Sarcophage romain

Sarcophage romain
Sarcophage des deux frères avec une scène biblique (Musée Pio Cristiano)

Un sarcophage romain est un élément des pratiques funéraires de l'époque romaine, surtout entre le IIe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle. Les sarcophages sont utilisés pour enterrer les morts, surtout ceux issus des classes fortunées.

Fabriqués dans divers matériaux, le pépérin, le tuf, le marbre et le porphyre rouge, ils sont richement ornés de bas-reliefs aux thèmes variés.

À l'époque romaine, les tombes devaient se trouver à l'extérieur du périmètre sacré de la cité, le pomerium à Rome, et étaient implantées le long des voies qui partaient des villes. À Rome, elles se retrouvaient autour de la via Appia, la via Ostiense et la via Trionfale. Des nécropoles et des monuments funéraires apparaissent le long de ces voies. Cette pratique s'étend également dans l'Empire romain.

Les défunts provenant de familles fortunées et qui choisissaient l'inhumation étaient souvent enterrés dans des sarcophages sculptés et placés dans des monuments funéraires. Cette pratique supplante progressivement celle de l'incinération.

Les sarcophages étaient décorés sur trois côtés, le côté sans ornement étant adossé à un mur, contrairement aux sarcophages de Grèce ou d'Asie mineure qui sont sculptés sur les quatre côtés pour être placés au milieu d'un petit temple.

Les thèmes décoratifs qui reviennent fréquemment sur les sarcophages sont les guirlandes de fruits et de fleurs, des compositions héraldiques où des figures tiennent un portrait du défunt, des scènes illustrant la vie publique ou privée du défunt à l'aide d'éléments mythiques ou allégoriques, comme le mariage, la vie militaire, l'offrande d'un sacrifice, formes de préparation à la vie dans l'au-delà.

Quelques exemples

Source

  • Ufficio Pubblicazioni Musei Vaticani, Les Musées du Vatican, Edizioni Musei Vaticani, 2010, p. 87-95, (ISBN 978-88-8271-208-2).