Togo

République togolaise

Drapeau
Drapeau du Togo.
Blason
Armoiries du Togo.
Devise Travail, liberté, patrie
Hymne Terre de nos aïeux
Fête nationale 27 avril
Description de l'image Location Togo AU Africa.svg.
Description de l'image Togo-CIA_WFB_Map.png.
Administration
Forme de l'État République constitutionnelle
Président de la République Faure Gnassingbé
Premier ministre Victoire Tomegah Dogbé
Langues officielles Français
Capitale Lomé

6° 07′ N, 1° 13′ E

Géographie
Plus grande ville Lomé
Superficie totale 56 785 km2
(classé 126e)
Superficie en eau 4,2 %
Fuseau horaire UTC +0
Histoire
Indépendance Drapeau de la France France
Date
Démographie
Gentilé Togolais, Togolaise(s)
Population totale (2020[1]) 8 608 444 hab.
(classé 100e)
Densité 152 hab./km2
Économie
PIB nominal (2018) 5,3 milliards de dollars[2]
IDH (2017) en stagnation 0,503[3] (bas ; 165e)
Monnaie Franc CFA (UEMOA) (XOF​)
Divers
Code ISO 3166-1 TGO, TG​
Domaine Internet .tg
Indicatif téléphonique +228
Organisations internationales OHADA
BAD
CEDEAO
CEN-SAD
ZPCAS
INBAR

Le Togo, en forme longue la République togolaise, est un État souverain d’Afrique de l'Ouest, dont la population est estimée en 2020 à environ 8,6 millions d’habitants pour une densité de 152 hab./km2.

Parmi les plus petits États africains continentaux[4], le Togo couvre 56 785 km2, s’étirant sur environ 700 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 150 km, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le golfe de Guinée, à l'est par le Bénin et à l'ouest par le Ghana. Le Togo présente une grande diversité de paysages : une côte de sable bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord.

Le Togo fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) depuis 1975[5], de l'UEMOA depuis 1994[6] et est un pays membre de l'Organisation de la coopération islamique.

Géographie

Le Togo est un pays africain de 56 785 km2 dont la longueur est de 600 km et la largeur varie de 50 à 150 km. Le pays possède 1 700 km de frontière avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin et 50 km de côtes donnant sur le golfe de Guinée. L’érosion y est très importante : en six ans, l’eau a avancé de 140 m. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 986 m. Le climat du Togo est de type tropical et comprend principalement 2 saisons : une saison sèche et une saison des pluies.

Les parcs nationaux les plus connus sont : le parc national de la Kéran, le parc national de Fazao Malfakassa et le parc national de la Fosses aux Lions.

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Subdivisions

Le Togo est divisé en cinq régions administratives, elles-mêmes découpées en 39 préfectures[7]:

Réseaux de communication et transports

Transport aérien

Le Togo dispose de deux aéroports internationaux : l'aéroport international de Lomé-Tokoin et l'aéroport international de Niamtougou.

Transport routier

Avec une superficie de 56 785 km2 et une population de 8,6 millions habitants, le Togo dispose d’un réseau routier de 0,14 km/km2[8] . Ce réseau est composé de trois types de routes: Les routes  nationales dites principales  revêtues (1 792,9 km) ou non (1 294,0 km), des pistes rurales (6 802,1 km) Voiries urbaines (1 783,0 km)[1].

Le réseau de transports en commun au Togo est très dense, avec divers types de transports mobiles :

  • Taxi moto communément appelé zémidjan ou zem
  • Taxi (rarissime)
  • Bus Sotral pour l'agglomération de Lomé[9]
  • taxi-brousse

Histoire

Le Togo tire son nom de Togodo (ce qui signifie originellement ville « au-delà du fleuve » en langue éwé et non ville « au-delà de la rivière », erreur couramment commise). Togoville, ville coloniale germanique et première capitale du pays, est située à l'est de la capitale Lomé.

