Télévision numérique terrestre en France

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TNT française
Logo de la TNT.
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Création (12 ans) (métropole)
(6 ans) (outre-mer)
Propriétaire République française
Conseil supérieur de l'audiovisuel
Langue Français ou langues régionales
Pays Drapeau de la France France
Site web http://www.recevoirlatnt.fr/particuliers/
Diffusion
Aire Drapeau de la France France métropolitaine et d'outre-mer

La télévision numérique terrestre est lancé le en France métropolitaine et le en France d'outre-mer. Elle est diffusée sous les normes de diffusion DVB-T et de compression MPEG-4 AVC (H.264), comme dans le reste de l'Europe. Elle compte 31 chaînes nationales — dont 5 payantes — et 41 chaînes locales en métropole, et seulement 7 chaînes nationales et 23 chaînes locales en outre-mer. La majorité des chaînes métropolitaines sont diffusées en haute définition et les chaînes locales sont diffusées dans leurs régions respectives. Elle peut être reçue par plus de 95 % de la population française grâce à près de 2 200 émetteurs répartis sur tout le territoire.

À l'étude depuis les années 1990, la TNT est lancée le en France métropolitaine sous les normes DVB-T MPEG-2. Elle permet alors de diffuser cinq fois plus de chaînes que la télévision analogique. Les chaînes locales font leur apparition à partir du , puis la TNT haute définition est lancée le sous les normes DVB-T MPEG-4 AVC (H.264). Toute la TNT passe à cette norme le pour généraliser la haute définition et libérer des fréquences aux opérateurs de télécommunications. En France d'outre-mer, la TNT est lancée le directement sous les normes DVB-T MPEG-4 AVC (H.264) et n'est toujours pas diffusée en haute définition.

Historique

Projet de la TNT

Préparation et expérimentations (1994-2000)

Le , les ministres des télécommunications de l'Union européenne réunis à Bruxelles décident d'établir une norme unique pour la télévision numérique, le Digital Video Broadcasting (DVB). Des offres de télévision par satellite en numérique voient alors le jour dans les années qui suivent[1],[2].

En , le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) prend connaissance d'un rapport de Philippe-Olivier Rousseau sur la télévision numérique terrestre et décide de mener une concertation avec les acteurs de l'audiovisuel en vue de la mise en place d'expérimentations[3]. En , François Fillon, ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l'Espace, crée un groupe de travail sur la télévision numérique terrestre placé sous la direction de Philippe Levrier, ex-directeur général de TDF et membre du CSA, qui lui a remis en mai un rapport sur ce sujet[4],[5]. En , l'Agence nationale des fréquences (ANFR) remet un rapport indiquant que six multiplex pourrait être diffusé avec l'infrastructure actuelle dont quatre couvrirait 80 % de la population[6],[7]. En , un autre rapport de Jean-Pierre Cottet et Gérard Eymery préconise de s'engager dans la télévision numérique terrestre sans délai pour développer une nouvelle offre de programmes et de chaînes[6].

Après plusieurs expériences locales en Corse, en Creuse et dans les Pyrénées-Orientales, le CSA autorise TDF à expérimenter la diffusion numérique en Bretagne (autour de Rennes, Vannes et Lorient) le pour un premier multiplex et le pour un second. Les chaînes TF1, France 2, France 3, Arte et La Cinquième participent à cet essai. D'autres expérimentations ont lieu dans les Vosges (autour de Remiremont et Saint-Dié) dans un relief plus montagneux[6],[5],[7],[8].

La loi no 2000-719 du sur l'audiovisuel fixe le cadre juridique et le calendrier du développement de la télévision numérique terrestre en France[9],[10].

Sélection des chaînes (2001-2005)

Le , le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) lance un appel à candidatures pour sélectionner 22 chaînes nationales qui seront diffusées sur la télévision numérique terrestre (TNT), étant donné que 8 canaux ont déjà été réservés pour le service public (France 2, France 3, France 5, Arte, LCP et 3 canaux supplémentaires). Cependant, les chaînes privées historiques (TF1, M6 et Canal+) sont assurées d'être sélectionnées et se voient même attribuées un canal supplémentaire, appelé « canal bonus », à titre de dédommagement (LCI, M6 Music et i-Télévision). En parallèle, trois canaux sont réservés pour des chaînes locales en attente d'un futur appel d'offres. Le CSA reçoit 69 candidatures dans les temps dont 66 sont jugées recevables[11],[12],[13],[14],[15]. Les auditions publiques des candidats se déroulent du au et sont retransmises en direct par La Chaîne parlementaire[16].

Le , le CSA annonce avoir sélectionné les 30 chaînes de le future TNT : 16 chaînes gratuites (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8, M6 Music (future W9), TMC, NT1, NRJ TV (future NRJ 12), LCP, iMCM et trois autres chaînes publiques) et 14 chaînes payantes (Canal+, i-Télévision, LCI, AB1, Canal J, CinéCinémas, Cuisine.TV/Comédie!, Eurosport, Match TV, Planète, Sport+, TF6, TPS Star, Paris Première). Cinq nouveaux éditeurs de chaînes de télévision (AB, Bolloré, Lagardère, NRJ, Pathé) rejoignent donc les trois existants (TF1, M6, Canal+)[14],[17],[18]. Les chaînes privées sont réparties sur 4 multiplex tandis que les chaînes publiques sont réparties sur 2 autres[19]. Le CSA établit ensuite une convention avec les éditeurs de chaque chaîne avant de leur délivrer une autorisation d'émission[17],[18].

Mais le , le gouvernement indique vouloir rassembler toutes les chaînes publiques sur un seul multiplex. Il décide de ne conserver qu'un seul des trois canaux supplémentaires préemptés et de l'attribuer à Festival (future France 4)[20]. De plus, le , le Conseil d'État annule six autorisations accordées au groupe Canal+ et à Lagardère Active par le CSA, sur la requête du groupe TF1. Cela concerne les chaînes Canal J, iMCM, CinéCinémas, i-Télévision, Planète et Sport+. Les deux groupes détenant ces chaînes ensemble, ils dépassaient la limite de cinq chaînes par groupe imposée par le dispositif anti-concentration[21].

Le , le CSA lance un nouvel appel à candidatures pour désigner 6 chaînes nationales[22]. En , les groupes Pathé, Canal+ et Lagardère Active décident de remettre en jeu l'autorisation accordée aux chaînes Comédie, Cuisine.TV et Match TV occupant deux canaux. Le CSA repousse la date de clôture de l'appel à candidatures qui concerne désormais 8 chaînes[23],[24]. Le CSA reçoit 35 candidatures et les auditions publiques ont lieu du 18 au [25].

Le , le CSA révèle les huit chaînes sélectionnées : quatre sont gratuites (les chaînes d'information BFM TV et I-Télé, la chaîne jeunesse Gulli et la chaîne musicale iMCM) et quatre sont payantes (la chaîne jeunesse Canal J, la chaîne cinéma Canal+ Cinéma, la chaîne sportive Canal+ Sport et la chaîne documentaire Planète)[26],[27]. Les chaînes sont lancées à partir de [28].

La TNT

Lancement et développement (2005-2016)

La télévision numérique terrestre (TNT) est lancée le à 17 h 30 en France métropolitaine. Elle compte 13 chaînes gratuites (TF1, France 2, France 3, France 5, M6, Arte, Direct 8, W9, TMC, NT1, NRJ 12, LCP et France 4) et une chaîne payante avec des plages en clair (Canal+), en lieu et place de 6 chaînes jusque là sur la télévision analogique. Elle couvre 35 % de la population française grâce à 17 émetteurs situés dans les régions d'Île-de-France, de Bretagne, de Poitou-Charentes, les départements des Bouches-du-Rhône, de Seine-Maritime, de Gironde, et les agglomérations de Lille, Lyon et Toulouse. Les chaînes sont diffusées en définition standard (720 × 576 pixels) à balayage entrelacé (576i) sous la norme DVB-T MPEG-2 pour les chaînes gratuites et MPEG-4 pour les chaînes payantes[29],[30],[31].

En octobre, la TNT s'enrichit de 4 nouvelles chaînes gratuites : BFM TV, I-Télé, Europe 2 TV et Gulli. À partir de ce même mois et jusqu'en 2006, 10 chaînes payantes viennent progressivement s'ajouter : TPS Star, Paris Première, Canal+ Sport, Canal+ Cinéma, AB1, Planète, TF6, Canal J, LCI, Eurosport. La TNT compte alors 28 chaines nationales, 17 gratuites et 11 payantes[29]. Dans le même temps, la couverture de la TNT est progressivement étendue à 50 % de la population à l'automne 2005, 65 % en 2006, 85 % en 2007 et 97 % en 2012[30],[32]

Le , le CSA lance un appel à candidatures pour 4 chaînes locales diffusées sur la TNT en région parisienne[33]. Il reçoit 22 candidatures[34] et en sélectionne sept le  : trois chaînes à temps plein (Côté Seine, IDF1 et LTF) et quatre chaînes se partageant un même canal (Cinaps TV, BDM TV, Demain IDF et Télé Bocal)[35],[36]. Les chaînes débutent leur diffusion le [37].

La loi du relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle prévoit le basculement des chaînes de télévision locales analogiques vers le numérique[36]. Ainsi le , le CSA autorise 18 chaînes de télévision locales à diffuser simultanément en analogique et en numérique : TLM à Lyon, TLT à Toulouse, TV7 Bordeaux à Bordeaux, LCM à Marseille, Clermont Première à Clermont-Ferrand, TV8 Mont-Blanc à Annecy et Chambéry, Nantes 7 et Télénantes à Nantes, 7L à Montpellier, TV Rennes à Rennes, Orléans TV à Orléans, Canal 8 au Mans, téléGrenoble à Grenoble, TV Tours à Tours, Cityzen TV à Caen, Angers 7 à Angers, Bip-TV à Issoudun et Canal 32 à Troyes[36],[38]. Elles commencent leur diffusion le après une recomposition des multiplex[39]. Par la suite, le CSA lance plusieurs appels à candidatures pour d'autres chaînes locales diffusées sur la TNT dans leurs régions respectives. L'organisme concentre d'abord ses efforts sur 25 zones jugées prioritaires en lançant 5 appels : Brest, Saint-Étienne, Strasbourg, Nice, Menton et Montluçon le , Saint-Raphaël/Cannes, Grasse, Belfort/Montbéliard, Lorient, Vannes, Limoges et Mulhouse le , Caen, Poitiers, Reims/Mézières et Perpignan le , Bayonne, Dijon, Lille et Meaux le , Bar-le-Duc, Épinal/Vittel, Privas et Toulon/Hyères le [36],[40],[41],[42],[43],[44].

Le , le CSA ouvre une consultation publique sur le basculement de la télévision analogique terrestre (TAT) vers la télévision numérique terrestre (TNT). L'arrêt définitif de la télévision analogique est prévue pour le [45]. Il en ressort que l'arrêt de la diffusion analogique doit se faire par zones géographiques en commençant dès 2009 dans deux régions[46]. Cela libèrera des fréquences afin d'améliorer la réception de la TNT et de lancer de nouveaux services comme la TNT HD, la télévision mobile personnelle, la radio numérique terrestre et l'Internet mobile à très haut débit. De plus, cela permettra aux chaînes historiques de supprimer les coûts de double diffusion analogique/numérique[47]. Le GIP France Télé Numérique est créé pour assister les téléspectateurs dans cette transition. Le , Coulommiers (Seine-et-Marne) est la première ville à passer au tout numérique. Deux autres expérimentations ont lieu à Kaysersberg (Haut-Rhin) et dans la région de Cherbourg et du Nord-Cotentin la même année. L'extinction de l'analogique dans le reste du territoire se déroule par zones géographiques correspondant au découpage régional de France 3 sur une période de deux années jusqu'au . De son côté, Canal+ suit son propre calendrier d'extinction de l'analogique de 2009 à 2010[47],[48],[49].

En , le groupe TF1 consolide sa position sur la TNT (TF1, LCI) en rachetant les chaînes TMC et NT1 à AB Groupe. L'opération est autorisée par l'Autorité de la concurrence et le Conseil supérieur de l'audiovisuel mais ils imposent des contraintes au groupe pour éviter les synergies entre les chaînes sur la publicité et les programmes et pour favoriser la création audiovisuelle française[50],[51]. Le même mois, le groupe Bolloré (Direct 8) rachète la chaîne musicale Virgin 17 à Lagardère Active qu'il renomme Direct Star le [52],[53]. En , le groupe Canal+ annonce le rachat des chaînes Direct 8 et Direct Star au groupe Bolloré[54]. Le rachat est autorisé sous conditions par l'Autorité de la concurrence en 2012, avant d'être annulé en puis d'être ré-autorisé en [55].

TNT d'outre-mer (depuis 2008)

En , le gouvernement charge le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) d'une mission d'évaluation et de proposition sur le développement de la télévision numérique terrestre en France d'outre-mer[56]. La TNT n'est toujours pas déployée en outre-mer alors que la France devra être couverte en totalité d'ici le selon la loi. Le rapport d'Alain Méar remis en met en évidence les différentes aspirations des départements, régions et collectivités d'outre-mer : certains veulent la même offre qu'en France métropolitaine, d'autres s'inquiètent d'une invasion culturelle et de la disparition des chaînes locales face aux grandes chaînes métropolitaines. Le rapport préconise donc un déploiement progressif en trois phases : une première avec les chaînes nationales publiques, une deuxième avec des chaînes locales privées, et une troisième avec les chaînes nationales privées volontaires. Ces dernières sont en effet réticentes à diffuser en outre-mer à cause de coûts de diffusion trop importants — autour de 2 millions d'euros par chaîne et par an[57] — par rapport au potentiel du marché publicitaire local[58],[59].

La TNT est lancée le en outre-mer, récupérant les fréquences de la chaîne Tempo de RFO arrêtée le même jour. Elle ne compte que 7 chaînes nationales publiques gratuites (France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, France 24 et Arte), la déclinaison locale du Réseau Outre-Mer 1re et une chaîne privée locale selon le territoire — contre 28 chaînes nationales en France métropolitaine. Les chaînes sont diffusées en définition standard (720 × 576 pixels) à balayage entrelacé (576i) — comme en métropole — mais sous la norme MPEG-4 — contre le MPEG-2 en métropole — pour pouvoir diffuser toutes les chaînes sur un seul multiplex (ROM 1)[59],[60]. L'extinction de l'analogique en outre-mer a lieu progressivement entre septembre et [61].

Difficultés de la TNT payante (2008-2016)

En , la chaîne AB1 (AB Groupe) arrête sa diffusion sur la TNT payante. La chaîne Canal J (Lagardère Active) cesse également d'émettre sur la TNT payante en raison de coûts de diffusion trop important. Ces deux retraits mettent en évidence le peu de succès de la TNT payante qui ne compte que près de 60 000 abonnés chez les distributeurs TV Num et TNtop[62]. Le CSA prévoit alors de lancer des appels à candidatures pour trois nouvelles chaîne payantes et deux nouvelles chaînes gratuites en HD. De plus, la chaîne France Ô (France Télévisions) débute sa diffusion nationale à partir du [63],[64].

Le , le CSA lance un appel à candidatures pour une chaîne nationale payante[65]. Le , c'est la chaîne sportive CFoot de la Ligue de football professionnel qui est choisie face à Canal+ Family du groupe Canal+ et l'indépendant SelecTV[66]. Le , le CSA lance un appel à candidatures pour un service de médias audiovisuels à la demande (SMAD)[67]. Le service de vidéos à la demande SelecTV (TV Num) est choisi en pour rejoindre la TNT payante et proposer des films par abonnement ou en paiement à la séance[68].

À l'été 2011, les groupes TF1 et M6 demandent le passage en gratuit de leurs chaînes respectives LCI et Paris Première. Mais le , le CSA leur refuse la gratuité[69]. En , la chaîne premium payante TPS Star cesse d'émettre[70]. En juin, la Ligue de football professionnel ferme sa chaîne CFoot à cause de coûts de diffusion trop importants sur la TNT payante et la perte de droits sportifs consécutifs à l'arrivée de beIN Sports en France[71].

Au début de l'année 2014, LCI et Paris Première demandent de nouveau leur passage en gratuit[72]. Nonce Paolini, PDG du groupe TF1, menace de fermer LCI à la fin de l'année s'il n'obtient pas satisfaction[73]. Mais le , le CSA refuse de nouveau la gratuité aux deux chaînes, ainsi qu'à Planète+ (Groupe Canal+) qui leur embraye le pas sans réelle volonté[74]. Le , les groupes TF1 et M6 ferment leur chaîne payante TF6, concurrencée par les chaînes gratuites et en manque de souffle sur la TNT payante[75]. À son tour, Eurosport quitte la TNT payante début 2015 après que TF1 ait vendu le groupe à l'américain Discovery[76].

Le , le Conseil d'État annule la décision du CSA du refusant la gratuité de LCI et Paris Première pour « procédure irrégulière »[77]. Le , le CSA autorise cette fois-ci le passage de LCI en gratuit considérant que la marché publicitaire a évolué et que la chaîne n'a plus d'avenir dans la TNT payante. Mais il refuse toujours celui de Paris Première et Planète+[78].

La TNT haute définition

Expérimentations et premières chaînes (2006-2012)

Le , le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) lance un appel à projets en vue d'expérimentations de diffusion en haute définition (1 920 × 1 080 pixels) sous la norme MPEG-4 (H.264) dans les villes de Paris, Lyon et Marseille. Les chaînes TF1, M6, Canal+, Arte et les chaînes publiques de France Télévisions sont ainsi autorisées à diffuser en HD du au à l'occasion d'événements sportifs tels que Roland-Garros, Wimbledon et la Coupe du monde de football. Une seconde vague d'expérimentations a lieu du au avec cette fois-ci Canal+, M6, Arte, Direct 8, NRJ 12, BFM TV et les chaînes de France Télévisions[79],[80],[81]. Une troisième vague d'expérimentations se déroule du au et permet notamment la diffusion du Tour de France en HD[82].

En parallèle, le CSA ouvre le une consultation publique sur la haute définition pour recueillir les avis des acteurs de l'audiovisuel. Ces derniers affichent leur volonté de développer la HD, vue comme le futur standard de la télévision[83]. Le , le CSA lance un appel à candidatures pour la diffusion de deux chaînes privées nationales en haute définition sur la TNT. Un canal est également réservé pour une chaîne du service public[84]. Le , les chaînes gratuites TF1 et M6 sont choisies au côté de France 2[85],[86]. Le , un nouvel appel à candidature est lancé pour la diffusion d'une chaîne nationale privée payante en haute définition[87]. C'est Canal+ qui est choisie le [88].

Cinq chaînes débutent leur diffusion en haute définition sur la TNT le à 15 h 30. Mais si Arte et Canal+ sont accessibles comme les autres chaînes de la TNT, TF1, France 2 et M6 ne sont diffusées que via 27 émetteurs ne couvrant que 40 % de la population. Cela est dû au fait qu'une intervention est nécessaire sur chaque émetteur pour activer le nouveau multiplex R5 contenant les trois chaînes[89]. La couverture des cinq chaînes s'étend progressivement au cours des années et atteint 96 % de la population métropolitaine en [90],[91].

Développement (2011-2016)

En , la Commission européenne juge que les « chaînes bonus » promises aux groupes TF1, M6 et Canal+ sont illégales vis-à-vis du droit européen. Ces chaînes bonus (TV Breizh pour TF1, M6 Famille pour M6 et Canal 20 pour Canal+) leur avaient été réservées par la loi de 2007 en compensation des efforts financiers pour le passage au tout numérique et l'arrivée de la concurrence, et devaient être lancées après l'extinction de l'analogique en [92],[93]. Ainsi, prenant acte de cette décision, le CSA lance le un appel à candidatures pour 6 chaînes gratuites en haute définition[94]. Il reçoit 34 candidatures et les auditions publiques se déroulent du 5 au [95].

Le , le CSA sélectionne les chaînes HD1 (Groupe TF1), L'Équipe HD (Groupe Amaury), 6ter (Groupe M6), TVous La Diversité (Diversité TV), RMC Découverte (NextRadioTV) et Chérie 25 (NRJ Group). Elles commencent à émettre le mais ne sont accessibles que pour seulement 25 % de la population[96],[97]. Leur couverture est progressivement étendue par zones géographiques. 13 phases sont prévues entre et . Plus de 97 % de la population métropolitaine sera alors couverte, tout comme la TNT en définition standard[98].

Le , le CSA lance un appel à candidatures pour des chaînes nationales en haute définition. Il reçoit 26 candidatures et les auditions publiques ont lieu du 21 au [99]. Compte tenu que l'État a préempté 5 canaux HD pour les chaînes publiques France 3, France 4, France 5, France Ô et La Chaîne parlementaire et que les chaînes déjà présentes sur la TNT sont prioritaires, le CSA sélectionne 12 chaînes le  : BFM TV, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport, D8, D17, Gulli, I-télé, NRJ 12, NT1, Planète+, TMC et W9[100].

En , le groupe NextRadioTV (BFM TV, RMC Découverte) annonce racheter la chaîne Numéro 23 pour un montant de près de 90 millions d'euros[101]. Mais en octobre, le CSA retire son autorisation d'émettre à la chaîne — une première dans l'histoire de la télévision —, considérant que son propriétaire, Pascal Houzelot, les a berné en réalisant une manœuvre de pure spéculation qui consiste à vendre avec une belle plus-value le canal obtenu gratuitement seulement deux ans et demi auparavant[102]. Cependant, le Conseil d'État casse la décision du CSA le jugeant que la fraude n'est pas démontrée[103]. Finalement, NextRadioTV ne prend qu'une participation minoritaire de 39 % dans le capital de la chaîne[104].

Généralisation de la HD (depuis 2016)

Le , toute la TNT passe au MPEG-4, une norme de compression plus performante que le MPEG-2 encore utilisé pour les chaînes en définition standard. Ce changement permet de diffuser les 25 chaînes gratuites de la TNT en haute définition, contre seulement 10 jusque là. Une recomposition des multiplex a lieu pour répartir les chaînes sur seulement six multiplex au lieu de huit[105],[106]. Ce changement de norme a également pour conséquence de libérer les fréquences de la bande des 700 MHz (dividende numérique) que le gouvernement vend aux opérateurs de réseau mobile pour le développement de la 4G[107]. Cependant, la généralisation de la haute définition ne concerne pas les chaînes de la TNT d'outre-mer.

Le même jour, la chaîne d'information LCI du groupe TF1 commence sa diffusion en clair. Mais elle n'est présente qu'en définition standard car elle n'a pas pu participer à l'appel à candidatures de 2015, n'étant alors pas encore autorisé par le CSA à passer en gratuit[108]. De plus, une trentaine de chaînes locales passent à la haute définition comme les chaînes nationales[109].

Le , le CSA autorise la création d'une chaîne publique d'information, associant France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l'Institut national de l'audiovisuel[110]. France Info commence sa diffusion en définition standard sur la TNT le à 20 h[111]. La chaîne France Ô doit abandonner la haute définition au passage pour lui faire de la place sur le multiplex R1[112].

Évolutions futures

En , le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) autorise la société TDF à expérimenter la diffusion en ultra-haute définition (3 840 × 2 160 pixels) avec les normes DVB-T2 et HEVC (H.265) depuis l'émetteur de la Tour Eiffel à Paris. Le Tournoi de Roland-Garros est notamment diffusé sous ce nouveau format. L'expérimentation initialement prévue pour neuf mois est prolongée jusqu'au . Ces nouvelles normes, déjà utilisées dans d'autres pays, pourraient permettre de diffuser sur la TNT des chaînes en haute définition à balayage progressif (1080p) — contre de la HD à balayage entrelacée (1080i) aujourd'hui — ou des chaînes en ultra-haute définition[113],[114],[115],[116]. D'autres expérimentations ont lieu en 2016 et 2017 à Rennes et Paris[117],[118].

Liste des chaînes de la TNT

En France métropolitaine, la télévision numérique terrestre (TNT) compte 31 chaînes nationales — dont 8 chaînes publiques, 18 chaînes privées gratuites et 5 chaînes privées payantes (avec des plages en clair ou non) — et 41 chaînes locales ou régionales. En France d'outre-mer, la TNT compte seulement 7 chaînes nationales publiques et 23 chaînes locales ou régionales[119]. Les chaînes privées nationales françaises sont détenues par 7 groupes de télévision différents.

En France métropolitaine, les chaînes nationales sont disponibles dès le lancement de la TNT le [120] tandis que les premières chaînes locales et régionales sont apparues le , soit deux ans et demi plus tard[121]. En France d'outre-mer, les chaînes nationales et les premières chaînes locales sont disponibles dès le lancement de la TNT en outre-mer le , soit cinq ans et demi après le lancement de la TNT en France métropolitaine[122].

France métropolitaine

Chaînes nationales

Liste des chaînes nationales de la TNT en France métropolitaine[119],[123]
Canal Chaîne Type Accès Groupe Lancement Multiplex Format
1 TF1 Généraliste privée Gratuit Groupe TF1 R6 - SMR6 1080i (HD)
2 France 2 Généraliste publique France Télévisions R1 - SGR1
3 France 3
4 Canal+ Généraliste privée Payant (plages en clair) Groupe Canal+ R3 - CNH3
5 France 5 Généraliste publique Gratuit France Télévisions R4 - Multi 4
6 M6 Généraliste privée Groupe M6
7 Arte Généraliste publique Arte France / Arte Deutschland TV
8 C8 Généraliste privée Groupe Canal+ [Note 1] R2 - NTN2
9 W9 Groupe M6 R4 - Multi 4
10 TMC Groupe TF1 R6 - SMR6
11 NT1
(Prochainement TFX)
12 NRJ 12 NRJ Group
13 La Chaîne parlementaire Information publique Parlement français
14 France 4 Généraliste publique France Télévisions R1 - SGR1
15 BFM TV Information privée NextRadioTV R2 - NTN2
16 CNews Groupe Canal+
17 CStar Généraliste privée [Note 2]
18 Gulli Jeunesse privée Lagardère Active
19 France Ô Généraliste publique France Télévisions [Note 3] R1 - SGR1 576i (SD)
20 HD1
(Prochainement TF1 Séries Films)
Généraliste privée Groupe TF1 R7 - MHD7 1080i (HD)
21 L'Équipe Sportive privée Groupe Amaury
22 6ter Généraliste privée Groupe M6 R4 - Multi 4
23 Numéro 23 NextRadioTV / Diversité TV R7 - MHD7
24 RMC Découverte Thématique privée NextRadioTV
25 Chérie 25 Généraliste privée NRJ Group
26 LCI Information privée Groupe TF1 [Note 4] R3 - CNH3 576i (SD)
27 France Info Information publique France Télévisions R1 - SGR1
41 Paris Première Généraliste privée Payant (plages en clair) Groupe M6 R3 - CNH3
42 Canal+ Sport Sportive privée Groupe Canal+ 1080i (HD)
43 Canal+ Cinéma Thématique privée Payant
45 Planète+

Chaînes locales et régionales

Liste des chaînes locales de la TNT en France métropolitaine[123],[124],[125]
Canal Chaîne Zone de diffusion Lancement Multiplex Format
30 Alsace20 Alsace R1 - SGR1 HD
Angers Télé Maine-et-Loire
BFM Paris Île-de-France
Télé Paese Corse R15
TLM Métropole de Lyon R1 - SGR1
TVPI Landes et Pyrénées-Atlantiques 2009
Wéo Hauts-de-France
31 8 Mont-Blanc Ain, Savoie et Haute-Savoie R15 HD
Azur TV Alpes-Maritimes R1 - SGR1
BDM TV
Cinaps TV
Demain IDF
Télé Bocal
Île-de-France L8 - Multi 7 SD
D!CI TV Alpes du Sud
Grand Lille TV Métropole de Lille R15 HD
Tébéo Côtes-d'Armor, Finistère et Morbihan R1 - SGR1
Télénantes Loire-Atlantique
TL7 Loire
viàOccitanie Montpellier Occitanie
viàOccitanie Toulouse
Vosges Télévision Vosges SD
32 Canal 32 Aube R15 HD
Grand Littoral TV Côte d'Opale R1 - SGR1
IDF1 Île-de-France 20 mars 2008 L8 - Multi 7 SD
33 France 3 Corse Via Stella Corse 30 octobre 2007  ? HD
France 24[Note 5] Île-de-France L8 - Multi 7 SD
La Chaîne normande Normandie R1 - SGR1 HD
LDVTV Monistrol-sur-Loire R15 SD
LM TV - Sarthe Sarthe R1 - SGR1
Mirabelle TV Moselle
TébéSud Morbihan HD
TLC Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée 2010 L8 - TVO
TV7 Bordeaux Gironde 2007 R1 - SGR1
viàOccitanie Pays Gardois Gard, Hérault 2007
viàOccitanie Pays Catalan Pyrénées-Orientales
34 MATÉLÉ Aisne R1 - SGR1 HD
Mirabelle TV Meurthe-et-Moselle, Meuse et Moselle ? SD
TV Vendée Vendée L8 - TVO HD
viàGrandParis Île-de-France L8 - Multi 7 SD
35 TVR Bretagne R1 - SGR1 SD
Wéo Picardie Hauts-de-France HD
36 Bip-tv Cher et Indre R1 - SGR1 HD
37 TV Tours Val de Loire Indre-et-Loire et Loir-et-Cher R1 - SGR1 HD
38 téléGrenoble Isère Isère R1 - SGR1 HD

France d'outre-mer

Chaînes nationales

Les chaînes privées nationales françaises (TF1, M6...) ne sont pas diffusées sur la TNT d'outre-mer. Les groupes de télévision jugent les coûts de diffusion trop importants — 2 millions d'euros par chaîne et par an selon le CSA — par rapport au potentiel du marché publicitaire local. Ils ont donc choisi d'autres moyens de diffusion (satellite, internet...). De plus, plusieurs chaîne privées locales ont une grille composée majoritairement de programmes de ces chaînes nationales et voient d'un mauvais œil leur arrivée[126],[57].

