Télémécanique

Télémécanique est un des grands fabricants historiques d'automates industriels. C'est une entreprise française créée en 1924 et absorbée en 1988 par le groupe Schneider Electric.

Historique

1924-1930

Inventeur du premier contacteur à barreau en 1924, Télémécanique a rapidement élargi ses activités pour devenir le spécialiste du contrôle industriel et de l’automatisation. Sa politique sociale est, dès 1931, à l’avant-garde des entreprises françaises et de la législation. Implanté très tôt hors de France, Télémécanique a créé, de 1950 à 1988, un important réseau de filiales sur tous les continents. L'entreprise était basée à Nanterre.

1924 - Acquisition par Michel Le Gouellec de la « Manufacture d'Appareillage Électrique » qui deviendra la « Télémécanique Électrique » en 1928. André Blanchet dépose le brevet du premier contacteur sur barreau. La société commence la production de contacteurs 40 A, minuteries, distributeurs, bouton-poussoirs, contacts d'arrêt, relais.

1925 - Lancement du premier relais thermique, interrupteurs à flotteur, manomètres. - Intéressement du personnel au chiffre d’affaires.

1926 - Création du Service Après-Vente. - Développement d'agences dans toutes les provinces : Grenoble, Lille, Nantes, Metz, Lyon,...

1928 - Ouverture de la première agence en Belgique, première implantation à l'étranger.

1930-1960

1931 - Quinze jours de congés sont accordés à tout le personnel.

1935 - Construction à Nanterre d'une station d'essais à grande puissance pour étudier le pouvoir de coupure des contacteurs. - Développement des relais magnétothermiques et du DRT-12.

1937 - L’intéressement au chiffre d’affaires est abandonné au profit d’une prime d’intéressement aux résultats pour l’ensemble du personnel. Parution du premier journal d’entreprise.

1946 - Création du Comité d’entreprise et étude d’un barème des fonctions. - Mensualisation de l'ensemble des employés.

1951 - Création d'un réseau de distributeurs exclusifs en France.

1954 - Signature avec Merlin Gerin d’accords de rationalisation de leurs offres.

1956 - Mise au point de contacteurs haute fréquence.

1960-1988

La période 1960-1988 est en particulier marquée par le succès de la société dans les calculateurs pour l'automatisation de l'industrie, avec son Solar (ordinateur), qui profite du dynamisme de la recherche sur l'électronique et ses débouchés à Grenoble. En 1971, les perspectives dans l'électronique du CEA Grenoble, qui emploie près de 2.000 personnes, dépassent le cadre du nucléaire car elles sont stimulés par la demande pour les calculateurs pour d'autres procédés industriels, sur le site grenoblois de la Télémécanique et ses 300 salariés, qui tourne à plein régime, obligeant cette dernière à ouvrir en 1971 une seconde usine à Echirolles, employant cette fois 800 personnes, pour la conception matérielle et logicielle, l'intégration et la maintenance des ordinateurs.

1960-1970 - Création de 11 filiales : Italie, Pays-Bas, Suède, Portugal, Grande-Bretagne, Norvège, Suisse, Canada, Espagne, Danemark et États-Unis.

1963 - La surface de production atteint 61 700 m2 avec 12 usines. Les effectifs sont désormais de 4 000 personnes. La société compte 12 filiales hors de France et 240 agents et distributeurs.

1965 - Nouvelles implantations commerciales à Lille, Montpellier, Orléans, Toulouse.

1966 - Nouvelles techniques de commande numérique, pesage-dosage, variation de vitesse, commande des ascenseurs et signalisation de défauts. - Mise au point d'un nouveau tableau débrochable pour la commande centralisée des moteurs, le TM7.

1968 - Conception et fabrication du mini-ordinateur T2000 par la division informatique, aux fins de fonctions de contrôles de process industriels, de téléphonie et de transports.

1968 - Intéressement du personnel aux fruits de l’expansion.

1972 - Conception et fabrication du mini-ordinateur T1600, popularisé par "l'opération 58 lycées" par implantation dans la moitié d'entre eux, avec l'implémentation du langage LSE de Supélec.

1973 - Étude pour une machine concurrente du PDP-11, modèle vedette de Digital Equipment.

1975 - le SOLAR 16 est lancé et gagne d'importantes parts du marché[1].

1976 - L'État souhait des rectifications de frontières entre la CGE et Thomson, qui ont tous les deux des participations dans l'informatique. La Télémécanique doit alors se séparer de sa division informatique, qui fusionne avec la partie de la CII produisant les mini-ordinateurs concurrents Mitra 15, pour créer la Société Européenne de Mini-informatique et Systèmes (SEMS).

1971-1988 - Création de 14 filiales : Afrique du Sud, Australie, Autriche, Colombie, Singapour, Iran, Finlande, Japon, Venezuela, Mexique, Grèce, Argentine, Hong Kong et Turquie.

1988 - Avec 14 500 personnes, 32 filiales hors de France et un chiffre d’affaires équivalent à 1,2 milliard d'euros, Telemecanique rentre dans Schneider Electric.

Source

Notes et références

  1. "Histoire, épistémologie de l'informatique et Révolution technologique" Résumés du cours de Gérard VERROUST de 199 à 1997 Maîtrise Sciences & Techniques Hypermédia - 2e année, Université Paris VIII [1]