Sarah Levan-Reifman

Sarah Levan-Reifman
Biographie
Naissance
Décès
(à 36 ans)
Oświęcim
Activités

Sarah-Suzanne Levan-Reifman (, Roumanie - , Auschwitz) est le médecin de la maison des enfants d'Izieu. Elle est arrêtée lors de la Rafle du . Elle a juste le temps de prévenir son frère Léon Reifman, qui réussit à être l'unique échappé. Elle est déportée à Auschwitz où elle est assassinée à son arrivée.

Biographie

Sarah-Suzanne Levan-Reifman[1] naît le en Roumanie[2]. Elle est la fille de Moïse Reifman, né le , à Sagani, et de Eva Reifman née .

Elle est la mère de Claude Levan-Reifman[3], né le à Paris. Il a un père vietnamien, à qui il ressemble[2]. Elle est la sœur de Léon Reifman né en 1914 et mort à Périgueux en 1994.

Izieu

Le frère de Sarah Levan-Reifman, Léon Reifman, étudiant en médecine, supervise les besoins de santé à la Maison d'Izieu, jusqu'en . Il doit quitter Izieu, car il est recherché par le Service du travail obligatoire (STO)[4]

Léon Reifman est remplacé, en , par sa sœur, Sarah Levan-Reifman qui devient la doctoresse de la maison des enfants d'Izieu. Ses parents et son fils demeurent aussi dans cette maison.

En l'absence de Sabine Zlatin, elle agit comme directrice de la maison[2].

Déportation à Auschwitz

Lors de la Rafle du , Sarah Levan-Reifman, a juste le temps d'avertir son frère, Léon Reifman, arrivé le jour même, pour qu'il s'échappe.

Elle est déportée avec ses parents, et son fils Claude, par le convoi no 71, du , du Camp de Drancy vers Auschwitz. Elle avait été sélectionnée pour le travail, mais entendant son fils pleurer, elle le rejoint[5]. Elle meurt avec lui le [6] et les autres enfants à l'arrivée à Auschwitz[2].

Mémoire

Mémorial des enfants d'Izieu.

Le nom de Sarah Levan-Reifman et de son fils Claude figurent sur le mémorial des enfants d'Izieu à Belley.

Notes et références

Articles connexes