Liste des chaînes nationales de la TNT en France d'outre-mer[119],[123]
Canal Chaîne Type Groupe Lancement Multiplex Format
2/3/4 France 2 Généraliste publique France Télévisions ROM 1 576i (SD)
3/4/5 France 3
4/5/6 France 4
5/6/7 France 5
6/7/8 France Ô
7/8/9 France 24 Information publique France Médias Monde
8/9/10 Arte Généraliste publique Arte France / Arte Deutschland TV

Chaînes locales ou régionales

Liste des chaînes locales de la TNT en France d'outre-mer[119],[123],[127]
Zone de diffusion Canal Chaîne Type Lancement Format
Guadeloupe 1 Guadeloupe 1re Généraliste publique 576i (SD)
3 Canal 10 Généraliste privée
11 Éclair Télévision
12 Alizés Télévision
Guyane 1 Guyane 1re Généraliste publique 576i (SD)
2 ATV Guyane Généraliste privée
10 Kourou TV Généraliste associative
Martinique 1 Martinique 1re Généraliste publique 576i (SD)
2 Antilles Télévision Généraliste privée
3 KMT Télévision Généraliste associative
11 Zouk TV Généraliste privée
Mayotte 1 Mayotte 1re Généraliste publique 576i (SD)
9 Kwezi TV Généraliste privée
10 Télé-mante Généraliste associative
Nouvelle-Calédonie 1 Nouvelle-Calédonie 1re Généraliste publique 576i (SD)
10 NCTV Généraliste privée
Polynésie française 1 Polynésie 1re Généraliste publique 576i (SD)
2 Tahiti Nui TV (TNTV) Généraliste privée
La Réunion 1 Réunion 1re Généraliste publique 576i (SD)
2 Antenne Réunion Généraliste privée
3 Télé Kréol
Saint-Barthélemy
Saint-Martin
1 Guadeloupe 1re Généraliste publique 576i (SD)
2 Carib’inTV Généraliste privée
Saint-Pierre-et-Miquelon 1 Saint-Pierre et Miquelon 1re Généraliste publique 576i (SD)
Wallis-et-Futuna 1 Wallis-et-Futuna 1re Généraliste publique 576i (SD)

Régions frontalières

Les Français vivant dans des zones frontalières peuvent recevoir partiellement ou intégralement les services de télévision numérique terrestre (TNT) des pays frontaliers sous réserve de compatibilité des équipements techniques et des normes de diffusion. Il est ainsi possible de capter :

Anciennes chaînes

De nombreuses chaînes nationales, régionales ou locales, gratuites ou payantes ont été diffusées sur la TNT et n'en font plus partie. Soit elles se sont arrêté — généralement pour des raisons économiques —, soit ont été remplacées, soit ont abandonné ce moyen de diffusion.

Chaînes nationales

Chaînes locales et régionales de France métropolitaine

Chaînes locales et régionales de France d'outre-mer

Organisation administrative

Mode de désignation des chaînes

C'est le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) qui sélectionne les chaînes privées pouvant être diffusées sur la TNT. La procédure débute par une consultation publique dans le cas où les nouvelles chaînes sont susceptibles de modifier de façon importante le marché. Le CSA lance un appel à candidatures dans lequel il précise les caractéristiques des chaînes qu'il recherche (nationale ou locale, gratuite ou payante, généraliste ou thématique...). Les candidats ont généralement deux à trois mois pour répondre. Le CSA vérifie si les candidatures respectent bien les caractéristiques recherchées et publie la liste des candidats jugés recevables au Journal officiel. Des auditions publiques sont ensuite organisées lors desquelles les candidats présentent leur projet et répondent aux questions du jury. Le CSA effectue alors une sélection des candidats qu’il envisage d'autoriser et établit avec chaque éditeur de chaîne une convention définissant ses engagements. Finalement, il accorde les autorisations de diffusion[128].

Les autorisations de diffusion sont délivrées pour une période de 10 ans. Une reconduction peut être accordée hors d'un appel à candidatures pour une période de 5 ans à deux reprises. Au-delà, un nouvel appel à candidatures doit être organisé[129],[130].

Déploiement de la TNT

À son lancement le , la télévision numérique terrestre (TNT) n'est retransmise que par 17 émetteurs situés principalement dans des grandes agglomérations et n'est alors disponible que pour 35 % de la population métropolitaine. Par la suite, 95 autres émetteurs sont mis en service en 5 phases de à , couvrant ainsi 80 à 85 % de la population[131],[132],[133].

Calendrier du déploiement des 112 premiers émetteurs de la TNT
Phase Date Zones Couverture
1 Bordeaux (2 sites), Brest, Lille, Lyon, Mantes-la-Jolie, Marseille (2 sites), Niort, Paris (4 sites), Rennes, Rouen, Toulouse et Vannes 35 %
2 Ajaccio, Bayonne, Bourges, Caen, Cherbourg, Grenoble, Le Havre, Lyon, Le Mans, Nantes, Orléans, Reims, Saint-Étienne, Toulon et Toulouse 50 %
3 - Agen, Alençon, Angers, Arcachon, Argenton-sur-Creuse, Bastia, Besançon, Brive, Caen, Cannes, Clermont-Ferrand, Évreux, Laval, Lorient, Meaux, Nice, Roanne, Saint-Raphaël et Tours 59 %
4 - Albi, Alès (2 sites), Aubenas, Aurillac, Autun, Bergerac, Carcassonne, Chartres, Dieppe, Guéret, Hyères, La Rochelle, Le Puy-en-Velay, Limoges, Mende, Montluçon, Montpellier, Neufchâtel-en-Bray, Perpignan, Poitiers, Privas, Ussel et Valence 66 %
5 mars - Annecy, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Belfort, Chambéry, Chaumont, Le Creusot, Dijon, Épinal, Mâcon, Menton, Montbéliard, Montmélian, Parthenay, Sens, Troyes, Vittel et Voiron -
6 octobre - Abbeville, Amiens, Boulogne-sur-Mer, Charleville-Mézières, Cluses, Dunkerque, Forbach, Hirson, Lille, Longwy, Maubeuge, Metz, Mulhouse, Nancy, Sarrebourg, Strasbourg, Valenciennes, Verdun 80 - 85 %

De nombreux émetteurs sont activés par vagues successives entre 2008 et 2009 pour étendre la couverture de la TNT. Puis, d'autres émetteurs sont mis en service au cas par cas. Ainsi, il est prévu par la loi de couvrir 95 % de la population métropolitaine avec 1 626 émetteurs avant le , date de l'arrêt de la télévision analogique[134].

