Siège de Posen (1945)

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Bataille de Posen
Description de cette image, également commentée ci-après
L'hotel de ville de Posen peu de temps après la prise de la ville
Informations générales
Lieu Poznań (Posen avant la guerre)
Issue victoire soviétique
Belligérants
Drapeau de l'URSS Union soviétique Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Vassili Tchouïkov Ernst Gonell
Forces en présence
50 000 soldats appartenant à la 8e Armée soviétique 20 000 soldats
Pertes
12 000 soldats 20 000 soldats

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Front de l’Est
Prémices : Campagne de Pologne · Guerre d’Hiver


Guerre Germano-sovietique :

  • 1941 : L'invasion de l'URSS

Opération Barbarossa
Front Nord : Guerre de Continuation · Opération Silberfuchs · Siège de Léningrad
Front Central : Bataille de Białystok–Minsk · 1re bataille de Smolensk · Bataille de Kiev
Front Sud : Siège d'Odessa · Campagne de Crimée

  • 1941-1942 : La contre-offensive soviétique

Front Nord : Poche de Demiansk · Poche de Kholm
Front Central : Bataille de Moscou
Front Sud : Seconde bataille de Kharkov

  • 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov

Front Nord : Offensive Siniavino · Opération Iskra · Bataille de Krasny Bor · Opération Polyarnaya Zvezda
Front Central : Opération Mars
Front Sud : Bataille du Caucase (opération Fall Blau) · Bataille de Stalingrad · Opération Uranus · Opération Saturne · Offensive Ostrogojsk-Rossoch · Offensive Voronej-Kastornoe · Troisième bataille de Kharkov

  • 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

Front Central : 2e bataille de Smolensk · Opération Bagration
Front Sud: Bataille de Koursk · Bataille du Dniepr · Offensive Dniepr-Carpates · Offensive de Crimée · Offensive Lvov-Sandomir

  • 1944-45 : Campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

Allemagne : Offensive Vistule-Oder · Offensive de Poméranie orientale · Siège de Breslau · Offensive de Prusse-Orientale · Bataille de Königsberg · Bataille de Seelow · Bataille de Bautzen · Bataille de Berlin · Capitulation allemande
Front Nord et Finlande : Guerre de Laponie · Offensive Leningrad–Novgorod · Bataille de Narva
Europe orientale : Insurrection de Varsovie · Soulèvement national slovaque · Bataille de Budapest · Offensive Vienne · Insurrection de Prague · Offensive Prague · Bataille de Slivice


Front d’Europe de l’Ouest


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l’Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

Le siège de Posen, désigne les opérations militaires lancées par les unités soviétiques entre le 25 janvier et le 24 février 1945 et ayant pour objectif la capture de la ville de Posen par l'Armée Rouge ; cet objectif est rempli le 24 février 1945, jour de la fin de la résistance allemande. La ville, promise à la Pologne, constitue un objectif stratégique important dont la conquête est planifiée dès l'automne 1944, lors de la préparation de l'offensive d'hiver soviétique. défendue par des unités disparates appuyées sur un réseau de fortins érigés au XIXe siècle, la ville est abandonnée par Arthur Greiser, le Gauleiter du Warthegau, quelques jours avant le début du siège. Au terme d'un mois de siège, la ville est conquise par l'Armée Rouge, tandis que les Allemands restés sur place sont soumis à des traitements dégradants, tant de la part des Polonais que des soldats soviétiques.

Unités engagées

Forces allemandes

défilé militaire.
Le Volkssturm à Posen en 1944.

Dans la ville assiégée, les unités allemandes présentes au début des opérations totalisent un effectif disponible compris entre 15 000 et 20 000 soldats, appartenant à un conglomérat disparate de divisions du groupe d'armées A en retraite et d'effectifs de la police locale[1]. Ces poussières d'unités se trouvent renforcées par le Kampfgruppe SS Lenze, dont l'effectif correspond à celui d'un bataillon de Panzergrenadieren[2].

