Transphobie

Militante trans à une manifestation contre la transphobie à Paris en France, .

La transphobie correspond à l'hostilité ou aux différents types de discriminations envers les personnes transgenres.

La transphobie peut se manifester sous forme de violences physiques (agressions, crime de haine, viols, ou meurtres) ou verbales, ou de comportements discriminatoires (discrimination à l'embauche, au logement, ou encore à l'accès aux traitements médicaux).

Karine Espineira et Arnaud Alessandrin ont distingué les figures « relationnelles » et « institutionnelles » de la transphobie[1],[2],[3]. La transphobie « relationnelle » peut être directe (rejet) ou indirecte (découlant des a priori cis-genrés, ou cisnormativité). La transphobie « institutionnelle » est le résultat de systèmes médicaux-légaux qui rendent les personnes trans particulièrement vulnérables.

Transphobie relationnelle

Enquêtes

Les résultats publiés en 2011 d’une enquête de l'organisation américaine National Center for Transgender Equality  auprès de 6 450 personnes trans illustrent les conditions de vie dramatiques des personnes trans aux États-Unis, dont certains aspects seraient des conséquences de la transphobie dont elles font l'objet. La même association consacre des rapports aux personnes transgenres afro-américaines, latinos, asio-américaines ou océano-américaines, montrant que ces populations sont particulièrement touchées par les discriminations. 15 % des personnes sondées vivent dans une extrême pauvreté, avec un revenu inférieur à 10 000 $ par an (comparé à 4 % de la population totale des États-Unis). 41 % des personnes interrogées ont tenté de se suicider (contre 1,6 % de la population générale). 80 % des personnes qui exprimaient leur transidentité à l’école y ont été harcelées, 35 % y ont subi des violences physiques. Le taux de chômage des trans est deux fois supérieur à celui dans la population générale (quatre fois en ce qui concerne les personnes trans non blanches). 74 % des répondants ont été discriminés dans leur travail, 19 % dans le cadre de l’accès au logement, 53 % dans un commerce, 19 % dans un cadre médical. 57 % ont été rejetés par leur familles. Pour les personnes interrogées qui avaient transitionné, 41 % n’avaient toujours pas de documents d’identité en accord avec leur identité de genre. L’infection par le VIH était quatre fois plus fréquente que dans la population générale[4].

En 2013, l'agence des droits fondamentaux de l'Union européenne a réalisé une enquête auprès de 97 000 personnes de l'Union européenne et de la Croatie[5],[6],[7] ; parmi les 6 700 personnes trans qui ont répondu, 3 sur 10 ont déclaré avoir été victimes de violence ou de menaces de violence à plus de trois reprises au cours de l’année écoulée.

D’après les résultats d’un enquête réalisée en France en 2014, l’immense majorité des personnes trans ont été victimes de transphobie, mais « plus de 96 % des personnes ayant subi des comportements transphobes n’ont pas porté plainte »[1],[3].

Violences physiques

Manifestation contre la transphobie à Paris en France, .

En 2000, la Commission contre les crimes de haine pour homophobie recensait à peu près quinze assassinats de personnes trans par mois au Mexique[8].

Des personnes trans ont été arrêtées arbitrairement au Venezuela en 2002, alors que par ailleurs d'autres personnes trans sont assassinés[9].

Amnesty International a dénoncé en 2005 les violences policières exercées sur des personnes trans aux États-Unis.

Au Portugal, en 2006, une femme trans brésilienne a été torturée et violée, puis abandonnée dans un puits, où elle est morte[11]. La non-incrimination de meurtre a provoqué plusieurs réactions de la part des organisations homosexuelles, relayées par les médias[12].

Au Danemark, en 2012, une femme trans d'origine guatémaltèque venue pour trouver l'asile a été placée dans un centre de rétention réservé aux hommes, et y a été violée. Les autorités danoises n’admettent pas le droit d'asile en raison de l'identité de genre et elle est maintenant en danger d'expulsion[13].

