SolidaritéS

SolidaritéS
Image illustrative de l'article SolidaritéS
Logotype officiel.
Présentation
Fondation 1992
Siège 1211 Genève Drapeau de la Suisse Suisse
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Communisme
Marxisme
Trotskisme
Anticapitalisme
Internationalisme
Affiliation européenne Gauche anticapitaliste européenne
Couleurs rouge et noir
Site web solidarites.ch
Représentation
Conseillers nationaux[1]
0 / 200
Conseillers aux États[2]
0 / 46
Législatifs cantonaux[3]
9 / 2 609
Exécutifs cantonaux[4]
0 / 154
Législatifs communaux
13 / 5 403
Exécutifs communaux[5]
1 / 1 146

solidaritéS est un parti politique de gauche anticapitaliste, écologiste et féministe, présent en Suisse romande, dans les cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel et Fribourg, ainsi que dans le canton suisse allemand de Bâle.

solidaritéS publie un bimensuel du même nom.

Histoire

solidaritéS est fondé en 1992 à Genève à partir du regroupement de deux petites formations de la gauche issue de 68 — le Parti socialiste ouvrier (ex-Ligue marxiste révolutionnaire), d'origine trotskiste, et Pour le communisme, d'origine marxiste-léniniste —, ainsi que de plusieurs dizaines de militant-e-s politiquement inorganisés du mouvement syndical et associatif. Sur le plan électoral, il participe à la constitution de l'Alliance de Gauche (AdG) en 1993, avec le Parti du travail et un groupe d'indépendants de gauche. En 2003, solidaritéS réussit à faire élire Pierre Vanek au conseil national.

L'AdG se scinde lors des élections cantonales du , le PdT et les indépendants présentant leur propre liste (6,9 %) et le mouvement SolidaritéS présentant la sienne (6,7 %). Du fait de cette division, aucune d'entre elles n'obtient le quorum de 7 % exigé pour obtenir une représentation au Grand Conseil. L'AdG ne s'en relèvera pas. SolidaritéS continuera cependant à promouvoir le regroupement des mêmes forces, auquel s'adjoindra désormais le petit groupe des Communistes, dans le cadre de la nouvelle coalition À gauche toute ! Genève, en septembre 2006, fondée désormais sur les décisions d'assemblées générales communes de l'ensemble des militant-e-s.

Cette nouvelle tentative conduira cependant à une nouvelle impasse, sanctionnée par la décision du Parti du travail de présenter une liste séparée aux élections nationales du 21 octobre 2007. Prenant acte de ces évolutions, solidaritéS a annoncé la tenue d'un congrès en mai 2008 à Genève, suivi d'un congrès en novembre au niveau inter-cantonal, pour débattre de l'évolution du contexte politique et du projet de construction d'une force politique anticapitaliste en Suisse. En octobre 2013, solidaritéS est à nouveau représenté au Grand Conseil genevois, dans le cadre d'une alliance de la gauche radicale dénommée "Ensemble à gauche".

Parallèlement au canton de Genève, le parti solidaritéS se développe dans d'autres cantons de Suisse romande, prioritairement Vaud et Neuchâtel. Ainsi, en 2008, SolidaritéS dispose de deux élus au niveau du Grand Conseil vaudois (Jean-Michel Dolivo, Anne Papilloud) et de quatre élus au parlement de la ville de Lausanne, siégeant au sein du groupe À gauche toute!. Aux élections cantonales de 2017, SolidaritéS maintient deux élus au parlement cantonal du canton de Vaud ; ceux-ci siègent au sein du groupe Ensemble à gauche, qui compte cinq élus sur 150 sièges. Dans le canton de Neuchâtel, solidaritéS dispose notamment de trois élus au législatif communal de la ville de Neuchâtel, siégeant au sein du groupe Popvertsol, et d'un élu à l'exécutif de la ville.

En 2008, les sections de Genève et de Vaud participent au lancement d'initiatives cantonales pour le « droit à un salaire minimum » garanti par la constitution[6]. En 2009, ces initiatives sont jugées non-conformes à la constitution cantonale par les parlements respectifs de Vaud et Genève dominés par une majorité bourgeoise[7],[8]. solidaritéS dépose dans les deux cantons un recours contre ces décisions et dénonce dans ces invalidations une « violation des droits populaires ». Le Tribunal fédéral donne raison à solidaritéS et annule la décision du Grand Conseil genevois car l'initiative n'est pas "manifestement contraire au droit supérieur"[9].

