Service des essences des armées

Service des essences des armées
Image illustrative de l’article Service des essences des armées
Insigne du service des essences des armées
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Insigne de béret du service des essences des armées.

Pays Drapeau de la France France
Allégeance Armée française
Effectif ~ 2 000 (2 019)

Le service des essences des armées (SEA) est un service interarmées de l'Armée française dépendant du chef d'État-Major des armées.

Historique

Insigne de collet du SEA.

C’est pendant la Première Guerre mondiale, avec la généralisation de l’emploi des moyens mécanisés, que se fait sentir la nécessité de mettre en place une nouvelle chaîne d’approvisionnement « carburant ». Elle se compose alors du service de l’intendance qui approvisionne et stocke le carburant et du service automobile qui le transporte. Dans le même temps, au grand quartier général, un service des essences, pétroles et huiles est créé. Après la guerre, le 12 juillet 1920 c’est le service des poudres qui reprend les attributions de l’intendance, et l’artillerie le rôle de distributeur. Mais c’est le 25 novembre 1940 (sous le régime de Vichy) que sont confiées à un seul organisme l’ensemble des responsabilités : il reçoit le nom de service des essences des armées (SEA), nom qu’il porte encore aujourd’hui. L’ordonnance du 17 mars 1945 définit le SEA comme un service commun chargé de ravitailler en tous lieux l’ensemble des forces armées. Le décret no 91-686 du 14 juillet 1991 précise cette mission. Le service doit «  assurer en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances le soutien pétrolier des forces armées, tout en jouant le rôle de conseiller technique pétrolier auprès des états-majors ».

Le SEA assume aujourd'hui l'approvisionnement, le stockage, la distribution et la qualité des carburants et lubrifiants au profit des véhicules terrestres, des aéronefs et des navires des différentes armées françaises et de la Gendarmerie nationale. L'Armée de terre est soutenue en totalité depuis la reprise du soutien de l'ALAT entre 2007 et 2008 ; depuis 2009, les carburants de soute de la Marine ont rejoint les missions du SEA. De plus, les spécialistes du SEA conseillent les commandements dans le domaine pétrolier.

En 2018, dans le cadre des opérations extérieures, le SEA livre plus de 120 000 mètres cubes de carburants aux forces engagées, ce qui correspond à une livraison de plus de 260 tonnes quotidiennement sur l’ensemble des théâtres d’opérations[1].

Le 2 janvier 2019, le SEA reçoit le certificat d’approbation relatif à la certification ISO 9001:2015 de son système de management de la qualité[2].

Organisation

Fourreau d'épaule de capitaine du service des essences des armées.
Fourreau d'épaule de capitaine du SEA.
Camion-citerne Scania CaRaPACE présenté lors du défilé du 14 janvier 2013.

Le directeur central du SEA est directement responsable devant le ministre de la Défense de l’administration du service. Dans les autres domaines, il relève du ministre par l’intermédiaire du chef d’État-Major des armées.

Le Service est composé :

  • d’une direction centrale à Malakoff (DCSEA) ;
  • d'une base pétrolière interarmées (BPIA) à Chalon-sur-Saône dont les missions principales sont la formation, l'entraînement, le soutien des exercices et la mise sur pied des détachements opérationnels pour les opérations extérieures ;
  • d'un centre d'expertise pétrolière interarmées, à Marseille (CEPIA) dont les missions principales sont le contrôle qualité, le développement et l’expertise des produits pétroliers ;
  • d'une direction de l'exploitation et de la logistique pétrolières interarmées à Nancy (DELPIA) dont les missions sont la passation et le suivi des marchés, la conception, la réalisation et l'entretien des infrastructures et équipements pétroliers, et l'exploitation des dépôts pétroliers métropolitains ;
  • de détachements en outre-mer et à l'étranger pour le soutien pétrolier des Forces ;
  • des détachements de liaison auprès de tous les grands états-majors.

