Takeshi Kitano

Takeshi Kitano
TakesiKitano.jpg
Takeshi Kitano en 2000.
Biographie
Naissance
(71 ans)
Adachi
Nom dans la langue maternelle
北野 武
Nom de naissance
北野 武
Pseudonymes
ビートたけし
マス北野
Nationalité
Domicile
Todoroki ()
Formation
Adachi Ward fourth junior high school ()
Tokyo Metropolitan Adachi High School ()
Université Meiji
Activités
Fratrie
Masaru Kitano ()
Conjoint
Mikiko Kitano ()
Enfant
Shoko Kitano ()
Autres informations
Maîtres
Senzaburō Fukami, Shokakuya Chiyowaga Chiyokiku (), Danshi Tatekawa ()
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Commandeur des Arts et des Lettres‎
Lion d'or ()
Blue Ribbon Awards for Best Actor (en) ()
Lion d'argent ()
Asian Film Award du meilleur réalisateur (en) ()
Ordre national de la Légion d'honneur ()
signature de Takeshi Kitano
signature

Takeshi Kitano (北野 武, Kitano Takeshi?), également connu sous le nom de scène de Beat Takeshi (ビートたけし, Bīto Takeshi?), est un cinéaste, acteur, animateur de télévision, humoriste, artiste-peintre, plasticien, écrivain, poète, chanteur et designer de jeu vidéo japonais, né le à Umejima dans l'arrondissement d'Adachi à Tokyo.

Il a reçu les louanges de la critique, tant dans son pays qu'à l'étranger, pour son travail cinématographique très singulier. Hors de son activité de réalisateur, il est connu au Japon surtout sous son pseudonyme de Beat Takeshi.

Depuis avril 2005, il est professeur à l’École Universitaire des Arts (Visual Arts) de Tokyo. Il possède sa propre société de production, Office Kitano, qui a lancé le Tokyo Filmex en 2000.

Ses premiers films sont des comédies dramatiques sur les yakuzas ou sur la police, remarqués par les critiques pour son humour pince-sans-rire. Cinématographiquement, il est friand de plans-séquence où rien ne semble se passer et de scènes immédiatement coupées dès que la fin de l'action est atteinte. Beaucoup de ses films font preuve d'une philosophie sombre, voire nihiliste mais non sans humour ni affection pour ses personnages. Les films de Kitano, qui semblent laisser des impressions controversées auprès du public, prennent la forme de comédies sombres ou de films de yakuzas et soulèvent des questions morales.

Il est connu en premier lieu du public japonais comme animateur et acteur de télévision, pour son rôle en tant qu'acteur principal dans la comédie Oretachi Hyōkin-zoku (1981–1989) et pour le jeu Takeshi's Castle (1986–1989). Son portrait audacieux de Zatoichi en 2003, un personnage culte du Japon et maintes fois utilisé dans des films ou des séries TV, est son plus gros succès commercial national.

Vie personnelle

Takeshi Kitano est le plus jeune des quatre enfants de Kikujirō et de Saki Kitano. Son père travaillait comme peintre en bâtiment[1] et a peut-être été yakuza, ce qu'a révélé Takeshi, tandis que sa mère avait une éducation et une discipline stricte, travaillait dans une usine. Il a deux frères, Shigekazu et Masaru et une sœur, Yasuko. Masaru est professeur à l'Université Meiji et apparaît régulièrement dans plusieurs émissions télévisées japonaises.

Kitano a épousé Mikiko Matsuda, ancienne comique manzai, en 1978. Ils ont un fils, Atsushi Kitano et une fille, Shoko Kitano. Shoko est chanteuse et actrice. Elle a fait ses débuts comme chanteuse, produite par le cofondateur de X Japan, Yoshiki Hayashi, et est apparue sous le nom de Shoko Matsuda (Matsuda étant le nom de jeune fille de sa mère) dans le film de son père Hana-bi en 1997.

