Thales

Thales
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Création
Forme juridique Société Anonyme
Action Euronext : HO
Slogan Wherever safety and security matter, we deliver
Siège social Drapeau de la France La Défense (France)
Direction Patrice Caine
Actionnaires État français 26,4 %
Dassault Aviation 25,3 %
Flottant 48,3 %
dont salariés 2 %
et Thales 1,8 %[1]
Activité Aéronautique / espace, défense, sécurité / transport terrestre
Filiales Thales Communications, Thales Air Defence (en), Thales Underwater Systems, Thales Nederland (en), Thales Australia, Thales Training&Simulation, Thales (United Kingdom) (), Thales Group (Germany) (), Thales (Portugal) (), Thales Alenia Space, Thales Rail Signalling Solutions (en), Thales Optronics (en), SYSGO (en) et Thales Communications & Security
Effectif 64 000 (au 31 décembre 2016)[2]
Site web thalesgroup.com

Capitalisation 14,61 Mds€ (01 février 2016)
Chiffre d’affaires en augmentation 14,9 Milliards€ (résultats 2016[2])
+6.8%
Résultat net 1354 millions d'euros (2016)

Thales[a] est un groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre.

Coté à la bourse de Paris, présent dans 56 pays et employant 64 000 salariés au , Thales est un des leaders mondiaux des équipements à destination des industries de l'aéronautique, de l'espace, de la défense, de la sécurité[3] et des modes de transport.

Les origines du groupe remontent à 1998 lorsque les branches spécialisées dans les activités militaires de Alcatel, Dassault Électronique et Thomson CSF sont réunies pour former une nouvelle société. Fin 2000, l’entreprise prend son nom actuel. Le groupe Thales est organisé de façon matricielle : par zones géographiques et par secteurs d'activités dans lesquels il dispose d'une capacité à développer des systèmes critiques disposant d'un marché international[4],[5] :

  • aérospatial (avionique, espace) ;
  • transport (systèmes de transport terrestre) ;
  • défense et sécurité (systèmes d’information et de communication sécurisés, systèmes terrestres et aériens, systèmes de mission de défense).

Historique du groupe

Les origines : la SFR et la CSF de 1910 à 1968

La Compagnie Française Thomson-Houston fut créée en pour exploiter en France les brevets de la société américaine Thomson-Houston Electric Company[6], dans le domaine alors émergent de la production et du transport de l'électricité, brevets dus aux inventeurs éponymes Elihu Thomson et Edwin Houston. Après une fusion avec Hotchkiss-Brandt en 1966, elle devient par la suite Thomson-Brandt.

Si l'origine de la société Thomson-CSF remonte à cette date, l'origine des activités actuelles du groupe Thales est plus récente car il est principalement issu de la Compagnie générale de la télégraphie sans fil (CSF) ; en effet jusqu'en 1936, la CFTH avait peu d'activité dans les domaines qui sont ceux du groupe Thales[7].

La CSF avait été créée en 1918[8] et avait, dès la fin de la Première Guerre mondiale, été l'un des pionniers des transmissions hertziennes. Sa principale filiale, la Société française radio-électrique SFR (à ne pas confondre avec l'opérateur téléphonique de même sigle) avait été créée en 1910 par Émile Girardeau et avait joué un rôle pionnier dés avant la Seconde Guerre mondiale, dans le développement de la radiodiffusion, des radiocommunications sur ondes courtes, de l'électro-acoustique. Dans le cadre d'un laboratoire de recherches dirigé par Maurice Ponte, la SFR fut en pointe à partir de 1935 dans la détection électro-magnétique que l'on appellera radar à partir de 1940[9]. La SFR fut aussi impliquée dans le développement de la télévision aux côtés de la Compagnie des compteurs dont le centre de recherches fut acheté par la CSF en 1954.

À la Libération, Émile Girardeau fut remplacé par Robert Tabouis, lui-même remplacé par le scientifique Maurice Ponte en 1960. Avec ce dernier, les activités de recherches furent développées à un niveau exceptionnel dans le paysage français[10]. Les dépenses de recherches ont été à l'origine du lâchage de la CSF par la Banque de Paris et des Pays-Bas qui avait pourtant accompagné le développement de la CSF depuis sa création en 1918[11].

