groupe détourne la pension de la morte sans en informer les autorités.

Osamu vole un sac à main dans un véhicule. Shōta exprime des doutes, jugeant que ce vol brise leur code de conduite. De plus en plus rongé par le remords de faire participer Yuri aux vols, Shōta vole des fruits dans une épicerie tout en courant hors du magasin. Cerné, il se jette d'un pont et se brise une jambe.

Osamu et Nobuyo se rendent à l'hôpital où est soigné Shōta, mais leurs réponses évasives et leur fuite éveillent les soupçons de policiers. Le soir, fuyant leur maison avec Yuri et Aki, ils sont capturés. La police découvre que Rin était portée disparue et met au jour la tombe de Hatsue. Des policiers informent Shōta que sa famille s'enfuyait en l'abandonnant. D'autres informent Aki qu'Osamu et Nobuyo ont tué l'ex-mari de Nobuyo, un homme violent, par passion et que Hatsue recevait de l'argent des parents d'Aki.

Nobuyo s'accuse de tous les crimes et est condamnée à la prison pour quelques années. Shōta est placé dans un orphelinat. Osamu et Shōta rendent visite à Nobuyo en prison ; elle révèle au garçon le lieu, la marque de voiture et sa couleur, ce qui lui permettra de trouver ses parents biologiques. Shōta décide de dormir chez Osamu, à l'encontre des règles de l'orphelinat. Osamu confirme que le groupe voulait s'enfuir en l'abandonnant. Le lendemain matin, au moment de partir, Shōta révèle qu'il voulait être capturé et appelle Osamu « papa » pour la première fois. Yuri a été retournée à ses parents biologiques, qui continuent de la négliger.

Fiche technique

  • Titre original : 万引き家族 (Manbiki kazoku?)
  • Titre français : Une affaire de famille
  • Titre anglais : Shoplifters
  • Réalisateur : Hirokazu Kore-eda
  • Assistant réalisateur : Shōichi Morimoto
  • Scénario : Hirokazu Kore-eda
  • Directeur de la photographie : Ryūto Kondō
  • Décors : Keiko Mitsumatsu, Akiko Matsuba
  • Montage : Hirokazu Kore-eda, assisté de Takuya Onodera
  • Musique : Haruomi Hosono
  • Son : Tomita Kazuhiko
  • Sociétés de production : Fuji Television Network, GAGA Communications, AOI
  • Sociétés de distribution : GAGA (Japon), Le Pacte (France)
  • Pays d'origine : Japon
  • Genre : drame
  • Durée : 121 minutes
  • Dates de sortie :

Distribution

  • Lily Franky : Osamu Shibata, le faux père
  • Sakura Andō : Nobuyo Shibata, la fausse mère
  • Mayu Matsuoka : Aki Shibata, l'escort-girl
  • Kirin Kiki : Hatsue Shibata, la grand-mère
  • Kairi Jyo : Shota Shibata, le garçon
  • Miyu Sasaki : Yuri Hojo (ou Rin), la petite fille recueillie
  • Kengo Kora : Takumi Maezono, le commissaire de police
  • Sōsuke Ikematsu : monsieur n°4
  • Chizuru Ikewaki : Kie Miyabe
  • Yuki Yamada
  • Yōko Moriguchi : la vraie mère d'Aki
  • Akira Emoto : le vendeur de la superette
  • Naoto Ogata : le vrai père d'Aki
  • Moemi Katayama
  • Daisuke Kuroda

Sortie

Accueil critique

En France, le site Allociné propose une moyenne de 4,5/5 à partir de 39 critiques de presse.

Pour Thomas Sotinel du Monde, « Hirokazu Kore-eda construit un récit rigoureux fait de dévoilements successifs, de retournements bouleversants, mis en scène avec la grâce qu'on lui connaît, augmentée cette fois d’une vigueur sensuelle inédite. »[3].

Pour Cécile Mury de Télérama, « Le cinéaste Hirokazu Kore-eda, chouchou de la Croisette, n'a pas déçu avec ce drame familial. Sa subtilité, son art de détricoter les apparences et la magnifique interprétation des comédiens ressurgissent dans cette œuvre, l'une des meilleures de sa filmographie. »[4].

Pour Etienne Sorin du Figaro, « Kore-eda, à 56 ans, signe avec Une affaire de famille l'un de ses plus beaux films, sinon le plus beau. »[5].

Box-office

Distinctions

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. Cécile Mury, « Cannes 2018 - Kore-eda signe Une affaire de famille, qui s'apparente à la perfection », sur Télérama, (consulté le 15 mai 2018).
  2. Thomas Sotinel, « « Une affaire de famille » : l’amour à la dérobée », sur Le Monde, (consulté le 27 janvier 2019).
  3. Cécile Mury, « Cannes 2018 - Kore-eda signe “Une affaire de famille”, qui s’apparente à la perfection », sur Télérama, (consulté le 27 janvier 2019).
  4. Etienne Sorin, « La palme d'or Une affaire de famille, le plus beau film de Kore-eda », sur Le Figaro, (consulté le 27 janvier 2019).
  5. JP-Boxoffice.com ; page du film Une affaire de famille, consulté le 26 janvier 2019.
  6. (en) « '3 Faces', 'Shoplifters' win top prizes at Antalya Film Festival », sur screendaily.com, (consulté le 13 octobre 2018)

Voir aussi

Bibliographie

  • Ariane Allard, « Cannes 2018 : Une affaire de famille », Positif, no 689-690, Paris, Institut Lumière/Actes Sud , juillet-août 2018, p.88, (ISSN 0048-4911)
  • Jean Escarton, « Une affaire de famille » V.O. Version Originale N°74, Paris, décembre 2018, p.6
  • Jean-Dominique Nuttens, « Ce qui nous lie », Positif, no 694, Paris, Institut Lumière/Actes Sud , décembre 2018, p.29-30, (ISSN 0048-4911)
  • Propos d'Hirokazu Kore-eda recueillis par Stéphane Goudet et Hubert Niogret, « Liens du sang ou liens du temps ? », Positif, no 694, Paris, Institut Lumière/Actes Sud , décembre 2018, p.31-34, (ISSN 0048-4911)
  • Nathalie Chifflet, « Bons, brutes et truands », Le Républicain Lorrain, Groupe Républicain Lorrain Communication, Woippy, 12 décembre 2018, p.21, (ISSN 0397-0639)

Liens externes