En août 1994, un grave accident de moto l'envoie à l'hôpital[3] où il subit une importante opération chirurgicale pour retrouver l'usage d'un côté de son corps paralysé. La sévérité de ses blessures est apparemment due au fait qu'il ne portait pas de casque. Par la suite, Kitano, réalisateur fasciné par la mort violente, a suggéré lors d'une interview que cet accident était une « tentative de suicide inconsciente »[4] due à la pression de sa carrière montée en flèche[3].

Après son accident de moto, Kitano reprend la peinture. Son style rappelle celui du peintre franco-russe Chagall. Ses peintures ont été exposées en galerie, publiées sous forme de livres et ornent les pochettes de plusieurs des disques contenant la musique de ses films. Ses œuvres sont mises en évidence dans son film le plus acclamé par la critique, Hana-bi, sorti en 1997.

Kitano, maintenant reconnu internationalement, s'est vu attribuer le titre de Licencié honoraire en Sciences de l'ingénierie par l'Université de Meiji le 7 septembre 2004, 34 ans après avoir arrêté ses études pour poursuivre sa carrière dans le spectacle.

C'est un grand fan de Kiyoshi Hikawa, chanteur de enka (musique populaire japonaise).

Le 21 janvier 2007, son ancien élève comique, Hideo Higashikokubaru, s'est présenté comme gouverneur de la préfecture de Miyazaki et a été élu.

Le comique

En 1970, à sa sortie de l'Université Meiji où il a fait des études d'ingénieur pendant quatre ans, Takeshi Kitano trouve un travail de réparateur d'ascenseurs dans une boîte de nuit du quartier d'Asakusa à Tokyo, qui faisait office de théâtre de sketches comiques et de strip-tease[5]. Là, il a appris beaucoup, notamment grâce au comédien Senzaburo Fukami[5]. Petit à petit, quand un des membres réguliers du club tombait malade, Kitano prenait sa place sur scène. C'est ainsi qu'a commencé sa carrière de comique.

En 1972, il fonde The Two Beats (Beat Takeshi et Beat Kiyoshi) avec son ami Nirō Kaneko ; ils créent des manzai, sketches satiriques basés sur une improvisation verbale. Beat Takeshi est né[5].

En 1976, ils jouent à la télévision pour la première fois et obtiennent un succès immédiat qui les propulse au niveau national. La raison de leur succès est due aux thèmes de Kitano, qui sont bien plus risqués que les traditionnels manzai. Ses plaisanteries ciblent les personnes socialement vulnérables, les vieux, les handicapés, les pauvres, les enfants, les femmes, les imbéciles et les laids. Des plaintes envoyées aux producteurs de la chaîne provoquent la censure de certains des dialogues et plaisanteries les plus osés. Kitano confirme dans une interview télévisée qu'il lui fut interdit d'accéder aux studios NHK pendant 5 ans pour s'être montré dans un show alors qu'il le lui avait été interdit. Bien que le couple Two Beats constitue l'un des plus grands succès du genre durant les années 1970 et 80, Kitano décide de continuer seul et le duo est dissout.

Certains éléments autobiographiques remontant à sa carrière manzai se trouvent dans son film de 1996, Kids Return.

L'acteur et le réalisateur

En tant qu'acteur, il est principalement engagé pour des rôles de gangsters au caractère dur. En 1983, dans un tout autre registre, il joue dans son premier grand film : Nagisa Oshima l'engage dans son film Furyo. Takeshi tient le rôle du sergent Gengo Hara, à la fois sadique et sympathique, dans un camp de prisonniers de guerre en Indonésie durant la Seconde Guerre mondiale. Il le considère comme son « premier vrai rôle au cinéma »[5].

Après plusieurs autres rôles, pour la plupart des comédies, il est choisi, en 1989, pour jouer dans Violent Cop (Sono Otoko, Kyōbō ni Tsuki). Il y tient le rôle d'un détective sociopathe qui répond à la violence par la violence. Lorsque Kinji Fukasaku le réalisateur initial tombe malade, Kitano se propose pour la réalisation du film. Il remanie considérablement le scénario et transforme son personnage en anti-héros solitaire et à contre-courant. Le film est un succès au Japon, tant commercial que critique. Il marque le début de la carrière de réalisateur de Kitano.

