Siège de Rastane

Siège de Rastane
Siège de Rastane

Informations générales
Date 28 mai -
Lieu Rastane, gouvernorat de Homs, Syrie
Issue « Rébellion » matée
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienneDrapeau de la Syrie Opposition syrienne
Commandants
Maher el-Assad
• Youssef Ismaïl
• Ali Mohamed Hamdan[1]
Forces en présence
4e division blindée
18e division blindée[1]
2 500 à 3 000 manifestants, insurgés et déserteurs
Pertes
7 morts[2]74 morts[3]

Guerre civile syrienne

Coordonnées 34° 55′ 00″ nord, 36° 44′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Siège de Rastane

Le siège de Rastane est une opération lancée par les forces armées syriennes contre des manifestants dans la ville de Rastane entre le 28 mai et le , dans le cadre de la guerre civile syrienne. L'opération s'est déroulée conjointement avec une autre lancée sur la ville voisine de Talbiseh, elle a pour but de reprendre le contrôle de la ville aux manifestants anti-Assad. Le siège de la ville débute à la suite de manifestations contre le gouvernement dans cette ville du gouvernorat de Homs située à 20 kilomètres au nord de Homs et peuplée de 50 000 habitants. Durant l'opération qui s'est traduite par la fin des manifestations, l'armée syrienne a rencontré une opposition armée[4].

Contexte

Mi-avril, des manifestations contre le gouvernement éclatent à Rastane[5]. Le 29 avril, environ 50 membres du parti Baas démissionnent à Rastane. Alors que les noms des démissionnaires étaient lus à haute voix lors d'une manifestation, les services secrets auraient tiré et tué 17 manifestants[6].

Une semaine plus tard, une colonne militaire composée d'environ cent chars ainsi que de transports de troupes fait route vers la ville puis l'encercle alors que les manifestants déboulonnent une statue de l'ancien président Hafez el Assad[7]. En mai, les manifestations continuent à Rastane[8].

Déroulement

Le samedi 28 mai, l'armée entre dans les villes de Rastane et de Talbiseh dans le cadre d'une opération au lendemain d'importantes manifestations dans la ville. L'opération a débuté après que les communications, l'eau et l’électricité furent coupées dans la ville. Le 30 mai, des habitants de Rastane tirent sur les soldats qui sont entrés dans la ville, c'est un des premiers actes d'opposition armée dans la ville. Un habitant de Homs déclare que l'armée n'est pas encore entrée et ne peut pas entrer dans la ville car elle y rencontre une opposition armée. Selon l'agence Sana, proche du régime, deux soldats auraient été tués par des groupes armés mais que plusieurs terroristes auraient été tués et blessés. Durant la même journée, les forces de sécurité auraient saisi des armes et des munitions à Rastane.

Le 4 juin, deux personnes de l'opposition sont tuées par des tirs de mitrailleuse. L'armée quadrille la ville et les combats prennent fin[9].

Notes et références

4372