Santé mentale

Dans les pays plus égalitaires, il y a moins de troubles psychiques[1]

La santé mentale définit le bien-être psychique, émotionnel et cognitif ou une absence de trouble mental. Le terme est relativement récent et polysémique. La santé mentale est selon J. Sutter perçue comme « [l']aptitude du psychisme à fonctionner de façon harmonieuse, agréable, efficace et à faire face avec souplesse aux situations difficiles en étant capable de retrouver son équilibre[2]. »

Il n'existe aucune définition précise de la santé mentale, mais pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS) « on définit la santé mentale comme un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté. »[3]

La santé mentale peut être altérée par des troubles, dont la dépression, les troubles anxieux, les troubles bipolaires ou la schizophrénie. Une liste des troubles de la santé mentale et leur description sont données dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association Américaine de Psychiatrie et la Classification internationale des maladies de l'OMS.

Les pays européens (Commission Européenne de l’Union européenne et la Conférence ministérielle européenne de l’OMS[4]) distinguent deux aspects de la santé mentale : la santé mentale « positive » (autonomie, bien-être, épanouissement personnel), et la santé mentale « négative » qui regroupe deux formes : d'une part la détresse psychologique réactionnelle (induite par les situations éprouvantes et difficultés existentielles), d'autre part les troubles mentaux, affections psychiatriques de durée variable et plus ou moins sévères et/ou handicapants[5].

L'Organisation mondiale de la santé promeut un mouvement de désinstitutionnalisation dans laquelle le soin en santé mentale classique sera remplacé majoritairement par une « santé mentale communautaire ». Celle-ci consiste à :

  • Intégrer les soins de santé mentale dans le système de premiers soins[6] ;
  • Réadapter les patients hospitalisés sur le long terme en hôpital psychiatrique dans la communauté[6]
  • Mettre en œuvre des programmes de lutte contre la stigmatisation au sein des communautés[6]
  • Lancer des interventions préventives efficaces auprès de la population[6]
  • Assurer la pleine participation et l'intégration des personnes atteintes de troubles mentaux dans la communauté[6]

Historique

En 1843, William Sweetser[7] est le premier auteur à utiliser le terme d'"hygiène mentale", un précurseur des futures approches de la santé mentale[8]. Isaac Ray, l'un des trente fondateurs de l'Association Américaine de Psychiatrie (AAP), définit la santé mentale comme un art de préserver l'esprit contre les incidents et les influences qui pourraient endommager ou détruire son énergie, sa qualité ou son développement[8]. Une figure importante de l'"hygiène mentale", est l'américaine Dorothea Dix (1808-1887), une institutrice qui a consacré toute sa vie à aider les personnes atteintes de troubles mentaux, et à faire la lumière sur les conditions déplorables dans lesquels ils étaient traités. Ce mouvement est connu sous le nom de "mouvement d'hygiène mentale"[9],[10]. Au début du XXe siècle, les individus atteints de troubles mentaux étaient encore considérablement négligés, souvent laissés seuls dans des conditions déplorables, et possédant parfois à peine de quoi s'habiller[9]. Les efforts de Dix ont servi et nombre de patients atteints de troubles mentaux ont été mieux pris en charge dans des hôpitaux psychiatriques d'État, même si ces institutions manquaient largement de personnel[9].

En 1908, Clifford Beers fonde aux États-Unis le National Committee for Mental Hygiene et ouvre la première clinique pour patients atteints de troubles mentaux aux États-Unis[8],[11].