  • 55 émetteurs en 2008[135] ;
  • 77 émetteurs entre le et le [135] ;
  • 36 émetteurs le [136] ;
  • 42 émetteurs le [137] ;
  • 24 émetteurs le [137] ;
  • 59 émetteurs le [138],[139]
  • 22 émetteurs le [138] ;
  • 45 émetteurs le [140].

Extinction du réseau analogique

Schéma d'arrêt de l'analogique

La loi no 2007-309 du relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur fixe l'extinction définitive de la télévision analogique terrestre au au plus tard. Le , le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ouvre une consultation publique sur le basculement de la télévision analogique vers la télévision numérique. Il en ressort que l'arrêt de la diffusion analogique doit se faire par zones géographiques en commençant dès 2009[47],[45],[46].

L'arrêt de la diffusion analogique libèrera des fréquences, c'est la dividende numérique, ce qui permettra d'étendre et améliorer la réception de la TNT sur le territoire français, ainsi que de lancer de nouveaux services comme la TNT Haute Définition, la télévision mobile personnelle, la radio numérique terrestre et l'Internet mobile à très haut débit (4G). De plus, cela permettra aux chaînes historiques de supprimer les coûts de double diffusion analogique/numérique[47].

La transition des émetteurs de l'analogique vers le numérique se fait en deux étapes successives et rapprochées : premièrement, l'arrêt des chaînes analogiques, et deuxièmement, le basculement des multiplex sur les fréquences définitives de la TNT[47]. Les fréquences utilisées sont issues d'une coordination internationale mise en place avec le plan numérique de Genève de 2006 afin de limiter les brouillages en zones frontalières[141].

Pour accompagner les téléspectateurs dans cette transition, un groupement d'intérêt public (GIP) dénommé France Télé Numérique est créé en 2009 par l'État et les chaînes analogiques historiques. Plusieurs campagnes publicitaires sont diffusées par les chaînes de télévision nationales pour informer les téléspectateurs du changement à venir. Des campagnes locales et régionales d'information sont lancées quelques mois avant la date de basculement dans les régions concernées. Des dépliants sont distribués dans les boîtes aux lettres, des points d'information fixes et mobiles sont ouverts, et un centre d'appel et un site web sont mis en place pour répondre à toutes les questions. De plus, un fonds d'aide subventionne l'achat d'adaptateurs numériques et le réglage de l'antenne de télévision pour les foyers les moins aisés. Une prestation de service à domicile est offerte aux personnes âgées et aux personnes handicapées pour régler les équipements techniques grâce à 8 000 intervenants et 43 000 bénévoles. Un fonds d'aide complémentaire est mis en place à destination des personnes qui ne peuvent plus recevoir la télévision terrestre et doivent changer de mode de réception[47],[142].

Calendrier

Avant de généraliser l'extinction de la télévision analogique, trois opérations pilotes sont organisées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, le GIP France Télé Numérique, et les représentants des chaînes. Il s'agit d'examiner les difficultés rencontrées par les Français lors de l'opération, de mesurer l'efficacité de la campagne de communication auprès des foyers, et de vérifier les capacités d'intervention et de coordination des acteurs[47].

Le calendrier prévoit ensuite un arrêt de l'analogique région après région selon le découpage de la chaîne de télévision régionale France 3 en France métropolitaine et selon les territoires en France d'outre-mer[47],[142].

Cas particulier de Canal+

L'autorisation de diffusion analogique de Canal+ arrivant à échéance le , soit avant les autres chaînes hertziennes, la chaîne est obligée de suivre son propre calendrier d'extinction de l'analogique en avance par rapport au calendrier général[142],[148].

Reprise par d'autres moyens de diffusion

La télévision numérique terrestre (TNT) couvre 97 % de la population française métropolitaine grâce à 1 627 émetteurs. Pour les Français ne recevant pas pas la TNT, d'autres moyens de réception doivent être utilisés, tels que le satellite, le câble et Internet[149],[150],[151]. Les chaînes nationales et certaines chaînes régionales y sont reprises gratuitement, et des offres payantes permettent de recevoir des chaînes supplémentaires.

Les chaînes nationales gratuites sont accessibles en clair (free to air) sur le satellite Eutelsat 5 West A[152]. De plus, deux bouquets gratuits mais sous contrôle d'accès proposent de recevoir les chaînes de la TNT. D'un côté, le bouquet TNT Sat du groupe Canal+ lancé en et accessible sur Astra 1. De l'autre, le bouquet Fransat du groupe Eutelsat lancé en et accessible sur Eutelsat 5 West A. Ils permettent tous deux de recevoir des radios et des chaînes supplémentaires françaises ou étrangères gratuitement. Ils proposent aussi des offres payantes contenant des chaînes thématiques supplémentaires[149],[153],[154],[155].

Les chaînes nationales gratuites sont également disponibles sans abonnement sur le câble[156].

Les chaînes nationales gratuites sont aussi proposées dans les offres télévisuelles des opérateurs de télécommunications mais sous réserve de disposer d'un abonnement[156].

Diffusion

Transport du signal

L'éditeur de service responsable d'une chaîne de télévision fournit son signal vidéo numérique à un opérateur de multiplex[157].

L'opérateur de multiplex se charge d'abord de compresser le flux vidéo pour en réduire le débit. Puis, il assemble les flux compressés de plusieurs chaînes dans un même canal correspondant à une gamme de fréquences pour former un multiplex. Ce multiplexage permet à la télévision numérique de diffuser plusieurs chaînes sur un même canal contrairement à la télévision analogique où chaque chaîne est diffusée sur son propre canal. Le multiplex créé est ensuite confié à un opérateur de diffusion[158],[159],[160].

L'opérateur de diffusion tel que TDF ou Towercast achemine le multiplex par liaison satellite, faisceau hertzien ou fibre optique jusqu'aux émetteurs de télévision répartis sur tout le territoire français. L'opérateur est choisi par un appel d'offres pour une durée limitée dans chaque zone d'émission[158],[159],[160].

Normes

Normes de diffusion

La télévision numérique terrestre (TNT) est diffusée en France sous la norme DVB-T (Digital Video Broadcasting - Terrestrial), comme dans une bonne partie du monde, notamment en Europe. Il est envisagé dès 2011 que cette norme soit remplacée un jour par son évolution, la DVB-T2, aux performances accrues[161]. Des expérimentations de diffusion en DVB-T2 ont lieu depuis l'émetteur de la Tour Eiffel à Paris à partir de [113],[114]. Le passage de la TNT à la DVB-T2 n'est pas prévu avant les années 2020[162].

Normes de codage/compression

Au lancement de la TNT en France métropolitaine le , les chaînes gratuites sont diffusées sous la norme de codage/compression MPEG-2 en définition standard (720×576 pixels). Cette norme est choisie car c'est une technologie confirmée, moins couteuse, qui permet de respecter le calendrier du lancement de la TNT, contrairement au récent MPEG-4 qui n'est pas encore totalement défini techniquement[163]. Cependant, la norme MPEG-4 AVC (H.264) est retenue pour la diffusion des chaînes payantes en métropole[164], et pour toutes les chaînes en France d'outre-mer[60]. Les chaînes en haute définition (1440×1080 puis 1920×1080 pixels) sont diffusées sous la norme de codage/compression MPEG-4 AVC (H.264) depuis les expérimentations de 2006. Toutes les chaînes de la TNT sont diffusées sous cette même norme depuis le , qu'elles soient en haute définition ou non[165].