La période de diversification : Thomson-CSF 1970 à 1980

Article détaillé : Thomson-CSF.

Thomson-CSF se développe dans les composants (notamment les semi-conducteurs silicium), l'imagerie médicale (avec sa filiale la CGR (Compagnie Générale de Radiologie) et revient à la commutation téléphonique, activité qu'elle avait quittée dans les années 1950.

Le recentrage sur le cœur de métier

En , le gouvernement français décide de nationaliser Thomson-Brandt et Thomson-CSF. Le nouveau PDG nommé par le conseil des ministres est Alain Gomez, considéré comme un proche de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'industrie. Le groupe est alors dans une situation difficile : le portefeuille d'activités, très diversifié, inclut de nombreux domaines où la taille et les parts de marché, et donc la rentabilité, sont insuffisantes, et par ailleurs l'endettement s'est fortement accru. Thomson-CSF définit son cœur de métier : électronique professionnelle et de défense, et recentre ses activités. La situation financière se redresse. L'activité de télécommunications civiles est cédée à la Compagnie Générale d'Électricité, l'imagerie médicale à General Electric, l'activité composants électroniques est fusionnée avec celle du concurrent italien pour donner naissance à la société SGS-Thomson.

Le développement par la croissance externe à l'international : 1986-1996

De façon à faire face à la décroissance des budgets de défense en Europe, et afin de conserver sa rentabilité, Thomson-CSF fait l'acquisition de plusieurs sociétés dont les activités militaires du groupe Philips en 1989, et la prise de contrôle de Sextant Avionique. En dix ans, la contribution des filiales internationales passe ainsi de 5 à 25 % des ventes consolidées.

La privatisation : 1998

Le gouvernement français organise en 1998 un accord de coopération entre les sociétés Aerospatiale, Alcatel et Dassault qui prévoit, d'une part, des apports d'actifs à Thomson-CSF (société Dassault Électronique et activités d'électronique professionnelle et de défense d'Alcatel), d'autre part, le regroupement au sein de la société commune Alcatel Space des activités spatiales des sociétés Alcatel, Aérospatiale et Thomson-CSF. Thomson-CSF consolide ainsi son périmètre d'activité, ses positions concurrentielles dans la défense et l'électronique industrielle, ainsi que son implantation dans plusieurs pays européens. L'État français qui possédait 58 % des actions n'en possède plus que 40 %, Alcatel et Dassault Industries deviennent actionnaires.

Les années 2000 : Thomson-CSF devient Thales

Le développement du groupe, par croissance interne et par acquisitions, notamment le rachat en juin 2000 de la société britannique Racal Electronics modifie en profondeur le domaine d'activités du groupe, notamment les marchés civils des technologies de l'information, les télécommunications mobiles. En juillet 2000, une nouvelle organisation en trois pôles est mise en place, autour de la défense, l'aéronautique, et des technologies de l'information et des services. En , Thomson-CSF devient Thales. Le même mois, Thales annonce la création d'une coentreprise avec Raytheon, appelée Thales Raytheon Systems, qui regroupe alors les activités des deux entreprises dans les interfaces de commandement militaire et les radars, activités qui sont appelées C4I.

En , un rapprochement Thales/EADS est envisagé, mais celui-ci n'aboutira pas. En 2005, Thales se rapproche de DCNS (ex-Direction de la Construction Navale) en prenant 25 % de son capital, pour s'imposer dans le secteur naval militaire en Europe et créer le noyau d'un « Airbus naval ».

En 2006, Thales reçoit le feu vert du gouvernement australien pour racheter ADI (Australian Defence Industries), un important fabricant de matériel militaire tels que la poudre sans fumée et Bushmaster IMV. À partir de , tous les produits de marque ADI sont remplacés par Thales, et les sites Web sont modifiés.

