Sopra Steria

Sopra Steria
logo de Sopra Steria

Création
Dates clés 1968 : Création de Sopra
1969 : Création de Steria
Personnages clés Pierre Pasquier (président)
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Action Euronext : SOP
Slogan Delivering Transformation. Together.
Siège social Annecy
Drapeau de France France
Direction Vincent Paris (directeur général)
Activité Entreprise de services du numérique - Transformation numérique des entreprises
Effectif 40 000 (2017)[1]
Site web soprasteria.com

Chiffre d’affaires 3,7 milliards d’euros (2016)[2]

Sopra Steria est une entreprise de services du numérique (ESN). Sopra Steria propose des services de conseil et intégration de gestion d’infrastructures, cybersécurité et exécution des processus métier (BPS). Sopra Steria est le fruit de la fusion en des deux entreprises françaises de services numériques Sopra et Steria, créées respectivement en 1968 et 1969. Le groupe compte environ 40 000 collaborateurs répartis dans plus de 20 pays, dont 18 000 en France, et réalise en 2016 un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d’euros[2].

Histoire

Naissance de Sopra et Steria

La SOciété de PRogrammation et d'Analyses (Sopra) est créée en janvier 1968 par Pierre Pasquier, François Odin et Léo Gantelet[4].

Le , la société Steria (Société d'étude et de réalisation en informatique et automatisme), société anonyme au capital de 400 000 F, est créée[5]. SODERI (SOciété pour le DÉveloppement et la Recherche en Informatique) possède 51 % de ce capital, le groupe BNP 29,5 % (BNP 19,5 % ; Banexi 10 %) et le groupe Indochine 19,5 % (Banque de l'Indochine 8 % ; Locafrance 11,5 %). La société est alors domiciliée dans les bureaux de la BNP, 14 rue Bergère à Paris 9e (ancien siège du Comptoir national d'escompte de Paris).

Développement des deux entreprises

En 1971, Sopra obtient son premier grand contrat d'infogérance bancaire globale. Ce contrat marque l’initiation de la société au savoir-faire bancaire, ce qui donne ensuite lieu à la création de la première plateforme bancaire, ce l’année suivante. En 1972, Sopra lance sa première solution consacrée aux ressources humaines, appelée « Pacha ».

En 1973, Steria informatise l'AFP par la création d'un système de traitement de texte permettant une transmission de l'information en temps réel. En 1975, Steria rachète Sitintel, spécialiste de l'informatique miniaturisée.

En 1979, Sopra propose pour la première fois un logiciel bancaire.

En 1981, Steria participe au développement du Minitel, en concevant l'architecture du système, du logiciel de sécurité et de certaines applications.

En 1982, Sopra lance l'activité d'édition de solutions bancaires, avec le lancement de sa première solution bancaire (pour les crédits). En 1986, elle signe son premier grand projet national avec le ministère de l'Intérieur.

En 1987, Steria devient expert sur le marché des transports et de la mobilité grâce au projet d’automatisation du RER A en Île-de-France.

En 1990, Sopra Group a réalisé son introduction sur NYSE Euronext Paris. En 1992, Sopra annonce la première solution de reporting réglementaire bancaire, pour le BAFI.

En 1993, Steria élabore le système d’information de l'aéroport de Jakarta. La même année, la crise du secteur informatique entraîne pour Steria sa première année de pertes et l'arrêt de la croissance. En 1994, Steria réalise le système de gestion de la Centrale des règlements interbancaires et revient à des bénéfices et à une croissance modeste.

Acquisitions en série

En 1996, Sopra acquiert SG2 Ingénierie qui avait 650 collaborateurs (Société de services informatique au service des établissements financiers et bancaires)[6], et de ProBF (Éditeur des solutions bancaires intégrées), ainsi que la progiciel Ressources Humaines Pléiades.

En 1997, Steria rachète de la société indienne IIS Infotech basée à New Delhi. En septembre de la même année, François Enaud est nommé directeur général du groupe Steria.

En 1999, Sopra s'implante au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie et en Allemagne. La société créé alors la suite EVOLAN (plusieurs modules dont la gestion crédits).

En 1999, Steria est introduit au second marché de la bourse de Paris.

En 2000, Steria rachète trois sociétés françaises : l'activité d'infogérance d'Experian France[7], Tecsi[8], société experte dans le domaine des logiciels embarqués et Equip, société spécialisée dans la gestion de parc micro-informatiques. Pour sa part, Sopra acquiert Orga Consultants, société spécialisée dans le Conseil en stratégie, en management et en organisation, ayant 200 collaborateur[9].

En 2001, Sopra crée sa filiale Axway Software[10] et fait l'acquisition aux États-Unis des sociétés Viewlocity[11], Cyclone Commerce et Tumbleweed Communications et des sociétés italienne ITI et britannique CS Rand, toutes deux actives dans le conseil et l'intégration du systèmes. Par le biais de sa filiale Axway Software, la société décide de se développer sur le marché de l’EAI[11] (Enterprise Application Integration).

En 2001, Steria acquiert les activités de services informatiques de Bull[12]dans neuf pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Norvège, Danemark, Suède, Belgique, Luxembourg et Suisse) ; et développe la carte d'identité électronique belge.

