Syndrome mental d'hivernage

Le syndrome mental d'hivernage, énoncé par J. Rivolier en 1954[réf. souhaitée], est un trouble psychique découlant de situations d'isolement extrême, comme par exemple les personnes qui reviennent de très longues expéditions, les navigateurs solitaires ou encore les sujets d'expériences psychophysiologiques tels que Michel Siffre, Véronique Le Guen ou Lisa Nowak. Ce syndrome est donc issu de situations d'isolement et/ou de confinement extrêmes[réf. souhaitée].

Chez les personnes atteintes de ce syndrome, on[Qui ?] constate des modifications du sommeil, des manifestations surtout dépressives, avec faible réactivité face à la vie en communauté, des problèmes relationnels, voire des altérations cognitives souvent liées à la dépression[1].

Différentes phases du syndrome mentale d'hivernage

La phase d'alarme

Elle se caractérise par une confrontation à la réalité de la situation, des doutes sur le bien-fondé de la décision, des manifestations anxieuses et des idées de fuite (ex. : finalement, je renonce, je refuse de me confronter à cette situation pendant 1 an, je veux repartir).

La phase de résistance

Ou autrement appelée phase de contestation, d’opposition, c’est l’une des réactions les plus fréquentes. Le sujet va tenter d’agir sur l’environnement social (le seul perçu comme modifiable) pour le modifier ou le contrôler. Cela peut se traduire par une situation d’agressivité, d’hostilité entrecoupée de phases anxio-dépressives. Cette contestation a pour fonction de donner à l’individu l’impression qu’il peut contrôler la situation, alors que la situation n’est pas contrôlable – condition climatique, condition sociale, condition environnementale.[réf. souhaitée]

Phase d'épuisement

Ou autrement appelée phase de résignation/acceptation dans le sens où c’est une phase lors de laquelle vont s’installer des réactions d’indifférence et de passivité. L’individu admet son impuissance à vaincre ce qu’il l'oppresse.[réf. souhaitée]

Remédiation

Il est possible de remédier à ce syndrome par le biais de thérapies cognitivo-comportementale ou par le biais d'activité de loisir qui semble être le moyen le plus efficace pour lutter contre les conséquences du stress négatif qu'engendre ce syndrome.[réf. souhaitée]

Notes et références

  1. « Adaptation psychosociale aux milieux d'exception : Définition de Adaptation psychosociale aux milieux d'exception », Psychologies,‎ (lire en ligne)