À ces unités, s'ajoutent des éléments chargés de la défense d'une ligne de fortification dépassée à cette date : les effectifs devant occuper ces fortifications modernes appartiennent aux Jeunesses hitlériennes ou sont des élèves officiers affectés dans une école d'artillerie de la région[1]. Ces derniers comptent dans leurs rangs 2 000 élèves, pour la plupart fanatisés[2].

Ces effectifs sont appuyés par une quarantaine de chars de combat, dont 32 Stürmgeschütze, dont les équipages se distinguent dans les combats urbains dans les faubourgs et dans le centre-ville[2].

Les unités allemandes encerclées sont ravitaillées par un pont aérien jusqu'à la prise de l'aérodrome par l'Armée Rouge le 5 février 1945, puis par parachutage jusqu'à la chute de la ville : en un mois, la Luftwaffe a lancé plus de 200 missions sur la ville, livré 257 tonnes de vivres et de munitions et permis l'évacuation de 500 blessés[3].

Unités soviétiques

Les premières opérations sont confiées à la première armée de la Garde ; après l'échec d'une première attaque, destinée à saisir la ville par surprise, Posen est encerclée. Cette grande unité attend alors l'arrivée sur place de la 8e armée de la Garde et de la 69e armée, chargées de l'investissement de la ville[N 1] , [1].

Cette armée soviétique est appuyée sur place par la résistance polonaise, dont les membres, appuyés sur leur connaissance du terrain, constituent un apport non négligeable lors des opérations dans les faubourgs et dans le centre ville[4].

Contexte

EN janvier 1945, la ville de Posen constitue un objectif important pour les unités soviétiques alors en pleine percée dans la profondeur du dispositif militaire allemand. Hitler lui-même en est conscient, la ville étant élevée au rang de place-forte ; ce statut n'empêche pas que la ville soit rapidement menacée par les pointes blindées soviétiques, ce qui pousse le Gauleiter Arthur Greiser à rechercher son salut dans la fuite vers l'Ouest.

Posen, Place forte allemande

Article détaillé : Reichsgau Wartheland.

Posen, chef-lieu du Warthegau, dirigé par Arthur Greiser depuis l'annexion de la région au Reich, a été érigée par le décret du 8 mars 1944 en place forte[5]. Le 21 janvier 1945, Hitler confère à la cité le rang de forteresse, que le commandant, le général Ernst Mattern, a pour mission de défendre jusqu'au bout, conformément aux dispositions en vigueur[N 2],[1].

Les défenseurs de la ville s'appuient sur un réseau de 16 forts datant de la fin du XIXe siècle, érigés dans les faubourgs de la ville[4].

Dans la ville survivent 200 000 Polonais, auxquels s'ajoutent de nombreux civils allemands non évacués et affolés par la perspective de la conquête soviétique de la ville[5].

Un objectif stratégique important

Posen constitue un objectif militaire de premier ordre, la ville étant un nœud ferroviaire important, permettant aux unités de la Wehrmacht engagées en Pologne de réaliser des rocades importantes d'une aile du front à l'autre ; la ville apparaît également aux stratèges soviétiques comme l'une des portes de Berlin[6].

Dans le cadre de la grande offensive d'hiver lancée par les Soviétiques en janvier 1945, la ville de Posen marque un jalon pour les troupes soviétiques dans leur avancée en direction de Berlin[7] ; en effet, son nœud routier, sa gare et son aérodrome constituent autant d'objectifs principaux assignés aux troupes soviétiques[8] commandées par Joukov, en charge de la conquête de la ville[9]. Dans l'esprit des planificateurs de l'Armée Rouge, cette conquête est supposée intervenir au cours de la deuxième phase de l'offensive de rupture lancée à partir de la Vistule, l'exploitation des percées dans la profondeur du dispositif allemand[9].

