Sens commun (mouvement politique)

Sens commun est un mouvement politique français issu du mouvement de La Manif pour tous[1],[2]. Il est apparu en 2013 et revendiquait environ 9 000 membres en novembre 2016[1].

Histoire

L'association Sens commun est créée le , dans le sillage des manifestations contre l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe[3].

Organisation

En 2017, l’association revendique « quelque 10 000 adhérents et plus de 200 élus locaux »[3], ce qui ne l'empêche pas d'être qualifiée de « groupuscule » par des médias. Elle est présidée par Christophe Billan et a pour porte-parole Madeleine de Jessey, également membre du bureau politique de Les Républicains[3] et cofondatrice du mouvement Les Veilleurs[4].

Idées politiques

Sens commun déclare promouvoir la « famille traditionnelle »[3], en opposition au mariage homosexuel, sans se réclamer explicitement d’un courant religieux. Clairement de droite, Sens commun déclare défendre le libéralisme économique, l’affirmation de l’État régalien et la valorisation de la Nation[3]. Par ailleurs, Sens commun souhaite une fin du délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse[5],[6].

Élection présidentielle 2017

Dans la campagne présidentielle de 2017, Sens commun apporte dès la primaire son soutien à François Fillon. Après les révélations gênantes pour le candidat (affaire Fillon) et alors que nombre de ses soutiens font défection, les dirigeants de Sens commun font bloc autour de lui. Ils prennent une part déterminante dans l'organisation et la réussite de la manifestation parisienne du 5 mars Place du Trocadéro qui conforte François Fillon[7].

En avril François Fillon n'exclut pas de nommer certains de ses membres dans son éventuel gouvernement. Cette annonce divise une partie du parti Les Républicains[8].

Pour le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, contrairement à François Fillon, le mouvement refuse le « front républicain »[9] ,[10]. En raison de ce choix Christian Estrosi demande l'exclusion du mouvement de Les Républicains.

Après le premier tour François Fillon a semblé regretter ce soutien : « Pendant une semaine, je n’ai parlé que de Sens commun. Et ça a occulté tout le reste »[11].

Notes et références

  1. a et b Jean-Sébastien Soldaïni, « Qui est le groupuscule "Sens commun", soutien de François Fillon ? », europe1.fr,‎ (lire en ligne).
  2. Valérie Hacot, « Sens commun, ce lobby ultra-conservateur qui infiltre la droite », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).
  3. a, b, c, d et e « Sens commun : quel est ce mouvement derrière Fillon ? », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Paul Piccarreta, « Les Veilleurs : “Cultive-toi et marche” », sur lavie.fr, .
  5. « Le délit d’entrave à l’IVG définitivement adopté par le Parlement », sur lemonde.fr, (consulté le 20 avril 2017).
  6. Agnès Leclair, « Le «délit d'entrave à l'IVG» adopté à l'Assemblée dans un climat houleux », lefigaro.fr,‎ (lire en ligne).
  7. Émilie Trevert, « Sens commun-Fillon, pour le meilleur et pour le pire », lepoint.fr, (consulté le 25 avril 2017)
  8. « Fillon : Sens Commun divise la droite », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  9. Libération.fr du 24 avril 2017 : Sens commun refuse de choisir pour le second tour entre Macron et Le Pen
  10. mediapart.fr du 24 avril 2017 : Sens commun refuse le front républicain de Fillon
  11. lelab.europe1.fr du 26 avril 2017 : Défait au premier tour de la présidentielle, François Fillon regrette que Sens commun ait "totalement plombé" sa fin de campagne

Bibliographie

  • Laura Motet, « Qu’est-ce que Sens commun, l’association engagée dans la campagne de François Fillon ? », lemonde.fr,‎ (lire en ligne).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel