Sihame Assbague

Sihame Assbague
Naissance (32 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France française
Diplôme
Master en lettres modernes et en sciences politiques
Activité principale
Militante associative
Formation

Sihame Assbague est une militante antiraciste française. Ancienne porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès, elle est, en 2017, active au sein de plusieurs associations.

Elle est surtout connue pour avoir co-organisé, en août 2016, un camp d'été « décolonial », dont la non-mixité a créé une polémique politique et médiatique très vive durant plusieurs mois.

Biographie

Ses parents, originaires du Maroc, ont cinq enfants, la famille vivant dans la banlieue sud de Paris[1]. Sihame Assbague est titulaire d’un bac littéraire. Après être passée par une classe préparatoire, elle valide deux masters, l'un en lettres modernes et l'autre en science politique[2].

Engagement militant

Sa première expérience militante remonte à 2004 avec son opposition à la loi sur les signes religieux à l’école, imposée à une camarade, alors qu'elle-même, musulmane pratiquante, ne porte pas le voile. Elle affirme ainsi : « Chacun fait le choix de ce qu’il a envie d’être. Et interdire à une fille de porter le voile à l’école, c’est lui imposer un choix ». Puis en 2005, la mort de deux jeunes de banlieue, Zyed et Bouna, est pour elle un drame déterminant dans sa construction personnelle :

« Ces deux jeunes qui meurent, ça aurait pu être mes frères : il y a un point d’identification très fort. Et la réaction des médias, les sorties de Nicolas Sarkozy ont alimenté ma colère : cet événement, c’est le point de rupture[1]. »

Après un diplôme en sciences politiques, elle travaille comme chargée de mission (ou « conseillère politique »[2]) pour la mairie du 14e arrondissement de Paris. Elle démissionne toutefois rapidement, expliquant : « mes idées, mon engagement ne collaient pas avec mon travail »[1].

En 2012, elle devient porte-parole du collectif contre le contrôle au faciès. Elle devient en même temps professeure de français dans un lycée au sein d'une zone d'éducation prioritaire, à Épinay-sur-Seine. Elle démissionne une nouvelle fois pour voyager en Europe et aux États-Unis, et s'investit totalement dans le militantisme bénévole ensuite[1].

Selon Caroline Fourest, elle s'est montrée très active, pendant la campagne municipale de 2014, contre le maire communiste sortant de Bobigny dont l'un des soutiens a été qualifié d'islamophobe. L'essayiste affirme : « quelques mois après sa victoire, la nouvelle mairie (UDI) confiait des missions de formation et de « communication » à Studio Praxis et à Sihame Assbague ». Fourest précise également qu'Assbague est proche de Tariq Ramadan et du parti des Indigènes de la République, opposée au mouvement Je suis Charlie et au féminisme laïque[3]. Elle participe notamment à une table ronde pour les dix ans du PIR[2].

Entrepreneuse sociale, Sihame Assbague se définit en juin 2015 comme « féministe intersectionnelle » et fait la promotion du community organizing — organisation communautaire —, un mode de militantisme dont Saul Alinsky est considéré comme le fondateur et qui promet de rendre le pouvoir aux quartiers populaires[2].Libération considère en 2016 qu'elle est une personnalité du militantisme antiraciste[1]

Elle critique en août 2015 le peu de résultat de l'association SOS Racisme au regard des moyens que lui fournissent ses subventions. « Avec une telle organisation et de tels moyens, ils devraient avoir une action de terrain. Mais non, ils n’en sont pas capables. Du coup, ils n’ont aucune légitimité à demeurer. Que l’on donne l’argent aux associations qui luttent vraiment contre le racisme[4] ».

En octobre 2015, elle est invitée sur le plateau de Mediapart[5] pour expliquer les raisons de sa participation à la « marche de la dignité », avec des femmes issues de l'immigration qui, combattant le sexisme et le racisme, se revendiquent « afroféministes », « féministes décoloniales », ou encore infrançaises face au regard qu'on leur renvoie en les considérant comme des autres, qui ne seront jamais tout à fait françaises. Il s'agit d'un mode de luttes qui d'après Le Monde ; « troublent les militantes historiques »[6].

Dans le cadre de l’affaire Tariq Ramadan, elle signe une tribune le aux côtés d'une cinquantaine de personnalités pour une « pour une justice impartiale et égalitaire » pour Tariq Ramadan, réclamant sa libération immédiate pour raisons de santé[7],[8].

Stop le contrôle au faciès

Le 27 juin 2014, invitée du dix-neuvième numéro de l'émission Objections (réalisée par Mediapart) — peu de temps après l'adoption par l'Assemblée nationale française de la réforme pénale — elle déclare que « beaucoup de personnes dans les quartiers populaires considèrent que la justice est discriminatoire, que c’est une justice à deux vitesses, en faveur des riches et de certaines franges », et estime que « rien n'a été fait contre les contrôles au faciès[9] ». Le 28 août, dans une tribune de Libération — qu'elle signe avec Rokhaya Diallo —, elle écrit : « [La France] devrait sentir les corps de ces millions de citoyens qui, à force de contrôles au faciès, d’abus, d’humiliations, cueillent indignés les fruits de la colère. Elle devrait entendre ce sourd bourdonnement, celui de l’émeute silencieuse, le « langage de ceux que l’on n’écoute pas » et qui ne demandent pourtant que justice[10] ».

Le 2 octobre 2014, elle est invitée sur le plateau de l'émission Des paroles et des actes, face à Alain Juppé, dont elle questionne la légitimité à se présenter à l’élection présidentielle française de 2017. Pour les Inrocks, c’est ainsi « que Sihame Assbague fit irruption médiatiquement, en déroulant durant plusieurs minutes un discours contre la classe politique, lui reprochant la relégation des quartiers populaires ». « Comment pouvez-vous prétendre, alors que vous avez été le bourreau des principes républicains, être prochainement le garant de la devise républicaine, et représenter la France ? » Alain Juppé reconnait l'existence d'un « racisme structurel », mais refuse le glissement sémantique d'Assbague qui souhaite parler de racisme « institutionnel » ; il remarque qu'elle est selon lui une « redoutable rhétoricienne »[2].

En juin 2015, le collectif Stop le contrôle au faciès participe à une action en justice contre l’État français pour des contrôles de police jugés discriminatoires[11]. L'État, condamné sur cinq dossiers en appel (sur treize présentés), s'est pourvu en cassation ; la condamnation a été confirmée pour trois des cas concernés[12].

Implication dans les médias

Elle explique avoir bénéficié des réseaux sociaux qui ont permis « d'établir de nouveaux rapports de force, et de rendre visible cette parole que l'on a tant voulu occulter[13] ». Ses différentes interventions sur Twitter (réseau sur lequel elle compte 24000 abonnés en 2016[14]) au sujet d'un certain nombre d'affaires liées à des comportements racistes, à des abus ou à des violences policières sont relevées par les médias[15],[16],[17].

Le 1er septembre 2015, lors du lancement de Contre-attaque(s) — plateforme internet de lutte contre l’islamophobie publiée sous la direction de Alain Gresh —, Sihame Assbague est membre de son comité de rédaction[18].

Se définissant comme « journaliste par obligation », elle forme un binôme de « contre-journalistes du net[14] », selon l'expression du site Rue89, avec la journaliste Widad Ketfi, blogueuse sur Bondy Blog et cheffe d'édition pour une émission sur Canal+. Les « journactivistes » utilisent des applications comme Périscope pour mener des contre-enquêtes sur des articles ou propos jugés diffamatoires. Elles ont ainsi critiqué point par point un dossier du Figaro Magazine dédié à la ville de Saint-Denis[19]. Toujours avec Widad Ketfi, elles décryptent en direct sur YouTube (sous le hashtag #DossierTabouche) l'émission de M6, diffusée le 28 septembre 2016, titrée « L’islam en France : la République en échec » et présentée par le journaliste Bernard de La Villardière. Sihame Assbague dédie l'émission à Adama Traoré. L'anthropologue Nacira Guénif-Souilamas et l'ancien consul de Tunisie en France Karim Azouz ont participé à cette émission[14].

