Toulouse-le-Château

Toulouse-le-Château
Tour, église et vignoble à Toulouse-le-Château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Bletterans
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Haute Seille
Maire
Mandat
Marie-Paule Ponthieux
2014-2020
Code postal 39230
Code commune 39533
Démographie
Gentilé Toulousiens
Population
municipale
216 hab. (2014 en augmentation de 2,37 % par rapport à 2009)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 26″ nord, 5° 35′ 16″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 352 m
Superficie 4,16 km2
Localisation

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Toulouse-le-Château

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Toulouse-le-Château
Fichier:Vue Toulouse-le-Château.JPG
Vue depuis Toulouse-le-Château un soir orageux

Toulouse-le-Château est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants de Toulouse-le-Château se nomment les Toulousiens, et non les Toulousains.

Géographie

Communes limitrophes

Rose des vents Monay Rose des vents
Sellières N Darbonnay
O    Toulouse-le-Château    E
S
Mantry Saint-Lamain

Histoire

Entre 1790 et 1794, Toulouse absorbe la commune éphémère de Fangy[1].

En 1938, Toulouse prend officiellement le nom de Toulouse-le-Château'[2].

Économie

Toulouse-le-Château et son vignoble

Toulouse-le-Château est un petit village agricole (polyculture) et viticole: il est classé dans l'appellation Côtes du Jura.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Camille Martin    
mars 2001 mars 2008 Jean Boisson    
mars 2008 mars 2014 Georges Dupuis[3]    
mars 2014 en cours Marie-Paule Ponthieux   Employée

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2014, la commune comptait 216 habitants[Note 1], en augmentation de 2,37 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 638 707 730 855 901 880 897 832
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
798 877 866 796 761 701 655 610 629
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 626 538 420 384 360 349 282 237
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
188 173 146 160 180 159 197 212 216
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune

Jacques de Marnix de Toulouse, seigneur de Toulouse-le-Château, entre au service de la gouvernante des Pays-Bas Marie de Hongrie, épouse en 1535 Marie de Hamérirourt, dame de Mont-Sainte-Aldegonde et meurt, probablement à Bruxelles, en 1557.

Leur fils cadet Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde (Bruxelles 1540 - Leyde 1598) étudie aux universités de Louvain, de Dole, et de Padoue, puis à l'Académie de Genève, que vient de fonder Jean Calvin. Intellectuel polyglotte, idéologue de la révolte des Pays-Bas contre l'Inquisition, Philippe de Marnix fut notamment le rédacteur de la Pacification de Gand, premier document officiel consacrant la liberté religieuse, l'auteur présumé de l'actuel hymne national des Pays-Bas et le principal conseiller de Guillaume d'Orange, qui le chargea de la défense d'Anvers peu avant son assassinat.

La famille Marnix possédait, à proximité immédiate du palais impérial de Bruxelles et du palais des Princes d'Orange, une demeure dans laquelle Philippe de Marnix est né. Elle en acquit une autre, appelée « La Fosse » à l'extérieur des remparts, en un lieu situé au cœur de ce qui est aujourd'hui devenu le Quartier européen de Bruxelles. Confisquée par les Espagnols sur ordre du duc d'Albe, cette propriété resta connue sous le nom de Hof van Tholouse ou hôtel de Toulouse et ne disparut qu'au XIXe siècle. Elle donna son nom à la rue qui en longe encore le site : reliant les sièges du Parlement européen et du Conseil européen, la rue de Toulouse ne doit donc pas son nom à la ville méridionale de Toulouse mais bien à la localité jurassienne de Toulouse-le-Château.

René Moureaux né en 1925 à Toulouse le Château, résistant au sein du groupe Langlois, il a rejoint la première DB en août 1944. Il mena la campagne d'Alsace puis la campagne d'Allemagne jusqu'à Constance.

Monuments

Toulouse-le-Château - église du XVe siècle
  • Le pan d'une tour du château dite Tour de Marnix est encore visible sur la colline qui domine le village. Le château a été détruit par les troupes de Louis XI.
  • Église du XVe siècle (inscrite MH).

Articles connexes

Liens externes

  • Toulouse-le-Château sur le site de l'Institut géographique national
  • Toulouse-le-Château sur le site de l'Insee

Sources

Bibliographie

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références

  1. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=61259
  2. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=37817
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.