Époque coloniale

Le Togo a souffert du commerce négrier que lui ont fait subir les liens commerciaux entre négriers occidentaux et rois tribaux à partir du XVIe siècle avant que la colonisation n'y mette fin au XIXe siècle. En 1884, le roi Mlapa III de Togoville signe un traité de protectorat avec l’Allemagne (représentée par Gustav Nachtigal), qui dure jusqu’à la Première Guerre mondiale.

En 1914, lors de la Première Guerre mondiale, une opération conjointe franco-britannique entre en contact avec la force allemande. Une troupe de la force publique du Congo belge vient également en aide aux Français et Britanniques. Les Allemands capitulent dès et sont expulsés. La colonie est alors occupée conjointement par la France et le Royaume-Uni qui se partagent le territoire, décision confirmée le , et qui fait du Togoland un mandat de la Société des Nations (SDN). Les Français occupent la majeure partie du pays, qui devient le Togo français ou Togoland oriental, et qui équivaut au Togo actuel, tandis que les Britanniques administrent la partie ouest du pays, le Togo britannique, aussi appelée British Togoland. Bien que les deux parties du Togoland originel devaient être administrées dans la perspective d'une réunification, les Français et Britanniques incorporent les mandats dans leur sphère coloniale respective. La partie française est rattachée à l'Afrique-Occidentale française (AOF), la partie britannique devient une province de la Côte de l'Or.

En 1946, le pays passe sous tutelle internationale de l’ONU, toujours gérée par la France. Le Togo français est détaché de l'AOF. Il obtient sa propre représentation au Parlement français et devient la République autonome du Togo. En 1956, le Togo britannique opte, lors d'un référendum d'autodétermination, pour son intégration au Ghana, l'ancienne Côte de l'Or. Ce rattachement est entériné par l'ONU en 1958 au prix de la division de certaines ethnies, voire de certaines familles.

Indépendance

En , la victoire du Comité de l'unité togolaise aux élections ouvre la voie à une indépendance complète du pays, confirmée six mois plus tard par la levée de la tutelle du pays par l'ONU.

Le Togo acquiert son indépendance complète, le . Antérieurement, l’autonomie interne remontait au , avec l'institution de la République autonome du Togo[10].

Sylvanus Olympio devient président. Sous l’instigation du commandant français Georges Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrive à terme, 626 vétérans togolais de l’armée française, dont une grande partie a combattu en Indochine et en Algérie, demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le , dans lequel Olympio trouve la mort[N 1]. Par ailleurs, avant son assassinat, Sylvanus Olympio avait un important projet, celui de retirer le Togo du franc CFA.

Nicolas Grunitzky est porté au pouvoir. Il signe des « accords de coopération » avec la France, permettant à celle-ci d'user à sa convenance des ressources stratégiques[11]. Quatre ans plus tard, à la suite d’un autre coup d’État, il fuit le pays. Il meurt le à Paris dans un accident de voiture.

Kléber Dadjo est président éphémère du Togo du au . Colonel, il est présenté comme le chef de la junte militaire qui prend le pouvoir le à Lomé. Il est déposé lui-même par le sergent Gnassingbé Eyadema, qui impose une dictature au Togo durant presque quatre décennies, de 1967 à 2005. Son fils Faure Gnassingbé lui succède comme président, une situation confirmée par des élections (dont la régularité est contestée) en 2005, 2010, 2015 et 2020[12],[13].

Politique

Sylvanus Olympio

Sylvanus Olympio est le premier président togolais mais il instaure rapidement une dictature avec un parti unique ce qui lui permet de remporter la totalité des sièges lors des élections législatives de 1961. Il est tué au cours du coup d'État du . Coup d'État revendiqué par Gnassingbé Eyadéma, le père de l'actuel président.

Nicolas Grunitzky

L'ancien Premier ministre Nicolas Grunitzky devient président du Togo à la suite de ce coup d’État, le premier de toute l’histoire de l'indépendance de l’Afrique noire, organisé par un groupe de soldats mené par le sergent Étienne Gnassingbé Eyadema. Nicolas Gruniztky, favorable à un rapprochement avec la France, est destitué par un nouveau coup d’État en 1967 où l'on retrouve Étienne Gnassingbé Eyadema.