Le SEA est aussi constitué[Quand ?] de 10 dépôts d’infrastructures, 30 dépôts auprès des bases (aérienne, aéronavale, navale et aviation légère de l'Armée de terre) et 9 dépôts outre-mer. Il dispose de 141 wagons citernes, 193 camions citernes et 225 camions avitailleurs (pour les avions). Il distribue environ 800 000 m3 de carburants chaque année et 5 000 tonnes de lubrifiants et produits divers. Elle cogère la partie française du réseau d'oléoducs en Centre-Europe appelée oléoduc de défense commune.

Depuis le 1er août 2018, la direction du SEA est assurée par :

  • le directeur central, l'ingénieur général de 1ère classe Jean-Charles Ferré[3] ;
  • le directeur central adjoint, l'ingénieur général de 2e classe Jérôme Lafitte[4].

Grades du service des essences des armées

Le service des essences des armées (SEA) comporte des militaires du rang (engagés volontaires du SEA), deux corps de sous-officiers (sous-officiers du SEA et sous-officiers du soutien pétrolier) et deux corps d'officiers (ingénieurs militaires des essences et officiers logisticiens des essences). Les officiers sont désignés par le terme de monsieur le ou madame le suivi du grade alors que les autres personnels reçoivent les appellations de la hiérarchie militaire générale[5].

Ingénieurs militaires des essences

Les ingénieurs militaires des essences constituent un corps d'officiers du service des essences des armées ayant la particularité de n'avoir que des officiers supérieurs ou généraux[6]. Leur hiérarchie est la suivante :

  • SEA-GCA.png Ingénieur général hors classe
  • SEA-GDI.png Ingénieur général de 1re classe
  • SEA-GBR.png Ingénieur général de 2e classe
  • SEA-COL.png Ingénieur en chef de 1re classe
  • SEA-LCL.png Ingénieur en chef de 2e classe
  • SEA-CEN.png Ingénieur principal

Les ingénieurs militaires des essences sont différenciés par l'ajout de parements noirs encadrant les marques de grade.

Officiers logisticiens des essences

Le corps des officiers logisticiens des essences remplace depuis le 1er janvier 2015 le corps des officiers du corps technique et administratif du service des essences des armées[7]. La hiérarchie est similaire à la hiérarchie militaire générale et comporte les grades suivants :

  • SEA-GDI.png Général de division
  • SEA-GBR.png Général de brigade
  • SEACTA-COL.png Colonel
  • SEACTA-LCL.png Lieutenant-colonel
  • SEACTA-CEN.png Commandant
  • SEACTA-CNE.png Capitaine
  • SEACTA-LTN.png Lieutenant
  • SEACTA-SLT.png Sous-lieutenant
  • Aspirant

Sous-officiers du service des essences des armées

Les sous-officiers du service des essences des armées constituent un corps de sous-officiers du service des essences des armées ayant un hiérarchie particulière[8]:

  • SEA-MAJ.png Major
  • SEA-ADC.png Agent technique en chef
  • SEA-ADJ.png Agent technique
  • SEA-ADJASP.png Élève agent technique

Précédemment ces sous-officiers constituaient les corps des agents techniques des poudres et des essences . Les grades progressifs étaient, agent technique de 3e classe, agent technique de 2e classe, agent technique de 1re classe, agent technique principal de 3e classe, agent technique principal de 2e classe, agent technique principal de 1re classe[9],[10].

Sous-officiers de spécialité "soutien pétrolier"

Les sous-officiers de spécialité "soutien pétrolier" ne constituent pas un corps à proprement parler. Ils appartiennent au corps des sous-officiers de l'Armée de terre mais sont employés par le service des essences des armées. Leur hiérarchie est donc strictement identique à la hiérarchie militaire générale:

  • SEA-MAJ.png Major
  • SEA-ADC.png Adjudant-chef
  • SEA-ADJ.png Adjudant
  • SEA-SGC.png Maréchal des logis-chef
  • SEA-SGT.png Maréchal des logis

Engagés volontaires du service des essences des armées

  • SEA-BCH1.png Brigadier-chef de 1re classe
  • SEA-BCH.png Brigadier-chef
  • SEA-BRI.png Brigadier
  • SEA-1CL.png Conducteur de 1re classe
  • SEA-2CL.png Conducteur

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes