Tamara Isserlis

Tamara Isserlis (ou Tamara Denise[1],[2] Isserlis) (née le 17 avril 1918 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et morte en novembre 1942 à Auschwitz) est une jeune française juive, externe en médecine à Paris, ayant travaillée avec le professeur Robert Debré. Elle fut arrêtée et déportée à Auschwitz pour avoir porté le drapeau français sous son étoile jaune. Elle partit par le Convoi No. 3, en date du 22 juin 1942, le premier convoi de déportation incluant des femmes, et mourut assassinée au camp.

Biographie

Tamara Isserlis est née le 17 avril 1918 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Elle est la fille de Alexander Isserliss et de Marie Gourevich[3].

Alexander Isserlis est né le 24 août 1884 à Uralsk, en Russie et est mort le 10 avril 1945 à Saint-Cloud. Marie Gourevich est quant à elle, née le 14 octobre 1884 à Vilnius en Lituanie et est morte le 12 juillet 1970 à Paris[4]. Alexander Isserlis l'épousa le 31 octobre 1912 à Paris. C'est un ingénieur. Le couple a 3 enfants: Tamara Isserlis, Betty Isserlis et Georges Isserlis (né en 1926[5])[6],[7].

La famille Isserlis arrive en France vers 1910 et est naturalisée française[5].

Externe en médecine

Tamara Isserlis est externe en médecine. Sa mère est médecin. Son père travaille à l'ORT[5].

Seconde Guerre mondiale

En 1940, la famille Isserlis se réfugie à Nice. Tamara reste à Paris[5].

Arrestation et déportation

Serge Klarsfeld, dans " La Shoah en France " tome 2, évoque Tamara Isserlis. Étudiante en médecine, elle travaille avec le professeur Robert Debré. Elle est arrêtée pour avoir porté le drapeau français sous l'étoile jaune. Elle est déportée par le Convoi No. 3, en date du 22 juin 1942, de Drancy vers Auschwitz, le premier convoi de déportation incluant des femmes. Sa dernière adresse était au 10 rue de Buzenval à Saint-Cloud (Seine-et-Oise)[9].

Œuvre

  • Tamara Denise Isserlis. Des formes douloureuses de l'ictère catarrhal chez l'enfant. Paris, Foulon, 1942, 59 p. [10]

Bibliographie

Notes et références

  1. Université de Paris Descartes. BIU Santé — Médecine BIU Santé — Pharmacie.
  2. Dossier individuel de personnel de ISSERLIS, TAMARA, DENISE. servicehistorique.sga.defense.gouv.fr.
  3. (en) Isserlis Family Genealogy :Information about Tamara Isserlis. genealogy.com.
  4. (en) Isserlis Family Genealogy :Information about Marie Gourevich. genealogy.com.
  5. a b c et d Gagnier Hélène Gagnier Pierre. yadvashem-france.org.
  6. (en) Isserlis Family Genealogy :Information about Alexander Isserlis. genealogy.com.
  7. COMPTE-RENDU DE LA CÉRÉMONIE DE REMISE DE LA MÉDAILLE DES JUSTES AU PASTEUR PIERRE GAGNIER ET SON ÉPOUSE HÉLÈNE. Discours de Georges Isserlis (Enfant sauvé par Pierre et Hélène Gagnier). 18 janvier 2012. lesenfantsetamisabadi.fr.
  8. Voir, Klrsfeld, 2012.
  9. (en) Library of the Surgeon-General's Office (U.S.). Index-catalogue of the Library ..., Volume 1, 1959. Original from University of Illinois at Urbana-Champaign, Digitized May 25, 2011, p. 281.
  10. Jeanne Bem. Dora Bruder ou la biographie déplacée de Modiano, 2000.
  11. (en) PATRICK MODIANO. Dora Bruder. Translated from the French by Joanna Kilmartin. University of California Press, 1999, p. 101-106.
  12. (en) Renée Poznanski, 2001, p. 249.
  13. (en) Alan Morris, ‘Avec Klarsfeld, contre l’oubli’: Patrick Modiano’s Dora Bruder, 2001.
  14. Bruno Leroux. Berthe Auroy, Jours de guerre. Ma vie sous l'occupation, 2008. fondationresistance.org.
  15. (en) Hélène Berr, The Journal of Helene Berr, 2009, p. 304, voir note p. 100.
  16. (en) David Drake, Paris at War: 1939-1944, 2015, p. 178

Articles connexes