Saint-Priest

Saint-Priest
Le château de Saint-Priest.
Le château de Saint-Priest.
Blason de Saint-Priest
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Gilles Gascon (LR)
2014–2020
Code postal 69800
Code commune 69290
Démographie
Gentilé San-Priods, San-Priodes
Population
municipale
44 446 hab. (2014en augmentation de 6.45 % par rapport à 2009)
Densité 1 496 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 50″ nord, 4° 56′ 41″ est
Altitude Min. 189 m
Max. 263 m
Superficie 29,71 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-saint-priest.fr

Saint-Priest (prononcé [sɛ̃pʁiɛst][1],[2] est une commune française du sud-est de la France située dans la collectivité territoriale de la Métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les San-Priods[3].

Deuxième ville la plus étendue de sa métropole, derrière Lyon, grâce à ses 2 971 hectares de superficie[4], il s'agit également de la cinquième ville la plus peuplée au niveau départemental après Vaulx-en-Velin et devant Caluire-et-Cuire. Elle est onzième sur le plan régional[5].

Ville de banlieue faisant partie des communes dites de l'Est lyonnais, elle dispose d'une situation privilégiée entre Lyon et sa couronne périurbaine, faisant d'elle une ville florissante en plein développement économique et social[6]. Ce dynamisme est accentué par la présence du Parc technologique de Lyon sur son territoire, ainsi que celle de nombreuses zones industrielles et commerciales[7].

La commune de Saint-Priest est reconnue pour son dynamisme culturel et sportif, dû notamment à ses équipements et à ses établissements de qualité, ainsi qu'à la présence de nombreuses associations sur son territoire[8].

Saint-Priest

Sommaire

Géographie

Localisation

La ville de Saint-Priest est située dans le sud-est de la France, en Europe continentale[9]. Elle dispose d'une situation privilégiée à l'échelle nationale de par sa localisation sur l'axe de communication reliant la mer du Nord et Lille, au nord, à la mer Méditerranée et Marseille, au sud. Cette voie naturelle, formée en partie par le cours du Rhône, est souvent appelée PLM, car elle traverse les trois plus grandes villes françaises : Paris, Lyon et Marseille[10]. La commune est également située sur un axe reliant l'océan Atlantique et Bordeaux, à l'ouest, à l'Italie et Milan, à l'est. Elle se trouve, de ce fait, au centre d'un carrefour majeur d'Europe. Avec 2 971 hectares de superficie, il s'agit de la deuxième commune la plus étendue de la métropole de Lyon[11].

Outre ces atouts économiques de taille, la ville est également située dans la plaine lyonnaise, entre les chaînes de montagnes des Alpes, à l'est, et du Massif central, à l'ouest.

À vol d'oiseau, Saint-Priest se trouve à 775 kilomètres de Brest, à 565 kilomètres de Lille, à 445 kilomètres de Bordeaux, à 400 kilomètres de Paris, à 385 kilomètres de Strasbourg, à 375 kilomètres de Perpignan, à 360 kilomètres de Toulouse, à 330 kilomètres de Milan, à 270 kilomètres de Marseille, à 225 kilomètres de Turin, à 180 kilomètres de Dijon, à 145 kilomètres de Clermont-Ferrand, à 105 kilomètres de Genève, à 95 kilomètres d'Annecy, à 75 kilomètres de Chambéry, à 50 kilomètres de Saint-Étienne[12].

Du centre-ville san-priod au centre-ville lyonnais, il y a une distance de 10 kilomètres, cependant, la distance la plus courte entre les points les plus proches reliant les deux communes entre elles est de 1,5 kilomètre. Il s'agit de l'avenue Charles-de-Gaulle, située à Vénissieux et reliant la Cité Berliet à la gare de Parilly.

En plus d'être séparée de Lyon par la commune de Vénissieux à l'ouest, Saint-Priest en est aussi séparée par la commune de Bron au nord-ouest. Cette localisation particulière de la ville san-priode au sein de l'aire urbaine de Lyon fait d'elle une commune de banlieue, dite de l'Est lyonnais. D'autres villes de banlieue bordent Saint-Priest au nord-est (Chassieu et Genas) et au sud-ouest (Corbas et Mions). Elle est également limitrophe avec des communes constituant la couronne périurbaine de Lyon à l'est et au sud-est (Saint-Bonnet-de-Mure et Saint-Pierre-de-Chandieu), toutes deux situées dans le département du Rhône[13].

Forte d'un patrimoine naturel encore très riche, et reliée directement au centre-ville de Lyon grâce aux transports en communs et au réseau routier et ferroviaire lyonnais, elle marque une transition géographique entre la vie urbaine de l'agglomération lyonnaise et la vie rurale de la campagne rhodanienne et iséroise[7].

Risques naturels et technologiques

Saint-Priest est dans une zone d'aléa sismique modérée (3 sur 5) selon la carte de zonage du risque sismique en France datant de 2011. Cette demande de vigilance légèrement supérieure à la normale est due principalement à la proximité de la commune avec le massif des Alpes[14].

