Six-Fours-les-Plages

Six-Fours-les-Plages
Six-Fours-les-Plages
Vue du territoire depuis la chapelle Notre-Dame du Mai ; les îles du Gaou et des Embiez à gauche ; le fort de Six-Fours à droite
Blason ville fr SixFours (Var).svg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton La Seyne-sur-Mer-2
Intercommunalité Toulon Provence Méditerranée
Maire
Mandat
Jean-Sébastien Vialatte
2014-2020
Code postal 83140
Code commune 83129
Démographie
Gentilé Six-Fournais, Six-Fournaises
Population
municipale
33 339 hab. (2015 en diminution de 4,46 % par rapport à 2010)
Densité 1 254 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 03″ nord, 5° 49′ 20″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 352 m
Superficie 26,58 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-six-fours.fr

Six-Fours-les-Plages est une commune française située au bord de la Méditerranée dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la Métropole Toulon Provence-Méditerranée.

Son territoire, géographiquement privilégié bien que soumis à un important mistral, est caractérisé par une importante partie boisée et une urbanisation concentrée sur la côte et autour du fort de Six-Fours. Ce dernier se situe sur une colline remarquable et protège la rade de Toulon, que la commune entoure. La ville, qui comptait 33 339 habitants au dernier recensement de 2015, est la septième plus peuplée du département et se trouve au cœur de l'agglomération toulonnaise qui, avec ses 569 793 habitants, constitue la 3e plus importante de la région.

Au départ simple hameau situé sur la colline du fort et ceint d'une imposante muraille composée de plusieurs tours (d'où sa toponymie), la commune voit sa population augmenter à partir des années 60 à mesure du développement du tourisme et de l'urbanisation subséquente. Elle constitue aujourd'hui tout à la fois une banlieue résidentielle de Toulon et une station balnéaire appréciée pour son patrimoine naturel.

Géographie

Localisation

Coucher de soleil sur la plage de Bonnegrâce.
Port de la Coudoulière.
Parc de la Méditerranée.
Vue de l'ensemble de la commune de Six-Fours depuis Notre-Dame du Mai.
Le cap Nègre et sa batterie.

Six-Fours se trouve entre les communes d'Ollioules, Sanary-sur-Mer et La Seyne-sur-Mer.

Elle forme avec La Seyne-sur-Mer et Saint-Mandrier une péninsule s'avançant dans la mer Méditerranée et protégeant la rade de Toulon. La protection offerte à la base navale explique les nombreux ouvrages militaires présents sur la commune (fort de Six-Fours, batteries du cap Nègre et du cap Sicié).

Sa côte est exposée à l'ouest, la rendant très sensible aux épisodes de Mistral dont les rafales peuvent aisément dépasser les 100 km/h lors des plus violents.

Les îles des Embiez et du Gaou marquent l'extrémité sud-ouest de la commune et constituent des réserves naturelles précieuses et une destination touristique prisée.

Le Cap Sicié forme la pointe sud du territoire communal,

Communes limitrophes

Géologie, relief, flore et faune

La chapelle Notre-Dame-du-Mai culmine au point le plus haut de la commune, à 358 mètres d'altitude.

La commune est aussi très boisée, chênes et pins principalement, puis garrigue au-dessus de 250 m d'altitude. L'île des Embiez, en face du village du Brusc, appartient à la société Paul Ricard.

Hydrographie et les eaux souterraines

En plus de sa façade méditerranéenne, donnant sur la baie de Bandol, la commune est arrosée par plusieurs fleuves côtiers, notamment par le Bouchou, long de 3,9 km[1], ayant comme affluent le Pontillot[2]. Les deux cours d'eau passent au pied du fort de Six-Fours. L'embouchure du fleuve côtier Reppe est en limite séparative des communes de Six-Fours-les-Plages et Sanary-sur-Mer[3].

Eaux souterraines : La commune dispose de dix ouvrages, dont quatre sources et deux puits d'eau de consommation[4].

La commune bénéficie de la Station d'épuration de Toulon Ouest - Cap Sicié de 500 000 Équivalent-habitant[5].