En 2003, Sopra Group acquiert Inforsud Ingénierie[13] puis Valoris l'année suivante[14], société européenne de conseil et de services informatiques.

En 2005, Steria acquiert la société allemande Mummert Consulting[15]. Sopra ouvre des centres de services near et offshore en Europe et en Inde, acquiert la société Newell & Budge au Royaume-Uni et ses filiales irlandaise et indienne qui disposent d’une gamme complète de services informatiques allant du conseil à la mise en œuvre, ainsi que la société PROFit[16], société indépendante de conseil et d’intégration de systèmes basée en Espagne et au Portugal. En 2007, Steria acquiert la société Xansa au Royaume-Uni[17] lui permettant de développer considérablement ses parts de marché dans le secteur public au Royaume-Uni, ainsi que ses capacités de production offshore en Inde. Par ailleurs, les statuts de l'entreprise évoluent pour la mise en œuvre d’une « gouvernance participative » impliquant les salariés actionnaires. Steria signe avec le ministère des Finances français le contrat « Chorus », le plus important projet SAP en France. La société ouvre également deux centres nearshore en Pologne et au Maroc.

En 2008, Sopra acquiert la société CIBF[18], société indépendante de développement de progiciels et logiciels pour la gestion des portefeuilles, risques et échanges interbancaires, et aussi la société BAI[19], éditeur de solutions crédits.

Axway Software se sépare de Sopra Group en juin 2011 lors de son introduction en Bourse[20]. Parallèlement, le groupe acquiert 100 % de la société Delta Informatique[21], société indépendante éditrice d'une offre de solutions « Global Banking » destinée aux banques de détail en France et à l’international. Sopra lance aussi sa première solution de distribution bancaire, après son acquisition de Delta Informatique.

En 2012, Steria reçoit le Prix du « meilleur projet BPO de l’année » attribué par la National Outsourcing Organization pour les services livrés au ministère de la Santé britannique.

En octobre 2011, Sopra acquiert 100 % de la société Delta Informatique, société indépendante éditrice d'une offre de solution « Global Banking » destinée aux banques de détail en France et à l’international[9],[22].

En février 2012, Sopra acquiert la société bruxelloise Callataÿ & Wouters, spécialiste des progiciels dédiés au secteur bancaire en vue de la formation d’une entité commune[23],[24]. Le mois suivant, Sopra acquiert les filiales britanniques de Business & Decision et de Tieto[25]. En juillet, Sopra créé la filiale Sopra Banking Software à la suite des rachats de Callataÿ & Wouters et de Delta Informatique[26].

Zn 2013, Steria signe le contrat SSCL[27] afin de gérer sur une plateforme de services partagés les fonctions de back-office de plusieurs ministères britanniques[28].

Sopra Group fait l’acquisition de HR Access[29](Éditeur de solutions Ressources Humaines) et COR&FJA Banking Solutions GmbH[30] (éditeur de solutions bancaires), et renforce ainsi son offre de solutions des ressources humaines.

En 2014, La Banque postale et Sopra Banking Software signe un partenariat pour le déploiement d’une nouvelle plateforme de core banking à échelle nationale[31].

Fusion de Sopra et Steria

  • 2014 : Annonce du projet de rapprochement amical de Sopra et de Steria le .
  • 2014 : Succès de l’OPE (offre publique d’échange) le lancée par Sopra sur son concurrent Steria, au taux d'une action Sopra pour quatre actions Steria, visant la totalité des actions Steria. Sopra Group devient ainsi Sopra Steria Group.
  • 2014 : Opération de fusion-absorption de la société « Groupe Steria » par « Sopra Group » le .
  • 2015 : le , la fusion-absorption est effective et donne naissance au groupe « Sopra Steria Group », spécialiste de la transformation numérique[32].
  • 2015 : Steria a été mise en demeure en 2013 par l'inspection du travail de faire une étude sur les risques psycho-sociaux du site de Meudon-la-forêt. Cette mise en demeure n'ayant pas été suivie d'effets suffisants, le groupe Sopra Steria est verbalisé en (l'amende pourrait s'élever à 4,5 millions d'euros) et le procureur de la République de Nanterre saisi[33].
  • 2016 : Sopra Steria acquiert 75 % de Cassiopae[34], éditeur spécialisé dans les solutions de crédits à l'entreprise et la gestion immobilière locative.
  • 2017 : acquisition de Kentor, société scandinave spécialisée dans le conseil, l'intégration de systèmes et la maintenance applicative[35] et acquisition de Galitt, éditeur de solutions sur le marché des systèmes de paiement et des transactions sécurisées (250 employés pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros en 2016)[36].

Identité visuelle

Slogan

  • Depuis 2015 : « Delivering Transformation. Together. »

Organisation

Gouvernance

En 2012, Sopra a désiré séparer les rôles de président du conseil d'administration et de directeur général. Cette organisation a été maintenue avec la fusion. Pierre Pasquier, co-fondateur et président de Sopra, devient le président du conseil d'administration tandis que François Enaud, gérant de Steria, est nommé directeur général.