Kléber Dadjo

Kléber Dadjo est colonel dans l'armée de la République togolaise, il est nommé président du Togo du au à la suite du coup d’État de 1967 qui a renversé Nicolas Grunitzky.

Gnassingbé Eyadema

Un des organisateurs du coup d’État de 1963, Étienne Gnassingbé Eyadema accède à la présidence de la République en 1967. Tirant les leçons des divisions constatées dans le cadre du multipartisme, il crée le Rassemblement du peuple togolais (RPT), un parti unique et d'État.

Une nouvelle constitution, en 1979, instaure la Troisième république et donne le pouvoir au président par une élection au suffrage universel. Il est ensuite réélu en 1986.

En 1990, à la suite de violentes manifestations, suivies d'une conférence nationale, un premier ministre issu de l'opposition, Maître Joseph Kokou Koffigoh, est nommé. L’adoption d’une nouvelle constitution en 1992 n’apaise cependant pas les tensions. En 1993, Eyadema remporte de nouveau l’élection présidentielle boycottée par l’opposition.

Gnassingbé Eyadéma est proche de la défaite, lors des élections de 1998, face à Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte l’élection dans des conditions très controversées.

Gnassingbé Eyadéma est réélu en 2003 à la suite d'un changement dans la constitution pour l’autoriser à se présenter à nouveau. Il décède le .

Abbas Bonfoh

À la suite du décès de Gnassingbé Eyadema et profitant de l’absence au pays du président de l’Assemblée nationale qui, selon l’article 65 de la Constitution, doit assurer l’intérim de la présidence, l’armée togolaise prend la décision de confier le pouvoir au fils de Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé. L'Union africaine par la voix du président de la Commission Alpha Oumar Konaré dénonce un coup d’État militaire.

Le , à la suite des pressions de la CEDEAO et de l’Union européenne, Faure Gnassingbé se retire et laisse la place au vice-président de l’Assemblée nationale togolaise : Abbas Bonfoh. Ce dernier assure l’intérim de la fonction présidentielle jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Quatre candidats se présentent : Faure Gnassingbé, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio , candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et Nicolas Lawson, homme d’affaires qui annonce le retrait de sa candidature le .

Faure Gnassingbé

Le scrutin se déroule dans des conditions très controversées, l’opposition, dénonçant des fraudes. Emmanuel Bob Akitani, chef de l’opposition, se déclare vainqueur avec 70 % des voix alors que le gouvernement déclare Faure Gnassingbé élu. Dès l’annonce des résultats, des manifestations émaillées de violences éclatent dans les principales villes. Elles seront violemment réprimées par les forces de l'ordre. Le gouvernement décide de mettre en place une commission nationale d'enquête qui estime le nombre de morts à des centaines, plus de 800 selon la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH)[14]. De nombreux Togolais, environ 40 000, se réfugient dans les pays voisins, le Bénin et le Ghana[15]. Le , Faure Gnassingbé prête serment et déclare qu’il se concentrera sur « la promotion du développement, le bien commun, la paix et l’unité nationale ».

Le , Edem Kodjo, président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modérée), est nommé Premier ministre. Il est chargé de constituer un gouvernement d’union nationale.

Amnesty International publie en juillet 2005 un rapport dénonçant selon ses propres termes « un scrutin entaché d’irrégularités et de graves violences » tout en montrant que « les forces de sécurité togolaises aidées par des milices proches du parti au pouvoir (le Rassemblement du peuple togolais) s’en sont violemment prises à des opposants présumés ou à de simples citoyens en ayant recours à un usage systématique de la violence ». Le rapport reproche aussi à la France son rôle ambigu dans la situation actuelle[16]. Les violences consécutives aux événements politiques de 2005 auraient entraîné entre 400 et 500 morts. Certains parlent même de plus de 800 victimes[réf. nécessaire].