Climat

Le climat de la commune, de type méditerranéen, n'est guère différent de celui de Toulon, dont la rade est fermée en son côté ouest par le cap Sicié.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Toulon 2 899 665 2 24 5
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Toulon 1981-2010 pour les températures
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,2 6,3 8,2 10,1 13,6 17 19,7 19,8 16,9 14,1 9,8 7,2 12,4
Température moyenne (°C) 9,6 9,9 12,1 14,2 18 21,7 24,7 24,8 21,9 17,7 13,1 10,4 16,5
Température maximale moyenne (°C) 12,9 13,5 16 18,3 22,3 26,4 29,6 29,7 25,9 21,3 16,4 13,5 20,5
Record de chaleur (°C)
date du record
20,9
2007
22,5
1990
26,4
2008
28,1
2009
31,6
2006
35,1
2008
40,1
1982
37
1975
34,7
1987
29,3
1985
24
1977
21,1
2011
40,1
1982
Ensoleillement (h) 152 184 236 236 285 314 350 325 253 176 143 127 2 793
Précipitations (mm) 83 70 49 66 43 29 7 30 56 108 73 71 684,8
Source : Climat MétéoFrance.com[6] et « données climatiques », sur Info climat.fr (consulté en 25février 2013)


Voies de communications et transports

Réseau routier

Six-Fours-les-Plages est desservie par l'autoroute A50 : en venant de Lyon (via l'A7) ou Marseille, Sortie sortie n°12 Bandol ; en venant de Nice (via l'A8 puis A57 jusqu’à Toulon) et A50 Sortie sortie n°13 La Seyne Ouest - Six-Fours - Ollioules. Concernant le réseau secondaire, la commune est relié à Bandol, et Toulon par la route départementale RD 559.

Réseau ferroviaire

La gare la plus proche est celle de Toulon, desservie tant sur le plan national, par les TGV, que sur le plan régional, par les TER. Quelques liaisons TER s'arrêtent également en gare de La Seyne - Six-Fours ainsi que la gare d'Ollioules toute proche de Sanary-sur-Mer[7].

Réseau maritime

L'archipel des Embiez dépendant de la commune, une navette maritime relie le port du Brusc, à l'île des Embiez, plusieurs fois par jour[8].

Transports en commun

La communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée a mise en place un réseau de bus, qui relie les douze communes de la communauté, dont Six-Fours-les-Plages : le Réseau Mistral. Quatre lignes desservent la commune : 70 - Gare routière de Toulon à la plage Bonnegrâce, 71 - même terminus, par un trajet différent, 72 - même terminus, par un trajet différent, 87 - Seyne Centre/Sablettes au Brusc[9].

Au niveau départemental, le réseau Varlib permet de rejoindre d'autres communes du département, via Six-Fours-les-Plages[10] :

Urbanisme

Six-Fours est d'abord un village construit sur la colline du fort et ceint d'une imposante muraille composée de plusieurs tours. Abandonné à partir du milieu du 18e siècle, la commune est alors caractérisée par une multiplicité de hameaux : Le Brusc, Reynier, Curet, Barras, Catalan, Garnaud, Audibert, Nanscomme, Bernard haut, Bernard bas, la Coudoulière.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la commune voit sa population augmenter fortement, notamment à partir des années 60. Sa situation géographique en fait une destination touristique prisée, sous l'influence de Sanary-sur-Mer. Un urbanisme de villégiature se développe alors. De plus, le développement de Toulon, de sa base navale, ainsi que le rapatriement des Français d'Algérie en fait également une destination résidentielle importante. Elle constitue aujourd'hui tout à la fois une banlieue résidentielle de l'agglomération toulonnaise et une station balnéaire appréciée pour son patrimoine naturel.

Dans le cadre du réaménagement urbain, la municipalité de Six-Fours-les-Plages prévoit trois projets : le projet d’aménagement de l’avenue de la Mer, le projet des franchissements de la Reppe et de liaisons avec le boulevard de Cabry, ainsi que le projet de remise à niveau du port du Brusc[11].