Le nouvel élan des politiques de santé mentale, impulsé dans les années 1990, va bien au-delà de ces dispositifs limités. Avec ce terme, il s'agit en réalité d'un changement de paradigme des politiques de santé publique. Là où autrefois le champ psychiatrique de la folie constituait le fondement et le socle légitime des interventions de l'État, la santé mentale est désormais la priorité et la fin d'un nouveau domaine illimité. C'est que le malaise social est de plus en plus décrit et appréhendé comme un malaise subjectif : la dépression est déclarée « mal du siècle » et tout lien social peut être cause de traumatisme. Mais c'est aussi et surtout que l'idéal de santé, conçue comme le capital-ressource nécessaire pour faire face aux aléas de la vie en société, constitue le nouveau bien démocratique. La santé mentale a ainsi été déclarée « nouveau droit de l'homme ». L'idéal est celui de la « santé mentale positive », dont la production est posée comme préoccupation de l'État, et dont la réalisation doit être le souci de chacun[12].

Obstacles

Facteurs alimentaires

Différentes études tentent à montrer une dépendance à la malbouffe et de démontrer un lien entre santé mentale et malbouffe[13],[14],[15],[16].

Facteurs toxicologiques

Un nombre important de troubles et séquelles, éventuellement irréversibles, peuvent avoir été induits in utero, dans l'enfance ou à l'âge adulte, à la suite du contact avec des neurotoxiques inhalés, ingérés, ou absorbés par la peau ou des muqueuses. Il peut s'agir par exemple du plomb ou du mercure, ou de pesticides, d'alcool ou d'autres corps chimiques, qui parfois peuvent agir en synergies. Il est probable que la neurotoxicité de certaines molécules n'ait pas encore été identifiée. En Europe, le règlement Reach invite à une meilleure évaluation des impacts des produits chimiques. Faute de recherches anciennes, et d'une approche écoépidémiologique adaptée, l'origine écotoxicologique de certains trouble a pu être sous-estimée chez des populations collectivement exposées à des toxiques d'origine naturelle ou artificielle (arsenic du sol, plomb des cartouches de chasse, plomb et radionucléides de Tchernobyl, etc.).

Facteurs infectieux

Des millions de personnes dans le monde sont victimes de troubles neurologiques induits par des virus ou bactéries. C'est selon un rapport[17] (2007) de l'OMS la sixième cause de consultation neurologique dans les services primaires de soin, touchant particulièrement environ un quart des états-membres de l'OMS, essentiellement en Afrique et dans le Sud-est asiatique. Les neuroinfections restent un problème difficile à traiter même avec l'arrivée des antibiotiques et de vaccins efficaces, dans beaucoup de régions du monde, particulièrement dans des pays dites « en voie de développement ». Ces infections ont généralement été contractées dans l'enfance voire in utero (dans une étude nord américaine[18] ayant porté sur plus de 12 000 enfants, les enfants dont la mère était grippée durant la première partie de leur grossesse ont eu un risque triplé de développer une schizophrénie plus tard). Dans ce cas, une étude ayant porté sur plus de 2000 femmes n'ayant pas détecté d'effets de la vaccination de la mère sur le fœtus, la vaccination préventive de la femme enceinte a été recommandée pa les CDC américains.

Facteurs liés au stress

Le contexte sociopsychologique a une importance dans l'apparition de certains troubles, en particulier, dépressions pouvant conduire au suicide. Le stress et la souffrance au travail ou le stress induit par la difficulté à trouver du travail et à la peur de le perdre, le stress lié au vieillissement dans la solitude, certaines délinquances sexuelles, divers troubles de la sexualité, la non-reconnaissance sociale ou l'interdit de certaines formes de sexualité, ou encore divers stress liés au sida, à la stérilité du couple, aux drogues dures, ou le stress induit par une grande précarité et une société où la famille a éclaté, le stress de mineurs en grande difficulté, la perte de repères des mondes virtuels offerts par les jeux vidéo, etc. sont des problèmes parfois nouveaux pour les thérapeutes. Dans certains pays ou contexte, le trouble mental est encore volontiers caché ou les malades enfermés, ce qui peut ajouter à leur souffrance et à leurs trouble. Dans certains pays, les problèmes d'immigration forcée et de déplacements volontaires de réfugiés ou immigrés cherchant de meilleures conditions de vie, ou les problèmes liés aux guerres, guerres civiles et au terrorisme, ou à certaines pressions sociales et religieuses peuvent être sources de troubles importants.