Du fait de sa proximité avec de nombreuses zones industrielles, il existe deux risques technologiques majeurs à Saint-Priest. D'une part, la commune est concernée par le risque de Transport de matières dangereuses (TMD). Ce risque est dû à la présence des autoroutes A43 et A46 sur le territoire communal, par lesquelles transitent des produits pouvant être dangereux en cas d'accident. La présence d'une voie ferrée est aussi un facteur de risques, car c'est par celle-ci que transitent des produits pétroliers destinés à rejoindre le couloir de la chimie et la raffinerie de Feyzin. On trouve également sept canalisations gaz et hydrocarbures pouvant être dangereuses sur le territoire de Saint-Priest. D'autre part, la commune abrite deux installations classées SEVESO seuil haut, se trouvant au sein de la zone industrielle Lyon sud-est[15].

Géologie et relief

Carte géologique de Saint-Priest[16] :

Située sur la rive gauche du Rhône, dans sa plaine alluviale, la ville de Saint-Priest se trouve dans la plaine de l'Est lyonnais[17]. Regroupant une dizaine de communes à l'est de Lyon, la plaine de l'Est lyonnais constitue la terminaison du Bas Dauphiné. Elle correspond à un ensemble d'anciennes vallées remplies par d'importantes nappes fluvio-glaciaires. Celles-ci englobent des collines et des plateaux d'origine morainique sur une ossature de molasse miocène[18], dite molasse du Bas Dauphiné[19].

Le sol est formé de moraines argileuses ou caillouteuses[20], de limons[21], et d'alluvions fluvio-glaciaires[22] datant de la Glaciation de Würm. Le sol est alors composé principalement de blocs, de galets, de sable, de sable argileux, d'argile, de roches sédimentaires, de lœss et de calcaire concrétionné. La molasse sous-jacente est une formation sablo-gréseuse, présentant un faciès sableux. Son épaisseur est variable mais peut atteindre les 300 mètres par endroits[19].

La partie est de Saint-Priest fait partie du bassin houiller du Bas Dauphiné[23],[24]. Datant d'âge Stéphanien moyen, l'épaisseur du bassin houiller n'est pas réellement connue, mais il disposerait de réserves géologiques d'au moins 67 millions de tonnes de charbon[24].

Comme dans toute la plaine de l'Est lyonnais, à Saint-Priest, les reliefs sont faibles. Sur le territoire san-priod, l'altitude varie entre 189 et 263 mètres au-dessus du niveau de la mer[25].

Hydrographie

Si le confluent entre le Rhône et la Saône se situe à seulement une dizaine de kilomètres du centre de Saint-Priest, la commune ne compte néanmoins aucun cours d'eau sur son territoire. Mais la ville n'est pas un cas à part, car le seul cours d'eau traversant la plaine de l'Est lyonnais est l'Ozon. Issu des collines molassiques du Bas Dauphiné, il mesure 21 kilomètres de long et est situé à 10 kilomètres au sud de Saint-Priest[18].

Malgré l'absence de cours d'eau sur le territoire de la commune, le sous-sol san-priod est constitué de nombreuses nappes phréatiques de grandes dimensions et de bonne qualité[18]. En effet, leurs eaux sont de type bicarbonaté-calcique, moyennement minéralisées, avec de faibles teneurs en sodium, chlorures et sulfates. L'eau est également moyennement corrosive d'après l'Indice de Ryznar, et ont une température moyenne qui s'élève à 13,1 °C[19].

Climat

Saint-Priest possède un climat de type semi-continental à influences méditerranéennes dans lequel les précipitations sont plus importantes en été qu'en hiver. Selon la classification de Köppen, la commune possède un climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré (Cfb) à influences méditerranéennes[26].

Présentant le même climat que celui de toute la plaine lyonnaise, les écarts de températures sont faibles et régulés grâce à la présence du Rhône à quelques kilomètres de la commune[18].

Les données suivantes ont été relevées à l'aéroport de Lyon-Bron :

Tableau climatologique de Saint-Priest sur la période 1981-2010 (records depuis 1920).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 1,1 3,8 6,5 10,7 14,1 16,6 16 12,5 9,3 4,3 1,6 8,1
Température moyenne (°C) 3,4 4,8 8,4 11,4 15,8 19,4 22,2 21,6 17,6 13,4 7,6 4,4 12,5
Température maximale moyenne (°C) 6,4 8,4 13 16,3 20,8 24,6 27,7 27,2 22,7 17,4 10,8 7,1 16,9
Record de froid (°C)
date du record
−23
1963
−22,5
1929
−10,5
1971
−4,4
1949
−3,8
1938
2,3
1959
6,1
1962
4,6
1940
0,2
1928
−4,5
1950
−9,4
1925
−24,6
1938
−24,6
1938
Record de chaleur (°C)
date du record
19,1
2015
21,9
1958
25,7
1990
30,1
1949
34,2
1945
38,4
2003
39,8
1983
40,5
2003
35,8
1949
28,4
1966
23
1924
20,2
1989
40,5
2003
Ensoleillement (h) 73,9 101,2 170,2 190,5 221,4 254,3 283 252,7 194,8 129,6 75,9 54,5 2 001,9
Précipitations (mm) 47,2 44,1 50,4 74,9 90,8 75,6 63,7 62 87,5 98,6 81,9 55,2 831,9
Source : Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,4
0,3
47,2
 
 
 
8,4
1,1
44,1
 
 
 
13
3,8
50,4
 
 
 
16,3
6,5
74,9
 
 
 
20,8
10,7
90,8
 
 
 
24,6
14,1
75,6
 
 
 
27,7
16,6
63,7
 
 
 
27,2
16
62
 
 
 
22,7
12,5
87,5
 
 
 
17,4
9,3
98,6
 
 
 
10,8
4,3
81,9
 
 
 
7,1
1,6
55,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports

Voies de communication routières

La localisation proche de Lyon de Saint-Priest lui permet d'être facilement reliée au reste du pays et à certains pays frontaliers à la France (Suisse, Italie, Espagne). La présence de l'axe PLM (Paris-Lyon-Marseille) est aussi un atout majeur pour la commune[10].