En France, Mylène a été assassinée à Limoges en 2013[14] et la responsable Île-de-France de l'Association nationale transgenre a été agressée en 2017[15].

Les violences sont souvent liées aux discriminations dont sont victimes les personnes trans : sans emploi ou en situation précaire, invisibles, travailleurs du sexe contre leur volonté, leur vulnérabilité en fait des cibles faciles pour les actes de violence. Cela est particulièrement vrai dans les prisons[16],[17], y compris en France[18],[19] où la loi indique que « Les hommes et les femmes [selon leur état civil] sont incarcérés dans des établissements distincts »[20].

Maltraitance médiatique

Karine Espineira a étudié la représentation des trans dans les médias français[3],[21], qu'on peut illustrer par le traitement du meurtre de Mylène à Limoges en 2013[14] : publication dans les rubriques « faits divers », utilisation d'une terminologie systématiquement pathologisante et ignorante (« travesti ») et mention presque systématique d'une identité masculine (et erreurs sur les pronoms). Et dans le cas du traitement des questions juridiques : importance donnée à la parole des médecins et ignorance des textes sur les droits humains (ONU, Conseil de l'Europe).

L'association Trans Media Watch s'assure que les personnes trans et intersexes « sont traitées avec exactitude, dignité et respect par les médias au Royaume-Uni ». En France, l'Association des journalistes LGBT a le même objectif. Des associations francophones (TRANS INTER action en France et Genres pluriels en Belgique) ont rédigé des “chartes de respect” à destination des journalistes[22],[23].

Discriminations

Dr Camille Cabral, une militante trans participant à une manifestation contre la transphobie à Paris en France, .

Il est parfois difficile pour des personnes trans de trouver un emploi lorsque leur état civil (mention du sexe sur leurs papiers d'identité ou numéro d'inscription au répertoire des personnes physiques sur leur carte de sécurité sociale) ne correspond pas à leur apparence[24]. Les personnes en transition peuvent susciter le rejet lors de toutes sortes de démarches. Si des lois contre la discrimination sont passées dans la Communauté européenne, dans plusieurs pays, de tels dispositifs législatifs n'existent pas encore.

Les discriminations sont liées aux préjugés sur les personnes trans, qui subissent notamment l'homophobie par confusion entre transidentité et homosexualité (voir : dénigrement trans). Elles peuvent aussi consister en un refus de prendre en compte l'identité de genre de ces personnes, même au sein des minorités sexuelles ou dans les milieux militants. Des féministes non-mixtes / non inclusives ont ainsi exclu des femmes parce qu'elles avaient été assignées homme à la naissance[25],[26],[27]. De même, des personnes trans ont pu subir un rejet de la part d'homosexuels qui ne les considéraient pas comme des hommes ou des femmes à part entière (qu'ils soient MtF ou FtM).

Cisgenrisme

Les mots anglais « transperson », « transphobia » et « cisgender » ne sont entrés dans le dictionnaire de référence de la langue anglaise (l’OED) qu’en 2013 et 2015[28],[29], et le mot « trans » dans le dictionnaire francophone Le Robert en 2019[30]. Pour Gaëlle Krikorian, dans l’entrée « transphobie » du « Dictionnaire de l’homophobie »[31], ce retard illustre de quelle façon le vocabulaire officiel hétérosexiste contribue à invisibiliser les personnes trans et les violences qu’elles subissent.

Certains auteurs, inspirés des critiques qui ont été faites à la notion d'homophobie et son remplacement par d'autres notions, comme celle d'hétéronormativité ou d'hétérosexisme, ont critiqué la notion de transphobie pour son caractère individualiste et pathologisant, ancré dans la phobie individuelle plutôt que la dimension structurelle de l'oppression des personnes trans[32]. Des termes comme cisnormativité et cisgenrisme servent ainsi à remplacer la notion de transphobie. Alexandre Baril[33] écrit : « Le cisgenrisme est un système d’oppression qui touche les personnes trans, parfois nommé transphobie. Il se manifeste sur le plan juridique, politique, économique, social, médical et normatif. Dans ce dernier cas, il s’agit de cisgenrenormativité. Je préfère la notion de cisgenrisme à celle de transphobie, car elle s’éloigne des origines pathologiques et individuelles de la « phobie » »[34].

