Streetwear

Streetwear

Le streetwear qui peut être traduit par « ce qu'on porte dans la rue[1] », parfois appelé skatewear, est un style vestimentaire apparu dans les années 1980[1].

Historique

Ses racines se situent à New York dans un mélange résumé entre le skateboard, les surfeurs californiens, la mode hip-hop et la mode rasta[1]. Les Beastie Boys en sont l'incarnation en 1986, date de sortie de leur album Licensed to Ill[1]. De la même façon, les membres de Run DMC incarnent quelques tendances du streetwear par leur rejet de la mode hip-hop trop extravagante[2]. Ce mouvement apparaît en réaction aux tendances ostentatoires, coûteuses et voyantes, ainsi qu'à l'omniprésence de la mode et de la créativité lors des années 1980[1]; loin du luxe décliné sur les podiums, le streetwear regroupe alors les jeunes autour de goûts communs comme le graffiti, le skateboard ou la musique[1]. Certains créateurs se font alors connaître, à l'image de Erik Brunetti  et sa marque FUCT , l'influent Hiroshi Fujiwara , la marque californienne X-Large , ou encore le surfeur précurseur Shawn Stussy et sa marque Stüssy fondée dès 1980[1].

Ce style, pratique et sportswear, consiste en grande partie à porter des jeans amples, de grosses chaussures ainsi que des t-shirts plus ou moins larges, mais qui peuvent aussi être moulants. Il n'offre pas de différence de composition entre le matin et le soir, jusqu'à devenir un uniforme standardisé des villes[1]. Il a su faire évoluer ses origines faites de skate et de rap, ou plus généralement de sports et de musique, en y ajoutant les influences des surplus militaires et des vêtements de travail[1].

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Harriet Worsley, 100 idées qui ont transformé la mode [« 100 ideas that changed fashion »], Paris, Seuil, , 215 p. (ISBN 9782021044133), « Le nouvel uniforme du citadin : le streetwear », p. 182 à 183
  2. Jonathan Metcalf (dir.) et al., Fashion : la mode à travers l'histoire [« Fashion. The Ultimate Book of Costume and Style »], DK, , 480 p. (ISBN 978-2-8104-0426-1), « La rue et les discothèques », p. 406