Troisième cohabitation

Troisième cohabitation
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Jacques Chirac
Président de la République
Lionel Jospin
Premier ministre
RPR Parti socialiste
Première cohabitation
Deuxième cohabitation

La troisième cohabitation s'étend de 1997 à 2002. Elle se déroule dans un contexte politique qui diffère de celui des deux premières. En premier lieu, elle n'était pas attendue – donc pas préparée par les principaux acteurs, à l'inverse des précédentes – car elle est la conséquence d'une dissolution surprise de l'Assemblée nationale un an avant l'échéance législative de 1998. Elle débute à peine deux ans après le début du septennat présidentiel et se poursuit jusqu'à la fin du mandat présidentiel.

Le contexte

Deux ans après son élection à la présidence de la République et tandis que la majorité parlementaire soutenant le gouvernement Alain Juppé est écrasante – mais non dénuée de divisions –, Jacques Chirac estime que les échéances à venir et les réformes en cours nécessitent « une majorité ressourcée et disposant du temps nécessaire à l'action » et « qu'il faut, dès maintenant, aller plus loin sur le chemin des changements. Il faut que l'action politique monte en puissance pendant les cinq années qui viennent. Pour réussir, la France a besoin d'un nouvel élan. Cet élan ne peut être donné que par l'adhésion, clairement exprimée, du peuple français » (déclaration télévisée, 21 avril 1997)[1].

Les faits

La troisième période de cohabitation est ouverte par la nette victoire – majorité absolue – de la « gauche plurielle » (PS, PCF, radicaux de gauche, MDC, Les Verts) aux élections législatives des 25 mai et 1er juin 1997. Le 2 juin 1997, Jacques Chirac nomme au poste de Premier ministre, Lionel Jospin.

La fin de la cohabitation

Selon La Documentation française[2] :

« À l’approche du scrutin présidentiel d'avril 2002, auquel il se représente, Jacques Chirac précise ses critiques. Si le 14 juillet 1999, il avait qualifié la cohabitation de « constructive », deux ans plus tard, il dénonce le « manque de volonté d'agir » du gouvernement « en matière de sécurité » et son « immobilisme » concernant les réformes à entreprendre (14 juillet 2001). »

Le 21 avril 2002, Jacques Chirac arrive en tête au premier tour de l'élection présidentielle, avec un score relativement faible pour un Président sortant (19,9 % des suffrages exprimés). Le contexte très particulier du second tour, du fait de la présence de Jean-Marie Le Pen, lui assure une réélection triomphale (82,2 %). Un mois plus tard, au scrutin législatif, l'Union pour un mouvement populaire (UMP) obtient la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale. C'est la fin de la troisième cohabitation.

Notes et références

  1. [vidéo] « Déclaration de Jacques Chirac dissolution de l'Assemblée Nationale », sur ina.fr, France 2,‎ (consulté le 23 mars 2014)
  2. « 1997-2002 : une cohabitation surprise », sur ladocumentationfrancaise.fr,‎ (consulté le 23 mars 2014)

Voir aussi

Articles connexes