Transphobie institutionnelle

Gaëlle Krikorian note dans l’entrée « transphobie » du « dictionnaire de l’homophobie » que la soumission des trans au pouvoir médical et au pouvoir juridique illustre une forme d’institutionnalisation de la transphobie[31]. Les personnes trans sont exposées à la « transphobie ordinaire » dans de nombreuses situations (école, famille, etc.) ou à l’occasion d’actes simples ou administratifs : faire renouveler une carte d’identité ou un titre de séjour, aller chercher un colis à la poste, obtenir des soins[35]. L'association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres (WPATH) a publié en 2017 un communiqué affirmant que chaque frein à la reconnaissance du genre d'une personnes trans (cela vaut aussi si elle est mineure ou incarcérée) met en danger sa santé physique et mentale[36].

Juridique

Le fait que le changement d’état civil est conditionné à la stérilisation (en France jusqu’en 2016 et encore dans de nombreux autres pays) montre que la personnes trans est considérée comme une « menace »[31]. Françoise Sironi estime que c’est « probablement pour que l’hétérosexualité reste le seul régime acceptable, dans lequel une grossesse puisse avoir lieu[37] ». Pau Credo Walters, dans l’entrée « Stérilisation forcée » de la « Transyclopédie », considère que ces systèmes médicaux-légaux ont pour fonction de « marquer et punir les transgressions de genre »[38]. Le Conseil de l'Europe a adopté le une résolution garantissant le droit des personnes transgenres à obtenir « des documents officiels reflétant l'identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d'autres procédures médicales »[39]. Le Conseil de l'Europe s'indigne une nouvelle fois des stérilisations forcées des personnes trans (entre autres groupes de personnes particulièrement ciblés) en 2013[40] et en 2015[41]. L'Organisation des Nations Unies s'est prononcée en 2015 contre la stérilisation forcée des personnes trans[42].

En France, un rapport de la Haute Autorité de santé de 2010[43] relève que la situation des personnes trans est « confuse », « inégalitaire », comprenant des « risques d’arbitraire », et « manquant d’un cadre juridique minimum »[44]. Le , l'identité sexuelle a été reconnue comme critère de discrimination par la législation française[45]. La Commission nationale consultative des droits de l'homme a publié le un avis proposant notamment la déjudiciarisation partielle de la procédure de changement d'état-civil, la déconnexion entre la procédure médicale et judiciaire ainsi que le remplacement de l'expression « identité sexuelle » par « identité de genre »[46]. La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle du 18 novembre 2016 a modifié la procédure de changement d'état civil (mais sans la déjudiciariser) et a fait apparaître l'« identité de genre » dans les critères de discrimination[47].

Psychiatrique

Le médecin psychiatre Harry Benjamin introduit le terme « transsexuel » en 1953[48]. En 1980, le troisième Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) décrit le trouble appelé « transsexualisme », devenu « trouble de l'identité de genre » (« gender identity disorder ») dans le DSM IV et « dysphorie de genre » dans le DSM V[49]. Certains psychiatres vont jusqu'à considérer la transidentité comme une psychose.

Depuis les années 1950, des personnes trans demandent à la médecine de les aider à changer d’apparence (voir l'histoire de Christine Jorgensen). L'apparence, la prise d'autonomie[51] et dans certains pays le changement d'état civil de la personne trans sont suspendus aux décisions prises par (ou dans le meilleur des cas, avec) les médecins. Cependant, Amnesty International considère que l’évaluation de la transidentité par les équipes médicales françaises implique des protocoles « longs et humiliants »[52], et la psychologue clinicienne Françoise Sironi a décrit la « maltraitance théorique » induite par certaines démarches thérapeutiques inadéquates[37],[53]; elle évoque en prenant l’exemple de Colette Chiland l’hostilité de certains de ses confrères à l’égard des personnes trans qui les consultent, hostilité « liée à un rejet moral de même nature que le racisme, [appelé] transphobie », qui relève de « contre-transferts haineux ou effrayés (…) face au vécu insolite de leurs patients[37]. »