En 2007, Alcatel-Lucent et Thales signent un accord pour le transfert des activités transport, sécurité et espace à Thales, ainsi qu'un accord industriel entre les deux groupes avec la création de la société Thales Alenia Space.

En 2009, Dassault Aviation achète les parts d’Alcatel-Lucent et entre dans le capital de Thales à hauteur de 25,90 %[12]. Thales fait partie des cinq créateurs, en 2009, de BoostAeroSpace, le hub numérique aéronautique européen.

Le , Thales annonce la fusion de deux de ses filiales (Thales Communications et Thales Security Solutions & Services) pour créer la nouvelle société Thales Communications & Security[13]. À la fin de l’année, Thales augmente à 35 % sa participation dans DCNS et envisage d’entrer dans le capital de Nexter[14] ; dans le même temps la société créé avec Safran une coentreprise de gestion de programme dans le domaine de l’optronique[15], après deux ans de négociation.

Le , Thales annonce la reprise des activités de services de cybersécurité d’Alcatel-Lucent[16]

En , le Premier ministre d'Australie, Malcolm Turnbull annonce l'achat de 1 100 véhicules blindés légers Hawkei à Thales (pour 817 millions d'euros)[17]. Les véhicules seront fabriqués à Bendigo et Victoria.

Le même mois, Thales annonce l'acquisition pour 400 millions de dollars de Vormetric, une entreprise américaine spécialisée dans la protection des données des entreprises et leur chiffrement[18]

En avril 2017, Thales signe avec le ministère français de la défense un contrat d'un milliard d'euros sur 10 ans[19].

Depuis 2014

Organisation

Module radar du SAMP/T.

Depuis le 1er avril 2013, Le groupe Thales est organisé de façon matricielle[20] :

  • six activités mondiales regroupées en trois secteurs : Aérospatial (avionique, espace), Transport (systèmes de transport terrestre), Défense & Sécurité (systèmes d’information et de communication sécurisés, systèmes terrestres et aériens, systèmes de mission de défense), auxquelles s'ajoute la société DCNS, détenue à 35 % par le Groupe ;
  • une organisation internationale divisée entre les grands pays d’implantation du Groupe (Allemagne, Australie & Nouvelle-Zélande, Canada, États-Unis, France, Pays-Bas et Royaume-Uni), les autres pays d’Europe et les marchés émergents.

Ces six activités mondiales ont remplacé les six divisions créées le (Aéronautique, Naval, Solutions de Sécurité et Services, Systèmes Aériens, Spatial, Systèmes Terre et Interarmées). La volonté de l'ancien président Denis Ranque de créer une organisation regroupant tous les métiers du groupe dans une seule filiale par pays a été conservée. Le premier pays concerné fut les Pays-Bas avec la création de Thales Nederland, puis le Royaume-Uni, avec la création de Thales UK. Puis ont été créées les sociétés Thales Germany, Thales Italia, et Thales Australia. En France, l'ensemble des sociétés sont filiales de la société mère Thales SA.

Les activités « Défense et sécurité » représentent 60 % des activités du groupe. Elles couvrent « une gamme exceptionnelle d’équipements, de systèmes et de services pour les forces de sécurité militaires et civiles » :

  • Défense terrestre : systèmes de missiles, équipements optroniques, véhicules blindés ;
  • Missions et défense : systèmes de surveillance aéroportés, systèmes de lutte sous la mer, systèmes navals de surface, drones ;
  • Opérations aériennes : équipements radars (pour les armées air - marine - terre et l'aviation civile), équipements d'aide à la navigation, systèmes de défense aérienne (pour l'armée de l'air) et de contrôle de trafic aérien (pour l'aviation civile) ;
  • Systèmes C4I de défense et sécurité : équipements de radiocommunications, systèmes de sécurité des technologies de l'information, réseaux et systèmes d'infrastructure, systèmes de protection et systèmes d'information critiques.

