Transport ferroviaire en Mauritanie

Tracé de la ligne
Train du chemin de fer de Mauritanie en gare de Nouadhibou

Le Transport ferroviaire en Mauritanie se limite à une ligne à voie unique, longue de 704 kilomètres qui relie les mines de fer de Zouerate au port minéralier de Nouadhibou. Cette ligne, à écartement standard, construite pour la MIFERMA, et mise en service en 1963, est exploitée par une société publique, la Société nationale industrielle et minière (SNIM).

Particularité de la ligne

En partant de l'océan, en allant d'ouest en est, la voie ferrée suit la frontière mauritanienne avec le Sahara occidental, jusqu'à Choum puis remonte vers le nord. Avant 1978, elle traversait la montagne Choum par un tunnel, mais celui-ci est maintenant fermé et le terrain est difficile et actuellement elle contourne ce passage en pénétrant sur 5 km dans le territoire du Sahara occidental.

Exploitation

Les trains, dont la longueur peut atteindre 2,5 km[1] , sont constitués de 3 ou 4 locomotives diesel-électrique General Motors de 3 300 CV, de 200 à 210 wagons-trémies pour le minerai de fer, d'une charge utile de 84 tonnes, et d'un nombre variable de wagons de service. Six nouvelles locomotives perfectionnées et encore plus puissantes type SD-70-ACS de 4 500 CV construites par EMD (La Grange, Illinois) sont arrivées en 2013 en renfort de l'ancien parc.

Le trafic annuel s'élève à environ 16,6 milliards de tonnes-km.

À certains trains sont attelés des voitures à voyageurs (ainsi que des wagons plats pour le transport des automobiles). Ces services quotidiens sont gérés par une filiale de la SNIM, la société ATTM (Société d'assainissement, de travaux, de transport et de maintenance). Ils desservent notamment la localité de Choum, à 460 km de Nouadhibou.

Une ou deux rames appelées « train du désert » sont régulièrement mises en service entre Choum et Zouerate dans un but touristique. Elles sont en général constituées d'une ou deux voitures voyageurs remorquées par une des anciennes locomotives diesel CC Alsthom du parc de la SNIM.

Une brigade spéciale existe pour faire traverser le sable d'un côté à l'autre de la voie. Le travail se fait à la pelle. L'importance stratégique de ce chemin de fer exige de le soigner. Les rails sont régulièrement rectifiés (avec une motrice meuleuse) ou remplacés. Recevoir un train si lourd entraîne beaucoup d'usure.

Notes et références

  1. « The ore train » [archive du ], Société Nationale Industrielle et Minière (consulté le 17 décembre 2008)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Railways », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 424-426 (ISBN 9780810855960)
  • Lucie Dejouhanet, « Le chemin de fer en Mauritanie. Composant d'un modèle minier ou moyen de développement d'une région ? », in Jean-Louis Chaléard et Chantal Chanson-Jabeur (dir.), Le chemin de fer en Afrique, Karthala, Paris, PRODIG, SEDET, 2006, p. 293-306 (ISBN 2-84586-643-7)