Les élections législatives de 2007 seront considérées comme libres et transparentes par la communauté internationale[réf. nécessaire]. En 2010 est organisée une élection présidentielle, où le président Faure Gnassingbe est réélu avec 61 % des voix[17]. L'UFC dont le candidat naturel, Gilchrist Olimpyo, a été remplacé au dernier moment par Jean-Pierre Fabre, conteste cette élection dans la rue mais se refuse à tout recours devant la cour constitutionnelle[réf. nécessaire].

Des heurts ont lieu en protestation à cette élection entre militants de la coalition et forces de l'ordre[18]. Les élections ont été dénoncées par l'Union européenne, finançant les élections, qui au travers de ses observateurs a constaté des irrégularités au niveau de la campagne électorale[19].

En 2013, de nouvelles élections législatives sont organisées. Le Parti Unir obtient 62 sièges sur 91 soit la majorité absolue. L'ANC devient le premier parti de l'opposition avec 19 sièges. Un regroupement des principaux partis d'opposition (le Combat pour l'alternance politique) dénonce par avance des fraudes massives pour l'élection présidentielle de 2015[20].

Faure Gnassingbé est à nouveau réélu lors de l'élection présidentielle d'avril 2015, avec 58,75 % des suffrages exprimés, contre 34,95 % pour son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. Une élection jugée libre et transparente par l'UE et les principaux observateurs internationaux[21]. L'abstention s'élève à 40,01 %, contre 35,32 % à la précédente présidentielle de 2010. Du côté de l'opposition, Tchabouré Gogué, président de l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), a obtenu 3,08 % des suffrages, Komandega Taama, président du Nouvel engagement togolais (NET), 1,06 %, et Mouhamed Tchassona-Traoré, président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD, opposition), 0,99 %. Il nomme Premier ministre Komi Sélom Klassou le jusque-là premier président de l'Assemblée nationale[22]. Faure Gnassingbé se présente pour un quatrième mandat lors des élections présidentielles de 2020[23]. Il est reconduit et l'élection est contestée une nouvelle fois par l'opposition[13].

Plan national de développement 2018-2022

Adopté par le gouvernement togolais le vendredi , le Plan national de développement (PND) est un document stratégique quinquennal couvrant la période 2018-2022. Il vise à transformer structurellement l'économie togolaise pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents pour tous et induisant l'amélioration du bien-être individuel[24].

Démographie

Selon les résultats définitifs du 4e recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), communiqués en 2010 par le directeur général de la statistique et de la comptabilité nationale (DGSCN), la population totale résidente du Togo s’élève à 6 191 155 habitants dont 3 009 095 hommes (48,6 %) et 3 182 060 femmes (51,4 %).

En 2020, elle est estimée à 8,6 millions d’habitants, avec une densité moyenne de 133 hab./km2. Son taux de croissance annuelle est estimé à 2,69 %, le taux de mortalité infantile s’élevant à 45,2 . L’espérance de vie est estimée à 64,5 ans.

En 2015, 40 % de la population habitait en ville.

En 2017[25] :

  • Lomé : 2 133 579 habitants ;
  • Sokodé : 104 708 habitants ;
  • Kara : 108 708 habitants ;
  • Kpalimé : 84 984 habitants ;
  • Atakpamé : 77 284 habitants ;
  • Bassar : 64 888 habitants ;
  • Tsévié : 58 090 habitants ;
  • Aného : 49 716 habitants ;
  • Mango : 39 568 habitants ;
  • Dapaong : 34 178 habitants.

Ethnies

Le Togo comprend une cinquantaine d'ethnies :

Langues

La langue officielle du Togo est le français[26]. Les deux langues nationales sont l'éwé et le kabiyé, ces deux dernières adoptées comme telles en 1975. Il existe en outre 53 parlers au Togo, dont le mina (dialecte d'éwé parlé à Lomé) qui sert de langue véhiculaire principalement dans le Sud du pays, mais aussi à travers presque tout le pays : le mobaa, le tem et le peul. Les langues vernaculaires du pays se scindent en deux groupes : les langues gur au nord et les langues kwa au sud. Si les parlers locaux sont majoritairement oraux, les langues éwé, moba et kabiyé sont aussi écrites.