Les activités « Aérospatial et transport » représentent 40 % des activités du groupe. Elles couvrent les activités destinées à « Aider les opérateurs à améliorer l’efficacité, la fiabilité et la sûreté des échanges et des transports » :

  • Avionique : large gamme d’équipements et de fonctions embarqués (domaines de l'avionique civile et de l'avionique militaire) ainsi que des solutions de simulation et d’entraînement destinés aux aéronefs civils et militaires ;
  • Espace : télécommunications spatiales (satellites, charges utiles), domaines de l'observation, de la science, de la navigation et des infrastructures ;
  • Systèmes de transport : signalisation des lignes ferroviaires et des réseaux urbains, systèmes intégrés de supervision et systèmes de billettique.

L'activité liée aux sources radiofréquences, aux sources hyperfréquences et aux sous-systèmes d'imagerie est en relation avec plusieurs des domaines précédents. Thales Electron Devices produit des sources radiofréquences et hyperfréquences qui constituent la charge utile des satellites de télécommunications (no 1 mondial) et qui sont également utilisés par les radars, les autodirecteurs de missile et dans les accélérateurs de particules.

Thales développe aussi ses activités dans le secteur des drones : drones tactiques (Watchkeeper), micro-drones (Spy'Arrow, Spy'Copter), drones de combat (démonstrateur nEUROn), défense antidrones[21], etc. Thales participe aussi au consortium Drones for life[22]

Activités de recherche et développement

Les dépenses de recherche et développement représentent 20 % de l'activité. Ces travaux sont menés dans les domaines techniques clés du groupe :

  • maîtrise des systèmes complexes : interfaces, cognitique et facteurs humains, réseaux sécurisés ;
  • matériel (ou technologie des capteurs) : physique, électromagnétisme et optique, science des matériaux ;
  • logiciel : logiciels embarqués ;
  • algorithmes et aide à la décision : mathématiques pour la décision, traitement de signal.
Le centre de R&D de Thales à Palaiseau, sur le campus de l'École polytechnique (Paris-Saclay).

La recherche scientifique au sein du groupe Thales s’articule autour d’un réseau international de laboratoires. Ces travaux sont menés en étroite collaboration avec des universités et des laboratoires de recherche publics dans le monde entier.

Le centre de recherche français est intégré au campus de l’École polytechnique à Palaiseau, dans le pôle scientifique et technologique Paris-Saclay. De la même façon, le centre de recherche néerlandais est hébergé par l’université de technologie de Delft[23] et celui de Singapour est associé à l'université de technologie de Nanyang et au CNRS dans la seule unité mixte internationale du CNRS incluant un partenaire industriel[24] . Au Royaume-Uni, le centre de recherche situé à Reading est directement lié à plusieurs grandes universités britanniques dont celles de Cambridge et Bristol.

Dans cette stratégie de partenariats, un des volets importants concerne la formation, notamment via le cursus du doctorat. Le groupe soutient environ 250 doctorants dans le monde.

Thales est un acteur historique du développement des radars et des systèmes embarqués, notamment avec sa filiale Thales Microelectronics.

Thales promeut les logiciels libres depuis plus de 15 ans dans le domaine industriel. La firme participe activement à bon nombre de projets européens, consortiums et communautés autour des problématiques de l'open source industriel[25].

C'est dans un laboratoire cofinancé par le groupe Thales et le CNRS qu'Albert Fert a découvert la magnétorésistance, une avancée récemment récompensée par le Prix Nobel de physique 2007 et qui a permis d'« augmenter prodigieusement la capacité des mémoires tout en les miniaturisant. Une découverte qui a permis la banalisation de l'électronique nomade »[26],[27].