À la suite de la réunion du conseil d'administration du , François Enaud quitte le groupe Steria sur fond de mauvais résultats de Steria en France, poussé dehors par une direction (celle de Sopra) qui n'a pas la même façon de diriger[37],[38]. Il est remplacé par Vincent Paris, ancien directeur des opérations France de Sopra puis directeur général délégué de Sopra Steria[37]. Celui-ci est secondé par John Torrie. Il avait rejoint Steria au Royaume-Uni en 2002[37]. En juillet 2015, Laurent Giovachini est également nommé directeur général adjoint pour rejoindre John Torrie et assister Vincent Paris[39].

Dirigeants

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (mai 2015)
Président de Sopra Steria 
Directeur général de Sopra Steria 
  • De janvier à mars 2015 : François Enaud
  • Depuis mars 2015 : Vincent Paris
Directeur général adjoint 
  • De janvier à mars 2015 : Vincent Paris
  • De mars à juillet 2015 : John Torrie
  • Depuis juillet 2015 : John Torrie et Laurent Giovachini

Notes et références

  1. « Chiffres clés », Sopra Steria (consulté le 2 janvier 2018)
  2. a et b La Rédaction, « TOP 50 : quelles sont les plus grosses entreprises en Haute-Savoie et en Savoie ? », Eco Savoie Mont Blanc,‎ (lire en ligne).
  3. Yves Grandontagne, « P. Pasquier, Sopra Group : ‘Si c’était à refaire, je ne le referais pas !’ », (consulté le 15 octobre 2014)
  4. 1969, création de Steria, Steria.com
  5. « SG2/SOPRA - LA TAILLE CRITIQUE PAR LA SPÉCIALISATION », sur usinenouvelle.com, (consulté le 1er juillet 2014)
  6. « Experian France vend son infogérance à Steria, faute de taille critique », sur 01NET.com.
  7. « Steria se renforce dans les télécoms avec Tecsi », sur LesEchos.fr.
  8. a et b Rapprochements conseil et SSII : quand l'amont et l'aval ne font qu'un
  9. l'EAI prend le chemin de l'indépendance - Information Builders, Sybase et Sopra ont tous trois regroupé leur activité d'éditeur d'EAI au sein d'une entité distincte.
  10. a et b « Sopra acquiert l'activité EAI de l'éditeur américain Viewlocity », sur 01NET.com.
  11. « En achetant Integris Europe, Steria gagne du terrain », sur 01NET.com.
  12. « Sopra Group se porte acquéreur d'Inforsud Ingénierie », sur BFM TV.
  13. « Sopra veut racheter Valoris », sur L'Usine Nouvelle.
  14. Steria se rapproche de Mummert.
  15. « Sopra Group : Finalise l'acquisition de PROFit », sur ZoneBourse.
  16. SSII: le français Steria rachète Xansa pour 700 M€.
  17. « Sopra : finalisation de l'acquisition de CIBF et G2i », sur Capital.
  18. « Sopra Group se renforce dans le secteur financier avec BAI », sur Le Monde Informatique.
  19. Introduction en bourse d'Axway au NYSE Euronext Paris
  20. « Informatique : Sopra intègre l'éditeur Delta », sur Les Echos.
  21. Sopra s'offre l'éditeur de logiciels financiers Delta Informatique
  22. Callataÿ & Wouters racheté par le français Sopra
  23. Callataÿ & Wouters signe un accord avec le groupe Sopra et formera ainsi un acteur européen majeur
  24. Sopra Group annonce la finalisation de deux acquisitions au Royaume-Uni
  25. Historique de Sopra Banking Software
  26. « Steria signe un contrat de 1,2 Md€ avec le gouvernement britannique », sur Le Magit.
  27. Un contrat à 1,2 milliard d’euros pour Steria.
  28. « Avec l'acquisition de HR Access, Sopra renforce son offre RH », sur Le Monde Informatique.
  29. « Sopra Group: acquisition de COR&FJA Banking Solutions GmbH », sur Le Figaro.
  30. « La Banque Postale lance sa révolution informatique », sur Les Echos.
  31. Sopra Steria Group, l’union pour la force.
  32. Emilien Ercolani, « Sopra Steria sanctionnée par l’inspection du travail », L'Informaticien, (consulté le 29 février 2016).
  33. « Sopra Steria complète ses logiciels bancaires en rachetant Cassiopae », sur Le Monde Informatique.
  34. « SOPRA STERIA a finalisé l'acquisition de Kentor », Capital.fr,‎ (lire en ligne)
  35. « SOPRA STERIA finalise l'acquisition de Galitt », sur http://www.boursorama.com (consulté le 15 novembre 2017)
  36. a, b et c Ariane Beky, « Sopra Steria : le départ de François Enaud n’est pas une surprise », sur silicon.fr, Silicon, .
  37. Sandrine Cassini, « Sopra Steria : Pierre Pasquier n'a toujours pas de successeur », sur lesechos.fr, Les Échos, (consulté le 18 décembre 2016).
  38. Sopra Steria Group annonce la nomination de Laurent Giovachini en qualité de Directeur général adjoint

Liens externes