Le plan local d'urbanisme du 10 avril 2015 de la commune a été modifié le 14 novembre 2017[12].

Toponymie

Origine du nom de la commune

Son nom signifierait « six forts ou postes fortifiés » venant du latin Sex Fortis ou Sex Furni.

Le nom de la commune en provençal

La commune se dénomme Sièis Four en provençal selon la norme mistralienne (Sièis Forns, selon la norme classique). Les panneaux mis en place par la commune portent quant à eux la mention Sièis-Four en Prouvènço.

Noms des familles

1335-1354: Antelme, Audibert, Aycard, Barthélemy, Catalan, Chabert, Curet, Daniel, Denans, Fabre, Geoffroy, Guigou, Icard, Isnard, Lombard, Martin, Martinenq, Pascal, Pourquier, Sabatier, Tortel, Vidal.

XVIe siècle: Alphand, Ardouin, Aube, Baron, Beaussier, Bernard, Cautelier, Chrétien, Collomb, Decugis, Estienne, Gauthier, Jouglas, Julien, Lieutaud, Piston, Roux, Tallian.

XVIIe siècle: Aillaud, Allègre, Archier, Arnaud, Blanc, Bonnafoux, Boyer, Chardousse, Cornille, Drogou, Espanet, Fournier, Garcin, Grimaud, Gueit, Imbert, Melle, Olivier, Pecouit, Pellegrin, Reboul, Rey, Richelme, Saurin, Serre, Venel.

Il est à noter que les noms des familles n'étaient pas suffisants pour distinguer les personnes compte tenu des mariages entre familles du même nom. Pour ce faire on rajoutait systématiquement un surnom. Par exemple : Tripe, Grand, Benet, Catellan, Mouton, Agasse…
D'ailleurs certains de ces surnoms sont restés comme noms de quartiers de la commune.

Histoire

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Vers 550 av. J.-C., les Grecs qui avaient créé Marseille (Massalia) fondèrent sur la colline dominant le Brusc actuel le comptoir de Tauroention dont parlent Ptolémée et Strabon. Régulièrement menacés par les Ligures de l'intérieur, ils consolidèrent leur position au moyen de six postes fortifiés, chacun étant signalé par un feu d'où le nom de Six-Fours (en latin furni, "fours").

Six Fors, nom de la ville au Moyen Âge, était séparée au nord de la communauté d’Ollioules, la rivière la Reppe allant jusqu'à son embouchure près de Saint-Nazaire, aujourd'hui Sanary.

Les populations avoisinantes se réfugiaient dans la place fortifiée au sommet de la colline lors des multiples invasions des barbares venant du Nord, ou des Sarrasins venant de la mer. Jamais cette redoutable citadelle ne succomba à l'ennemi (d'où la chanson folklorique "Ceu a Six Fors que pissoun lou plou for", reprise depuis dans le répertoire paillard).

Époque préhistorique

En 1955, Christian Cresci découvre une grotte naturelle, au sud du quartier de la Lèque, dans les falaises qui dominent la mer. Jean Layet, spécialiste de la préhistoire dans la région de Toulon y mène des fouilles. Il y découvre une sépulture collective avec des nombreux ossements brisés (5-6 individus), ainsi que quelques objets (pointe de silex, coquillages et cailloux de couleur). Les paléontologues ont daté ces traces à environ 40000 à 10000 ans av. J.-C.

Époque gréco-romaine

Les traces les plus significatives de l'époque gréco-romaine ont été mises au jour dans le lieu-dit : la Citadelle, au hameau du Brusc. Cet endroit, qui surplombe le port du Brusc, a été sur-urbanisé depuis la Seconde Guerre mondiale. On pouvait voir encore les restes de fortifications (une solide muraille de plus d'un mètre d'épaisseur). Des monnaies massaliotes, grecques et romaines y ont été trouvées, mais également des objets en bronze, de la céramique sigillée, en verre, en os, des meules de moulins à bras en basalte et des objets en fer et en plomb.

