Théophile Bovy

Théophile Bovy
Description de l'image TheophileBovy.jpg.
Naissance
Liège, Belgique
Décès (à 74 ans)
Boulogne-Billancourt, France
Activité principale
Écrivain, journaliste et militant wallon
Auteur
Langue d’écriture Français et wallon
Genres
Théâtre

Œuvres principales

Compléments

Père de la comédienne Berthe Bovy

Théophile Bovy, né à Liège le et mort à Boulogne-Billancourt le (à 74 ans), est un écrivain belge et un militant wallon. C'est lui qui est l'auteur des paroles du Chant des Wallons mis en musique par Louis Hillier.

Biographie

Il nait à Liège le 8 mars 1863 d'un père graveur sur arme, il fait ses études à l'athénée de Liège avant d'entamer un cursus en sciences à l'université de Liège. En 1885, il entame une carrière d’imprimeur et commence à écrire en français puis en wallon. Ses premières pièces, dans les années 1890, ne rencontrent pas un grand succès.

En 1887 nait sa fille, Berthe Bovy, qui deviendra une grande comédienne et future pensionnaire de la Comédie-Française. C'est indéniablement Théophile Bovy qui transmet ce virus de la scène à sa fille, puisqu'il la fait monter sur les planches dès l'âge de 10 ans.

Il fonde le journal Li clabot en 1892, qu'il dirige et dans lequel il publie de nombreuses chansons sous divers pseudonymes : Djîles Pètoye, Sîzèt, L'ome-ås-hîyètes[1].

En 1899, le texte du Chant des Wallons remporte le concours de la Ligue wallonne, qui réclamait la création d'un hymne à la Wallonie. Il devient instantanément un chant très populaire.

Après sa mort à Boulogne-Billancourt, chez sa fille Berthe, il est enterré au Cimetière de Sainte-Walburge, à Liège.

Liste des publications imprimées

La plupart des œuvres publiées de Théophile Bovy ont été imprimées sur les presses de l'entreprise familiale. Néanmoins, elles ont connu un grand succès populaire à travers toute la région liégeoise.

  • Chant
    • Li Tchant dès Walons, paroles écrites en 1899 (réédité à de nombreuses reprises)
  • Théâtre
    • Li diale ès manège, Liège, impr. Bovy, 1891
    • Plaisir di Vîx, Liège, H. Vaillant-Carmanne, 1891
    • Ine mohe ès l'horloge, Liège, impr. Bovy, 1892
    • Li Flori-Bleu, Liège, impr. Bovy, 1893
    • Li grandiveuse, Liège, impr. Bovy, 1893 (réédité en 1899 et en 1922)
    • On qwårt d'heûre trop timpe, Liège, Impr. Bovy, 1893
    • Ji qwitte mi feume, Liège, impr. Bovy, 1893
    • Dièrainès brixhes, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1896
    • Mèlie, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1897
    • Mémére, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1901
    • ine Pîre qui rispitte, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1903
    • Li maisse dè l' jowe, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1904
    • Amour ni fait nin compte, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1905
    • Pierre Garnîr, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1905
    • Monnonke d'Amérique, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1906
    • Li creux d'honneur d'a Gilles Paquay, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1909
    • Li pårain, Seraing, impr. E. Plénus, 1912
    • Lès toûrciveûses, Liège, J. Halleux, 1912
    • A botique, Liège, impr. du Journal Li Clabot, 1922
    • Mam'zèlle, Liège, impr. Forir, 1922
    • Qwand l'amoûr tèm'tèye, Liège, F. Gillet-Jacques, 1932
  • Journaux et périodiques
    • Li Clabot, hebdomadaire liégeois, paru de août 1892 à 1932

Hommages

Un boulevard de Liège, dans le quartier Sainte-Walburge, ainsi que des rues de Ougrée et de Grâce-Berleur portent son nom.

Voir aussi

Bibliographie

  • Paul Delforge, Encyclopédie du Mouvement wallon, t. I, Charleroi,
  • Rita Lejeune, Histoire sommaire de la Littérature Wallonne, Office de Publicité, Bruxelles, , 117 p., p. 89 et 96
  • Maurice Piron, Les Lettres wallonnes contemporaines, Paris et Tournai, Casterman, , 164 p., p. 130
  • Georges Rem, « Boulevard Louis Hillier », Si Liège m’était conté, no 32,‎ , p. 3-6

Articles connexes

Lien externe