Selon le rapport 2014 de l’OIF, le Togo compte 39 % de francophones dans sa population[27]. En majorité, l'éwé se pratique au sud de Lomé à Blitta et le kabiyé au nord. La langue la plus parlée par les Togolais à la maison est l'éwé selon un sondage de 2012.

Selon Suzanne Lafage : « Le fait notable de ces quinze dernières années, c’est, liée à tous les facteurs de développement et grâce à la scolarisation en particulier, la diffusion notablement en expansion de notre langue [le français] dans les masses populaires. La conséquence en est une appropriation du français par les peu ou pas lettrés, phénomène pratiquement inconnu autrefois. »[28]

Selon Isabelle Anzorge : « Celui-ci [le français] n’est plus seulement une langue « importée » mais prend peu à peu une identité togolaise, se libérant de toutes les contraintes normatives, intégrant par là même les réalités culturelles du pays. »[29] L'auteur a relevé l'existence d'un français dialectal : « (...) depuis la chute du taux de scolarisation due aux différents bouleversements économiques et politiques (effondrement des phosphates, dévaluation du FCFA, grèves universitaires faisant suite à la grève générale de 1992, climat de guerre civile depuis 1991), le français [est] devenu un outil, voire un moyen de communication privilégié de la plupart des Togolais scolarisés ou non »[29].

Religions

En 2015 les différentes religions du pays sont[30]:

Le Togo est un pays membre de l'Organisation de la coopération islamique.

Éducation

La gratuité de la scolarisation pour les élèves des écoles pré-scolaires et primaires publiques est dans la loi depuis la rentrée scolaire de 2008.

Au niveau de l’éducation primaire, le taux net de scolarisation de 94 % en 2011[31] est l’un des meilleurs de la sous-région ouest-africaine.

En ce qui concerne la parité filles/garçons, elle est sur une tendance satisfaisante au niveau du primaire (0,95 en 2008).

Droits de l'Homme

En 2020, la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH) publie son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans le pays. De graves cas d'atteintes aux droits de l'hommes y sont dénoncés. En trois décennies, des cas de torture, crimes et assassinats sont rapportés ainsi que des cas de trucages et violences durant des élections[32].

Santé

En 2006, l'espérance de vie féminine était de 60 ans, et celle masculine de 55 ans[33]. En 2006, le total des dépenses pour la santé était à 5,5 % du PIB[33].

En 2003, l'espérance de vie en bonne santé des femmes était de 46 ans, et celle des hommes de 44 ans[33].

Économie

L’économie du Togo repose essentiellement sur la culture vivrière qui représente l'activité de 65 % des travailleurs. Le reste de la main-d’œuvre (30 %) vit de la culture du cacao, du café, du coton mais surtout des mines de phosphates qui sont vitales au pays. Le Togo est d’ailleurs le cinquième producteur mondial de phosphates. Le pays est au palmarès des sept premiers producteurs africains de coton au milieu des années 2010.

À l’instar de nombreux pays africains (Sénégal, île Maurice, Namibie), le Togo s’est doté d’une zone franche dès la fin des années 1980. Ainsi, dans cette zone sont implantés des sociétés pharmaceutiques, des fabricants d’huiles végétales, des assembleurs informatiques, des distributeurs de produits cosmétiques, des prothésistes dentaires ou des entreprises de transport routier…

Depuis le début du conflit en Côte d'Ivoire, le Togo est devenu une plateforme portuaire très importante pour les opérateurs de l’Ouest africain. Le port de Lomé, seul port en eau profonde de la sous-région, est donc une zone franche qui ne cesse de se développer rapidement. Le trafic conteneurisé (par conteneurs) à Lomé a doublé en trois ans pour atteindre 212 000 EVP (équivalent vingt pieds) en 2005.