En 1953, on découvre, par hasard, une galerie souterraine sous la route de la Citadelle. Il s'agit en réalité des fondations d'un aqueduc qui alimentait probablement Le Brusc en eau potable et ravitaillait les navires. La construction de cet édifice ne peut être attribuée qu’aux Grecs de la colonie massaliote. D’autres objets trouvés au cours des fouilles alentour témoignent de l'importante activité de cette colonie grecque.

Tauroies - Tauroentium : la position de cette colonie phocéenne de Marseille a été l’objet de diverses querelles entre archéologues. Cependant les découvertes sous-marines prouvent que celle-ci était bien située au Brusc. Marseille s'étant alliée à Pompée durant la première guerre civile, César en fit le siège et la prit en 49 av. J.-C. En représailles, la citadelle de Tauroentium fut détruite.

L’importance stratégique de ce poste avancé de Marseille est donc bien justifiée. Il reste cependant à mettre en évidence l’Acropole (lieu du feu sacré et des sacrifices) puisque la fondation d’une colonie grecque se faisait selon un rite religieux précis. Malheureusement, aucune trace n’a été mise en évidence. L’aqueduc reste quant à lui enterré et n'est visible qu'en passant par un café.

Civilisation gallo-romaine : de très nombreuses découvertes (débris de mosaïques, tombes à tuiles, poteries rouge sigillée, céramiques campaniennes, meules, fioles de verre…) ont été faites sur les habitations sur Six-Fours : le Verger, les Crottes, Lerys, la Petugue, Sauviou, les Playes (village gallo-romain de grande étendue), la Calade, Pépiole (près de la chapelle).
Du fait de la profusion des constructions beaucoup de recherches et de traces du passé risquent de demeurer à jamais dans le sol. Mais ces découvertes effectuées au début du XXe siècle sont pourtant significatives de l’activité gallo-romaine[13].

Moyen Âge

La Gaule au début du IVe siècle connaît un essor religieux important. Trente évêchés en 313, et vers 360 sur les côtes de la Méditerranée les couvents se construisent. Ainsi l’influence romaine se résorbe et laisse place à un monde chrétien.[réf. souhaitée] Notons que les premiers évêques de Toulon, sont Augustal entre 441 et 450 et Honoré existait en 450. Les Wisigoths (en 412) font des incursions jusqu’en Provence, puis les Ostrogoths et les Francs.

En cette région, une civilisation originale mélange de traditions romaines et des coutumes des envahisseurs nordiques se créa peu à peu. Mais l’usage du latin se perd, le pouvoir religieux se dégrade la misère et la sauvagerie augmentent. La Provence, à partir de 771, est incluse dans le Saint-Empire romain germanique, et restera liée jusqu’au XIVe siècle.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Six-Fours soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II. La reddition d’Aix a également pu jouer un rôle dans la volte-face de la communauté[14].

Époque contemporaine

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la Croix de guerre 1939-1945.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[16],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 33 339 habitants[Note 2], en diminution de 4,46 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4232 6002 8742 7983 0813 0011 8362 9102 924
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6492 8052 8302 8402 9812 6612 6462 7712 823
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5083 2383 3733 2923 7303 8694 6154 7505 925
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
9 05715 11820 09025 52628 95732 74234 32534 27533 339
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de l'académie de Nice, et compte plusieurs établissements scolaires : six écoles maternelles, six écoles primaires, deux collèges (Font-de-Fillol et Reynier), et un lycée professionnel[19].

Santé

Plusieurs professionnels de santé sont installés à Six-Fours-les-Plages : 27 médecins, 16 pharmacies, 34 dentistes. Le centre hospitalier le plus proche se trouve à La Seyne-sur-Mer.

Culte

Les paroisses catholiques de Six-Fours-les-Plages font partie du diocèse de Fréjus-Toulon, doyenné de La Seyne-sur-Mer. Elles sont au nombre de trois : Sainte-Anne[20], la Collégiale[21] et Saint-Pierre-du-Brusc[22].