Plusieurs membres du groupe Thales ont été lauréats de la médaille Blondel décernée par la Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication (SEE)[28], tels Erich Spitz (1971), Marko Erman (1994) et du temps des sociétés CSF, Thomson-Brandt puis Thomson-CSF Yves Rocard (1943), Maurice Ponte (1947), Henri Gutton (1950), Robert Warnecke (1951), Pierre Grivet, Élie Roubine (1955), Pierre Aigrain (1957), Pierre Tournois (1971), Claude Vergnolle (1977), Gérard Nuzillat (1981) ; de même pour la médaille Ampère, également décernée par la SEE[29] : Jean-Claude Boudenot (2005), Frédéric Barbaresco (2007), Myriam Nouvel (2009). Le grand prix « Général Ferrié » de l'électronique, prix récompensant un scientifique dont le travail contribue aux progrès de la radioélectricité a été remis à Michel-Henri Carpentier (1969), Pierre Tournois (1973), B. Desormière (1981), Georges Bienvenu (1985), Jean-Pascal Duchemin (1987), Jean Chatel (1991), Gilbert Multedo (1997), Thierry Debuisscheert (2007), Catherine Lamy-Bergot (2014)[30]. Le 14 octobre 2014, Frédéric Barbaresco, a reçu sous la coupole de l'Institut de France le prix Aymé Poirson décerné par l'Académie des Sciences dans la catégorie « Applications de la Science »[31],[32].

Le , Thales a été sélectionné au palmarès Thomson Reuters 2012 Top Global Innovators, comme faisant partie des 100 entreprises les plus innovantes dans le monde[33].

En avril 2017, le groupe remporte un contrat de près de un milliard d'euros auprès du Ministère de la Défense français, la SIMMAD a attribué au groupe d'électronique un contrat de service sur une durée de 10 ans[34].

Gouvernance du groupe

Dirigeants

Liste des dirigeants successifs du groupe Thales (en tant que PDG de la société Thales SA) :

  • (création de l'entreprise) - 19 mai 2009 : Denis Ranque (qui était auparavant PDG de Thomson-CSF depuis le )
  • - : Luc Vigneron
  • -  : Jean-Bernard Lévy[35]. Le , le gouvernement annonce qu'il devrait être nommé à la présidence du groupe EDF le Modèle:Nodate-br[36] après avis de l'Assemblée nationale et du Sénat ainsi que de l'assemblée générale extraordinaire de l'EDF le 21 novembre, à la veille de la fin du mandat d'Henri Proglio[37]. Le , les salariés de Thales se mobilisent en masse pour que les deux actionnaires du groupe (État et Dassault Aviation) choisissent un nouveau PDG venant de l'interne : plus de 10 000 salariés répondent à un sondage de l'Association du personnel actionnaire de Thales (APAT)[38].
  • -  : Philippe Logak[39], PDG par intérim.
  • depuis le  : Patrice Caine[40], nommé PDG.

Actionnariat de la société Thales SA

Au 30 avril 2014, le capital de la société Thales SA était réparti de la manière suivante[1] :

Coentreprises et participations

Outre ses filiales françaises, le Groupe a des participations dans plusieurs entreprises dont Thales Alenia Space, Sofradir DCNS, Telespazio.

Affaires politico-financières

Après que la société Thomson-CSF avait été impliquée en 1990 dans l'affaire politico-financière des frégates de Taïwan et de l'affaire de Karachi[b], le groupe Thales a été impliqué dans deux affaires en 2005 : l'affaire Zuma, en Afrique du Sud et l'affaire du tramway de Nice.

L'affaire Zuma en Afrique du Sud intéressait deux sociétés locales représentant Thales : Thint et Thint Holding. Elles ont été inculpées le 4 novembre 2005[43] dans le procès pour corruption de l'ancien vice-président Jacob Zuma remercié en juin 2006. Le Parquet décide le 6 avril 2009, d’abandonner définitivement les charges pesant contre Jacob Zuma pour « abus de procédure caractérisé »[44].

La direction d'une filiale saisit la justice niçoise pour dénoncer les activités passées de ses anciens cadres qu'elle avait licenciés[45] : en 2005, Dominique Monleau, un élu de la majorité municipale UMP de Nice, est mis en examen pour avoir touché un dessous-de-table dans l'attribution du marché de maîtrise d'œuvre du tramway de Nice à une filiale de Thales. Le jugement rendu en juillet 2008 condamne la société THEC à 600 000 € d'amende et deux ans d'interdiction de marchés publics. Tout en prenant acte de ce jugement, le Groupe Thales rappelle que « La condamnation porte sur les agissements d'un ancien responsable de cette filiale, ayant contrevenu non seulement à la loi en vigueur, mais aussi aux directives de comportement claires et précises »[46]».