Polémiques

Sihame Assbague fait l'objet de diverses critiques, allant de l'accusation de communautarisme à celle de racisme antiblanc[1]. Elle répond à ce sujet :

« Personne ne dit que les Blancs ne peuvent pas partager le combat antiraciste. Au contraire. Mais comme pour toutes les autres oppressions, il appartient aux concernés de s’organiser et de lutter pour leur émancipation[1]. »

À la suite de la diffusion de l'émission Des paroles et des actes, Bruno Roger-Petit qualifie Sihame Assbague de « militante communautariste antiraciste », « "activiste pour les droits civiques" autoproclamée », et « s'étonne que l'émission […] donne autant de visibilité, de manière récurrente, à des mouvements intolérants et peu représentatifs »[20]. Dans un billet, Julien Salingue d'Acrimed dénonce « les petites manipulations » de Bruno Roger-Petit qui amalgame « une militante associative, porte-parole d'un collectif dénonçant le racisme et les violences policières » avec le fait d'être « facho »[21].

En mai 2018, elle participe à la conférence internationale « Bandung du Nord », organisée par le Decolonial International Network afin de « questionner la mémoire coloniale »[22]. Toutefois, note le site Conspiracy Watch, y interviennent aussi certaines personnalités « remarquées pour leur complotisme ou leur antisémitisme », ainsi que les militants antiracistes Angela Davis et Fred Hampton Jr. , ou encore le journaliste Muntadhar al-Zaidi, connu pour son engagement contre la guerre en Irak[23].

Camp d'été « décolonial »

En août 2016, Sihame Assbague et Fania Noël[n 1] organisent un « camp d'été décolonial », ouvert seulement à des personnes qu'elles présentent comme « personnes subissant à titre personnel le racisme d’État en contexte français ». Les rencontres, non-mixtes, excluant de fait « les personnes blanches », ont pour objectif d'offrir aux personnes « subissant le racisme d'État en contexte français », un espace de rencontre et de réflexion. Les participants expliquent « préférer un espace où personne ne pourra douter de la véracité de leur ressenti ou le tempérer en le taxant de "victimisation" ou de "paranoïa"[26] ». La sociologue Hanane Karimi, la politologue Françoise Vergès et le porte-parole de la « Brigade anti-négrophobie » Franco Lollia y animent des ateliers de réflexion[27], tout comme Marwan Muhammad, président du CCIF[28]. Environ 150[25] à 180 personnes[24] se sont inscrites au camp qui doit durer quatre jours.

Interrogées lors des journées du camp, les organisatrices assument le choix de la non-mixité qui a déjà été utilisée lors des mouvements pour les droits civiques aux États-Unis, ou dans les mouvements féministes. Les organisatrices souhaitaient également que les journalistes soient eux-mêmes « racisés » et qu’ils appartiennent à une rédaction dont le traitement du racisme leur semblait pertinent[26] ; Mediapart accepte la condition à la suite d'un débat interne sur ce choix militant ; en revanche, pour l'hebdomadaire Marianne, il s'agit d'une « censure a priori »[29],[30],[31]. Selon Faïza Zerouala[n 2], il s'agit pour elles « de permettre à des personnes, unies par les mêmes expériences de vie et animées par le même désir, de s’organiser, de se rencontrer et de réfléchir ensemble à des solutions ».

Avant sa tenue, l'événement est l'objet d'une polémique nationale ; lors de la séance des questions au gouvernement du 27 avril 2016, la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem condamne fermement l'initiative[32],[33]. Elle déclare — dans une réponse à Bernard Debré — qu'elle « condamne absolument la tenue de ces réunions comme celle du camp d’été que vous avez évoqué […] Ces initiatives sont inacceptables, car, bien loin de l’objectif qu’elles prétendent poursuivre, elles confortent une vision racialiste et raciste de la société qui n’est pas la nôtre […] Au bout de ce chemin, je le dis à tous ceux qui l’empruntent, il n’y a que le repli sur soi, la division communautaire et le chacun chez soi[34],[35] ». Alain Jakubowicz, président de la LICRA, y voit un « racisme qui ne dit pas son nom »[36]. Certains observateurs qualifient l'événement de « racisme à l’envers [31]», de racisme culturel, ou d'apartheid opposé à l'« universel humain »[37]. Pour SOS Racisme : le camp, « un rassemblement ouvertement raciste organisé par des individus qui ont choisi de transformer leurs névroses identitaires en haines politiques », n'a aucun rapport avec l'antiracisme[38]. Le journaliste Tefy Andriamanana[n 3] note « on peut parler de « néo-identitaires » […] Ce Camp n’est pas un nouvel antiracisme, c’est un remix de l‘extrême-droite identitaire. Il n’émancipe pas les gens, il les enferme dans des petites cases. Au lieu de défendre des valeurs communes, il cultive les divisions[40] ». Le journaliste Bruno Roger-Petit décrit Sihame Assbague comme une représentante de la « mouvance différencialiste des éléments d’extrême gauche », « proche du Parti des Indigènes de la République », dont la pensée conduit à « une forme d’apartheid mental qui aboutit à des manifestations racialistes sous prétexte de lutte contre le racisme. »[32]. Selon la journaliste Eugénie Bastié, l'initiative est représentative d'un phénomène qui se répand « dans les mouvements de la gauche radicale […] la non-mixité, une forme d'ostracisme assumé qui exclut une partie des individus du débat au nom de la lutte contre un «système» dominant[41] ».

Selon Sylvia Zappi[n 4], journaliste au Monde, les réunions réservées aux « non blancs » se multiplient et « rassemblent des jeunes militants désireux de défendre un « antiracisme politique », qu’ils opposent à l’antiracisme "moral" des années 1980 ». Pour Didier Leschi [n 5] — critique à l'égard du choix de la non-mixité —, la racialisation des rapports sociaux est extrêmement négative ; « un mécanisme d’exclusion qui ne peut que renforcer ceux qui pensent qu’il y a une division de l’humanité organisée sur la race, ce qui est le cas de l’extrême droite ». Les militants — qui se nomment les « racisés » — rejettent l'argument de positionnement identitaire ou de racisme en soulignant qu'ils ne « dénoncent pas une réalité biologique […] mais une réalité sociale ». Selon la politologue Frédérique Matonti, « derrière l’universel, il y a des processus qui favorisent les hommes plutôt que les femmes, les Blancs plutôt que les racisés »[43].

La politologue Audrey Célestine[n 6] considère cette controverse comme incarnant parfaitement la difficulté « à avoir une discussion critique non hystérique[46] ». Fania Noël considère la polémique comme la preuve que « l’autonomie est vue comme un danger par les personnes qui ont des choses à perdre dans l’émancipation. De toute façon, on n'a parlé que de la forme. Les rares qui ont parlé des thématiques ont décrété que c’était de toute façon dérangeant[26] ».

En mai 2016, un collectif d'une cinquantaine d'universitaires, militants et artistes prennent la défense de cet événement, dénonçant « une République qui nie les formes contemporaines de racisme et d'oppression post-coloniale, et dont les élus cherchent, par de curieux renversements, à transformer celles et ceux qui subissent quotidiennement le racisme et l'islamophobie en figures de la division[35]. »

Éric Fassin explique que si « les non-Blancs ont commencé à se faire entendre, c’est parce qu’une nouvelle génération diplômée est apparue. Faire l’expérience du racisme quand on est en bas de l’échelle sociale, ce n’est pas surprenant. Mais quand on a réussi socialement, on ne s’y attend pas : l’exaspération est d’autant plus grande[43] ».