Cette dimension stratégique n'échappe pas aux militaires allemands : la perte de la ville serait alors assimilée à une défaite majeure, empêchant notamment la Wehrmacht de réaliser des rocades ferroviaires, de les transporter d'une aile du front à l'autre et de les redéployer[10].

Cependant, devant l'ampleur des succès obtenus en Pologne, la ville de Posen perd son statut d'objectif stratégique de l'offensive, la saisie de têtes de pont sur l'Oder apparaissant rapidement comme un objectif réaliste aux yeux des militaires soviétiques ; de plus, la ville est investie 15 jours avant la date fixée par le calendrier assigné à Joukov[9].

Fuite du Gauleiter

Articles détaillés : Gauleiter et Arthur Greiser.
portrait d'un homme en uniforme.
Arthur Greiser, Gauleiter du Wartheland (photographie de 1939), abandonne la ville le 20 janvier 1945.

Face aux succès soviétiques du mois de janvier 1945, le Gauleiter du Wartheland, Arthur Greiser, multiplie les déclarations tonitruantes sur la solidité des défenses allemandes[11]. Ses affirmations péremptoires ne l'empêchent de fuir précipitamment la ville, abandonnant ses habitants et les réfugiés qui s'y trouvent[11].

Le Gauleiter Arthur Greiser s'obstine à faire croire à ses administrés le 17 janvier, que son Gau ne serait pas envahi par l'Armée rouge, alors que les unités soviétiques se rapprochent rapidement des frontières de sa circonscription[11]. Dans la nuit du 17 au 18 janvier, il ordonne cependant l'évacuation de l'Est de son Gau, tout en affirmant à Hitler qu'il croit à l'imminence de la saisie de la ville. Le 20 janvier 1945, il obtient de Hitler l'autorisation de quitter Posen[N 3] , [10].

Pour justifier son départ devant ses subordonnés, Greiser prétexte une mission urgente pour le compte de Himmler ; il réquisitionne alors tous les camions disponibles, puis ordonne le déménagement des services administratifs du Warthegau et de leurs archives, sans rencontrer d'opposition des responsables militaires[11]. Cette fuite provoque l'ire de la population allemande contre lui, et par ricochet, contre le parti nazi[10].

Opérations militaires

Autour de la ville

À partir du 20 janvier, la ville est directement menacée par l'avance soviétique ; cependant, une première tentative de prendre la ville échoue, puis le 26, la ville est totalement encerclée. Dans un premier temps, les commandants soviétiques ordonnent de ne pas s'attarder à conquérir la ville et de la contourner, tout en laissant des troupes à proximité afin d'empêcher les assiégés de sortir[1].

Menacée dès le 25 janvier 1945, la ville est d'abord attaquée sur trois côtés, cette attaque étant plus destinée à chasser de la ville sa garnison, composée de rampants de la Luftwaffe (personnel non navigant) et de débris d'unités[N 4] , [2], auxquels s'ajoutent des bataillons du Volkssturm[12], à sortir de la ville à fuir vers l'Ouest qu'à se rendre[2].

Dans la ville

Les opérations militaires dans le centre ville de Posen, du 1er au 16 février 1945.

Dès les premiers jours du siège, les unités allemandes sont chassés des faubourgs par les Soviétiques, appuyés par les résistants polonais présents dans la ville et ses environs[2] ; le 5 février, les Soviétiques se rendent maîtres de l'aérodrome, rendant plus compliqué l'approvisionnement de la ville assiégée[3].

La progression dans le centre de la ville est longue, les défenseurs locaux du Volkssturm et de la Hitlerjugend, dotés d'armement léger et bénéficiant d'une grande connaissance du champs de bataille, est longue et coûteuse en hommes et en matériel[13]. Cependant, dix jours plus tard, le 16 février, seule la citadelle résiste encore, en dépit de l'ampleur des moyens mis en œuvre par les troupes soviétiques. Le lendemain, Ernst Gonell autorise un détachement fort de 2 000 soldats à percer pour rejoindre le front de l'Oder[N 5],[4].