Jugatsu, son deuxième film en tant que réalisateur et le premier comme scénariste, sort en 1990. Masahiko Ono y tient le rôle principal, un jeune homme dont l'entraîneur de baseball est menacé par un yakuza local. Avec un ami, il se rend à Okinawa Hontō pour se procurer des armes et assouvir sa vengeance. Sur le chemin, ils sont aidés par un gangster psychotique joué par Kitano, qui a sa propre vengeance à assouvir. Avec une maîtrise complète du script et de la réalisation, Kitano utilise ce film pour affirmer son style : une violence choquante, un humour noir étrange et des scènes d'images arrêtées stoïques. Malgré cela, le film fut un échec et n'a pas permis de couvrir les coûts de production à la première sortie.

Le troisième film de Kitano, A Scene at the Sea (Ano Natsu, Ichiban Shizukana Umi), sort en 1991. Il n'y a pas de gangsters, mais un éboueur sourd déterminé à apprendre à surfer après avoir découvert pendant son travail une planche de surf cassée. Une jeune femme, également sourde, suit ses progrès et l'aide lorsqu'elle le peut. Le film montre une facette plus romantique et délicate de Kitano ainsi que son humour pince-sans-rire qui est sa marque de fabrique.

Les spectateurs étrangers, qui dépasseront en nombre son public national dans les années qui suivront, ainsi que la presse européenne notamment française[5], remarquèrent Kitano après la sortie de Sonatine en 1993. Il y joue un yakuza de Tokyo envoyé par son patron à Okinawa pour aider à mettre fin à une guerre de gangs. Fatigué de sa vie de gangster, il découvre que la mission entière est un leurre qu'il accueille malgré tout à bras ouverts.

Les cinéphiles ont reconnu les influences des films dirigés par Kitano : le cinéma américain ; notamment Quentin Tarantino, ainsi que le maître du yakuza eiga (films sur la pègre japonaise moderne), Kinji Fukasaku, à qui il rend hommage dans un de ses chefs-d'œuvre, Sonatine, mélodie mortelle (1993).

La sortie de Getting Any? (Minna Yatteruka !) en 1995 montre un Kitano retournant à ses racines, la comédie. Ce film, qui se présente comme un assemblage de scènes comiques, se concentre autour d'un personnage, Asao, qui essaye de faire l'amour dans une voiture. Getting Any? n'a rencontré qu'un succès limité au Japon. Une bonne partie du film moque la culture japonaise populaire, comme Ultraman ou Godzilla et même le personnage de Zatoichi que Kitano lui-même interprètera huit ans plus tard. La même année, Kitano apparait dans Johnny Mnemonic de Robert Longo, bien que son temps sur écran ait été énormément réduit pour la sortie américaine du film.

Kitano fait Kids Return en 1996, juste après son rétablissement. À cette époque, c'est son film le plus réussi au Japon.

Bien que pendant des années le plus grand auditoire de Kitano ait été les amateurs étrangers de cinéma d'art et d'essai, Hana-bi confirme son statut international de principal cinéaste moderne japonais.

Parmi ses rôles les plus significatifs, on trouve celui du Capitaine Hijikata Toshizo du Shinsengumi dans le film de 1999, Taboo (Gohatto), de Nagisa Oshima. Ainsi que celui de Kikujiro, ancien yakuza dans L'Été de Kikujiro (Kikujirō no Natsu), sorti en 1999. Kitano y apparaît comme un petit escroc bon à rien qui finit par faire équipe avec un jeune garçon cherchant sa mère. Une série de mésaventures cocasses émaillent leur voyage estival.

Kitano joue Kitano dans Battle Royale de 2000, un film à grand succès japonais controversé, situé dans un futur dystopique sombre où un groupe d'adolescents est choisi aléatoirement chaque année pour s'entretuer sur une île déserte[6].