Malgré les critiques et la polémique, le rassemblement n'est pas interdit ; le préfet estimant « qu'il n'y avait eu ni "expression publique de racisme ou d'exclusion", ni de "trouble à l'ordre public" pouvant justifier l'interdiction de l'événement ». Pour les organisatrices la non-mixité est une « nécessité politique », car « les paroles blanches sont survalorisées, surinterprétées, surlégitimées comparé aux paroles et pensées non-blanches[38] ».

Notes et références

Notes

  1. Fania Noël, comme Assbague, est proche du Parti des indigènes de la République et du collectif Stop le contrôle au faciès[24],[25].
  2. Faïza Zerouala — qui connait Sihame Assbague, à tire personnel — est (avec une rédactrice du Bondy Blog) la seule journaliste accréditée pour l'intégralité du camp d’été, « . », de Mediapart
  3. Tefy Andriamanana est un journaliste français, titulaire d'un master de recherche en Science politique[39].
  4. Pour Les Inrocks, S. Zappi, ex-militante d’extrême gauche, est la voix des banlieues au journal Le Monde.
  5. Directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ancien préfet délégué pour l'égalité des chances en Seine-Saint-Denis[42].
  6. Audrey Célestine, Docteure en science politique de l’IEP de Paris[44], est maître de conférence à l’université Lille 3 et chercheure au CECILLE et à l’Institut des Sciences Sociales du Politique (Nanterre)[45].

