Sainte-Rose (Guadeloupe)

Sainte-Rose
Mairie de Sainte-Rose, œuvre d'Ali Tur
Mairie de Sainte-Rose, œuvre d'Ali Tur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Basse-Terre
Canton chef-lieu de 2 cantons
Sainte-Rose-1, Sainte-Rose-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Nord Basse-Terre
Maire
Mandat
Claudine Gabriel-Bajazet
2014-2020
Code postal 97115
Code commune 97129
Démographie
Gentilé Sainte-Rosien(ne)s
Population
municipale
20 060 hab. (2014)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 20′ 00″ nord, 61° 42′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 758 m
Superficie 119,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

Voir la carte administrative de Guadeloupe
City locator 14.svg
Sainte-Rose

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

Voir la carte topographique de Guadeloupe
City locator 14.svg
Sainte-Rose

Sainte-Rose (en créole : Sentwòz ) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe. Ses habitants sont appelés les Sainte-Rosien(ne)s.

Géographie

Situation

En rouge le territoire communal de Sainte-Rose.

Avec une superficie de 119,65 km2, Sainte-Rose est la seconde commune de Guadeloupe la plus étendue après Petit-Bourg. Elle se trouve sur une bonne partie du nord de la Basse-Terre (entre Lamentin et Deshaies). La commune est notamment traversée par la Grande Rivière à Goyaves, la rivière de Nogent, la rivière Moustique, la rivière de la Ramée, la rivière Salée et la rivière du Vieux-Fort qui sépare son territoire de celui de la commune de Deshaies.

Lieux-dits et hameaux

La commune comprend de nombreuses sections en plus du bourg lui-même : Bebel, Bellevue, Béron, Bis, Bône, la Boucan, Bis, Cacao, Cadet, Caféière, Choisy, Cluny, Comté de Lohéac, Conodor, Desbonnes, Duportail, Durieu, Duzer, Goyavier, Lachaise, Madame, Monplaisir, Morne-Rouge, Moustique, Nolivier, Pont-Canal, Plessis-Nogent, la Ramée, Saint-Val, Sainte-Marie, Sofaïa, Viard, Vinty.

La section de Sofaïa, par exemple, est située sur le versant nord du parc national de la Guadeloupe. Bâtie sur des terres ayant originellement appartenu à la famille Boisneuf, une importante famille de politiciens locaux, la section compte entre autres une chapelle votive dédiée à Rose de Lima alias « Santa Rosa » et un site géologique insolite, des bains d'eau sulfureuse très appréciés des Antillais et des touristes.

Municipalités limitrophes

Rose des vents Rose des vents
Deshaies N
O    Sainte-Rose    E
S
Pointe-Noire Lamentin

Histoire

Les premiers colons, 400 Français commandés par Jean du Plessis d'Ossonville et Charles Liénard de l'Olive avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique dont Pierre Pélican et Raymond Breton, débarquent à la Pointe Allègre à Sainte-Rose le 28 juin 1635[1]. Le site est initialement nommé Grand-Cul-de-Sac, puis Saint-Pierre, et enfin Sainte-Rose en 1790. Jean du Plessis décède en décembre 1635, laissant le commandement à Charles Liénard de l'Olive. Ce dernier s'attaque aux Indiens caraïbes pour prendre leurs femmes et voler leurs terres[2]

L'historien guadeloupéen, Jules Ballet (1825-1904) indique la construction de deux forts : le fort Saint-Pierre sur les bords d'une rivière que dénommée rivière du Vieux-Fort, Liénard de l'Olive installe sa demeure sur ses berges. Du Plessis installe son habitation, à l'est de la Pointe, sur les bords de la rivière Petit-Fort, car une fortification y était installée à son embouchures. Le père Raymond Breton et deux autres ecclésiastiques s’installèrent dans une plantation et firent construire une chapelle avec un cimetière. Une carte de Jean-Baptiste Du Tertre montre l'emplacement de ces deux forts. La distance entre les forts était de 900 mètres selon Du Tertre. Il ne subsiste pas de vestiges apparents de ces premières implantations[3].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 20 060 habitants, en diminution de -0,66 % par rapport à 2009 (Guadeloupe : -0,34 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 290 11 624 12 050 12 299 13 995 17 574 19 989 20 241 20 060
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration

Liste des maires successifs de Sainte-Rose
Période Identité Étiquette Qualité
1959 Virgile Chathuant SFIO Restaurateur, conseiller général
Charles Gabriel SFIOFGPSUDF Conseiller général (1958-1983)
Daniel Jean FGPSGUSR  
Clodomir Bajazet OG Conseiller départmental (2015-en cours)
2014 Richard Yacou UMP Conseiller général (2001-2008)
en cours Claudine Bajazet FGPS Conseiller départemental (2015-en cours)

Économie

L'activité économique principale de la commune est liée à la production de rhums de la Guadeloupe avec la présence sur territoire de deux importantes distilleries : la distillerie du domaine de Séverin produisant le rhum Séverin et la distillerie Reimonenq produisant le rhum cœur de chauffe.