En mars 2009, solidaritéS tient son premier congrès, durant lequel l'organisation adopte un certain nombre de textes d'orientation politique commune, sur le socialisme du XXIe siècle, l'écologie et le féminisme. Le congrès adopte également une résolution qui vise à se distancer des gestions gouvernementales de la gauche plurielle et qui exclut les accords de gouvernement avec le Parti socialiste et Les Verts.

En 2017, solidaritéS annonce la création d'une nouvelle section dans le canton de Fribourg[10]. Cette même année, le parti fait aboutir, aux côtés d'autres forces syndicales mais contre l'avis du Parti socialiste suisse, un référendum contre le report de l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans [11].

Doctrine politique

solidaritéS se réclame de la gauche anticapitaliste, écologiste et féministe. L'organisation prône une transformation révolutionnaire de la société sur des bases socialistes et démocratiques[12].

Principales activités

SolidaritéS s'investit dans les mouvements sociaux ; ses membres militent activement dans les organisations syndicales, dans diverses associations du mouvement ouvrier, dans le mouvement altermondialiste et sont actifs dans bien d'autres activités liées à la lutte des classes (mouvement des sans-papiers, grèves, mouvement anti-guerre, défense des victimes de l'amiante, lutte contre le racisme, mouvements féministes, etc.)[13].

Le mouvement mène aussi des campagnes électorales dans les trois principaux cantons où il est actif (Genève, Vaud, Neuchâtel). Pierre Vanek a été élu au Conseil national (chambre basse) de 2002 à 2007.

Relations internationales

D'un point de vue international, solidaritéS appartient au réseau de la Gauche anticapitaliste européenne et participe régulièrement à ses conférences, aux côtés du NPA (France), du SWP (Royaume-Uni), de Respect (Royaume-Uni), du Bloc de gauche (Portugal), de l'Alliance rouge et verte (Danemark), etc. solidaritéS possède également le statut d'observateur permanent de la Quatrième Internationale (Secrétariat unifié).

Résultats électoraux

Élections fédérales

Élections cantonales

Élections du Grand Conseil genevois

Année Liste % Sièges
1993 Alliance de gauche (Solidarités-Indépendants) 18,97
21 / 100
1997 Alliance de gauche 17,11
19 / 100
2001 Alliance de gauche (Parti du travail – Indépendants-solidarités) 13,03
13 / 100
2005 solidaritéS 6,67
0 / 100
2009 solidaritéS-Parti du Travail 6,40
0 / 100
2013 Ensemble à gauche 8,75
9 / 100

Notes et références

  1. Répartition des mandats par parti Elections au Conseil national de 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  2. Répartition des mandats par parti 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  3. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  4. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  5. Statistiques des villes suisses - Chapitre politique, Union des villes suisses, consulté le 13.04.2017
  6. « solidaritéS Vaud » C’est parti ! », sur www.solidarites.ch (consulté le 23 novembre 2015).
  7. « Expose des motifs et projet de décret-validité de l'initiative populaire cantonale pour le droit à un salaire minimum »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  8. « Session 560409 - Séance 48 - IN 142, IN 142-B », sur www.ge.ch, (consulté le 12 décembre 2015).
  9. http://relevancy.bger.ch/php/aza/http/index.php?lang=fr&type=highlight_simple_query&page=1&from_date=&to_date=&sort=relevance&insertion_date=&top_subcollection_aza=all&query_words=1C_357%2F2009&rank=1&azaclir=aza&highlight_docid=aza%3A%2F%2F08-04-2010-1C_357-2009&number_of_ranks=3
  10. « Le parti Solidarités ouvrira une section fribourgeoise en 2017 », rts.ch, (lire en ligne).
  11. https://m.lecourrier.ch/149353/retraites_les_referendaires_font_le_point
  12. Voir le texte adopté par le congrès genevois de solidaritéS en 2008
  13. « solidaritéS Vaud » Qui sommes-nous? », sur www.solidarites.ch (consulté le 23 novembre 2015).

Article connexe

Lien externe

  • Site officiel