Siège de Lille (1667)

Siège de Lille (1667)
Description de cette image, également commentée ci-après

Le siège de Lille, Adam Frans van der Meulen

Informations générales
Date 11-28 août 1667
Lieu Lille, Pays-Bas espagnols (aujourd'hui France)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Commandants
Louis XIV
Sébastien Le Prestre de Vauban
Philippe-Hippolyte-Charles Spinola, comte de Bruay

Guerre de Dévolution

Batailles

Charleroi · Tournai · Douai · Lille

Coordonnées 50° 37′ 45″ nord, 3° 03′ 26″ est

Le siège de Lille, se déroula du 20 au , pendant la guerre de Dévolution. La ville est assiégée et conquise par les troupes de Louis XIV.

Le siège de Lille dans la guerre de Dévolution

À la mort de Philippe IV d’Espagne, en 1665, Louis XIV tire prétexte de son mariage avec Marie-Thérèse, fille du premier lit du roi ibère, pour réclamer les Pays-Bas méridionaux et une partie de la Franche-Comté au nom de la vieille coutume brabançonne, le droit de dévolution, qui veut que les enfants du premier lit, même filles, aient priorité sur ceux du second. La menace d’une invasion imminente des Pays-Bas méridionaux par ses troupes ne semble plus faire de doute.  En quelques jours à peine, plus de 50.000 hommes sont rassemblés sur la frontière entre Mézières et la Manche.  L’attaque simultanée sur plusieurs fronts vise à empêcher l’ennemi, en infériorité numérique, à se concentrer sur une colonne. 

Ainsi commença un conflit avec l'Espagne connu comme la guerre de Dévolution. Après la prise de Charleroi, Tournai et Douai, les troupes françaises assiègent la ville de Lille, à cette époque partie du comté de Flandre sous domination espagnole.

Déroulement du siège

La cavalerie arriva devant Lille le 8 août et le quartier général fut établi à Loos le 10 août.

Louis XIV est à la tête d’une armée de 35000 hommes face à une ville  défendue par une garnison de 2400 fantassins et 900 cavaliers avec la collaboration des compagnies bourgeoises[1].

Louis XIV se déplace de Loos pour s’établir à Fives[2].

Une tranchée fut  creusée vers la porte de Fives du 18 au 19 août et une seconde parallèle vers la Noble Tour et la porte St-Sauveur (ancienne porte murée à l'extrémité de la rue Saint-Sauveur) celle-ci communiquant avec la première.

Après plusieurs tentatives vaines les français s’emparèrent le 26 des demi-lunes protégeant la porte de Fives et y établirent  des batteries. Le quartier Saint-Sauveur le plus proche subit des bombardements contraignant les habitants à quitter leurs maisons. Les dégâts furent cependant limités car le Magistrat (équivalent du  Maire) demanda au gouverneur le comte de Bruay  de capituler pour éviter la mise à sac de la ville.

Comprenant que la résistance était vaine  celui-ci accepta de parlementer.

Les troupes royales pénètrèrent par la porte de Fives (celle-ci fut par la suite fermée et   remplacée par Vauban par une nouvelle porte la porte de Tournai). Louis XIV fit une entrée triomphale par la porte des malades, future porte de Paris[1].

Conséquences

Par acte de capitulation qui aurait été signé dans  la ferme de Fives où il a séjourné, Louis XIV accepta de maintenir les privilèges et  coutumes de la bourgeoisie de la ville et de n’autoriser que le seul culte de la religion apostolique et romaine à une date où  l'exercice du culte de la religion réformée était autorisé dans le royaume par l’Edit de Nantes.

Les lillois hostiles au début à la domination royale devinrent après quelques années très favorables à la France.

Lille resta sous domination française jusqu'au siège de 1708 et revint dans le royaume par le traité d'Utrecht de 1712.

Entre temps de grands travaux avaient été entrepris par Vauban : amélioration des fortifications, construction de la Citadelle et agrandissement de la ville.

Références

  1. a et b Aristote Crapet, « La vie à Lille de 1667 à 1789 d'après le cours de M. Alexis Saint-Léger », Revue du Nord,‎ , p. 126 127 (lire en ligne)
  2. « Quand Louis XIV prenait ses quartiers d'été à Fives », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)