Saint-Priest se trouve à l'intersection de deux autoroutes. L'autoroute A43 - E70 dite autoroute alpine ou autoroute de la Maurienne, rejoint Lyon, à l'ouest, et le tunnel du Fréjus en direction de l'Italie, à l'est, en 2 heures[27]. L'autoroute A46, rocade Est, rejoint Anse, au nord, en 40 minutes[28], et Chasse-sur-Rhône, au sud, en 25 minutes[29]. L'échangeur faisant office de point de raccordement entre les deux autoroutes se situe à l'extrémité sud-est de la zone industrielle Mi-Plaine.

La commune est également traversée d'ouest en est par deux routes nationales. Au sud par la D 318 ou D 518 qui va de Lyon à Die, et au nord par la D 306 ou RN6 qui va de Paris au col du Mont-Cenis, en Italie.

Transports en commun

Article connexe : Transports en commun lyonnais.

Saint-Priest est reliée à Lyon, au reste de sa métropole, ainsi qu'à certaines communes du Rhône par des autobus et la ligne T2 du tramway de Lyon grâce au réseau Transports en commun lyonnais (TCL) du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL)[30],[31].

Ci-dessous sont listées les lignes TCL passant par Saint-Priest en au moins un arrêt :

Tramway de la ligne T2 à son terminus, Saint-Priest Bel Air.
Ligne Caractéristiques
Tramway
Tramway de Lyon Ligne T2 PerracheSaint-Priest Bel Air
Lignes majeures
  Charpennes-Charles HernuPorte des Alpes
  Gare Part-Dieu Vivier Merle ↔ Saint-Priest Plaine de Saythe ou Sogaris Promotrans
Lignes complémentaires
Bus TCL  Lycée Lumière ↔ Manissieux Pierre Blanche
Bus TCL  BellecourVénissieux Le Charréard
Bus TCL  Saint-Priest Hôtel de Ville ↔ La Fouillouse
Bus TCL  Esplanade des Arts ↔ La Fouillouse
Bus TCL  Vaulx-en-Velin la Grappinière ↔ Sept Chemins ou Parilly Université Hippodrome
Bus TCL  Gare de VénissieuxMions Jules Vallès
Bus TCL  Corbas Les BalmesDécines Grand Large
Bus TCL  Hôpital Feyzin VénissieuxPorte des Alpes
Bus TCL  Colombier-Saugnieu Les SalinesGrange Blanche
Bus TCL  Gare Part-Dieu VilletteSaint-Pierre-de-Chandieu Rajat (Transisère jusqu'à Saint-Jean-de-Bournay)
Lignes spécifiques
Bus TCL  Gare de Vénissieux ↔ Saint-Priest Hôtel de Ville
Bus TCL  Saint-Priest Jules Ferry ↔ Parc des Lumières
Bus Resa Go TCL  Saint-Pierre-de-Chandieu Rajat ↔ Saint-Priest Jules Ferry
Bus TCL  Hôtel de Ville-Louis Pradel ↔ Saint-Priest Salengro
Lignes spéciales
JD 8 Collège Jeanne d'Arc (Genas) → Collège Louis Leprince-Ringuet (Genas)
JD 28 Lycée Condorcet (Saint-Priest)
JD 131 Collège et Lycée Charles de Foucauld (Lyon 3e) → Cours Pierre Termier Montchat (Lyon 3e) et Lumière (Lyon 8e)
JD 132 Collège et Lycée Charles de Foucauld (Lyon 3e) → Cours Pierre Termier Montchat (Lyon 3e) et Lumière (Lyon 8e)
JD 133 Collège et Lycée Charles de Foucauld (Lyon 3e) → Cours Pierre Termier Montchat (Lyon 3e) et Lumière (Lyon 8e)
JD 192 Collège La Xavière (Vénissieux) → Lycée La Xavière (Lyon 8e)
JD 396 Cité scolaire internationale (Lyon 7e)

La commune de Saint-Priest bénéficie de deux des vingt-trois parcs relais mis en place par le réseau TCL. Ceux-ci sont situés à proximité du trajet de la ligne T2, afin de faciliter l'accès au centre-ville de Lyon des San-Priods[32]. Le parc relais de Bel Air propose 123 places de stationnement dont 4 places réservées aux personnes handicapées. Le parc relais Porte des Alpes propose 389 places de stationnements dont 10 places réservées aux personnes handicapées.

Sur le territoire san-priod se trouve un centre de remisage et de maintenance des rames du tramway de Lyon, situé boulevard André Boulloche, à proximité de l'arrêt Porte des Alpes[33]. Pouvant abriter une cinquantaine de rames, il sert à la réparation et l'entretien régulier de celles-ci.