Communication

La Fondation Thales

La Fondation Thales « Innover pour l'humain » a été créée en juillet 2014 : le Groupe Thales « souhaite innover pour l’humain et apporter sa pierre aux défis sociétaux qui nous concernent tous. Pour y parvenir, la Fondation fait appel à l’engagement et à l’énergie des collaborateurs de Thales qui peuvent mettre leur passion et leurs compétences au service des deux grandes thématiques retenues par la Fondation : l’éducation et l’urgence humanitaire »[47],[48].

Activité de lobbying

Auprès de l'Assemblée nationale

Thales est inscrit comme représentant d'intérêt auprès de l'Assemblée nationale[49]. L'entreprise déclare à ce titre qu'en 2014, les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 100 000 et 150 000 euros[50].

Auprès des institutions de l'Union européenne

Thales est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Le groupe déclare pour cette activité en 2015, 2,5 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant de 300 000 euros[51]. Pour le même exercice, Thales indique avoir reçu 50 millions d'euros de subventions des institutions de l'Union européenne[51]. La société Thales Services est également représentée par un cabinet spécialisé, qui déclare avoir perçu en 2015 de son client des honoraires compris entre 10 000 et 25 000 euros[52].

Pour approfondir

Bibliographie

  • Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, décembre 2004

Articles connexes

Liens externes

  • (fr)+(en) Site officiel
  • Thales Group sur Twitter
  • Le site de la Fondation Thales

Notes et références

Notes

  1. Le nom « Thales » et le logo ont été déposés à l'INPI le 1er décembre 2000 « Dépôt du nom et de la marque », sur le site de l'Institut national de la propriété industrielle (consulté le 16 mai 2009).
  2. Concernant l'affaire de Karachi, Thomson-CSF est impliqué dans le paiement d'une note de huit millions d’euros à M. Jean-Marie Boivin, principal gestionnaire de Heine, une structure luxembourgeoise par lesquelles ont transité les flux de commissions occultes attachés à la signature de plusieurs contrats d’armement signés par le groupe DCN, notamment le contrat du 21 septembre 1994 pour la vente des trois sous-marins au Pakistan. Ce versement paierait son abnégation pour certains, son silence pour d’autres[41]. En 2008 des perquisitions ont été effectuées dans les locaux de Thales[42].

