Taillebourg (Charente-Maritime)

Taillebourg
Taillebourg (Charente-Maritime)
La tour du château.
Blason de Taillebourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Vals de Saintonge Communauté
Maire
Mandat
Pierre Texier
2020-2026
Code postal 17350
Code commune 17436
Démographie
Gentilé Taillebourgeois
Population
municipale
731 hab. (2017 en diminution de 2,92 % par rapport à 2012)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 15″ nord, 0° 38′ 32″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 63 m
Superficie 14,25 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saintes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Jean-d'Angély
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Taillebourg
Liens
Site web www.taillebourg17.fr

Taillebourg est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Taillebourgeois[1].

Rendu célèbre par une peinture d'Eugène Delacroix, Taillebourg est aujourd'hui un gros bourg qui étage ses maisons de pierre de taille sur la rive droite de la Charente, possédant un site fluvial animé par le tourisme de croisière.

Géographie

Le site géographique de Taillebourg

La commune de Taillebourg se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Taillebourg est un village constitué de deux parties nettement distinctes : une partie élevée, bâtie sur le piton rocheux surplombant la vallée de la Charente où est édifié le château ; une partie basse, établie en bordure même du fleuve que longent la voie ferrée Nantes-Bordeaux et la route départementale reliant Saintes à Saint-Savinien et où se développa un port fluvial, dès le Moyen Âge.

Un site fluvial sur la Charente

Édifié entièrement sur la rive droite du fleuve, Taillebourg doit originellement sa prospérité à la Charente.

Vue aérienne du bourg et du château.

Le bourg devient un port fluvial particulièrement actif dès le Moyen Âge. Mais c'est surtout pendant le XIXe siècle, notamment pendant l'« âge d'or » du cognac, au Second Empire, que le trafic portuaire atteint son apogée, où les gabarres transportaient les eaux-de-vie de cognac vers Tonnay-Charente, alors le premier port expéditeur de cette eau-de-vie fine.

Concurrencé rapidement par le chemin de fer, le port décline vite, à partir du début du XXe siècle. Ce site fluvial est maintenant consacré au nautisme de loisirs ainsi qu'à la navigation fluviale de croisière, où des bateaux-mouches remontent le cours du fleuve depuis Saintes, principal lieu d'embarquement pour ces vedettes de croisière.

Un lieu de passage

Occupant un site de vallée, Taillebourg est, depuis le fond des temps un petit carrefour de communications, d'abord routier, puis ferroviaire.

La commune est située sur la route départementale no 114 reliant Saintes (à une dizaine de kilomètres au sud), à Saint-Savinien (à six kilomètres au nord-ouest), et qui, comme la voie ferrée, longe en grande partie la vallée de la Charente. Grâce à un pont sur le fleuve, elle est en contact avec sa voisine, la commune de Port-d'Envaux.

Dès 1867, le bourg est longé par une voie ferrée en bordure de la vallée de la Charente et est desservi par une gare qui le met directement en contact avec Saintes et Rochefort. Le bourg est aujourd'hui desservi par une simple halte ferroviaire mais, par le passé, la gare de Taillebourg a joué un important rôle de carrefour ferroviaire.

Communes limitrophes

Urbanisme

Typologie

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Taillebourg est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Toponymie

Le nom de la localité est attestée sous la forme Terra Talleburgi en 1267[8].

Il s'agit d'une formation médiévale caractéristique, composée de l'élément Taille- déverbal de tailler que l'on retrouve dans les Taillebois, Taillecourt, Taillecavat ou Taillefontaine[8]. Le second élément est le mot bourg, terme issu du germanique continental. Selon cet étymologie, il s'agirait donc d'un « bourg résultant d'un défrichement »[8].

Homonymie avec Taillebourg (Lot-et-Garonne), attesté sous la forme occitane latinisée Talhaburgo au XIIIe siècle[8] et (Ponlat-)Taillebourg (Haute-Garonne).

Remarques : les formes primitives semblent être différentes de celles des autres Taillebourg. André Debord a attiré l'attention sur le fait que Taillebourg est mentionné pour la première fois en 1007 sous la forme de Traillebrucense, puis en 1074 comme Tralliburgo[9]. À noter qu'il existe en ancien français un terme traille attesté au XVe siècle et qui signifie « corde, câble pour haler un bateau »[10].

Histoire

Bataille de Taillebourg, par Delacroix.

Dans la deuxième moitié du IXe siècle, les Vikings auraient installé une base à Taillebourg, pour razzier le pays environnant[11]. Cette hypothèse a cependant été réfutée en 2005, sans être remise en question sérieusement depuis lors[12].

La cité est surtout connue dans l'histoire grâce à la bataille de Taillebourg qui s'y est déroulée le . Elle précède la bataille de Saintes (). Saint Louis, roi de France, épaulé par son frère Alphonse de Poitiers, y bat une coalition de féodaux du Poitou dirigés par Hugues X de Lusignan, soutenu par Henri III, roi d’Angleterre.

Il est possible qu’en , le comte de Derby s’empare de la ville, sans que les historiens en soient certains[13] (guerre de Cent Ans).

Héraldique

Blason Blasonnement :
D’or au chevron de gueules accompagné de trois aigle d’azur becquées et membrées aussi de gueules[14].

Administration

L'ordonnance du réunit la commune de Saint-Savin (qui, sous la Révolution, s’appelait "La Montagne") à celle de Taillebourg.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 février 2010 Guy Perret PCF  
mars 2010 septembre 2011 Jean-Luc Renaudet    
décembre 2011 mars 2014 Guy Perret PCF[15]  
mars 2014 en cours Pierre Texier    

Région

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Jumelages

Depuis 1984 Taillebourg est jumelée avec Drapeau du Royaume-Uni Stockbridge (Hampshire) (Royaume-Uni).

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2017, la commune comptait 731 habitants[Note 3], en diminution de 2,92 % par rapport à 2012 (Charente-Maritime : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4655685815381 1061 0831 1161 1071 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0341 0509969181 0011 0281 0401 013970
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
879919908787729734683780721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
636681637626561600704730739
2017 - - - - - - - -
731--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Taillebourg dans la littérature

Un village Taillebourg est cité dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[20].

Sans autre précision de la part du poète, il peut s'agir de:

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Repères bibliographiques

  • Combes (Jean) et Daury (Jacques) (Ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements : la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985 - monographie sur Taillebourg -, p. 213.
  • Flohic (Jean-Luc), (Ouvrage collectif sous la direction de), Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, monographie sur Taillebourg - Tome II - p. 975/977.
  • Gautier (M.A.), Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure publiée en 1839), Les Chemins de la Mémoire éditions, Saintes - Monographie sur Taillebourg au temps de la Monarchie de Juillet - p. 161/162.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Les gentilés de Charente-Maritime », sur habitants.fr
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  8. a b c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 667.
  9. AQUITANIA, Tome 21, 2005, Revue interrégionale d’archéologie (lire en ligne) [1]
  10. Site du CNRTL : étymologie de treille² (lire en ligne) [2]
  11. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, , 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 132
  12. Château, ville et pouvoir au Moyen Âge, sous la direction d'Anne-Marie Flambart Héricher et Jacques Le Maho, publication de CRAHM, p. 147 [3]
  13. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, , 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 197
  14. Gaso.fr
  15. http://www.pcf17.fr/elus-communistes-et-republicains
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  20. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375