Sorbais (Aisne)

Sorbais
Sorbais (Aisne)
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Didier Gravet
2020-2026
Code postal 02580
Code commune 02728
Démographie
Gentilé Sorbaisien(ne)s
Population
municipale
274 hab. (2017 en diminution de 3,86 % par rapport à 2012)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 27″ nord, 3° 53′ 38″ est
Altitude 181 m
Min. 118 m
Max. 212 m
Superficie 13,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vervins
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sorbais

Sorbais est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie

Localisation

Entrée de Sorbais.

Sorbais est un village rural situé dans la vallée de l'Oise au cœur de la Thiérache, dans l'ancien duché de Guise. Il se trouve à 8 km au sud de La Capelle, 13 km au sud-ouest de Chimay en Belgique, 45 km à l'est de Saint-Quentin et à 73 km au nord de Reims.

Au sud de la rivière, le hameau de Solmont domine la vallée.

Communes limitrophes

Hydrographie

Pont sur l'Oise.

La commune s'étend de part et d'autre de l'Oise, affluent de la Seine.

Le village, entouré de collines, est traversé par Le Lerzy, qui conflue dans l'Oise sur le territoire communal.

Urbanisme

Typologie

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Sorbais est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2]. La commune est en outre hors attraction des villes[3],[4].

Histoire

Monnaies.

Sorbais était habitée dès l'époque gallo-romaine. Plusieurs vestiges attestent de cette présence antique.

La découverte de potins remes (potin au bucrane et au personnage courant), d'un potin senones à la tête casquée, de deniers romains (Tibere et Faustine jeune) confirme cette présence.

Un plat romain d'un diametre de 33 cm y fut aussi découvert.

En 2012, un trésor de l'époque espagnole fut découvert, il comprenait 21 pièces dont 15 en argent et 6 en or.

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
L'ancienne gare.

Toponymie
Le nom du village apparaît pour la première fois en 1125 sous l'appellation de Sourbais dans un dans un cartulaire de Chaourse. L'orthographe variera encore ensuite avec les dénominations Sourbays, Sorbays, Sobais, Sorbay, Sorbay, Sorbai, Sorbaix et l'orthographe actuelle Sorbais vers 1750 sur la Carte de Cassini [5].
Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIè siècle, Sorbais est une paroisse située sur le rive gauche de l'Oise et est traversée par le ruisseau Le Lerzy. Deux moulins à eau, symbolisés par une roue dentée, sont représentés sur la carte; ils étaient encore en activité en 1880.
Quatre hameaux qui existent encore de nos jours sont représentés au nord sur la carte:Saint-Pierre-Prez, Maillard, Corbion et Bermont.
Au sud, le hameau de Solmont est très ancien puisqu'il apparaît déjà en 1203 sous le nom de latin de Curia de Solmont.
Sur le plan cadastral de la commune de 1836 aux Archives Départementales, Solmont comportait une quarantaine de maisons, Saint-Pierre-Pré 5 et Corbon 7 [6].


Paroisse

Le village se constitue autour de l'église Saint-Martin. La paroisse est une dépendance de l'abbaye de Foigny. L'église possède des fondations du XIIe siècle. Fortifiée, comme la plupart des églises de Thiérache, au XVIe siècle, La tour-porche est millésimée 1578. La fête paroissiale est la Saint-Martin

- curés de Sorbais : Bernard Creveau 1700, Eveneau 1705 , (...) ,Roger 1800 ( curé de La Capelle), Lefevre 1906, Lebigue 1907,( ...)


Les moulins
Les nombreux cours d'eau serpentant en Thiérache en permis l'installation de nombreux moulins à eau: beaucoup ont permis de moudre le grain pour obtenir la farine et d'autres ont fabriqué du papier [7].
La monographie écrite par M.Gosse indique qu'en 1888 Il existait deux moulins à eau dans la commune [8].
Ces moulins, installés sur de petits cours d'eau à petit débit, souffraient du manque d'eau pendant les mois d'été. Peu rentables la plupart des moulins de Thiérache ont été abandonnés au début du XXè siècle.

L'ancienne ligne de chemin de fer de Guise à Hirson
Sorbais a possédé une gare située sur la ligne de chemin de fer de Guise à Hirson qui a fonctionné de 1910 à 1978. A l'ouverture de ligne en 1910, quatre trains s'arrêtaient chaque jour dans cette gare (voir les horaires en 1910 [9]).
Son emprise est utilisée depuis 2014 par l'Axe vert de la Thiérache.
Première guerre mondiale.
Le 27 août 1914, les troupes françaises reculent. La 14e compagnie du capitaine Henri Giraud passe l'Oise à Sorbais et prend la direction d'Autreppes.[10] D'autres régiments gagnent la rive sud comme le 4e régiment de Zouaves. Le 28, des éléments du 13e hussard pousse jusqu'à Lerzy, occupé par les Allemands et tombent dans une embuscade. Le maréchal des logis Loquen est grièvement blessé. Ramené par des uhlans qui investissent Sorbais, il décède dans la nuit du 29[11]. A partir du 3 septembre, les réfugiés regagnent leur domicile. Le pont d'Etréaupont ayant sauté, la file des réfugiés du Nord passe par Sorbais.

