Scorpion (astrologie)

Scorpion
Représentation en noir du symbole illustrant le signe Scorpion en astrologie.

Représentation symbolique du signe Scorpion.

Période Du 23 octobre[1]
au 22 novembre[1]
Place dans le zodiaque 8e signe
Élément Eau
Polarité Féminin
Mode Fixe
Maison associée Maison 8
Astre(s) gouvernant(s) Mars et Pluton
Opposé polaire Taureau

Le signe du scorpion (scorpio) est le huitième signe astrologique du zodiaque de l’élément eau/feu. Le signe du scorpion s'étend - en prenant pour origine le degré zéro du signe du Bélier - entre le degré 210 et le degré 240 du zodiaque tropical (le plus utilisé en Occident) comme du zodiaque sidéral[2]. Pour le zodiaque tropical[3], le point de départ de la mesure est le point vernal[4]. Le Soleil parcourt ce signe entre approximativement le 23 octobre et le 22 novembre[5] pour le zodiaque tropical. Le Soleil parcourt ce signe entre approximativement le 14 novembre et le 15 décembre pour le zodiaque sidéral.

Selon Claude Ptolémée, ce Signe a Mars comme planète gouvernante. Depuis la découverte de Pluton, le signe du scorpion s'est vu attribuer[6] pour planète gouvernante principale Pluton, Mars n'en devenant plus que la planète gouvernante secondaire.

Le signe du scorpion serait lié à l’élément classique de l’eau selon l'astrologie tropicale et l'astrologie conditionaliste. Cependant, l'astrologue André Barbault a déclaré dans son livre L'Astrologie, entretiens avec Michèle Reboul [7] : « Le scorpion n'est pas un signe d'eau, mais de feu, voire d'eau de feu. L'eau de vie, la liqueur séminale, la lave sont des eaux de feu » (page 51). Ce Signe partage donc l'élément feu avec le Bélier et le Lion ou l'élément eau avec le Cancer et les Poissons. Si le Cancer représente les eaux de la mère (l'origine) et les Poissons sont l'océan infini (le cosmos), le scorpion est soit le fleuve, soit la tourbière où ce qui meurt revit. Il symbolise la fin d'un cycle et le début d'un autre, la transition. Il fait le lien entre l'origine et le cosmos.

Son opposé polaire est le Taureau. Claude Ptolémée dans son Tetrabiblos a rejeté les décans[8], mais les maîtres des décans d'après Teukros (Ier siècle apr. J.-C.) nous sont connus[9]: le 1er décan du signe du scorpion est gouverné par Mars, le 2e par le Soleil, et le 3e décan par Vénus.

Caractère du natif du signe du scorpion

Selon Irène Andrieu[10], le maître-mot du signe est désir. François Merlin donne la définition rapide suivante[11] : « C'est le signe le plus passionné du zodiaque, mais aussi le plus sombre ». Irène Andrieu ajoute[12] que c'est le signe qui porte en lui le potentiel le plus élevé d'autodestruction. Le Scorpion pense en termes de « pouvoir qu'exercent la collectivité, les autres ou l'autre sur soi, ainsi qu'à celui que l'on exerce sur eux, autant dire au pouvoir politique »[13]. Selon Ève Saint-Gall, le Scorpion dirige ses impulsions vers les transformations[14].

Histoire et mythologie

Le scorpion est l’objet de plusieurs légendes selon la mythologie grecque :

  • Il s’agirait du Scorpion de feu (scorpion géant) envoyé par Gaïa (ou Héra, ou bien Artémis) pour tuer le chasseur Orion. Ainsi il se trouve opposé à la constellation d'Orion, se levant en été lorsqu’Orion se couche.
  • D’autres versions suggèrent qu’Apollon envoya le Scorpion de feu par jalousie envers l’attention qu’Orion portait à Artémis. Il apparaît aussi durant la quête de Persée.

Illustrations

Notes et références

  1. a et b La date exacte variant d'année en année, il est nécessaire de consulter la position du Soleil dans les éphémérides pour le jour-frontière.
  2. André Barbault, Astrologie: Symboliques - Calculs - Interprétations
  3. Le zodiaque dit tropical est le zodiaque des saisons
  4. André Barbault, Traité pratique d'astrologie, Éd. Seuil, 1961, (ISBN 2-02-001899-3), p. 23.
  5. La date exacte variant d'année en année, il est nécessaire de consulter la position du Soleil dans les éphémérides pour les jours-frontières.
  6. par la plupart des astrologues, mais il n'y a pas parmi ces derniers un consensus général sur la maîtrise de Pluton, comme l'indique Élizabeth Teissier à la page 282 de son livre de poche L'astrologie, science du XXIe siècle (ISBN 978-225308-1494). Ainsi Charles E. Vouga (compagnon de Germaine Holley estimait que Pluton co-régnait sur le signe des Poissons avec Neptune (voir Une astrologie pour l'ère du Verseau, éditions du Rocher, 1996, (ISBN 9-782268-024424), page 171); Alexandre Volguine pensait que Pluton avait la maîtrise du signe du Sagittaire (voir Les Cahiers Astrologiques no 170 (1974)); quant-à Dane Rudhyar, il estimait que Pluton, en tant qu'octave supérieur de Mars régnait sur le signe du Bélier (voir son Astrologie de la personnalité, éd. Librairie de Médicis, page 374).
  7. (Éditions Pierre Horay, 1978, (ISBN 2-7058-0072-7)
  8. W.E. Peuckert, L'astrologie, Petite Bibliothèque Payot, 1980, p. 100.
  9. tels qu'ils sont rapportés par W.E. Peuckert dans l'opus déjà cité, à la page 103.
  10. La Roue de la Vie : méditation sur le zodiaque, Éditions Dangles, 1986, (ISBN 2-7033-0302-5), p. 103 & 106.
  11. Psycho-Astrologie des Signes d'Air, éd. Spiritual Book France, 2002, (ISBN 978-2913-83737-9), p. 85.
  12. La Roue de la vie : méditation sur le zodiaque, p. 174.
  13. Françoise Hardy, Les rythmes du zodiaque, éd. Pocket, 2003, (ISBN 9-782266-139120), page 214.
  14. Ève Saint-Gall, Devenir astrologue, auto-éd., 1983, p. 113.

Voir aussi

Bibliographie

  • André Barbault, Astrologie: Symboliques - Calculs - Interprétations, éditions Seuil, (ISBN 978-202-068-0219)

Articles connexes