Tayfun Gönül

Tayfun Gönül
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Tayfun Gönül, né en 1958 à Izmit et mort le 30 juillet 2012 à Istanbul, est un docteur en médecine, écrivain libertaire et premier objecteur de conscience en Turquie en 1989[1].

Biographie

En novembre 1989 et février 1990, Tayfun Gönül et Vedat Zencir, de jeunes militants antimilitaristes d'Izmir, sont inculpés pour « provocation de l'hostilité publique envers le service militaire ». Vedat Zencir est acquitté et Tayfun Gönül condamné à trois mois de prison, qui sont convertis en amende peu après[2].

Relayées par les hebdomadaires Sokak (La Rue) et Güneş (Le Soleil), les déclarations des deux premiers objecteurs de Turquie touchent un premier cercle, majoritairement composé d'étudiants et de militants de gauche[2].

Le 13 décembre 1992, il est arrêté après avoir participé comme intervenant à une réunion sur le thème de la paix organisée par la section d'Izmir de la İnsan Hakları Derneği  (Association pour les droits humains). Selon les autorités, il serait alors un déserteur. Il est libéré deux jours plus tard[3].

Publications

Bibliographie et sources

  • Ekin Karaca, « Le premier objecteur de conscience de Turquie, Tayfun Gönül, s’en est allé... », Turquie Européenne,‎ (lire en ligne).
  • André Bernard, « « Chaque Turc naît soldat » », Kedistan,‎ (lire en ligne).
  • Frank Mintz, « Hommage à Tayfun Gönül, premier objecteur de conscience en Turquie et anarchiste », Fondation Pierre Besnard,‎ (lire en ligne).
  • Aurélien Roulland, « Güle güle - au revoir - à Tayfun Gönül anarchiste et premier objecteur de conscience de Turquie », Le Monde Libertaire,‎ (lire en ligne).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Philippe Maurel, « La solitude des objecteurs de conscience », Observatoire de la vie politique turque,‎ (lire en ligne).
  2. a et b Marie Pellerin, Les objecteurs de conscience en Turquie : mémoire de recherche, Institut d'études politiques de Toulouse, (lire en ligne).
  3. « Défenseurs des droits de l’homme (IHD) en Turquie de 1992 à 1993 », Commission des droits de l’homme, Cote ONU: E/CN.4/1994/NGO/28,‎ (lire en ligne).