Le champ lexical de la souffrance est omniprésent dans le discours médical : « tous souffrent » selon Colette Chiland. À cette idée que la souffrance est caractéristique de la transidentité, Judith Butler oppose que « s’entendre dire que votre vie genrée vous condamne à une vie de souffrance est en soi inexorablement blessant. C’est une parole qui pathologise et la pathologisation fait souffrir[55] ».

Les Principes de Yogyakarta refusent la classification psychiatrique de la transidentité[56] et ses « Annotations de jurisprudence sur les Principes de Jogjakarta » dénoncent le fait que le diagnostic comme maladie mentale de l'identité sexuelle différente de son sexe biologique ait causé les maltraitances médicales. Le rapport annuel sur les droits fondamentaux dans l'Union européenne adopté en 2018 encourage les états membres à dépathologiser entièrement le parcours de changement d'état civil des personnes trans et à « empêcher que la variance de genre dans l’enfance ne devienne une nouvelle pathologie dans la classification internationale des maladies »[57]. En France, le Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre publié en 2012 par le ministère des Droits des femmes affirmait que « la France soutiendr[ait] les efforts visant à obtenir une déclassification du “transsexualisme” de la liste des maladies mentales établie par l’organisation mondiale de la santé (OMS)[58] » (la classification internationale des maladies, CIM).

IDAHO devient IDAHOT

Des militantes trans à la Marche des fiertés de Paris en France, juin 2005.

En 2009, le comité IDAHO qui coordonne la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie a lancé une campagne qui avait pour mot d'ordre : « Refusons la transphobie, Respectons l'identité de genre ». Le texte a été signé par plusieurs prix Nobel[59], et par 300 associations issues de 75 pays à travers le monde[60].

La même année, la « Journée mondiale de lutte contre l'homophobie » devient « Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie » (IDAHOT, International Day Against Homophobia and Transphobia). Cependant, Karine Espineira estime que l'inscription de la transphobie à la suite de l'homophobie dans le nom de cette journée mondiale de lutte est ambivalente : elle fait courir un risque d'invisibilisation à la journée du souvenir trans[61].