Transport ferroviaire

Article détaillé : Gare de Saint-Priest.

La gare de Saint-Priest, située au sud de la commune, à proximité des cités ouvrières Berliet et Maréchal, dans le quartier Centre-ville-Gare-Garibaldi, est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Rhône-Alpes. Les TER assurent la relation Lyon-Perrache à Saint-André-Le-Gaz ou Grenoble en passant par Bourgoin-Jallieu[31]. Des autocars TER assurent la desserte au départ de la gare vers Saint-Pierre-de-Chandieu.

La station, mise en service en 1858 est située au point kilométrique 11,878 de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble), entre la gare de Vénissieux et celle de Saint-Quentin-Fallavier, toutes deux ouvertes aux voyageurs[34].

Outre la présence d'une gare assurant des trajets jusqu'à Grenoble sur le territoire san-priod, la commune est située à moins de dix kilomètres des gares de Lyon-Perrache et de Lyon-Part-Dieu. Ces deux gares lyonnaises, facilement accessibles en transports en commun TCL, offrent donc aux San-Priods un accès facile à tout le réseau SNCF.

Transport aérien

Article détaillé : Aéroport de Lyon-Bron.

La commune de Saint-Priest partage avec celle de Chassieu l'aéroport de Lyon-Bron (LYN), l'un des plus importants aéroports d'affaires de France. Il est composé de 140 hectares consacrés à l'aviation d'affaires, l'aviation amateur et dispose d'un important héliport. De nombreuses compagnies aériennes y sont implantées et l'aéroport est relié par ligne directe à de nombreuses destinations nationales et internationales.

La commune se situe également à une douzaine de kilomètres de l'aéroport international de Lyon-Saint-Exupéry (LYS). Situé dans la commune rhodanienne de Colombier-Saugnieu, il s'agit du quatrième aéroport de France, avec plus de 9 500 000 passagers annuels en 2016.

Autres moyens de transport

Saint-Priest compte plus de 30 kilomètres de bandes et de pistes cyclables aménagées dans le cadre "Plan mode doux" de la métropole de Lyon. En 2011, une carte recensant toutes les voies cyclables de la commune a été réalisée par un groupe de conseillers de quartier[35],[36].

Un service de ramassage scolaire pédestre appelé "Pédibus" a été mis en place dans quatre groupes scolaires de la commune (Marendiers, Mi-Plaine, Joseph Brenier et Berliet) avec l'aide des parents d'élèves et de la ville. Ces lignes surveillées par des parents accompagnateurs et des services de la ville ont pour objectif d'accompagner à l'école le matin et de ramener à des arrêts proches de leur domicile des élèves de primaire de façon non polluante et conviviale[37].

Un service de transport « Proxibus » réservé aux personnes âgées assuré par l'association Ethic'Dom[38] en lien avec le centre communal d'action sociale (CCAS) est assuré afin de déposer les séniors à différents endroits dans la ville[37].

Trois aires de covoiturage ont également été aménagées à Saint-Priest[37]. Une près de l'entrée principale du Fort, une place Honoré de Balzac, à Manissieux, et une autre avenue Pierre Cot, dans la Cité Berliet.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La superficie de la commune de Saint-Priest étant assez importante, elle lui permet d'organiser son territoire entre zones résidentielles, industrielles, commerciales, agricoles et espaces verts[13].

On trouve à Saint-Priest des zones pavillonnaires, des cités HLM, un centre historique et un lotissement écologique d'habitats de type "développement durable" aux Hauts de Feuilly, au nord. Les zones résidentielles sont réparties sur l'ensemble du territoire communal et sont regroupées en quatre agglomérations facilement repérables géographiquement :

Saint-Priest est réputée pour être une ville dynamique grâce au nombre important d'entreprises qu'elle abrite et à la présence du Parc Technologique de Lyon, zone d'activité économique dynamique high tech, située dans un cadre naturel et écologique[6],[39]. Les zones industrielles sont principalement situées en périphérie du territoire communal, notamment au sud, le long de la voie ferrée, où se trouve la Zone industrielle Lyon sud-est[40].

On trouve de nombreux commerces de proximité répartis sur tout le territoire, ainsi que deux grandes zones commerciales Porte des Alpes, située à la limite avec la commune limitrophe de Bron, au nord-ouest, et l'espace des Portes de l'Est, qui longe la Route nationale 6, au nord-est.

Les zones agricoles sont présentes sur la totalité du territoire, mais se trouvent en plus grande quantité autour du hameau de la Fouillouse à l'est. Plus de 50 % de la superficie totale de la commune de Saint-Priest est occupée par des étendues non construites, dont de nombreux parcs et squares.

Quartiers

Carte des quartiers de Saint-Priest

Le 31 octobre 2002, huit conseils de quartiers sont créés par délibération du conseil municipal, présidé par Bruno Polga. Leur objectif est avant tout de favoriser la participation des San-Priods à la vie locale et de leur permettre de pouvoir participer aux projets de la municipalité ainsi que de faire des propositions de projets. Chaque conseil de quartier réunit un maximum de trente habitants, conseillers de quartiers, un coprésident élu désigné par la municipalité et un coprésident élu parmi les conseillers de quartiers[41],[42].