À titre d’exemple, le port autonome de Lomé (PAL) a acquis en mars 2006 deux grues portuaires qui disposent d’une force de levage de 104 tonnes. Ces équipements sont destinés à accompagner l’extension et l’exploitation du terminal qui connaît une rapide expansion régionale et couvre les besoins de nombreux pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso. Ce projet doit permettre d’accueillir les navires de grande capacité et d’attirer ainsi les flux en transbordement, notamment ceux en provenance d’Asie.

En 2019, le PAL a été primé "meilleur hub de transbordement en Afrique de l’ouest" pour  la troisième année consécutive[34].

Le Togo fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine

La SNCB est présente dans : le transport intérieur de voyageurs, en Afrique subsaharienne, effectué dans le cadre du service public ; le transport international de voyageurs par trains classiques, ou par trains à grande vitesse.

En 2011, la France a annulé la dette du Togo d'un montant de 100 millions d'euros[35].

Arts et culture

Musique et danse

Danse traditionnelle.

Au Togo, la musique traditionnelle est intrinsèquement liée aux danses traditionnelles, qui elles-mêmes reflètent les valeurs, les vécus et les pratiques des différentes ethnies qui composent le pays. Ainsi, que ce soit sur la base des messages véhiculés dans les différentes chansons traditionnelles, des instruments de musique utilisés ou encore des danses exécutées[36].

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques
1er janvier Jour de l'an
27 avril Fête de l'indépendance Fête nationale
1er mai Fête nationale du travail
21 juin Jour des Martyrs
25 décembre Noël

Gastronomie

La cuisine togolaise comme toute cuisine africaine est extrêmement variée et riche en saveur. Cette variété découle de la diversité culturelle et ethnique.

Les produits de la cuisine togolaise sont issues de la terre cultivé locale selon les régions du Togo tel que les tubercules ( banane plantain, manioc, igname, le taro), les légumes, des produits de la mer (poissons, crevettes, crabes…). Les Togolais consomment aussi de la viande issue de l'élevage ( poulet, pintade, canard, chèvre, mouton, bœuf, porc) et aussi de la chasse (rat palmiste Antilope etc.).

Les épices sont très appréciées dans la cuisine togolaise. On peut citer: anis, poivre, cloue de girofle, piment etc.

Les boissons traditionnelles togolaises sont : le sodabi (liqueur obtenue après distillation du vin de palme) et le tchoukoutchou (boisson fermentée réalisée à base de mil). En dehors des boissons locales, le Togo dispose d'une brasserie nommée Brasserie BB Lomé[37] dont l'un des produits Pils a reçu la médaille d'or au « Monde Selection Quality 2018 »[38].

Les plats principaux que l'on trouve au Togo sont :

Sports

Football

L'équipe nationale du Togo, surnommée les « Éperviers » dans le monde du ballon rond, est fondée en 1969. Sa tenue type est un maillot jaune, un short vert et des chaussettes jaunes et vertes. L'entraîneur est Claude Le Roy[39].

Elle a atteint son meilleur classement FIFA en 2006 en atteignant la 56e place. Actuellement elle est classée 122e[40].

Emmanuel Adebayor, joueur de football professionnel, évolue actuellement dans le club paraguayen, Club Olimpia. Il fut l'un des principaux acteurs de la qualification du Togo pour la première fois à une phase finale de la coupe du monde de football 2006 en Allemagne en marquant 11 buts. Il a notamment participé a la Coupe d'Afrique des nations avec le Togo en 2017 malgré leur élimination.

Le gardien de but Kossi Agassa, sans club actuellement, joue également en équipe du Togo.

Kayak

Benjamin Boukpeti remporta la première médaille olympique du Togo lors des Jeux de Pékin en 2008. Boukpeti fut également finaliste olympique aux Jeux de Londres en 2012. En parallèle, il est très actif dans son pays où il a créé des programmes de développement afin que les jeunes Togolais puissent faire du sport dans de bonnes conditions.