Notes et références

  1. a et b « Plus de 96 % des victimes de transphobie ne portent pas plainte, selon une enquête », Yagg.com,‎ (lire en ligne).
  2. Arnaud Alessandrin, « La transphobie en France : entre insuffisance du droit et multiplication des expériences discriminantes », Cahiers du Genre,‎ (lire en ligne).
  3. a, b et c Alessandrin et Espineira 2015.
  4. (en) « The National Transgender Discrimination Survey Report », sur endtransdiscrimination.org, .
  5. « Présentation des résultats de la plus vaste enquête jamais réalisée sur les crimes de haine et la discrimination à l’égard des personnes LGBT », sur fra.europa.eu, .
  6. (en) « EU LGBT survey - European Union lesbian, gay, bisexual and transgender survey - Results at a glance », sur fra.europa.eu, .
  7. Publications Office of the European Union, « Enquête sur les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres dans l’Union européenne : les résultats en bref. », (DOI 10.2811/37913, consulté le 10 février 2018).
  8. ILGA.
  9. (en) « World Organisation Against Torture », sur omct.org, (consulté le 5 août 2018).
  10. TGEu.
  11. BBC Brazil.
  12. « Danemark: une campagne pour stopper l’expulsion d’une femme trans vers le Guatemala », sur yagg.com, .
  13. a et b « A Limoges, la nuit a perdu sa "reine" », Libération,‎ (lire en ligne).
  14. « Transgenre, j'ai été violemment agressée pour ce que je suis », L'express,‎ (lire en ligne).
  15. « Faut-il réserver des prisons aux transsexuels ? », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  16. « New York : une femme trans violée dans une prison d'hommes reçoit un dédommagement historique », KOMITID,‎ (lire en ligne).
  17. « Isolées, insultées, violées : le calvaire des femmes transgenres en prison », BuzzFeed,‎ (lire en ligne).
  18. (en) « The Plight Of Trans Women In Prison », BuzzFeed,‎ (lire en ligne).
  19. Article D248 du Code de procédure pénale.
  20. Espineira 2008.
  21. « Charte Média de lutte contre la Transphobie » [PDF], sur trans-inter-action.fr.
  22. « Charte Trans respect avec les Médias », sur http://www.genrespluriels.be/.
  23. Axel Delmotte, « les docteurs et la loi », sur Vacarme, (consulté le 1er mai 2018).
  24. Au Festival de musique féminine du Michigan, dans les années 1990 : Étude d'Aaron Devor, ou dans un bar lesbien de Paris en 1999.
  25. Alexandre Baril, « Sexe et genre sous le bistouri (analytique) : interprétations féministes des transidentités », Recherches féministes,‎ , p. 12-141 (lire en ligne).
  26. Alexandre Baril, « Quelle place pour les femmes trans au sein des mouvements féministes? », Spirale,‎ , p. 39-41 (lire en ligne).
  27. (en) « New words list June 2013 », sur oed.com.
  28. (en) « New words notes December 2015 », sur oed.com.
  29. « Queer, grossophobie et racisé.e font leur entrée dans le dictionnaire », KOMITID,‎ (lire en ligne).
  30. a, b et c Dictionnaire de l'homophobie, PUF, 2003, article « Transphobie ».
  31. Alexandre Baril, La normativité corporelle sous le bistouri : (re)penser l’intersectionnalité et les solidarités entre les études féministes, trans et sur le handicap à travers la transsexualité et la transcapacité, Université d'Ottawa, , 396-401 p. (lire en ligne), Thèse de doctorat.
  32. « Portrait : Alexandre Baril, au-delà des idées préconçues », La Rotonde,‎ (lire en ligne).
  33. Alexandre Baril, « Sexe et genre sous le bistouri (analytique) : interprétations féministes des transidentités », Recherches féministes,‎ , p. 121 (lire en ligne).
  34. « Dans les pas d’une personne trans », La Marseillaise,‎ (lire en ligne).
  35. (en) « WPATH Identity Recognition Statement », sur http://www.wpath.org/, .
  36. a, b et c Sironi 2011.
  37. Karine Espineira, Maud-Yeuse Thomas et Arnaud Alessandrin, La Transyclopédie : tout savoir sur les transidentités, Des Ailes sur un tracteur, (ISBN 1-291-10322-8, OCLC 851921127).
  38. « Résolution 1728 (2010) du conseil de l'europe. Discrimination sur la base de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre », .
  39. « Résolution 1945 (2013) du conseil de l'Europe. Mettre fin aux stérilisations et castrations forcées », .
  40. « Résolution 2048 (2015) du conseil de l'Europe. La discrimination à l’encontre des personnes transgenres en Europe », .
  41. (en) « Citing ‘pervasive abuse,’ new UN report presents recommendations on protecting LGBT rights », sur news.un.org,  : « End abusive therapies and treatments to which LGBT people are often subjected -- including so-called "conversion” therapy, forced sterilization of transgender persons and certain medical procedures on intersex children. ».
  42. HAS, Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France, novembre 2009.
  43. « Trans en France, mauvais genre », Libération, 19/02/2010.
  44. « Le Défenseur des Droits : L'identité sexuelle », sur defenseurdesdroits.fr.
  45. La CNCDH souhaite rétablir la dignité des trans, 27/06/2013.
  46. « Article 225-1 du Code Pénal », sur www.legifrance.gouv.fr/.
  47. (en) Harry Benjamin, « Transvestism and Transsexualism », International Journal of Sexology,‎ , n°7, p.12-4.
  48. (en) « Gender Dysphoria: DSM-5 Reflects Shift In Perspective On Gender Identity », Huffingtonpost,‎ (lire en ligne).
  49. Judith Butler, « Dégiagnostiquer le genre », dans Défaire le genre, Editions Amsterdam, (ISBN 978-2-35480-099-4).
  50. Amnesty International France, « Contribution écrite au gouvernement concernant les violences et les discriminations basées sur l’identité de genre », .
  51. Françoise Sironi, « Maltraitance théorique et enjeux contemporains de la psychologie clinique », Pratiques Psychologiques, vol. 4, no 3,‎ , p. 3-13.
  52. Arnaud Alessandrin, « Transidentités : de la « souffrance » aux « épreuves » », L'Information psychiatrique, vol. 89, no 3,‎ , p. 217–220 (DOI 10.3917/inpsy.8903.0217).
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  56. « Refusons la transphobie, respectons l'identité de genre ! », sur lemonde.fr, .
  57. « Les trans sont des cibles aisées », sur liberation.fr, .
  58. Karine Espineira, Genre! L'essentiel pour comprendre, Des ailes sur un tracteur, (ISBN 9791090286146), Transphobie, page 71.