Le film Aniki, mon frère de 2001, tourné à Los Angeles, montre un Kitano en yakuza de Tokyo chargé de l'installation d'un empire de drogues à Los Angeles avec l'aide d'un gangster local joué par Omar Epps. Malgré beaucoup de battage médiatique autour du premier film en langue anglaise de Kitano, celui-ci n'a rencontré qu'une réponse mitigée aux États-Unis et à l'étranger.

Il dirige Dolls, en 2002, sans jouer dans ce film bien accueilli par le public et la critique. Il y raconte trois versions différentes de l'amour éternel.

Entre la réponse décevante de Aniki, mon frère et Dolls, Kitano est devenu une cible privilégiée par les critiques aux États-Unis. La critique est moins sévère en Europe et en Asie, quoique beaucoup de critiques ne soient désormais plus aussi élogieux qu'ils l'avaient été pour les films précédents de Kitano.

Zatoichi de 2003, dans lequel Kitano est acteur et réalisateur nous montre toute la verve du réalisateur. Ce film, pour lequel il se teint les cheveux en blond, ce qui choque initialement le Japon car les interprètes traditionnels de Zatoichi ont tous les cheveux noirs, a fait taire beaucoup de ses détracteurs. Zatoichi est une pure invention cinématographique et une réussite évidente confirmant le talent de ce réalisateur atypique.

Avec sa vision nouvelle du personnage, Zatoichi est le plus grand succès au box-office de Kitano au Japon, et a connu un certain succès lors de sa sortie internationale. Il a remporté de nombreuses récompenses au Japon et à l'étranger, notamment le Lion d'argent à la Mostra de Venise.

Le film de Kitano, Takeshis' est sorti au Japon en novembre 2005 avec une accroche inhabituelle en anglais : « 500 % Kitano - Rien A Ajouter! ». En 2007 sort Glory to the Filmmaker!, suivi en 2008 par Achille et la Tortue. Ce dernier film vient boucler la trilogie burlesque et autobiographique de Kitano : Takeshis' traitant de Kitano acteur, Glory to the Filmmaker! de Kitano réalisateur et Achille et la Tortue de Kitano peintre.

Son long-métrage suivant, Outrage: Beyond (2012), fête ses retrouvailles avec la veine du film de yakusa : Outrages sorti en juin 2010.

Kitano a régulièrement fait appel au compositeur Joe Hisaishi (qui travaille aussi pour le Studio Ghibli) pour écrire les musiques de ses films. Cependant, pendant la réalisation de Dolls ils ont eu un désaccord, apparemment concernant les mélodies à inclure dans la bande originale du film. ils n'ont pas retravaillé ensemble depuis.

Le créateur de jeux vidéo

Takeshi Kitano a sorti un jeu vidéo du nom de Takeshi no Chōsenjō (Le défi de Takeshi) en 1986 sur la console Famicom de Nintendo. Le principe est d'accomplir des missions répétitives, inutiles et presque impossibles telles que chanter 3 fois une chanson pratiquement impossible à chanter (la Famicom possédait un micro), résoudre des énigmes sans aucune logique, ou choisir plusieurs choix idiots comme dans le passage de la carte. Sur l'écran titre, on pouvait lire « ce jeu a été réalisé par quelqu'un qui déteste les jeux vidéo »[7].

Trente ans plus tard, Sega l'embauche dans Yakuza 6 en tant qu'acteur en plus d'être modélisé. Il incarne un antagoniste face à Kazuma Kiryu, le protagoniste principal.

Beat Takeshi et Takeshi Kitano

La carrière de Takeshi Kitano balance entre ses deux personnages. Il réserve Takeshi Kitano à ses rôles d'homme « sérieux » (comme le réalisateur, mais aussi certains de ses rôles d'acteur, par exemple pour Furyo et Tokyo Eyes) et Beat Takeshi à l'acteur, le comique et aussi l'animateur d'émissions télévisées. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il a créé le jeu télévisé Takeshi's Castle, diffusé sur Tokyo Broadcasting System de 1986 à 1989, et ultérieurement dans d'autres pays.