La paroisse de l'église réformée regroupe les communes de Sanary, Six-Fours et La Seyne[23]

La synagogue la plus proche se situe à Toulon.

Manifestations culturelles et festivités

  • Les Voix du Gaou, festival musical ayant lieu sur la commune du Gaou depuis 1997 (mais suspendu depuis 2015).
  • Les arènes construites en 1990 par la Société Ricard[24].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Budget et fiscalité 2016

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[25] :

  • total des produits de fonctionnement : 54 257 000 , soit 1 547  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 48 637 000 , soit 1 386  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 24 947 000 , soit 711  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 24 999 000 , soit 713  par habitant.
  • endettement : 48 278 000 , soit 1 376  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 13,46 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 22,89 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 42,04 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 22 168 [26].

Emploi

Entreprises et commerces

Viticulture

Six-Fours-les-Plages fait partie des communes viticoles du vignoble de la Provence[27]. À ce titre, cette commune a l'autorisation de produire l'AOC Côtes de provence et les IGP Var, Mont Caume et Méditerranée[28].

Industrie et artisanat

Commerces

Nombreux commerces de proximité[29].

Tourisme

  • Station balnéaire[30].
  • Hôtels, Restaurants, Gîtes[31].
  • Office de tourisme[32].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le fort et la collégiale de Six-Fours
Un des nouveaux vitraux de la collégiale Saint-Pierre.

Patrimoine militaire

Le fort de Six-Fours
  • Construit au XIXe siècle, le Fort de Six Fours (alt. 210 m) domine la commune. Il est utilisé comme centre militaire d'écoute pour la zone Méditerranée.
  • La batterie du cap Nègre, construite entre 1846 et 1850.
  • Les blockhaus datant de la Seconde Guerre mondiale se rencontrent tout le long du littoral (du cap Sicié au Brusc en particulier) et à l'ouest du fort de Six-Fours (terrain militaire, accès réglementé).

Patrimoine religieux

  • La chapelle Notre-Dame de la Pépiole. Cette chapelle, composée de pierres roses, jaunes et grises, de deux charmants campaniles et de trois "absidioles", est au milieu d'un site merveilleux : un paysage composé de pins, cyprès, oliviers, vignes et genêts sur fond de montagne toulonnaise. Ses trois chapelles romanes primitives, indépendantes à l'origine, ont été réorganisées en un unique lieu de culte par le percement de grandes arcades latérales de pierre bleue. À l'intérieur, statue du XVIIe siècle de Notre-Dame de la Pépiole.
    Les trois nefs de la chapelle Notre-Dame de la Pépiole.
    Cette petite chapelle rurale dépendait de l’évêché de Toulon avant d'être intégrée au terroir de Six-Fours. Elle date des Ve ou VIe siècle (époque mérovingienne), en faisant un des bâtiments chrétiens encore debout parmi les plus anciens de France. Elle est agrandie au XIe ou XIIe siècle[33].
  • La collégiale Saint-Pierre[34], jouxtant le fort de Six-Fours, se compose d'un édifice roman originel datant du XIIe siècle qui a été agrandi au début du XVIIe siècle par une construction de style gothique. De son emplacement, on a un extraordinaire panorama sur les rades de Toulon et de Sanary. Cette église appartint longtemps à l'abbaye de Montmajour, puis passa au monastère de Saint-Victor de Marseille. On y remarque une quinzaine de tableaux, parmi lesquels, un triptyque, un magnifique polyptyque attribué à Louis Bréa et une « descente de croix » de l'école flamande (fin du XVIe). Elle abrite aussi plusieurs statues, dont une très belle statue de la Vierge (mais faussement attribuée à Pierre Puget). L'église fait l'objet d'une dispute historiographique: selon les travaux les plus fréquents, l'église aurait été bâtie sur une église primitive du Ve ou du VIe siècle (elle-même peut-être assise sur les ruines d'un temple gréco-romain). D'autres réfutent ces origines et s'en tiennent à une première église romane du XIIe siècle (voir Bibliographie. Cahier du patrimoine de l'Ouest Varois no 11 (2007) et no 13 (2010)).
La collégiale Saint-Pierre.
Le chœur de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Garde, qui surplombe le cap Sicié, est situé dans la commune de Six-Fours (le reste de l'édifice étant situé sur la commune de La Seyne-sur-Mer).