Outre leur fonction d'amélioration de la démocratie locale, les huit quartiers de Saint-Priest permettent de diviser la ville en zones distinctes.

Berliet-et-environs : situé au sud-ouest de la commune, ce quartier contient une seule zone résidentielle : la Cité Berliet, construite en 1917 par Marius Berliet à proximité de ses usines, aujourd'hui le siège de Renault Trucks. Il s'agit d'un quartier majoritairement constitué de zones industrielles[43],[44].

Centre-ville-Gare-Garibaldi : situé au sud de la commune, ce quartier contient l'ancien quartier de la Gare, du quartier de Garibaldi et du Centre-Ville de Saint-Priest datant pour la plupart des bâtiments des années 1960. L'hôtel de ville se trouve dans ce quartier, composé principalement de zones industrielles, de logements HLM, de bâtiments de services ou administratifs et de commerces. On y trouve également le Théâtre Théo Argence, salle de concert et théâtre de 650 places, un cinéma et une arthotèque[45],[46],[47].

Manissieux-Mi-Plaine-la Fouillouse : situé à l'est de la commune, il s'agit du plus grand quartier de Saint-Priest, regroupant les hameaux de Manissieux, Mi-Plaine et de La Fouillouse. Il s'agit à la fois du quartier le plus rural et le plus aisé de la ville. Le quartier est constitué en majorité de terres agricoles, ainsi que de zones pavillonaires, d'une zone commerciale importante au Nord (Espace des Portes de l'Est) et de deux zones industrielles de taille réduite[48],[49].

Revaison : situé à l'ouest de la ville, il s'agit d'un quartier calme principalement composé de pavillons construits pour la plupart entre les années 1970 et 2000. Il abrite également quelques lotissements HLM, le stade Jean Bouin, le Collège Gérard Philipe, la zone agricole des Bandonnières, le groupe scolaire Revaison. On y trouve également des terres agricoles et de nouvelles zones pavillonnaires modernes construites dans les années 2010 autour du boulevard de la Cité Berliet et de l'Avenue des Temps Modernes[50],[51].

Plaine-de-Saythe-Bel-Air : situé au sud de Saint-Priest, il s'agit d'un quartier constitué à 68 % de logements HLM construits pendant les Trente Glorieuses, dans les années 1970 et 1980. On y trouve aussi quelques zones pavillonnaires, des terres agricoles et prairies, ainsi que le Collège Colette, le Lycée Condorcet et la MJC Jean Cocteau[52],[53].

Village : situé au centre et au nord de Saint-Priest, le quartier du Village contient à la fois le centre historique de la ville, autour du château, de l'église du village et du Conservatoire à Rayonnement Communal de Saint-Priest, ainsi qu'une importante zone pavillonnaire articulée autour de la Grande Rue, du groupe scolaire Simone Signoret au groupe scolaire Jeanne d'Arc en y intégrant le lotissement écologique des Hauts de Feuilly. Le territoire du quartier s'étend néanmoins au-delà du lotissemen vert pour englober le Parc Technologique de Lyon, la zone commerciale Porte des Alpes, la forêt de Feuilly, les parties san-priodes de l'Université Lumière-Lyon-II et de l'Aéroport de Lyon-Bron, ainsi que de nombreuses terres agricoles[54],[55].

Ménival-la-Cordière : situé au centre de la ville, il s'agit du plus petit quartier de Saint-Priest en termes de superficie. La plupart des logements sont des immeubles construits dans les années 1960 et 1970. On y trouve notamment les courts de tennis du Tennis Club de Saint-Priest Roland Garros[56],[57].

Marendiers : situé au centre-est de la commune, Marendiers est un quartier pavillonnaire calme. Il s'agit du quartier qui possède le moins de logements HLM (seulement 6%). On y trouve de nombreux pavillons datant pour la plupart des années 1970 et 1980, ainsi que le complexe sportif Pierre Mendès-France composé d'un centre nautique et de trois terrains de rugby et de football. On y trouve également le Fort de Saint-Priest, le plus grand parc de la ville, et le Collège Boris Vian[58],[59].

Logement

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 18 398 alors qu'il était de 15 647 en 1999[60],[61].

Parmi ces logements, 93,5 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 6,0 % des logements vacants. Ils étaient pour 27,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 72,5 % des appartements.

En 2013, les résidences principales de la commune comptaient en moyenne 3,9 pièces. 73,1 % des logements ont été achevés entre 1946 et 1990. La moitié des ménages (50,7 %) avaient emménagé depuis 10 ans ou plus en 2013 tandis que l'autre moitié (49,3 %) avait emménagé moins de 10 ans avant l'étude. 52,5 % des San-Priods étaient propriétaires de leur logement, tandis que 46,3 % étaient locataires dont 29,9 % locataires de logements HLM.