Éléments de prospective

En mars 2007, un rapport de l'Organisation mondiale de la santé[19] annonce un doublement des cas de démence tous les 20 ans pour les prochaines décennies. Des désordres neurologiques et leurs séquelles et conséquences affectent environ un milliard de personnes dans le monde, touchant tous les groupes d’âge et toutes les zones géographiques. Et pour l’OMS, ces problèmes iront en s’aggravant durant quelques décennies. En effet, l'allongement de la vie et une diminution du nombre d’enfants par femme ont amené une transition démographique passagère, mais importante. Durant quelques décennies, la proportion de personnes âgées et très âgées sera bien plus élevée qu’elle ne l’a jamais été dans l’Histoire de l’humanité. Les désordres neurologiques (dont Alzheimer et autres démences, maladie de Parkinson) seront plus nombreux.

Beaucoup de pays en sous-développement doivent en outre aussi faire face à un taux élevé ou en augmentation de maladies infectieuses dont certaines ont des conséquences neurologiques (dont VIH et paludisme) - et à une augmentation de maladies non contagieuses (obésité, infarctus, etc) dont certaines séquelles peuvent affecter le système nerveux central. Même si statistiquement les pauvres, les enfants, les adolescents et les personnes âgées présentent un risque accru, aucun groupe social ou de population n'est immunisé contre les troubles neurologiques. Lors de certaines maladies, la douleur physique ajoute ses effets à la souffrance psychique des malades et de leur entourage. Ceci pèse sur les familles et l’entourage, et est mal mesuré, comme les impacts socio-économiques de ces maladies.

Europe

Selon une étude publiée en juin 2005 dans l'European Journal of Neurology il est estimé qu'en 2004 le coût économique induit sur un an par les principales maladies neurologiques (démence, épilepsie, migraine et autres maux de tête, sclérose en plaques, maladie de Parkinson) atteint 139 milliards d’euros (+/- US$ 180 milliards)[20]. Cette étude n’a que partiellement inclus les coûts directs non médicaux (ex ; prise en charge par la collectivité et/ou informelle), les coûts indirects, dont certains ne sont pas quantifiables. Les coûts de la démence augmentent de 25 % si les soins « informels » sont pris en compte, et d’au moins 50 % dans le cas de la sclérose en plaques quand les coûts « intangibles » sont évalués et pris en compte (selon la même étude). Le coût annuel lié aux dommages traumatiques au cerveau a été estimé à environ 3 milliards d’euros, mais est très sous-estimé, car uniquement basé sur les frais d’hospitalisation, sans tenir compte des frais de rééducation, réadaptation, jours ouvrés de production perdus, etc. Aucune évaluation similaire n'est disponible pour les pays en voie de développement note l’OMS.

France

L'organisation en place est la politique de secteurs géographiques depuis 1960 avec un hôpital de référence et des structures alternatives. Un plan national Psychiatrie et santé mentale est en cours[21](2005-2008), basé sur la prévention, l'accueil et l'accompagnement, qui vise à renforcer le respect des malades et de leurs proches, et améliorer la pratique professionnelle de la santé mentale, tout en développant la recherche, le suivi et l'évaluation.

Un nouveau plan de psychiatrie et santé mentale a été présenté par la secrétaire chargée de la santé le 29 février 2012, qui vise à mettre en exergue le rôle des ARS (Agences régionales de santé. Ce PPSM s'intitulerait le plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015[22]. Le ministère de la santé signalait[23] en 2003, "Un net accroissement du recours aux soins concernant les troubles mentaux" depuis une dizaine d’années, mais rappelle que l'augmentation des consultations peut aussi être liée à des changements d'attitudes et de représentations vis-à-vis des troubles mentaux qui sont moins stigmatisés chez la population ayant bénéficié d'études supérieures. L'augmentation est néanmoins si brutale qu'elle pose question : les soins de ville (généralistes et spécialistes) pour troubles névrotiques et psychotiques, anxiété, dépression, troubles de l’enfance et troubles du sommeil sont passés de près de 44 millions de recours (pour la période septembre 1998-août 1999) à 49 millions de recours (pour la période septembre 2001-août 2002). Les psychiatres de ville sont passés de 13,4 millions de consultations en 1992 à près de 16 millions en 2001 (+ 19,4 %). Le suivi psychiatrique touche plus de monde : 1,1 million d'adultes vus en 1999 (soit +56 % en 10 ans, de 1989 à 1999). Les traitements ambulatoires sont de plus en plus nombreux et dominent dans ce pays (plus de 8 patients sur dix sont soignés via des consultations et/ou des ateliers thérapeutiques…). Les dispositifs spécialisés de santé mentale (psychiatrie infanto-juvénile) voient arriver de plus en plus d'enfants et adolescents : presque deux fois plus ; 432 000 enfants suivis en 2000 contre 254 700 en 1991 alors que la natalité est restée à peu près stable.

La Haute Autorité de santé a adopté le Programme pluriannuel Psychiatrie et santé mentale 2018-2023 en juin 2018[24]. Il comprend le thème des droits et de la sécurité en psychiatrie, celui des troubles mentaux sévères et persistants et handicap psychique, celui de la pédopsychiatrie.

Par décret du 29 avril 2019[25] il est institué, auprès de la ministre des solidarités et de la santé, un délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie. Nommé par décret, il " est chargé de mettre en œuvre la stratégie nationale en faveur de la santé mentale et de la psychiatrie, de s'assurer de son déploiement dans les territoires, de contribuer à accompagner les évolutions de la psychiatrie afin de développer des prises en charge de qualité, diversifiées, personnalisées et accessibles à l'ensemble de la population."

Approche en santé mentale fondée sur les droits de l'homme

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la santé mentale est « un état de bien-être dans lequel chaque individu réalise son propre potentiel, peut gérer le stress normal de la vie, peut travailler d'une façon productive et fructueuse, et se trouve capable de contribuer à sa propre communauté ». Cette définition implique que la santé mentale soit basée sur un vaste dispositif de ressources et de soutiens qui facilitent l'engagement individuel vers le niveau le plus élevé possible d'emploi profitable et d'autres rôles dans la communauté. Ces facteurs incluent, entre autres, la disponibilité d'un logement adéquat, des conditions de travail juste et favorables, la liberté de ne pas subir de discrimination, lesquels sont présents dans la déclaration internationale des droits de l'homme[26].


De ce fait, une approche en santé mentale fondée sur les droits de l'homme apparaît non seulement comme un objectif favorable sur le plan de l'éthique et de la morale, mais aussi sur le plan pratique afin d'améliorer la santé mentale de catégories de population susceptibles d'encourir davantage de rétentions de leurs droits fondamentaux que les autres. La Convention relative aux droits des personnes handicapées en particulier, met en avant la notion d'égalité des personnes en situation de handicap devant la loi et quant à d'autres droits[26].


Plusieurs études ont été conduites par des commissions nationales sur les droits de l'homme ou par des départements nationaux de la santé[26] :