Patrimoine environnemental

  • Le cap Sicié, à l'ouest duquel on trouve l'archipel des Embiez et le village de pêcheurs du Brusc, et à l'est La Seyne-sur-Mer. Cette avancée dans la mer est réputée pour son aspect sauvage et son environnement maritime. Sur son sommet est érigée (à 357 m) la chapelle de Notre-Dame-du-Mai, ou de la Garde ; elle abrite de nombreux ex-voto, en reconnaissance pour les vies des marins épargnées par la mer.
    Notre-Dame-de-Bonne-Garde (dite Notre-Dame-du-Mai).
  • La lagune du Brusc, classée en zone Natura 2000.
  • Le cap Nègre et le parc de la Méditerranée aménagé sur une partie de celui-ci
    Lagune du Brusc depuis le Gaou
    .

Patrimoine architectural civil

  • La villa Cécile[38], propriété privée fermée au public, qui faisait partie au XVIIe siècle d'un domaine plus étendu regroupant des terres agricoles et des bois et qui appartenait à la confrérie Su Saint Esperit[39]. L'architecture de la maison de maître est d'inspiration italienne. Dans le parc botanique remarquable[40] qui entoure la propriété, des palmiers rares sont cultivés, notamment des archontophoenix. Une tèse[41], ou chasse des dames existe toujours dans le parc.
  • La villa Saint Ange (1933), route de la Lecque[42], construite par l'architecte Barry Dierks sur une commande de Hedwige d'Ursel[43]. Membre de la haute aristocratie belge, protectrice des enfants royaux Albert et Baudouin pendant l’Occupation, intime de nombreuses têtes couronnées d’Europe, Hedwige d'Ursel, comtesse du Saint-Empire invitera l’ex-impératrice d’Autriche et ses enfants à passer l’été 1937 dans sa demeure[44]. Propriété privée fermée au public.
  • Le phare du Grand Rouveau[45],[46].
Le Grand Rouveau
  • L'émetteur du cap Sicié avec une tour hertzienne haute de 82 mètres.

Personnalités liées à la commune

  • Vincent Allègre, avocat, parlementaire et gouverneur de la Martinique, y est né en 1835 ;
  • Pierre Estienne, pédagogue, y est né en 1855;
  • Le prince Alexandre Galitzine et la princesse Marina Petrovna de Russie ont vécu à Six-Fours des années 1930 jusqu'à leur mort ;
  • Paul Landowski, sculpteur français, y a possédé une maison et un atelier au Brusc, de 1926 à sa mort en 1961 ;
  • Françoise Landowski-Caillet, pianiste et peintre française, y a vécu et travaillé tout au long de sa vie. Elle y a notamment réalisé les vitraux et le chemin de croix de l'église Saint-Pierre du Brusc, ainsi que le chemin de croix de l'église des Lônes ;
  • Alain Bombard, médecin et biologiste, créateur, en 1966, de l’Institut océanographique Paul-Ricard, sur l'Île des Embiez ;
  • Franck Esposito, nageur olympique français, a grandi à Six-Fours-les-Plages ;
  • Hélène Ségara est originaire de Six-Fours-les-Plages. Ses parents y habitent ;
  • Patricia Lavila, chanteuse, a habité à Six-Fours ;
  • Jean Deruelle, arrivé au début des années 1970, a résidé dans la commune jusqu'à sa mort ;
  • Jean-Louis Charlet, universitaire et syndicaliste ;
  • Martine Époque, professeure de danse et chorégraphe ;
  • Fabien Incardona, chanteur originaire de Six-Fours.

Six-Fours-les-Plages et le cinéma

Ont été tournés à Six-Fours-les-Plages :

Héraldique

Blason à dessiner

Blasonnement :

De gueules à la coquille d'argent ombrée de sable.

Ville Jumelée en 1978 avec la ville d'Emmendingen en Allemagne (une pièce en argent commémorative a été frappée a cet effet ) .

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Fiche du Bouchou sur le site du SANDRE
  2. Fiche du Pontillot sur le site du SANDRE
  3. Fiche du fleuve la Reppe sur le site du Sandre
  4. L'eau dans la commune
  5. Description de la station
  6. Données climatiques Climat MétéoFrance.com consulté en février 2013
  7. réseau ferré
  8. Navette maritime
  9. plan du réseau de bus
  10. réseau de bus Varlib
  11. projets de réaménagements urbains
  12. Modification simplifiée n°1 du PLU du 14-11-2017
  13. « bourg castral de Six-Fours », notice no IA83001453, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. fiche sur le site de l'éducation nationale
  19. Paroisse Sainte Anne
  20. la Collégiale
  21. Paroisse Saint-Pierre-du-Brusc
  22. Paroisse de l'église réformé
  23. « arènes », notice no IA83000565, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Les comptes de la commune
  25. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  26. « coopérative vinicole Union des Baies du Soleil », notice no IA83001386, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Placido Llorca, « Six-Fours-les-Plages, commune viticole », sur Vin Vigne, (consulté le 10 août 2012)
  28. Commerces de proximité
  29. « station balnéaire », notice no IA83000435, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Hôtels, Restaurants, Gîtes, Chambres d'hôtes
  31. Office de tourisme
  32. Notre Dame de la Pépiole
  33. « Église Saint-Pierre-aux-Liens », notice no PA00081741, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. La chapelle Notre-Dame-du-Mai ou de Bonne-Garde par le service régional de l'inventaire
  35. Notre-Dame du Mai ou de Bonne Garde
  36. La chapelle Notre-Dame du Mai
  37. « Villa Cécile », notice no PA83000025, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Norbert Parguel, dans Jardins de France, avril 2003, p. 36.
  39. Norbert Parguel, dans Jardins de France, avril 2003, p. 37.
  40. La tèse est un espace planté de rangées de buissons et pourvu de filets qui permettait autrefois de chasser les petits oiseaux, ainsi pris au piège ; ce loisir était souvent pratiqué par les dames dans les grandes propriétés, voir Jardins de France, avril 2003, page 36. Voir également Gilles Mihière, Les Bastides marseillaises, éditions Jeanne Laffitte, pages 95 et 96.
  41. Base Mérimée, photographies de la Villa Sainte Ange.
  42. n° IA83000435 Inventaire général du patrimoine culturel, Six-Fours-les-Plages, station balnéaire
  43. Le château Saint Ange, son histoire liée à l'architecte Barry Dierks.
  44. « Phare du Grand Rouveau », notice no PA83000028, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Phare du Grand-Rouveau (Etablissement de signalisation maritime n°1431/000) », notice no IA83000555, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Six-Fours-les-Plages, par le service régional de l'inventaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • Claudie Chambat et Olivier Thomas, Six-Fours-les-Plages : Mémoire en images, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton Ed., 2010 (ISBN 9782813802682)
  • François Jouglas, Guide historique et touristique, 1978.
  • Regard sur un terroir. Six-Fours-les-Plages, sous la direction d'Antoine Peretti et de Henri Ribot. Cahier du Patrimoine Ouest Varois no 11, Sanary-sur-Mer, Éditions du Foyer Pierre Singal, 2007
  • Vincent Jacob, Antoine Péretti, La collégiale Saint-Pierre de Six-Fours ; Mythes, falsifications et réalités - Cahier du Patrimoine Ouest Varois no 13, 2010. Sanary, Ed. du Foyer Pierre Singal et du Centre archéologique du Var.
  • Histoire de Six-Fours-les-Plages
  • Les orgues basaltiques de la Pointe Nègre, par Pierre Thomas Laboratoire de Géologie de Lyon / ENS Lyon
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Six-Fours-les-Plages, p. 1143
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Six-Fours-les-Plages, pp. 138-139
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune

Liens externes