Normes de chiffrement

Les chaînes de la TNT payante disposent d'un contrôle d'accès (Simulcrypt ou Multicrypt)[réf. nécessaire].

Réseau de télédiffusion

Le réseau de télédiffusion de la TNT compte 1 626 émetteurs en France métropolitaine et plus de 200 en France d'outre-mer. Gérés par les opérateurs techniques tels que TDF et Towercast, les émetteurs sont de deux types[166],[167],[168],[169] :

  • les sites d'émission « principaux » ou « primaires », qui comptent des émetteurs de forte puissance (plusieurs milliers de watt) situés sur des points hauts (grands pylônes ou montagnes) et des émetteurs de puissance moyenne (quelques centaines de watt) situés en plaine ;
  • les sites d'émission « secondaires », dont les émetteurs sont de faible puissance (quelques watt ou dizaines de watt).

De plus, les collectivités locales peuvent installer et maintenir à leurs frais des ré-émetteurs locaux avec l'autorisation du CSA. Ainsi, plus de 360 ré-émetteurs sont en service en France[170],[171].

Canaux et fréquences de la TNT

La télévision numérique terrestre (TNT) utilise les fréquences UHF comprises entre 470 MHz et 694 MHz (canaux 21 à 48)[172].

L'arrêt de la télévision analogique pour le passage à la télévision numérique en 2011 permet de libérer les fréquences dans la bande des 800 MHz (791 MHz - 862 MHz) afin de développer le réseau de téléphonie mobile à très haut débit 4G/LTE. C'est le premier dividende numérique. Ainsi, l'ARCEP vend les fréquences aux opérateur de réseau mobile pour des montants variant entre 600 millions et 1 milliard d'euros. Mais l'utilisation de ces fréquences pour la 4G entraîne un brouillage avec la TNT[173],[174].

La généralisation de la norme MPEG-4 en 2016 permet de libérer de nouvelles fréquences dans la bande des 700 MHz (694 MHz - 790 MHz) pour continuer le développement de la 4G. C'est le second dividende numérique. L'ARCEP prévoit de vendre aux opérateurs deux blocs de fréquences, 703-733 MHz et 758-788 MHz. Le calendrier de transfert comprend huit étapes se déroulant entre le et le [175],[176].

Correspondance des canaux et des fréquences[177],[178]
Canal Fréquence Canal Fréquence Canal Fréquence Canal Fréquence Canal Fréquence
21 474 MHz 31 554 MHz 41 634 MHz 51 714 MHz 61 794 MHz
22 482 MHz 32 562 MHz 42 642 MHz 52 722 MHz 62 802 MHz
23 490 MHz 33 570 MHz 43 650 MHz 53 730 MHz 63 810 MHz
24 498 MHz 34 578 MHz 44 658 MHz 54 738 MHz 64 818 MHz
25 506 MHz 35 586 MHz 45 666 MHz 55 746 MHz 65 826 MHz
26 514 MHz 36 594 MHz 46 674 MHz 56 754 MHz 66 834 MHz
27 522 MHz 37 602 MHz 47 682 MHz 57 762 MHz 67 842 MHz
28 530 MHz 38 610 MHz 48 690 MHz 58 770 MHz 68 850 MHz
29 538 MHz 39 618 MHz 49 698 MHz 59 778 MHz 69 858 MHz
30 546 MHz 40 626 MHz 50 706 MHz 60 786 MHz

Composition des multiplex

Un multiplex est un ensemble de chaînes de télévision diffusées sur un même canal, c'est-à-dire sur une même gamme de fréquences. Contrairement à la télévision analogique où chaque chaîne est diffusée sur son propre canal, la télévision numérique permet de diffuser plusieurs chaînes sur le même canal grâce à la technique du multiplexage[179],[180]. Le nombre de chaînes par multiplex dépend de leur définition (SD ou HD) et de leurs normes de diffusion (DVB-T ou DVB-T2) et de compression (MPEG-2 ou MPEG-4). Un multiplex est géré par un opérateur de multiplex qui rassemble les éditeurs des chaînes de télévision[181].

Nationaux

Les chaînes nationales sont réparties sur six multiplex, à raison de 5 ou 6 chaînes par multiplex. R1 - SGR1 (Société de gestion du réseau R1) R2 - NTN (Nouvelles télévisions numériques R2) R3 - CNH (Compagnie du numérique hertzien R3) R4 - Multi 4 (Société opératrice du multiplex R4) R6 - SMR6 (Société d'exploitation du multiplex R6) R7 - MHD7 (Multiplex haute définition R7)


Composition des multiplex nationaux[119]
R1 R2 R3 R4 R6 R7
2 France 2 8 C8 4 Canal+ 5 France 5 1 TF1 20 HD1
3 France 3 15 BFM TV 26 LCI (SD) 6 M6 10 TMC 21 L'Équipe
14 France 4 16 CNews 41 Paris Première (SD) 7 Arte 11 NT1 23 Numéro 23
19 France Ô (SD) 17 CStar 42 Canal+ Sport 9 W9 12 NRJ 12 24 RMC Découverte
27 France Info (SD) 18 Gulli 43 Canal+ Cinéma 22 6ter 13 LCP 25 Chérie 25
30-38 Chaînes locales 45 Planète+

Au cours des années, les multiplex ont été remaniés à plusieurs reprises :

  • Le , cinq multiplex sont lancés : R1, R2, R3, R4 et R6[182].
  • À l'automne 2005, quatre chaîne sont ajoutées sur le multiplex R2 : BFM TV, Gulli, Europe 2 TV et Canal J.
  • Le , afin de permettre le développement de chaînes locales sur le multiplex R1, plusieurs chaînes sont déplacées : France 4 du R1 au R2, TMC du R2 au R6 et TPS Star du R6 au R3[183].
  • Le , 5 chaînes débutent leur diffusion en HD : Canal+ sur le multiplex R3, Arte sur R4, et TF1, France 2 et M6 sur le nouvel R5[184]. Pour leur faire de la place, TF6 est déplacé sur R6 tandis qu'AB1 s'arrête, libérant une place sur le multiplex R4[185].
  • Le , Canal J quitte la TNT, libérant une place sur le multiplex R3.
  • Le , Arte est déplacée sur le multiplex R6 pour permettre une diffusion nationale de France Ô sur le multiplex R1[186].
  • Le , CFoot est ajoutée au multiplex R3.
  • Le , TPS Star est fermée, libérant une place dans le multiplex R3.
  • Le , CFoot est arrêtée, libérant une place dans le multiplex R3.
  • Le , deux nouveaux multiplex sont créés : R7 (HD1, Chérie 25 et L'Équipe 21) et R8 (6ter, RMC Découverte et Numéro 23)[187].
  • Le , TF6 est fermée, libérant une place dans le multiplex R6.
  • Le , Eurosport 1 quitte la TNT, libérant une place dans le multiplex R6.
  • Le , la norme MPEG-4 est généralisée à toute la TNT. La plupart des chaînes passent en HD et les chaînes concernées arrêtent leur double diffusion SD/HD. Grâce à ce gain de place, les multiplexes R5 et R8 sont supprimés et ceux restants sont recomposés : France 5 (R1 à R4), LCP (R1 à R6), France 4 (R2 à R1), NT1 (R4 à R7), Paris Première (R4 à R3), Arte (R6 à R4), LCI (R6 à R3), 6ter (R8 à R4), Numéro 23 (R8 à R7) et RMC Découverte (R8 à R7)[188].
  • Le , France Info intègre le multiplex R1 et France Ô doit abandonner la HD pour lui faire de la place[189].

