Traité de Whitehall

Traité de Whitehall

Le Traité de Whitehall, signé le [1],[2] entre les Britanniques et les colons de Saint-Domingue, la Martinique et la Guadeloupe, permet aux colons français de combattre les troupes révolutionnaires et l'émancipation des noirs, et aux Britanniques de récupérer la lucrative fiscalité sur les plantations françaises de canne à sucre.

La révolte des esclaves de Saint-Domingue, qui représente alors la moitié de la production mondiale de coton et de café et un tiers de celle de sucre, change en effet la donne économique mondiale.

L'un des négociateurs est Pierre-Victor Malouet, un planteur de Saint-Domingue qui fut par ailleurs membre du Tiers-État, et qui a émigré en 1792 à Londres. Parmi les signataires, la plupart animeront ensuite la communauté des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique.

Sur un plan plus officiel, les accords de Whitehall du 19 février sont signés avec la couronne britannique par Ignace-Joseph-Philippe de Perpigna et Louis de Curt pour la Guadeloupe et pour la Martinique par Louis-François Dubuc, grand planteur sucrier élu président de l'assemblée coloniale créée à la Martinique en 1787[3]. Le traité de Londres du 25 février, pour Saint-Domingue, est lui signé par Pierre-Victor Malouet, avec Henry Dundas, secrétaire d’État britannique aux colonies[4].

Le Traité de Whitehall fut suivi par la « capitulation de la grande Anse » le 3 septembre 1793. Par ce traité, les Britanniques s’engagent vis-à-vis des Français à maintenir l’esclavage en échange du contrôle de l'île. Au 19 septembre, 500 soldats britanniques sont accueillis à Jérémie et au môle Saint-Nicolas le 22 septembre. Les royalistes livrent dans la foulée Saint-Marc, L’Arcahaie, Le Grand-Goâve, Tiburon et Léogâne. Pierre Venant de Charmilly se présente à Grande Anse, entouré d'officiers et de troupes britanniques le 19 septembre 1793.

Notes et références

  1. Henri Joucla, Le conseil supérieur des colonies et ses antécédents : avec de nombreux documents inédits et notamment les procès-verbaux du comité colonial de l'assemblée constituante, Paris, du monde moderne, , p. 130 avec contenu de la lettre de Henry Dundas
  2. Henry Lémery, Martinique, terre française, G.P. Maisonneuve, , p. 32
  3. http://www.erudit.org/revue/haf/1955/v8/n4/301677ar.pdf
  4. http://classiques.uqac.ca/classiques/lemery_henry/revol_fr_martinique/revol_fr_martinique_biographies.html

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