Système de pose rapide de travures

Système de pose rapide de travures du 13e régiment du génie.

Le Système de Pose Rapide de Travures ou SPRAT, fabriqué par le groupe CNIM, déploie un pont modulaire d'assaut. C'est un véhicule de l'armée de terre française permettant de déployer rapidement un pont mobile par-dessus d'un obstacle, par exemple une rivière ou une crevasse.

Historique

Il est principalement destiné à permettre au char Leclerc le franchissement des brèches sèches ou humides d'une largeur inférieure ou égale à 24 m

Le programme est initialement fixé à dix-huit engins[1], mais seulement dix seront livrés entre 2011 et 2013 ainsi qu'un simulateur pour un coût total de 166 millions d'euros, et avec un retard de deux ans. Cinq SPRAT sont livrés au 13e régiment du génie en 2011, trois devaient entrer en service en 2012[2] et les derniers en 2013.

Le premier exemplaire est reçu le 20 janvier 2011[3]; le cinquième l'a été en mai 2012.

Caractéristiques

SPRAT, le 14 juillet 2012 à Paris

Chaque système SPRAT est constitué de deux véhicules : un ponteur et un porte-travures supplémentaires (PTS). L'originalité du système vient notamment du fait que la longueur du pont est modulée en fonction de la largeur de brèche. Ce pont d'assaut comprend deux travures, lancées ensemble ou séparément par un véhicule tout terrain (10 x 10) à roues (moteur Mercedes) : il peut lancer soit deux ponts de 14,3 m, soit un pont de 26 m avec une largeur de voie de 4 mètres. L'engin est conçu spécifiquement pour déposer ou reprendre de façon automatique les deux travures qu’il transporte. Ce véhicule est doté d’un niveau de protection et d’une mobilité sur route ouverte et en tout terrain compatibles avec sa mission d’appui du char Leclerc.

Des volets blindés sur la cabine peuvent être abaissés en cas de besoin, laissant juste une petite fenêtre. Ceci ne gêne en rien le conducteur car l'engin possède des caméras d'assistance à la conduite. La cabine est, comme pour l'engin de franchissement de l'avant (EFA), blindée contre les tirs de 7,62 × 51 mm Otan.

Le PTS est composé d'un tracteur Scania R580 à cabines blindées et d'une semi-remorque spécialisée sur laquelle le ponteur vient prendre ou déposer ses travures par translation sur l'arrière de la semi-remorque. Le PTS transporte un jeu de deux travures identiques à celles du ponteur qui sont destinées à son les compléter. Il y a un système d’adaptation des rampes (un pour deux SPRAT) destiné à adapter les travures au franchissement des véhicules logistiques.

  • La longueur du pont de base est 14,3 mètres et il peut résister à des charges allant jusqu'à 120 tonnes
  • Un pont de 26 mètres de long est conçu pour un poids allant jusqu'à 80 tonnes.
  • Une travure de 26 m, classe 70 en 2 parties
  • Cinq trains de roues (10 x 10)
  • Autonomie : 600 km
  • Franchit une coupure franche de 3 m long
  • Franchit un dénivelé de 80 cm de haut
  • Franchit un coupure verticale de 54 cm
  • Protection nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique
  • Véhicule développé à l'aide de l'outil de modélisation de système Composys

Le coût unitaire du maintien en condition opérationnelle en 2013 est de 309 500 euro[5].

Notes et références

  1. Xavier Pintat, Daniel Reiner, « Projet de loi de finances pour 2009 : Défense - Equipement des forces », sur Sénat,‎ (consulté le 15 avril 2012)
  2. Xavier Pintat, Daniel Reiner, « Projet de loi de finances pour 2012 : Défense : équipement des forces », sur Sénat,‎ (consulté le 15 avril 2012)
  3. « Arrivée du système de pose rapide de travures au 13e RG », sur Ministère française de la défense,‎ (consulté le 15 avril 2012)
  4. « Assemblée nationale Question écrite 47351 de M. François Cornut-Gentille », sur François Cornut-Gentille,‎ (consulté le 17 mai 2014)

Annexes

Articles connexes

Liens externes