Voir aussi

Bibliographie

  • Arnaud Alessandrin et Karine Espineira, Sociologie de la transphobie, Maison des sciences de l'homme d'Aquitaine, (ISBN 2-85892-452-X).
  • Karine Espineira, La Transidentité, De l'espace médiatique à l'espace public, Paris, L'Harmattan, coll. « Champs visuels », (ISBN 978-2-296-06097-5).
  • Karine Espineira, Maud-Yeuse Thomas et Arnaud Alessandrin, La Transyclopédie : tout savoir sur les transidentités, Des Ailes sur un tracteur, (ISBN 978-1-291-10322-9, OCLC 851921127).
  • (en) Viviane Namaste , Invisible Lives, The Erasure of Transsexual and Transgendered People, Chicago, Chicago University Press, .
  • Pat Califia, Le Mouvement transgenre, changer de sexe, Paris, EPEL, coll. « les grands classiques de l’érotologie moderne », .
  • Marie-Hélène Bourcier, Sexpolitiques, La Fabrique, (ISBN 2-913372-44-9).
  • (en) Kylar W. Broadus, Judith Butler, Mauro Cabral, Dallas Denny , Taylor Flynn, Phyllis Frye , Julie A. Greenberg, Morgan Holmes , Bennett H. Klein, Jennifer L. Levi, Ruthann Robson , Nohemy Solórzano-Thompson, Dean Spade , Kendall Thomas, Paula Viturro et Willy Wilkinson , Transgender Rights, University of Minnesota Press, (ISBN 978-0816643127).
  • Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot (préf. Martin Winckler), Changer de sexe : Identités transsexuelles, Le Cavalier bleu, .
  • Alexandre Baril, « Transsexualité et privilèges masculins : fiction ou réalité? », dans L. Chamberland, B. Frank et J.L. Ristock (dir.), Diversité sexuelle et constructions de genre, Québec, Presses de l’Université du Québec, (lire en ligne), p. 263-295.
  • Alexandre Baril, « Sexe et genre sous le bistouri (analytique) : interprétations féministes des transidentités », Recherches féministes, vol. 28, no 2,‎ , p. 121-141 (lire en ligne).
  • Françoise Sironi, Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres, Paris, Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-2583-5)
Clarisse Fabre, « “Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres”, de Françoise Sironi : identités “trans” », Le Monde,‎ (lire en ligne)
Colette Chiland, « Note à propos du livre de Françoise Sironi, Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres, Paris, Odile Jacob, 2011. » (consulté le 30 janvier 2018)

Articles connexes

Liens externes

  • Rapport d'Amnesty International : « À cause de ce que je suis » homophobie, transphobie et crimes de haine en Europe - 19 septembre 2013
  • « Les droits fondamentaux des personnes transgenres doivent être pleinement respectés » plaide le Commissaire Hammarberg, Conseil de l'Europe, 29/07/2009