Projets d'aménagement

Cœur de Saint-Priest

En 2002 est lancée sous Bruno Polga, l'opération « Cœur de Saint-Priest », un programme de rénovation urbaine visant à doter la commune d'un nouveau centre-ville réorganisé et mettant l'accent sur l'habitat, les commerces, les services, les déplacements et le cadre de vie. Le territoire du projet est délimité au nord par l'avenue Jean-Jaurès, à l'ouest par la rue Aristide-Briand et à l'est par la rue Henri-Maréchal et concerne directement environ 6 100 San-Priods, répartis dans 2 550 logements dont 84 % à vocation sociale. L'opération validée en 2007, va conduire jusqu'en 2020 à la construction d'entre 1 100 et 1 200 logements, à la destruction et à la réhabilitation de 900 autres. Afin de renforcer l'attractivité et le dynamisme de la commune, l'opération va la doter d'équipements à la pointe de la modernité, grâce notamment à la construction d'une artothèque et d'un mail central, ainsi qu'à la rénovation du groupe scolaire Joseph Brenier et de la maison de quartier Diderot[62],[63],[64],[65],[66],[67].

ZAC Berliet La réalisation de la ZAC Berliet, zone urbanisée de 100 hectares faisant le lien entre l'agglomération lyonnaise et sa deuxième couronne, située entre le parc de Parilly et le chemin de Revaison sur l'ancienne piste d'essais de Renault Trucks, va s'échelonner de 2010 à 2019. Le projet d'urbanisation comprend d'une part la création d'une zone d'activité économique de 40 hectares ainsi qu'un pôle de services comprenant un hôtel, deux restaurants, une restauration rapide et un ensemble de services aux entreprises. D'autre part, deux zones résidentielles de 31 hectares regroupant au total 1 037 logements composés de maisons de ville et de petits immeubles. La zone économique et les zones résidentielles articulées autour de voies de circulation nouvelles ou rénovées telles que la rue du Dauphiné, l'avenue Charlie-Chaplin, l'avenue des Temps Modernes ou le boulevard de la cité Berliet, seront également rejointes par la création d'une maison de retraite de 90 lits, de jardins familiaux, de courts de tennis, de terrains de pétanque et d'un stade de football d'une capacité de 10 000 places. La création de nombreux logements nécessitera, entre autres, de la reconstruction du groupe scolaire Berliet et de l'extension du groupe scolaire Revaison[68],[69].

Toponymie

Toponymie

Au Moyen Âge, vers l'an mil, le village situé sur le site actuel de Saint-Priest se serait appelé Puits-Vieux. Le toponyme Puits-Vieux a par la suite été attribué à un lieu-dit de la commune[70]. Une rue san-priode, la rue du Puits-Vieux, située entre les quartiers du Village et de Marendiers, témoigne de l'existence de ce lieu-dit.

Le toponyme Saint-Priest, apparu au XIIe siècle, vient du nom du saint patron de la commune, Sancto Prejecto, curé d'Issoire et évêque de Clermont, martyr catholique né en Auvergne au VIIe siècle[71]. La commune a connu d'autres toponymes dérivés de Saint-Priest, notamment San Prix, comme il le fut mentionné sur la carte du Dauphiné établie en 1634 par Jean de Beins.

Au cours de la Révolution française, la commune est rebaptisée, comme beaucoup d'autres, et porte alors provisoirement les noms de Beau-Priest et de Zélé-Patriote[72].

Gentilé

Les habitants de Saint-Priest sont appelés les San-Priods et les San-Priodes. Ce gentilé, venant du francoprovençal et utilisé par les habitants de Saint-Priest depuis des siècles. Il est, cependant, souvent remplacé par la forme San-Priots et San-Priotes, apparue et popularisée au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Ainsi, de nombreux événements et associations san-priodes portent le gentilé erroné "san-priot".

Depuis 2014, le gentilé original San-Priod fait sa réapparition, notamment grâce à l'adoption de cette forme par le maire Gilles Gascon et la rédaction du journal Couleurs.

Histoire

Protohistoire

Vestiges archéologiques datant de l'âge du bronze.
Vestiges archéologiques datant de l'âge du bronze.

Le site de Saint-Priest est l'un des sites de la région lyonnaise occupé depuis le plus longtemps par les Hommes. Lors de travaux d'aménagement[73] sont retrouvés des milliers de pièces archéologique, pour la plupart des céramiques. Les plus anciens vestiges découverts datent du Néolithique moyen (vers 4500–3500 av. J.-C.). Néanmoins, la découverte d'un fragment de vase d'origine cardiale, témoignage le plus septentrional de cette culture méditerranéenne et vestige le plus ancien découvert autour de Lyon, daterait d'une période plus ancienne (vers 5000–4700 av. J.-C.).

La découverte de fosses, de foyers domestiques, d'éléments de céramique et d'outils en silex témoigne d'une occupation de ce lieu pendant tout le Néolithique et jusqu'au début de l'âge du bronze (vers 2000 av. J.-C.).

Le site de la commune ne connaît pas de nouvelle colonisation jusqu'aux XIe et Xe siècles av. J-C.[74]. Des vestiges de villages répartis sur une dizaine d'hectares datant de cette époque ont été mis à jour. Cette occupation du territoire de plus en plus regroupée semble s'être poursuivie et développée jusqu'au premier âge du fer, vers les VIIe et Ve siècles av. J.-C..

Vers 500 av. J.-C., le territoire de la commune devient une zone à vocation agricole. Quelques traces subsistent de l'époque gallo-romaine ; des fossés et un vestige de chemin dont les ornières sont encore visibles[75],[74].