  • Sous le patronage de la Commission écossaise sur les droits de l'homme, à la suite d'un rapport négatif paru en 2000, et avec l'accompagnement d'experts sur les droits de l'homme, un hôpital de psychiatrie judiciaire, regroupant des personnes en hospitalisation involontaire, situé à Carstairs, Ecosse a interviewé une centaine de membres du personnel soignant ainsi que d'usagers. Le groupe de travail ainsi formé a pu évaluer les pratiques internes à l'hôpital à l'aide d'un dispositif de « feux de signalisation » afin de manifester l'adhésion, le rejet, ou l'avis mitigé envers les pratiques en question. Le dispositif a été accompagné d'une formation sur les droits humains en santé mentale d'une durée de deux ans pour les membres du personnel, et a amené à la rédaction d'un guide quant à l'amélioration des pratiques[26].
  • A la suite d'une décision de la Cour suprême indienne de 1997, la Commission nationale sur les droits de l'homme a été mandatée pour superviser les pratiques dans divers instituts psychiatriques, afin de vérifier que ceux-ci fonctionnent « de façon qui est attendue afin d'accomplir l'objectif en vertu desquels ils sont conçus ». De cette manière, l'accès à certains droits fondamentaux, comme l'accès à de la nourriture en quantité suffisante, l'hygiène, ainsi qu'à des espaces récréatifs, ainsi que le respect de l'Amendement indien en santé mentale, ont pu être contrôlés et améliorés[26].
  • En 2009 le Département britannique de santé mentale a lancé une initiative a l'échelle nationale concernant la prise en charge des personnes avec handicap intellectuel ou cognitif. afin de moderniser les structures de prise en charge, de favoriser la transition vers des approches centrées sur la personne, ainsi que les centres locaux spécialisés. Les quatre principes moteurs étaient droits, indépendance, choix et inclusion. Des apports positifs ont été reconnus concernant l'implication de l'usager dans la prise en charge sanitaire ainsi que l'accès à des services centrés sur la personne et aux médiateurs de santé[26].
  • Le groupe nommé Participation and practice of rights project est un groupe de pairs défenseurs en santé mentale situé en Irlande du Nord. Conjointement à d'autres associations locales, ils ont travaillé à établir une semaine de suivi pour tous ceux qui auraient un historique de trouble mental sévère dans lequel de l'auto-agression (voir auto-mutilation) aurait été manifestée. En effet, une grande quantité de suicides arrivaient dans l'espace d'un semaine après la sortie d'un dispositif de service en santé mentale. Le groupe a identifié des attitudes considérées comme problématiques du point de vue des droits humains, a conduit des sessions de groupe spécialisées et des enquêtes sur les usagers des services locaux afin de mesurer à quel point ces problèmes étaient répandus dans des communautés adjacentes. Ensuite, les résultats ont été présentés à un groupe d'experts internationaux sur les droits humains et d'experts en santé mentale[26].
  • Le département de santé et d'hygiène mentales des services correctionnels de santé de New York City, responsable de la santé mentale des détenus carcéraux, a constaté un conflit entre les missions médicales et carcérales. De ce fait, des directives ont été adoptées en 2012 afin de garantir à la fois la sécurité des patients, la santé des populations, et les droits humains. Ceci a mené a améliorer la surveillance des détenus sensibles et à l'analyse des incidents impliquant les agressions ou les auto-agressions chez les détenus qui étaient aussi des usagers en santé mentale. Les analyses ont révélé que les problèmes de santé mentale ainsi que l'isolement étaient des facteurs majeurs d'auto-mutilation[26].
  • A Soweto, en Afrique du Sud, une approche basée sur les droits humains a été utilisée afin de montrer une clinique intégrant à la fois le soin des maladies mentales, de la tuberculose et du VIH. En effet, il est difficile pour les usagers en santé mentale en Afrique du Sud d'avoir accès à la fois au soin en santé mentale et à des traitements pour le VIH ou la tuberculose, à cause notamment de l'idée qu'ils n'adhéreraient pas à ces traitements (voir Psychophobie). En utilisation une approche fondée sur les droits de l'homme, trois psychiatres locaux ont estimé qu'il s'agissait de discrimination et monté une clinique intégrative afin de fournir ces services à des gens qui sinon rencontreraient de sévères obstacles pour recevoir un traitement[26].

Bibliographie

  • John Ward : Le mouvement Américain pour l'Hygiène Mentale 1900 1930 ou Comment améliorer la Race Humaine, Éd.: L'Harmattan, Coll.: Racisme et eugénisme, (ISBN 2296543162).
  • Michel Cymes : "Votre cerveau, comment le protéger", Éd. Stock, 2017. (ISBN 9782234082472)
  • film "Chercheurs en folie" : https://dai.ly/x6np04x

Références

  1. (en + fr) Richard Wilkinson et Kate Pickett (trad. de l'anglais), The Spirit Level: Why More Equal Societies Almost Always Do Better [« Pourquoi l'égalité est meilleure pour tous »], , 352 p. (ISBN 1-84614-039-0 et 978-2-36383-101-9, lire en ligne [PDF])
  2. J. Sutter
  3. OMS, La santé mentale: renforcer notre action, Aide-mémoire No 220, août 2014
  4. Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, La conférence européenne ministérielle sur la santé mentale, 2009
  5. Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Santé mentale, 2009.
  6. a b c d et e « WHO | Community mental health services will lessen social exclusion, says WHO », sur WHO (consulté le 21 février 2020)
  7. William Sweetser, 1797-1875, USA, Prof. de médecine à l'Université de Vermont (1825-32), Bowdoin College (1845-61). Biographie : (en) John R. Shook, Dictionary of Early American Philosophers, Bloomsbury, 2012. (en) Ouvrages de William Sweetser en ligne.
  8. a b et c (en) Wallace Mandell, Origins of Mental Health, The Realization of an Idea, 1995, Johns Hopkins University
  9. a b et c (en) Barlow, D.H., Durand, V.M., Steward, S.H. (2009), Abnormal psychology: An integrative approach (Second Canadian Edition), p. 16
  10. Jean-Bernard Wojciechowski, Hygiène mentale et hygiène sociale (lire en ligne)
  11. (en) Clifford Beers Clinic. (30 octobre 2006). About Clifford Beers Clinic. Consulté le 1er juin 2007, depuis CliffordBeers.org
  12. Voir Robert Castel, La Gestion des risques, Paris, Minuit, 1981.
  13. Paul M. Johnson et Paul J. Kenny, « Addiction-like reward dysfunction and compulsive eating in obese rats: Role for dopamine D2 receptors », Nature neuroscience, vol. 13, no 5,‎ , p. 635–641 (ISSN 1097-6256, PMID 20348917, PMCID PMC2947358, DOI 10.1038/nn.2519, lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017)
  14. « Junk Food 'Addiction' May Be Real - BusinessWeek », (consulté le 25 janvier 2017)
  15. (en) « Fast-Food Consumption Linked to Lower Test Score Gains in 8th Graders », News Room,‎ (lire en ligne, consulté le 25 janvier 2017)
  16. (en) Hoda Zahedi, Roya Kelishadi, Ramin Heshmat et Mohammad Esmaeil Motlagh, « Association between junk food consumption and mental health in a national sample of Iranian children and adolescents: The CASPIAN-IV study », Nutrition, vol. 30, nos 11-12,‎ , p. 1391–1397 (ISSN 0899-9007 et 1873-1244, DOI 10.1016/j.nut.2014.04.014, lire en ligne, consulté le 24 août 2017)
  17. (en) Rapport OMS sur la santé mentale
  18. Flu during pregnancy linked to adult schizophrenia, Archives of General Psychiatry, 2004 En savoir plus (en)
  19. (en) [PDF] Rapport OMS sur la santé mentale
  20. « OMS | Les troubles neurologiques affectent des millions de personnes dans le monde: rapport de l'OMS », sur www.who.int (consulté le 12 juin 2018)
  21. [PDF] Plan national français Psychiatrie et santé mentale
  22. Hospimedia - Plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015
  23. page Santé mentale du Ministère français chargé de la Santé
  24. « Programme pluriannuel. Psychiatrie et santé mentale 2018-2023 », sur has-sante.fr,
  25. Décret no 2019-380 du 29 avril 2019 portant création d'un délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie
  26. a b c d e f g h et i Sebastian Porsdam Mann, Valerie J. Bradley et Barbara J. Sahakian, « Human Rights-Based Approaches to Mental Health », Health and Human Rights, vol. 18, no 1,‎ , p. 263–276 (ISSN 1079-0969, PMID 27781015, PMCID 5070696, lire en ligne, consulté le 4 janvier 2020)

Annexes