Le 23, après une seconde tentative de sortie des assiégés, la citadelle est prise d'assaut après un corps à corps furieux, lors d'une attaque lancée à l'issue d'un bombardement de sept heures : quelques soldats soviétiques, vite rejoints par d'autres, parviennent à pénétrer dans la citadelle en se glissant dans un soupirail. Rendus hagards par les combats, les 600 survivants épuisés se rendent, alors que les blessés allemands sont massacrés lors des combats[4].

Conséquences

L'impact de la prise de contrôle de Posen par l'Armée rouge, alors engagée dans la phase d'exploitation de la rupture du front allemand obtenue dans la première moitié du mois de janvier 1945, sur le conflit, alors dans sa phase terminale, est de nature diverse : en effet, la conquête de la ville constitue certes un succès soviétique, mais l'acharnement des combats et l'ampleur des destructions remet en cause la planification soviétique. Sur le plan politique, la fuite du Gauleiter Arthur Greiser, en place depuis 1939, discrédite définitivement le NSDAP aux yeux des civils allemands ; en effet, les populations civiles, abandonnées par leur chef nommé par le parti, sont la cible de leurs voisins polonais, une fois la ville prise par l'Armée rouge.

Impact stratégique

La ville a été conquise à l'issue d'une bataille urbaine acharnée, donnant ainsi le temps aux défenseurs de détruire les installations ferroviaires de ce nœud de communication majeur[N 6] : en effet, la gare de Posen constitue une étape importante sur la ligne de chemin de fer reliant Varsovie à Berlin ; sa destruction remet définitivement en cause la préparation et la réalisation d'offensives soviétiques destinées à s'emparer rapidement de la capitale du Reich[14]. Cependant, une fois la ville prise, les troupes du génie soviétique réparent rapidement les destructions causées lors des combats sur les réseaux ferroviaires et routiers, permettant un approvisionnement massif et régulier des unités engagées sur le front de l'Oder[14].

La conquête de la ville a aussi obligé le commandement soviétique à déployer autour de Posen assiégée son artillerie lourde, privant ainsi de ces moyens les armées lancées dans l'exploitation des percées obtenues à partir du 12 janvier[14].

Enfin, la défense acharnée de la ville a certes permis au Reich de ralentir temporairement l'exploitation soviétique dans la profondeur du dispositif défensif de la Wehrmacht, mais elle a aussi causé la mort d'élèves officiers de l'école d'artillerie de Posen : la perte de ces futurs officiers, impossible à combler à ce moment du conflit, accélère la décomposition de l'armée allemande, en la privant de ses capacités de régénérescence[14].

Discrédit du NSDAP

Article détaillé : NSDAP.

L'abandon de la population allemande de Posen et de sa région par les responsables nazis et la chute de la ville ont également des conséquences politiques importantes dans le Reich. En effet, la fuite du Gauleiter Arthur Greiser devant des unités soviétiques, encore éloignées de la ville, amplifie le discrédit dont souffrent les Gauleiter et les « Faisans dorés »[N 7],[10], dans la population allemande scandalisées par la vue des réfugiés des provinces orientales[N 8],[15].

Pour faire face à ce désamour, Goebbels se montre partisan de faire comparaître Arthur Greiser, le Gauleiter défaillant, devant le tribunal du peuple[N 9] ; le ministre de la propagande doit cependant doit affronter l'opposition de Hitler, qui a donné l'ordre à Greiser de quitter Posen, sur la foi des informations erronées communiquées par le Gauleiter[10].

Défendu par Bormann, chef de la chancellerie du parti nazi, Arthur Greiser installe les services de son Gau à Francfort, adressant des rapports de situation à Himmler et Bormann, au moins jusqu'au 20 février 1945, date du dernier rapport conservé[12].

Par ailleurs, Goebbels analyse la fuite de Greiser comme le signe que « tout se disloque »[10].

Allemands et Polonais après la prise de la ville

Les Allemands restés dans la ville lors de sa chute sont alors victimes de nombreux sévices de la part des Soviétiques et des Polonais, ces derniers multipliant à cette occasion les règlements de compte, à la fois dirigés contre des personnes ciblées que contre les troupes allemandes qui se sont rendues.

Ainsi, les civils allemands qui n'ont pu abandonner Posen et fuir vers l'Ouest subissent de nombreuses violences, dont se rendent responsables les Polonais de la ville et les Soviétiques appartenant aux troupes ayant participé à l'assaut contre la ville[4].

Les soldats allemands survivants, rendus hagards par l’âpreté des combats, sont quant à eux contraints de défiler dans la ville sous les huées et les coups des Polonais, souhaitant se venger des années de vexations endurées durant les cinq années d'occupation nazie[N 10],[4].

Notes et références

Notes

  1. Le 25 janvier, ces unités sont positionnées à à 80 km à l'Est de la ville.
  2. Selon le décret du 8 mars 1944, un « commandant de combat » dont les droits et devoirs sont précisément fixés, est nommé directement par Hitler, et a pour mission de défendre la ville dont il commande la défense ; des représailles peuvent être exercées sur sa famille en cas de reddition.
  3. Greiser présente à Hitler une estimation erronée de la situation.
  4. Vassili Tchouikov espère alors épargner à ses unités la prise d'assaut de la ville.
  5. seule la moitié des hommes composant ce détachement parvient à rejoindre les lignes allemandes.
  6. Six axes ferroviaires majeurs se croisent à Posen.
  7. Le terme désigne les personnalités du NSDAP couvertes d'honneur et de privilèges
  8. Les provinces orientales du Reich désignent les provinces situées à l'Est de l'Oder : la Silésie, la Posnanie, la Poméranie orientale et la Prusse.
  9. Cité à comparaître pour désertion et fuite devant l'ennemi, il aurait sûrement été condamné à mort.
  10. La période d'occupation allemande dans la ville a été caractérisée par une politique de germanisation radicale.

Références

  1. a, b, c, d et e Lopez 2010, p. 223.
  2. a, b, c, d, e et f Lopez 2010, p. 329.
  3. a et b Lopez 2012, p. 330.
  4. a, b, c, d, e et f Lopez 2010, p. 330.
  5. a et b Lopez 2010, p. 328.
  6. Kershaw 2012, p. 233.
  7. Roberts 2015, p. 336.
  8. Kershaw 2012, p. 227.
  9. a, b et c Lopez 2010, p. 203.
  10. a, b, c, d, e et f Kershaw 2012, p. 285.
  11. a, b, c et d Kershaw 2012, p. 284.
  12. a et b Kershaw 2012, p. 561, note 26.
  13. Masson 2005, p. 250.
  14. a, b, c et d Lopez 2010, p. 331.
  15. Ayçoberry 1998, p. 379.

Voir aussi

Bibliographie

  • La société allemande sous le IIIe Reich 1933-1945, Paris, Seuil, , 368 p. 
  • Ian Kershaw, La Fin : Allemagne, 1944-1945, Paris, Seuil, , 665 p. (ISBN 978-2-02-080301-4). 
  • Jean Lopez, Berlin : Les offensives géantes de l'Armée Rouge. Vistule - Oder - Elbe (12 janvier-9 mai 1945), Paris, Economica, , 644 p. (ISBN 978-2-7178-5783-2). 
  • Philippe Masson, Hitler chef de guerre, Paris, Perrin, , 2e éd. (1re éd. 2005), 307 p. (ISBN 978-2-262-04346-9 et 2-262-04346-9, OCLC 874047317, notice BnF no FRBNF43783049). 
  • Geoffrey Roberts, Les guerres de Staline : De la Guerre mondiale à la guerre froide, 1939-1953, Paris, Delga, , 545 p. (ISBN 978-2-915854-66-4). 

Articles connexes

Liens externes