Inspirations et influences

Son jeu d'acteur est caractérisé par des expressions du visage presque inexistantes. Il en a expliqué la raison en déclarant : « dans mes films et ceux des autres, j'essaie en général d'inhiber mes expressions faciales pour que le spectateur, suivant la situation, ressente ses propres émotions à travers mon personnage »[réf. nécessaire].

Sonatine, mélodie mortelle a très largement été inspiré par la Guerre des gangs à Okinawa réalisée en 1971 par Kinji Fukasaku.

Outre la trame sensiblement identique (un chef de gang téméraire déchu et trahi par son chef est banni de la métropole et s'exile sur Okinawa Hontō en compagnie de ses lieutenants), et la brutalité des scènes de combat au pistolet ou à main nue (Okinawa est le berceau du karaté et du nunchaku), on décèle une ressemblance frappante entre le chef de gang de chacun des deux films (costume impeccable et lunettes noires de rigueur, esprit fier et de la vieille école, volontiers frondeur envers les vieux caïds), de même qu'entre les deux idylles éphémères mais sincères que vit le héros.

Ce qui par-dessus tout laisse peu de doute quant à l'inspiration de Kitano par Fukasaku, est la chanson en dialecte d'Okinawa, accompagnée au shamisen (un instrument de musique traditionnel à cordes) qui se répète tout au long des deux films. La chanson est interprétée en costumes traditionnels, comme dans le film de Fukasaku. Mais dans le film de Kitano, elle y est aussi « parodiée », par Susumu Terajima et son compère d'Okinawa qui se travestissent un soir d'ennui et de boisson sur la plage… La dérision d'une scène dite sérieuse ou tragique est une constante dans l'œuvre de Kitano.

Plutôt qu'un plagiat, il s'agit vraisemblablement ici plus d'un hommage que Kitano rend à Fukasaku car il ne faut pas oublier que la première expérience de Takeshi en tant que réalisateur est due au désistement in extremis de Kinji Fukasaku sur Violent Cop.

Animateur de télévision

C'est aussi un animateur de télévision populaire.

Takeshi's Castle est un jeu télévisé diffusé depuis les années 1980. Ce programme, caractérisé par un style de concours physiques proche de la farce, a gagné une popularité culte aux États-Unis (où certaines parties passent dans l'émission MXC sur Spike TV, ainsi qu'au Royaume-Uni). En Italie, le programme était connu sous le titre Mai dire Banzai avec le personnage de Kitano renommé Mashiro Tamigi. En Espagne, il est également devenu culte sous le nom de Humor amarillo , pour lequel le doublage, humoristique, n'a rien à voir avec les dialogues réels.

Takeshi dirige aussi un programme de télévision hebdomadaire appelé Beat Takeshi's TV Tackle, regroupant un panel de politiciens et de comiques discutant d'évènements d'actualité.

Plus récemment, il a animé Koko ga hen da yo, nihonjin (« Hé les Japonais, ça c'est bizarre ! »), un talk show dans lequel un grand panel d'étrangers parlant le japonais débattent des questions actuelles de la société japonaise.

Depuis 1997, il est le narrateur de Kisekitaiken! Unbelievable.

Autres activités

Takeshi Kitano s'est également essayé à la chanson, il a sorti plusieurs albums dont certains ont eu un petit succès commercial au Japon. Il réalise également des peintures, présentes en grand nombre dans son film Hana-bi, ainsi que des sculptures.

Kitano a écrit plus de cinquante livres de poésie, des critiques de films et plusieurs romans, dont quelques-uns ont aussi été adaptés dans des films par d'autres réalisateurs.

Filmographie

Réalisateur

Acteur

Œuvre littéraire

Roman et nouvelles

  • Naissance d'un gourou (2005), roman - À la suite d'une rupture, Kazuo Takayama, un jeune garçon crédule, rallie une communauté religieuse dirigée par un maître spirituel habile et dépourvu de sens moral.
  • Boy (2012), trois nouvelles sur le monde de l’enfance et de l’adolescence, publiées au Japon en 1987 et en France aux Éditions Wombat 2012 et Points Poche 2014

Ouvrages autobiographiques

  • La Vie en gris et rose (1984), livre autobiographique racontant l'enfance de Takeshi Kitano dans le Japon d'après guerre.
  • Asakusa kid (1998), livre autobiographique, retraçant le début de sa carrière, en tant que comique de manzai au Français, un cabaret d'Asakusa.