Lors de travaux de réhabilitation[76], une stèle funéraire datée du IIe ou IIIe siècle, a été découverte. Selon les archéologues, il s'agirait du monument d'un enfant d'une dizaine d'années nommé Julius Victor[77],[78].

Moyen Âge et Ancien Régime

Illustration du château de Saint-Priest par Joannès Drevet en 1892.

Les vestiges d'une petite cabane, marquée par quatre trous de poteaux, témoigne de l'utilisation du site par des paysans des siècles plus tard, au Moyen Âge[74].

Le territoire de Saint-Priest fut une possession romaine jusqu'à sa chute au Ve siècle apr. J.-C.. Le site sera alors une possession des Burgondes puis des Francs. Au IXe siècle, il sera inclus dans le territoire de la Francie médiane, puis de la Bourgogne cisjurane jusqu'en 1032, où il deviendra une possession du Saint-Empire romain germanique. Le territoire sera ensuite brièvement une possession savoyarde avant de devenir française au XIVe siècle[79].

Au début du XIVe siècle, le fief de Saint-Priest est une possession de l'abbaye d'Ainay. Il est donné en 1336 au chevalier Humbert Richard, seigneur de Saint-Symphorien-d'Ozon et premier seigneur laïc de Saint-Priest. C'est à cette époque qu'est édifié le Château de Saint-Priest, qui n'est alors qu'une maison forte. Six autres seigneurs de la famille Richard se succéderont à la tête de la seigneurie de Saint-Priest, jusqu'à sa vente à Jacques Guignard, un bourgeois lyonnais, en 1645.

En 1646, Louis XIV érige la seigneurie en vicomté. Cinq membres de la famille Guignard seront vicomtes de Saint-Priest, puis quatre seront comtes et un à nouveau vicomte. Le plus illustre des membres de la famille Guignard sera François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest, ministre de l'Intérieur de Louis XVI[80],[81].

L'ère villageoise

Carte postale montrant le centre du village en 1900.

Le village de Saint-Priest se développe petit à petit autour de l'église et du château, vendu en 1838 par la famille Guignard. L'ancienne mairie ainsi que l'école communale située à son rez-de-chaussée sont construites en 1842. Les quartiers du Payet, du Grisard, du Puits-Vieux et du Bessay voient le jour, constitués de maisons construites en terre, dont les encadrements sont fabriqués en bois ou en pierre molasse. Des fermes sont aussi installées dans les hameaux de Manissieux, de Mi-Plaine et de la Fouillouse. Au milieu du XIXe siècle, une ligne de chemin de fer reliant Lyon à Grenoble est créée, passant par Saint-Priest, où est édifiée la Gare en 1858. Les San-Priods vivent pour la plupart de la culture de blé, d'avoine et de seigle, du maraîchage, de la vigne et de l'élevage extensif. Le bourg dauphinois est alors un grand fournisseur de lait pour les lyonnais. La sous-traitance pour le tissage lyonnais est une activité complémentaire, pratiquée surtout dans les hameaux[82],[83]. En matière industrielle, trois entreprises dominent ; Giroudière, la maison Dufour et Maret. Jusqu'à la construction de la première école de la commune, le groupe scolaire Jean-Macé en 1905, l'école du bourg était située au rez-de-chaussée de l'ancienne mairie.

Après la guerre de 1870, la commune voit, entre 1887 et 1890, la construction d'un fort militaire sur son territoire. Ouvrage de deuxième génération, il est chargé de surveiller la plaine de l'Isère, la route de Grenoble et la voie de chemin de fer reliant Lyon à Bourgoin-Jallieu. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert de casernement, de dépôt d'armes et de munitions, et est occupé par un détachement de réservistes du 11e régiment d'artillerie[84],[85].

L'ère industrielle

Marius Berliet au volant de l'une de ses automobiles en 1921.

Au cours du XXe siècle, la ville de Saint-Priest est passée de 2 500 à 40 000 habitants. Cette forte augmentation démographique est due à la transition du bourg dans une nouvelle période marquée par le passage de deux hommes de renom, par une forte urbanisation et par une importante immigration ; l'ère industrielle.

En 1916, Marius Berliet, constructeur automobile de la marque éponyme, entreprend la construction d'une usine ultra-moderne sur un territoire de 400 hectares à cheval sur les communes de Saint-Priest et de Vénissieux, chargée de la production de l'acier à la livraison des véhicules, modèle d'application du taylorisme[83],[86]. L'industriel entreprend également la construction de la Cité Berliet dès 1919, destinée au logement du personnel et de l'encadrement de l'usine. La cité se composait alors 61 pavillons et de 3 immeubles collectifs, logeant 250 familles en 1925, tandis que l'usine employait jusqu'à 3 150 travailleurs[82]. L'entreprise et l'usine seront rachetées par la suite par Citroën, puis par Renault Trucks. Aujourd'hui, il s'agit de l'usine la plus importante de la commune. La cité existe toujours malgré sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale[87].