Le 19 juin 1917, le jeune Omer Laquet est abattu par un policier allemand. Ce dernier est condamné à mort par un conseil de guerre, à Amiens, le 18 juin 1924[12].

Le 7 novembre 1918, le 30e bataillon de Chasseurs alpins, venu d'Erloy contourne Sorbais par Saint-Pierre-Prez et Le-Petit-Corbion et remonte la vallée de l'Oise vers Luzoir.[13]

Seconde Guerre mondiale.
Les combats de Sorbais. Le 16 mai 1940, des automitrailleuses du 7e GRDI, venues de Belgique, reçoivent l'ordre de défendre 4 ponts de l'Oise (dont Autreppes et Sorbais,) pour permettre aux troupes de l'armée Corap, en déroute du front de la Meuse, de rejoindre les armées au nord ouest. Le village est déjà occupé par des Allemands. Des combats s'engagent. Une auto-mitrailleuse 'La Drôlesse" parvient à s'installer sur le chemin de hallage et protège un temps le pont. Les Allemands, depuis l'autre rive, réussissent à faire sauter le parapet aval et une partie du tablier. Mais plusieurs dizaines de soldats français parviennent à rejoindre la rive droite. Des combats s'engagent avec les Allemands restés dans le village. On se bat dans les maisons.Une pièce de 75 est installée devant le pont.Les Français quittent Sorbais, avec quelques prisonniers, en direction d'Avesnes par Lerzy.[14] Le gros des troupes allemandes (groupement von Ravenstein) investissent le nord de l'Oise d'Etréaupont à Marly-Gomont vers 22h30. Le 17, Jules Mouret est abattu par une sentinelle pour n'avoir pas respecté le couvre-feu[15].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de La Capelle[16]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Vervins.

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1992.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1875 après 1876 Bourgeois[17]    
  juin 1972 Jean Fecelle[Note 2]   Décédé en fonction lors de la catastrophe ferroviaire de Vierzy
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Henri Brossier PS Président de la CC de la Thiérache du Centre (2008 → 2014)
avril 2014[18] En cours
(au 20 juin 2020[19])
Didier Gravet SE Retraité de la Police nationale
Réélu pourle mandat 2020-2026[20]

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2017, la commune comptait 274 habitants[Note 3], en diminution de 3,86 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
715759754778848844848829830
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831790745666651624605597589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
572550516468475492436422466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
460412354337308286277276274
2013 2017 - - - - - - -
291274-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Gastronomie

Le sorbais, fromage au lait de vache.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • « Sorbais », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le 16 avril 2020).

    Notes et références

    Notes

    1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
    2. Une rue de la commune porte son nom.
    3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
    2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
    3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
    4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
    5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f309.item
    6. https://archives.aisne.fr/ark:/63271/vta7e5134316812c2e9/dao/0/layout:linear/idsearch:RECH_a168f8719fad8715a79f3bb76e4e8ce1#id:1819221050?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00&center=4322.000,-2701.000&zoom=8&rotation=0.000
    7. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9738106n/f82.item.r=Saint-Gobert
    8. https://archives.aisne.fr/ark:/63271/vta7e5134316812c2e9/dao/0/layout:linear/idsearch:RECH_a168f8719fad8715a79f3bb76e4e8ce1#id:1819221050?gallery=true&brightness=100.00&contrast=100.00&center=4322.000,-2701.000&zoom=8&rotation=0.000
    9. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/af/Ligne_Hirson-Guise_Horaires_1910.jpg
    10. Henri-Christian Giraud, 1914-1918: La Grande Guerre du général Giraud, Paris,, Editions du Rocher,
    11. 10e corps d'armée. 13e régiment de hussards. Historique sommaire du régiment : campagne 1914-1918, Dinant, 30 p.
    12. Le Rappel,
    13. Historique du 30e Bataillon de Chasseurs alpins, Berger-Levrault, , 182 p.
    14. Guy de Chézal, En auto-mitrailleuse à travers les Batailles de Mai, Paris, Plon, , 241 p., pp 81-103
    15. « MOURET Jules - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le 2 juin 2020)
    16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    17. Almanach-annuaire de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, 18e année, Matot-Braine, Reims, 1876, p193.
    18. « Élection sans surprise : Didier Gravet, premier adjoint sortant, succède à Henri Brossier qui n’avait pas souhaité se représenter », La Thiérache, no 2576,‎ , p. 42 (ISSN 0183-8415)
    19. « Didier Gravet est réélu de maire de Sorbais », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juin 2020).
    20. « Le maire sortant, Didier Gravet, brigue un second mandat en mars prochain à Sorbais : Didier Gravet a été élu maire de Sorbais pour la première fois en 2014 », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 16 avril 2020).
    21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    24. « Thiérache - Axe Vert – JOUR 1 – Départ de Guise », sur carnetdesentier.com (consulté le 31 juillet 2014).