Références

  1. a et b « Actionnariat », sur le site du groupe Thales (consulté le 23 mai 2014).
  2. a et b « Thales : Résultats annuels 2016 », sur le site du groupe Thales (consulté le 17 mars 2017).
  3. « Thales, Leader mondial des Systèmes d’information critiques », sur le site officiel du groupe Thales (consulté le 21 novembre 2012).
  4. « Communiqué de presse du 6 mars 2012 », sur le site du groupe Thales (consulté le 20 mars 2012).
  5. « Document de référence dû aux investisseurs », sur site du groupe Thales (consulté le 20 mars 2012).
  6. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 46.
  7. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 46, « La CFTH a produit des téléphones militaires de campagne pendant la Première Guerre mondiale et a repris les établissements Ducretet qui avaient travaillé pour G. Ferrié au début du siècle. La Compagnie des Lampes et la CGR fabriquent quelques tubes pour la radio professionnelle. C'est à peu près tout. En 1935, la CFTH entreprend de développer pour l'armée de l'air française des émetteurs-récepteurs de radio embarqués sur avion. Elle effectue également quelques expériences de télévision. […] La maison G.I. Kraemer, ancien studio de cinéma qui produit depuis 1930 des émetteurs de radiodiffusion est acquise en 1936 ».
  8. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 21.
  9. Jean-Pierre Pujes, Un siècle d'électronique, Histoire du groupe Thales, Thales, 2004, p. 26.
  10. Dominique Pestre, Physique et physiciens en France, 1918-1940, éditions des archives contemporaines, 1984, 2e édition, p. 239.
  11. Lydiane Gueit, Un exemple du partenariat banque/industrie: Paribas et la CSF (1918-1968), Histoire économie et société, 2001, volume 20, no 1.
  12. « Historique », sur le site du groupe Thales.
  13. Cyrille Chausson, « Thales créée une division Thales Communications & Security », sur le site de cinq anciens journalistes du magazine Le Monde informatique [consulté le=1er mai 2015,‎ .
  14. Véronique Guillermard, « Thales devient le pivot de la défense française », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  15. Véronique Guillermard, « Safran et Thales unissent leurs forces dans l'optronique », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  16. « Alcatel-Lucent et Thales concrétisent leur partenariat stratégique dans les services de cybersécurité », sur le site d'Alcatel-Lucent [consulté le=1er mai 2015,‎ .
  17. « Thales va fournir 1.100 véhicules blindés à l'Australie », sur Challenges,‎ .
  18. Thales s’offre un spécialiste de la cybersécurité pour 350 millions d’euros, Anne Bauer, Les Échos, 19 octobre 2015.
  19. (fr) « Défense : Thales décroche un jackpot de 1 milliard d'euros en France », La Tribune, (lire en ligne)
  20. « Thales : Résultats annuels 2013, comptes consolidés », sur le site du groupe Thales (consulté le 1er mai 2015).
  21. (en) Robert Wall, « Next Step for Drones: Defending Against Them », Wall Street Journal,‎ (lire en ligne)
  22. Nicolas César, « Ces drones qui pourraient sauver des vies », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  23. « Member of the DECIS-lab », sur le site de l'université d'Amsterdam (consulté le 1er mai 2015).
  24. « CNRS International NTU THALES Research Alliance », sur le site de l'université de technologie de Nanyang (consulté le 1er mai 2015).
  25. Nordine Benkeltoum, Les régimes de l'open source : solidarité, innovation et modèles d'affaires, thèse de doctorat en sciences de gestion, centre de gestion scientifique, Mines ParisTech, 2009, p. 185, [lire en ligne].
  26. « Le Prix Nobel de Physique 2007 attribué au physicien français Albert Fert », sur le site du CNRS,‎ (consulté le 1er mai 2015).
  27. Communication de Thales, novembre 2008.
  28. « Liste des lauréats de la médaille André Blondel », sur le site de la Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication (consulté le 18 novembre 2012).
  29. « Liste des lauréats de la médaille Ampère », sur le site de la Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication (consulté le 23 janvier 2015).
  30. « Liste des lauréats du Grand prix Général Ferrié », sur le site de la Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication (consulté le 17 janvier 2015).
  31. Lauréats 2004-2014.
  32. Prix Aymé Poirson 2014 : une personnalité éminente de la SEE distinguée par l'Académie des Sciences.
  33. « Thomson Reuters 2012 Top 100 Global Innovators », sur Thomson Reuters (consulté le 4 décembre 2012).
  34. « Défense : Thales décroche un jackpot de 1 milliard d'euros en France », sur La Tribune (consulté le 11 avril 2017).
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  36. Frédéric de Monicault, « EDF : Henri Proglio sera remplacé par le patron de Thales », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ 15 octobre 2014. (consulté le 16 octobre 2014).
  37. « EDF: Hollande choisit officiellement Lévy comme nouveau patron » , BFM TV, publié et consulté le 10 novembre 2014.
  38. Michel Cabirol, « Les salariés de Thales se mobilisent en masse pour avoir un PDG "maison" », sur le site du quotidien La Tribune,‎ .
  39. Dominique Gallois, « Philippe Logak désigné PDG par intérim de Thales », sur le site du quotidien Le Monde,‎ (consulté le 27 novembre 2014).
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  41. « Karachi: le document qui contredit Sarkozy », Libération, 25 novembre 2010.
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  44. « Présentation de l’Afrique du Sud », sur site du ministère des affaires étrangères et européennes,‎ (consulté le 6 juillet 2009).
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  46. « Tramway de Nice : Réaction du groupe Thales », sur sourcews.fr,‎ .
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