Locaux ou régionaux

Les chaînes de télévision locales sont diffusées sur un canal du multiplex national R1 réservé à cette occasion depuis le . Une chaîne différente est diffusée selon les régions et les émetteurs. Si aucune chaîne locale n'occupe le canal, c'est un second décrochage régional de France 3 d'une région voisine qui est diffusé, sous condition de la puissance des émetteurs.

Chaînes locales du multiplex national R1
Canal Chaîne
30 Alsace20, Angers Télé, BFM Paris, TLM, TVPI, Wéo
31 Azur TV, D!CI TV, Tébéo, Télénantes, TL7, viàOccitanie Montpellier, viàOccitanie Toulouse, Vosges Télévision
33 La Chaîne normande, Mirabelle TV, TébéSud, TV7 Bordeaux, viàOccitanie Pays Gardois, viàOccitanie Pays Catalan
34 MATÉLÉ
35 TVR, Wéo Picardie
36 Bip-tv
37 TV Tours Val de Loire
38 téléGrenoble Isère

Il existe également des multiplex locaux diffusés uniquement dans certaines régions en suppléments des chaînes locales du multiplex national R1. Le simplex R15 permet de diffuser une deuxième chaîne locale si le canal du multiplex R1 est déjà occupé (sans compter le décrochage régional de France 3). Le simplex permet également à une chaîne locale d'émettre sur une zone où seul un émetteur régional est recevable. Dans certaines régions, il existe également un multiplex L8 rassemblant plusieurs chaînes locales : le Multi 7 depuis le en Île-de-France[190] et le TVO depuis en Vendée[191].

Composition des multiplex locaux
Canal R15 L8 (Multi 7) L8 (TVO)
30 Télé Paese - -
31 8 Mont-Blanc, Grand Lille TV BDM TV, Cinaps TV, Demain IDF, Télé Bocal -
32 Canal 32 IDF1 -
33 LDVTV France 24 TLC
34 - viàGrandParis TV Vendée

Réception

En 2016, 56 % des foyers français, soit 15 millions de ménages, reçoivent la télévision via la TNT[192].

Le décodeur

Article détaillé : Décodeur TNT.

Les chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) étant compressées et multiplexées, il est nécessaire d'avoir un adaptateur ou décodeur TNT pour les recevoir. Il est soit directement intégré au téléviseur, soit se présente sous la forme d'un boîtier externe placé entre l'antenne et le téléviseur. Il peut être à double tuner pour pouvoir recevoir deux chaînes de multiplex différents simultanément. Pour enregistrer des programmes télévisés, il peut intégrer un disque dur interne ou être connecté à un disque dur externe ou à une clé USB[193].

Il est également possible de recevoir la TNT sur un ordinateur grâce à une carte tuner TNT ou une clé USB TNT. Les deux dispositifs peuvent être connectées à une antenne externe ou utiliser leur propre petite antenne[194],[195].

Avec la généralisation de la norme MPEG-4 en 2016, de nombreux adaptateurs deviennent obsolètes car ils ne peuvent décoder que la norme MPEG-2. Les Français concernés doivent donc racheter un décodeur compatible MPEG-4[196],[197].

Antenne individuelle ou collective

Pour recevoir les chaînes de la TNT, il est nécessaire d'avoir une antenne Yagi, dite « antenne râteau ». Installée en extérieur, l'antenne individuelle doit être « large bande » pour recevoir les bandes de fréquences UHF IV et V. L'antenne est ensuite reliée au décodeur TNT via un câble coaxial. Il est aussi possible d'utiliser une antenne intérieure si la zone est située à proximité d'un émetteur[198]. La bonne réception dépend notamment du gain d'antenne lié à sa taille et à sa directivité, et à la qualité du câble coaxial. De nombreux composants peuvent s'adjoindre à l'antenne selon les situations : préamplificateur, amplificateur, coupleur, découpleur, filtre (notamment 4G), répartiteur, parafoudre, éclateur...

En habitat collectif, l'antenne collective est à la charge de la copropriété et distribue la TNT à tous les habitants qui doivent chacun disposer d'un décodeur TNT. Chaque locataire ou propriétaire peut cependant s'équiper à ses frais d'une antenne individuelle. C'est le droit à l'antenne individuelle garanti par la loi[199].

Lors du passage au tout numérique, 32 % des antennes individuelles et 48 % des antennes collectives nécessitaient l'intervention d'un antenniste[198].

Problèmes de réception

Article connexe : Inconvénients de la TNT.

La bonne réception de la TNT peut être sensiblement affectée par plusieurs phénomènes[200],[201] :

Confusion sur les sigles, labels et logos

Logo apposé sur certains appareils.

Depuis le lancement de la TNT en 2005, plusieurs sigles officiels ou commerciaux sont apposés sur les téléviseurs, vidéoprojecteurs, décodeurs TNT et autres appareils électroniques : HD Ready, HD Ready 1080p, Full HD. L'utilisation de ces sigles contradictoires entraine une grande confusion dans l'esprit des consommateurs — probablement entretenue par la distribution et les fabricants — : si les téléviseurs sont bien capables d'afficher la haute définition, l'éventuel décodeur intégré ne permet généralement pas de décoder les chaînes de la TNT HD[202].

L'article 19 de la loi no 2007-309 du clarifie la situation pour le public. Il établit un calendrier rendant obligatoire l'intégration d'un tuner TNT aux téléviseurs neufs à partir de , puis d'un tuner TNT HD aux téléviseurs HD à partir de , aux téléviseurs de plus de 66 cm de diagonale à partir de et enfin à tous les téléviseurs à partir de [203]. La France fait également un grand ménage dans les logos et seuls deux sigles peuvent être utilisés, HD TV et HD TV 1080p, à partir du [204],[205].

Notes et références

Notes

  1. Direct 8 est lancée le . Rachetée, elle est remplacée par D8 le , puis renommée C8 le .
  2. Europe 2 TV est lancée le puis est renommée Virgin 17 le . Rachetée, elle est remplacée par Direct Star le . Après un nouveau changement de propriétaire, elle est remplacée par D17 le , puis renommée CStar le .
  3. Diffusée depuis le sur la TNT d'Île-de-France, puis en national depuis le .
  4. Diffusée en payant depuis le et en gratuit depuis le .
  5. La chaîne internationale France 24 est diffusée localement sur la TNT.

Références

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Annexes

Bibliographie

  • Bernard Denis-Laroque, Télévision numérique terrestre : fondamentaux et perspectives, Paris, Éditions Dunod, coll. « Audio-photo-vidéo », , 149 p. (ISBN 2-10-049576-3, notice BnF no FRBNF40136070).
  • Didier Maïsto, TNT, un scandale d'État : (Numéro 23, etc), Les Enquêtes de Lyon Capitale, , 192 p..

Filmographie

  • La guerre de la TNT, documentaire en deux parties (Avis de tempête pour les chaînes hertziennes, puis La Loi du plus fort), réalisé par Bertrand Delais, diffusé fin 2011 sur France 5.

Articles connexes

Liens externes

  • Recevoirlatnt.fr - Site d'information du gouvernement
  • Télévision sur le site du CSA