Société et services publics

Enseignement

La commune accueille sur son territoire le lycée d'enseignement général et technologique Sonny-Rupaire (anciennement lycée Nord Basse-Terre), le collège Bébel et le collège de la Boucan.

Sports

Sports nautiques sur les zones côtières.

La commune possède de nombreux équipements sportifs dont le stade municipal de Sainte-Rose, des courts de tennis, la halle des Sports, le centre équestre du Domaine de Belle Plaine (le seul centre labellisé par la Fédération française d'équitation) en Guadeloupe) et le site d'activités nautiques.

De fait, Sainte-Rose héberge de très nombreux clubs sportifs :

  • USR (Unité Sainte Rosienne), pour le football, le basket, et le handball
  • Juvénis, pour le football
  • Étoile Filante, pour le football
  • ASR (Avenir Sainte Rosien) pour le football
  • USR-Vélo Orange, pour le cyclisme
  • Sainte-Rose Tennis Club
  • Foulées du Nord, pour l'athlétisme, l'initiation à l'athlé et l'athlé-santé
  • Kayak de mer pour le kayak

Les habitants de la commune peuvent s'adonner aux sports nautiques tels que la navigation, la plongée sous marine, la planche à voile, le kite-surf...

Patrimoine et monuments

Plage de Clugny, à Sainte-Rose.
  • L'écomusée créole de la Guadeloupe, situé sur route de Sofaïa-Pont Canal, dédié à l'histoire, la culture, les traditions, le jardin créole avec son conservatoire médicinal, sa route des épices, ses fleurs. Le site est labellisé jardin remarquable et partenaire et parrain de l'école Mixte 1, adhérant au réseau national des écoles associées de l'UNESCO.
  • Maison du Rhum (à l'est du bourg) ; hormis une présentation de la fabrication du rhum en Guadeloupe, elle comporte une section présentant une quarantaine de maquettes de bateaux, ainsi qu'une salle présentant des papillons et des insectes, dont le Dynaste Hercule, avec de belles collections montrant toutes les tailles atteintes par cet insecte, ainsi que toutes les malformations pouvant atteindre les cornes des mâles.
  • Domaine de Séverin (à l'est du bourg) accueillant la distillerie produisant le rhum Séverin.
  • L'activité culturelle municipale est assurée par la programmation, principalement théâtrale, de la salle Louis-Daniel-Beauperthuy.
  • Place Tricolore (au bourg)
  • Les bains sulfureux de Sofaïa (au sud du bourg), l'une des sources thermales de la Guadeloupe.
  • La chapelle votive de Sainte-Rose-de-Lima (au sud du bourg).
  • Par ailleurs la gendarmerie et le dispensaire de la commune sont l'œuvre de l'architecte Ali Tur réalisés entre 1930 et 1932[7].
  • Les principales plages de Sainte-Rose sont : la plage des Amandiers (à l'ouest du bourg), la plage de Nogent à la Pointe Allègre, la plage de Clugny, la plage Mambia, la plage du Petit Fort, la plage Pointe des Îles, l'anse du Grand-Bas-Vent, l'anse Vinty.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. Alban Dignat. 28 juin 1635 : La Guadeloupe devient française Hérodote,
  2. L'Histoire de la Guadeloupe L'Or des Îles, Sources : Centre régional de documentation pédagogique de l’académie de la Martinique Assemblée Nationale ANOM Sénat La Guadeloupe dans l’histoire: La Guadeloupe physique, économique, agricole, commerciale, financière, politique et sociale, 1492-1900 – Oruno Lara Histoire de la Guadeloupe, Volume 1 – Auguste Lacour Histoire de l’esclavage dans les colonies françaises …
  3. [PDF] Fortuné Chalumeau, Arrivée des Premiers Habitants à la Guadeloupe en juin 1635 : les écrits des chroniqueurs et les réalités insulaires, Généalogie et Histoire de la Caraïbe no 214, mai 2008
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Michèle Robin-Clerc, Note descriptive de l’œuvre d’Ali Tur, Basse-Terre, Conseil régional de Guadeloupe, (lire en ligne), p. 7-8.

Annexes

Articles connexes