Essais et ouvrages sur Kitano

  • Rencontre du Septième Art (2003), ouvrage rassemblant quelques entretiens de Takeshi Kitano avec différentes personnes du monde du cinéma aux éditions Arléa
  • Beat Takeshi vs. Takeshi Kitano (2005) par Abe Casio Kaya Press
  • Kitano Takeshi (2007) par Gerow Aaron British Film Institute
  • Takeshi Kitano : outremarge (2007) par Benjamin Thomas, éd. Aléas
  • Kitano par Kitano (2010) par Takeshi Kitano et Michel Temman chez Grasset & Fasquelle

Distinctions

Récompenses

Takeshi Kitano recevant le Lion d'or en 1997 pour Hana-bi.

Décorations

Nominations et sélections

Voix françaises

et aussi

Box-office

Les films de Takeshi Kitano en tant que réalisateur ont rapportés 110,5 millions de dollars de recettes mondiales, dont 2,4 millions sur le territoire américain. En France, ses films ont cumulé 1,6 million d'entrées.

Film Budget Drapeau des États-Unis États-Unis[13] Drapeau de la France France[13] Monde Monde
Furyo[N 1] NC 2 306 560 $[14] 1 579 223 entrées NC
Violent Cop NC 1 960 $[13] 18 857 entrées[13] NC
Jugatsu NC 1 471 $[15] 41 542 entrées[13] NC
A Scene at the Sea NC NC 40 382 entrées[13] NC
Sonatine, mélodie mortelle 4 500 000 $[16] 58 834 $[17] 37 402 entrées[17] NC
Getting any ? NC NC 7 805 entrées[13] NC
Kids Return NC NC 28 111 entrées NC
Johnny Mnemonic[N 1] 26 000 000 $[18] 19 075 720 $[18] 332 341 entrées[19] 52 375 720 $[19]
Hana-bi 2 300 000 $[20] 500 000 $[13] 273 787 entrées[21] 6 517 823 $[13]
L'Été de Kikujiro NC 198 238 $[22] 427 777 entrées[23] NC
Aniki, mon frère 10 000 000 $[24] 450 594 $[13] 252 775 entrées[13] 15 284 235 $[13]
Battle Royale[N 1] 4 500 000 $[25] NC 113 220 entrées[26] 25 000 000 $[27],[28]
Dolls NC 4 067 $[13] 182 136 entrées[13] 5 405 725 $[29]
Zatoichi 4 000 000 $[30] 1 118 163 $[31] 252 772 entrées[13] 32 285 593 $[31]
Takeshis' NC NC 19 340 entrées[32] 1 270 717 $[33]
Glory to the Filmmaker! NC NC 2 402 entrées[13] 409 179 $[34]
Achille et la Tortue NC NC 37 750 entrées[35] 950 000 $[13]
Outrage NC 44 745 $[13] 29 087 entrées[13] 8 428 636 $[13]
Outrage: Beyond NC 3 878 $[13] NC 16 215 856 $[36]
Ryuzo 7 NC NC NC 11 757 243 $[37]
Ghost in the Shell[N 1] 110 000 000 $[38] 40 563 557 $[38] 1 021 231 entrées[39] 169 801 921 $[38]
Outrage Coda NC NC NC 11 974 433 $[40]
  • Légendes : Budget (entre 1 et 10 M$, entre 10 et 100 M$ et plus de 100 M$), États-Unis (entre 1 et 50 M$, entre 50 et 100 M$ et plus de 100 M$), France (entre 100 000 et 1 M d'entrées, entre 1 et 2 M d'entrées et plus de 2 M d'entrées) et monde (entre 1 et 100 M$, entre 100 et 200 M$ et plus de 200 M$).

