Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est

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La Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est (SNCASE) est une entreprise française née le et disparue en 1957. Elle a été créée par la nationalisation et le regroupement des sociétés Potez à Berre, les Chantiers aéro-maritimes de la Seine (CAMS), à Vitrolles, les Chantiers aéronavals Étienne Romano, à Cannes, la Société provençale de constructions aéronautiques (SPCA) à Marseille, et Lioré et Olivier à Argenteuil et Marignane[1].

À la fin de 1940, la SNCASE absorbe la Société nationale des constructions aéronautiques du Midi (SNCAM), basée à Toulouse.

Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Est

Sommaire

Histoire

En 1937, commence le développement du SE.200 à la suite d'une demande d'Air France d'un hydravion géant permettant l'ouverture d'une ligne par l’Atlantique Nord sans escale. Son premier vol se déroule en 1942.

En 1942, c'est à la SNCASE qu'est confiée la mise au point et la construction en série du quadrimoteur de transport Bloch MB.161 qui sera le plus gros avion de transport français de l'époque et nommé SE.161 Languedoc.

En 1948, fort de cette expérience, un quadrimoteur beaucoup plus ambitieux est construit : il s'agit du SE.2010 Armagnac dont le premier vol a lieu le . Capable de transporter plus de 150 passagers sur 5 000 km, il est équipé de 4 moteurs Pratt & Whitney R-4360 de 3 500 ch et sera construit en 8 exemplaires.

La société développa également des hydravions et des appareils militaires qui restèrent au stade de prototypes :

Dans les années 1950, c'est la SNCASE qui est chargée de développer et construire deux avions de chasse :

  • le Mistral, version sous licence du De Havilland Vampire britannique
  • l'Aquilon, version sous licence du De Havilland Sea Venom britannique

C'est à la SNCASE qu'est étudiée et construite la première SE.210 Caravelle qui vola en 1955.

Dans les années 1950, la SNCASE travailla sur des prototypes de missiles sol-air à propulsion chimique et à statoréacteur, avec notamment trois modèles qui s'illustrèrent:

  • le SE 4100, l'un des premiers missiles français de l'après-Guerre
  • le SE 4200, l'un des premiers engins opérationnels à statoréacteur;
  • le SE 4400, détenteur, encore aujourd'hui, du record d'altitude pour un engin aérobie (67 km).

La SNCASE s'est également engagée dans l'étude et la construction d'hélicoptères. Ce fut le SE.3000 (une copie de l'hélicoptère allemand Focke-Achgelis FA 223 Drache réalisée par l'équipe allemande elle-même[5], qui donna la première impulsion. Elle développa ensuite la série des SE.3100 qui fut le début d'une longue série. Le SE.3120 fut le premier hélicoptère de la future série des Alouettes et le SE.3200 Frelon le premier de la gamme des futurs hélicoptères lourds SA.321 Super Frelon.

En 1957, la SNCASE est regroupée avec la SNCASO pour constituer la société Sud-Aviation, ancêtre de la société Aérospatiale (voir aussi Eurocopter).

Notes et références

  1. [PDF] Gérard Hartmann, Les réalisations de la SNCASE, publication Aerosudest, 33 pages, en ligne www.hydroretro.net
  2. Bernard Marck, Histoire de l'aviation, Flammarion, , p. 340
  3. voir Opération Paperclip)

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes