Siège de Bourges (1412)

Siège de Bourges (1412)

Le siège de Bourges, en 1412, est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

Origine

À la suite de l'assassinat de Louis d'Orléans en 1410, frère puîné de Charles VI, par son cousin Jean sans Peur, duc de Bourgogne, le duc Jean de Berry, oncle du défunt duc, rejoint les rangs de l'armée de son gendre, Bernard VII, comte d'Armagnac.

Conséquences

Après avoir rejoint l'armée bourguignonne, Charles VI entreprend le siège de Bourges qu'il fait bombarder. Au début du siège, quelques assaillants meurent après avoir bu l'eau des puits des faubourgs de la ville. Ils se désaltèrent alors aux fontaines et ruisseaux mais les assiégés font croire que ceux-ci sont empoisonnés, ce qui contraint les troupes royales à acheminer leurs vivres par la route, d'endroits situés à 6 ou 8 lieues de leur campement. De plus, Bourges est une ville entourée de marais, située au confluent de 2 rivières : l'Yèvre et l'Avron, ce qui amène, en plus de la disette, des maladies qui font des ravages dans les rangs bourguignons.

Après quelques jours de siège, quelques 500 hommes sortent de la ville avec l'objectif de kidnapper le roi et son fils, le duc de Guyenne, et de tuer le duc de Bourgogne. Cependant, 2 pages du seigneur de Croÿ qui conduisent leurs chevaux à la rivière les aperçoivent et donnent l'alerte. S'ensuit un combat qui laisse sur le terrain plusieurs morts et prisonniers avant que les troupes d'Armagnac réussissent à retourner derrière les remparts de la ville.

Les bombardements reprennent, au grand dam du dauphin qui les fait stopper et souhaite que des pourparlers soient engagés. L'Archevêque de Bourges, Guillaume de Boisratier, est reçu par le roi et demande que soit levé le siège. Une paix est alors signée entre le duc de Berry et le duc de Bourgogne qui promettent de respecter la paix de Chartres.

Bibliographie

  • La Chronique d'Enguerran de Monstrelet, Tome II (1853), p° 271-286
  • Histoire des Ducs de Bourgogne de la maison des Valois, Tome III par M. de Barante (1839), p° 64-68