Expositions

  • Gosse de peintre à la Fondation Cartier (printemps-été 2010) : L'univers de Beat Takeshi, peintures, objets "improbables", vidéos, sculptures... À cette occasion, Takeshi Kitano se voit remettre les insignes de commandeur des Arts et des lettres[41].

Notes et références

Notes
  1. a, b, c et d Uniquement acteur.
Références
  1. (ru) « Archived copy » [archive du ] (consulté le 2 octobre 2013)
  2. a et b https://www.lesinrocks.com/2010/03/12/actualite/takeshi-kitano-lhomme-qui-tombe-1132980/
  3. voir page 82, Asian Pop Cinema: Bombay to Tokyo, Lee Server, Chronicle Books, San Francisco, 1999
  4. a, b, c, d et e http://next.liberation.fr/cinema/2003/11/05/mes-dates-cles-par-kitano-takeshi_450633
  5. « Dans Battle Royal, Takeshi Kitano défraye la chronique », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  6. (fr) Eric Simonovici, « Reality show », sur OverGame.com (via Internet Archive), (consulté le 29 février 2008)
  7. (ja) « Site officiel du film Ryuzo 7 », sur AAA (consulté le 27 décembre 2014)
  8. http://fr.ign.com/ghost-in-the-shell-theater/11986/news/ghost-in-the-shell-takeshi-kitano-au-casting-du-fi
  9. http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Takeshi-Kitano-est-le-premier-acteur-japonais-au-casting-de-Ghost-in-the-Shell
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t et u « Takeshi Kitano », sur Jp's Box-office.com (consulté le 9 juillet 2012).
  11. (en) « Merry Christmas, Mister Lawrence (1983) », sur Box Office Mojo (consulté le 4 mai 2018)
  12. http://www.imdb.fr/title/tt0098967/business
  13. http://www.kitanotakeshi.com/index.php?content=biography
  14. a et b « Sonatine (1993) », sur Jp's Box-office (consulté le 4 mai 2018).
  15. a et b Fiche Box Office mojo.
  16. a et b Fiche Jp's Box-office
  17. Kitano, Takeshi, Fireworks DVD booklet, 1998, New Yorker Films. Consulté le 26 décembre 2015
  18. « Box-office français de Hana-Bi », sur Lumière (consulté le 4 mai 2018).
  19. http://www.imdb.fr/title/tt0199683/business
  20. « Film : Kikujiro no natsu », sur Lumiere (consulté le 4 mai 2018)
  21. http://www.imdb.fr/title/tt0222851/business
  22. « Battle Royale », sur Movieplayer.it (consulté le 4 mai 2018).
  23. « Battle Royale », sur Jp's Box-office (consulté le 4 mai 2018).
  24. Garger, Ilya. "Royale Terror." TIME. June 30, 2003.
  25. Testar J. T., « Japan Goes to the Movies » [archive du ] [PDF], The Journal, (consulté le 8 janvier 2007), p. 1
  26. Dolls, Box-office mojo
  27. Zatoichi, PowerGrid
  28. a et b (en) « Zatoichi (2003) », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 4 mai 2018).
  29. Takeshis, box-office français
  30. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&wk=2005W44&id=_fTAKESHIS01
  31. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&wk=2007W22&id=_fKANTOKUBANZAI01
  32. http://lumiere.obs.coe.int/web/film_info/?id=35443
  33. http://www.boxofficemojo.com/movies/default.htm?id=beyondoutrage.htm
  34. http://www.boxofficemojo.com/movies/intl/?page=&wk=2015W18&id=_fRYUZOTONANANINNO01
  35. a, b et c « Box Office Mojo : Ghost in the Shell », sur Boxofficemojo.com (consulté le 4 avril 2017)
  36. « Ghost in the Shell (2017) », sur JP Box office (consulté le 14 avril 2017)
  37. « Outrage Coda : International Box Office », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 4 mai 2018).
  38. (fr) « Takeshi Kitano Commandeur dans l’ordre des Arts et des lettres », (consulté le 22 février 2011)

Voir aussi

Vidéographie

Liens externes