Ski

Mathilde-Amivi Petitjean est la première athlète qui a été qualifiée et qui a représenté le Togo aux Jeux olympiques d'hiver de 2014, à Sotchi (Russie).

Codes

Le Togo a pour codes :

Notes et références

Notes

  1. Le sergent Gnassingbé Eyadema a raconté à des journalistes dans quelles circonstances il a lui-même assassiné Sylvanus Olympio. De nombreux indices, dont le témoignage de l’épouse du président Sylvanus Olympio, montrent que l’ambassadeur de France au Togo était en relation directe avec le commando qui traquait le président élu.

Références

  1. (en) « Africa :: Togo — The World Factbook - Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 9 octobre 2019)
  2. PIB nominal, d'après la Banque mondiale.
  3. (en) « Human Development Reports », sur hdr.undp.org (consulté le 21 novembre 2019).
  4. « Classement des États d'Afrique par superficie », sur Atlasocio.com (consulté le 10 janvier 2020)
  5. CEDEAO, « Etats Membres », sur www.ecowas.int, (consulté le 16 juin 2018).
  6. « L’UEMOA en quelques dates – Jeune Afrique », sur Jeune Afrique, (consulté le 24 février 2020)
  7. « 39 préfectures en perspective au Togo », .
  8. « Memoire Online - Le transport routier interurbain à  Kara ( nord-Togo ) - Koulnté SIMMALA », sur Memoire Online (consulté le 27 mai 2020)
  9. « SOTRAL | SOTRAL (SOCIETE DES TRANSPORTS DE LOME) » (consulté le 27 mai 2020)
  10. Jean-Pierre Maury, « Digithèque de matériaux juridiques et politiques », sur mjp.univ-perp.fr, .
  11. Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsita, Kamerun, La Découverte, , p. 416
  12. « Au Togo, le président Faure Gnassingbé pourra se représenter aux élections de 2020 et 2025 », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. a et b Pierre Lepidi, « Au Togo, Faure Gnassingbé reconduit pour un quatrième mandat, l’opposition conteste », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. « La répression au Togo aurait fait plus de 800 morts », ,‎ (lire en ligne, consulté le 14 janvier 2020)
  15. « Togo : premier scrutin pacifique depuis le processus démocratique », AFP, .
  16. Michel Galy, « Togo, une dictature à bout de souffle : Improbable dialogue politique », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  17. « Faure Gnassingbé remporte l'élection présidentielle togolaise », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. « Togo : nouvelle marche de l'opposition contre le président Gnassingbé », AFP,‎ (lire en ligne).
  19. Philippe Bernard, « Élection présidentielle togolaise : l’Europe dénonce des irrégularités et un «soupçon grave» », Le Quotidien,‎ (lire en ligne).
  20. « Présidentielle 2015 : des fraudes massives en préparation selon CAP 2015 », sur togobreakingnews.com, (consulté le 7 mars 2015).
  21. « Faure Gnassingbé rempile pour un 3e mandat présidentiel au Togo », liberation.fr, .
  22. Edmond D'Almeida, « Qui est Sélom Klassou, le nouveau Premier ministre togolais ? », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne).
  23. Marlène Panara, « Togo : qui sont les candidats à l'élection présidentielle ? », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2020)
  24. « Le Togo a officiellement lancé son Plan national de développement PND 2018-2022 », sur autogo.tg, (consulté le 17 avril 2019)
  25. « PopulationData.net » (consulté le 20 février 2020)
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  27. Organisation internationale de la francophonie, Rapport sur la langue française dans le Monde, France, 2014, p. 17.
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Voir aussi

Bibliographie

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  • Fulbert Sassou Attisso, La problématique de l'alternance politique au Togo, L'Harmattan, coll. « Études africaines », .
  • Jacques Rongier, Parlons ewe une langue du Togo, L'Harmattan, .
  • Hilaire Dossouvi Logo, Lutter pour ses droits au Togo, L'Harmattan, coll. « Mémoires africaines », , 156 p..

Articles connexes

Liens externes