Références

  1. a, b, c, d, e, f et g Rachid Laïreche, « Sihame Assbague : la révolte tous azimuts », sur Libération,
  2. a, b, c, d et e « Sihame Assbague, de “Stop le contrôle au faciès” : portrait d’une révoltée », sur lesinrocks.com, (consulté le 11 janvier 2017) (avec un extrait [vidéo] de l'émission Des paroles et des actes du 2 octobre 2014)
  3. Caroline Fourest, Génie de la laïcité, Grasset, , 336 p. (lire en ligne), « À quoi joue le soft power américain »
  4. SOS Racisme. Mouvement antiraciste ou pro de l’événementiel ? Humanité.fr, 7 aout 2015
  5. MediapartLive, « La « marche de la dignité » : de nouveaux militantismes dans les banlieues » [vidéo], sur youtube.com, (consulté le 19 janvier 2017)
  6. Gaëlle Dupont, « Droit des femmes : la lutte en couleurs », sur lemonde.f, (consulté le 19 janvier 2017)
  7. Collectif, « Tariq Ramadan : pour une justice impartiale et égalitaire », sur mediapart.fr, .
  8. Robin Andraca / Check News, « Mediapart soutient-il la remise en liberté de Tariq Ramadan, comme l’a affirmé la ministre Nathalie Loiseau sur France Inter ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. Hubert Huertas et stéphane alliès, « Sihame Assbague et le contrôle au faciès : «Si Valls a une idée, nous sommes preneurs » [vidéo], sur mediapart.fr, (consulté le 15 janvier 2017)
  10. Rokhaya Diallo et Sihame Assbague, « Il n’y a pas qu’à Ferguson... », sur liberation.fr, (consulté le 17 janvier 2017).
  11. « Plongée chez les nouveaux antiracistes », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  12. Julia Pascual, « Contrôles au faciès : après la condamnation de l’Etat, la police devra changer ses pratiques », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  13. « Les organisatrices du camp d'été décolonial », sur Vice,
  14. a, b et c Alice Maruani #DossierTabouche : Bernard de La Villardière piraté en direct Rue89, 29 septembre 2016.
  15. « W9 assume la censure de l'hommage de Black M à Adama Traoré », sur Streetpress,
  16. « Manifestants gazés dans le Val d'Oise un jour après la mort d'un jeune homme pendant son interpellation », sur Huffington Post,
  17. « #JePorteMaJupeCommeJeVeux, Twitter à la rescousse d'une collégienne exclue pour une jupe trop longue », sur RTL, .
  18. « Contre-attaque(s) : “Il faut répondre à l’islamophobie” », sur rue89.nouvelobs.com, .
  19. « Le Figaro à Saint-Denis : Désinformation-sur-Seine », sur Acrimed
  20. « Juppé sur France 2 : quand Pujadas transforme DPDA en centre d'accueil pour les fachos », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  21. Julien Salingue, « Bruno Roger-Petit traque les « fachos » : polémiste ou faussaire ? », sur Acrimed,
  22. « Un « Bandung du Nord » antiraciste, féministe et anticapitaliste », Politis.fr,‎ 20180508 23:05 (lire en ligne)
  23. « "Bandung du Nord" : le complotisme aussi a droit de cité à Saint-Denis », conspiracywatch.info, 4 mai 2018.
  24. a et b « Camp d'été "décolonial" à Reims : la polémique enfle », sur francetvinfo.fr, (consulté le 9 janvier 2017)
  25. a et b Catherine Daudenhan, « Le « camp d’été décolonial » gère la polémique », sur estrepublicain.fr,
  26. a, b et c Faïza Zerouala, « Au camp d'été décolonial, les « racisés » plaident pour l'autonomie », sur mediapart.fr,
  27. France : à Reims, un camp de formation à l’antiracisme fait grincer quelques dents Jeune Afrique, 26 août 2016
  28. Cécile Chambraud, « Marwan Muhammad, porte-voix combatif des musulmans », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  29. « Camp d'été décolonial : Mediapart explique sa présence », sur liberation.fr,
  30. Juliette Gramaglia, « Polémique autour d'une journaliste envoyée au "camp décolonial" : Raphaël Enthoven et Marianne attaquent. Mediapart se défend », sur arretsurimage.net,
  31. a et b Jack Dion, « Quand Mediapart blanchit la censure chère au Camp d'été décolonial" », sur marianne.net,
  32. a et b Vallaud-Belkacem face au "camp d'été" interdit aux blancs Challenges, 28 avril 2016
  33. « Belkacem condamne le camp d’été décolonial », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  34. Compte rendu de la séance du 27 avril 2016, Najat Vallaud-Belkacem, « Questions au Gouvernement : Racisme antiblanc et antisémitisme », sur assemblee-nationale.fr, (consulté le 8 janvier 2017)
  35. a et b Collectif, « Pour le droit à la non-mixité », sur Mediapart, (consulté le 9 janvier 2017)
  36. Alain Jakubowicz, « La non-mixité racisée : un racisme qui ne dit pas son nom »,
  37. Yvan Droumaguet, « Point de vue : Ne tolérer aucun racisme dans la République », sur ouest-france.fr,
  38. a et b Maxime Bourdier, « Le camp d'été "décolonial" à Reims ne sera pas interdit », sur huffingtonpost.fr,
  39. Fiche « Tefy Andriamanana », sur franceinter.fr (consulté le 11 janvier 2016)
  40. Tefy Andriamanana, « Le Camp d’été décolonial ou les pseudos antiracistes dévoilés », sur causeur.fr, (consulté le 9 janvier 2017)
  41. Eugénie Bastié, « Un camp d'été « décolonial » interdit aux blancs », sur lefigaro.fr,
  42. « Didier Leschi », sur franceculture.fr
  43. a et b Sylvia Zappi, « La non-mixité raciale, outil d’émancipation ou repli communautaire ? », sur lemonde.fr,
  44. « Fiche A. Célestine », sur univ-lille3.fr
  45. « Audrey Célestine », sur laviedesidees.fr
  46. Iris Deroeux, « Nacira Guénif: "On ne peut pas parler de racisme sans parler de race" », sur mediapart.fr, (consulté le 15 janvier 2017)