Après la Première Guerre mondiale, Henri Maréchal, industriel vénissian, entreprend la construction d'une usine de tissage le long de la voie ferrée, lançant ainsi une production san-priode de toile cirée. L'entreprise de Maréchal attire ainsi des centaines d'immigrés italiens et piémontais, la plupart fuyant la montée du fascisme dans leur pays d'origine[83]. Comme Marius Berliet avant lui, en 1936, Henri Maréchal entreprend la construction d'une cité ouvrière articulée autour du boulevard des Roses et de la rue Garibaldi, véritable modèle d'habitat intégré ; la cité Maréchal. La cité était alors composée de maisons, de chalets, d'immeubles Casermonts, du groupe scolaire Édouard Herriot et d'un château d'eau dont l'infrastructure servait de logement pour les instituteurs[87]. Aujourd'hui, le groupe scolaire Édouard Herriot et une douzaine de villas existent toujours, le long du boulevard des Roses. Les autres lots ont été réhabilités ou détruits, comme les chalets et immeubles Casermonts démolis pendant les années 1970[82].

La Maison du Peuple, actuel Théâtre Théo Argence, construit par Théophile Argence dans les années 1930

La forte augmentation démographique au début des années 1920 entraîne avec elle des besoins plus importants, c'est pourquoi le socialiste Théophile Argence, maire de Saint-Priest de 1929 à 1940, dotera la ville de nombreux équipements collectifs, administratifs, résidentiels, culturels et sportifs. Pendant son mandat, il aménage de nouveaux réseaux de gaz et d'électricité, crée 26 salles de classes supplémentaires, crée une soupe populaire, fonde l'Amicale Laïque de Saint-Priest (ALSP), rachète le Château de Saint-Priest et son parc[88], fait édifier la nouvelle mairie, la Maison du Peuple (actuel Théâtre Théo Argence[89]), ainsi que le stade Jacques Joly[83]. Il institue également des allocations chômages et fait construire des Habitations Bon Marché (HBM sur la place Salengro ainsi que la cité SNCF en 1938[82]. Il est démis de ses fonctions par le Régime de Vichy en 1940[87].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château et son parc furent occupés par les soldats français jusqu'en 1942, date à laquelle il fut réquisitionné par l'armée allemande qui installa un radar dans le parc. À la Libération en 1944, il fut occupé par les armées alliées et les prisonniers de guerre[88]. Le fort quant à lui, assurait une lutte antiaérienne, et servi de dépôt d'armes et de munitions pour les Italiens puis les Allemands de 1940 à 1944. La ville de Saint-Priest est libérée par l'armée américaine le 24 août 1944.

L'ère du collectif

Si la population a doublé des années 1920 aux années 1940, ce n'est que dans les années 1960 et 1970 que Saint-Priest subi une explosion démographique, passant de 10 000 à 40 000 habitants en moins de 20 ans[72].

Cette explosion démographique sans précédent a nécessité une urbanisation soutenue. Dans les années 1950, le mouvement des « Castors » se développe à Revaison et à Manissieux, qui est une entraide de paysans qui construisent des zones pavillonnaires sans avoir à solliciter l'aide d'entrepreneurs[83].

Le 1er janvier 1968, la commune est détachée du département de l'Isère et est rattachée au département du Rhône.

Sous le mandat de Charles Ottina, de 1949 à 1972, des milliers de nouveaux logements sortent de terre. Les HBM de Théophile Argence construits en 1931, prennent le nom de HLM de Saint-Priest en 1954. Entre 1962 et 1964, la commune est dotée d'un nouveau centre-ville, regroupant 2 500 logements et de nombreux services, dont la mairie dessinée par Ottina[83],[87]. De nombreuses cités HLM sont érigées, les Alpes, Diderot, Mozart, les Ormes, l'Ermitage et Bellevue sont construits durant les années 1960[90]. La décennie suivante, ce sont les quartiers de Ménival, de la Cordière et de Bel Air qui sont érigés. Ce-dernier est le plus peuplé, avec 11 000 habitants répartis en 4 sous-secteurs ; Louis Braille - Cordière (1970), Bel Air I (1970), Bel Air II (1972) et Bel Air III (1977)[82].

Sous le mandat de Bruno Polga, de 1983 à 2003, ce sont de nouveaux équipements culturels et sportifs qui voient le jour, afin d'améliorer la qualité de vie des San-Priods. La première piscine est inaugurée ainsi que la médiathèque et le cinéma[91]. Le boulodrome Marius Joly, le complexe sportif Mendès-France et plusieurs gymnases sont construits, tandis que l'ancienne maison du peuple devient le Centre Culturel Théo Argence et l'ancienne mairie le Conservatoire à Rayonnement Communal de Saint-Priest[83].

L'ère durable

Dès le début du nouveau millénaire, Saint-Priest entre dans une ère de perfectionnement et de modernisation de ses équipements. Le mandat de Bruno Polga s'achève avec la construction, en 2001, du Parc Technologique - zone industrielle high tech - et l'arrivée en 2003 de la ligne T2 du tramway, reliant la commune au centre-ville de Lyon[90].

En 2004, la construction de la ZAC des Hauts de Feuilly est entamée. Proche du Parc Technologique, il s'agit d'un quartier pavillonnaire moderne et écologique regroupant des habitations de type "développement durable".

En 2014, Gilles Gascon est élu maire de Saint-Priest, avec le soutien de l'UMP. Il s'agit du premier maire de droite de la commune, historiquement ancrée à gauche[92].

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône concernant la gestion départementale[93].

La ville entre dans une phase de restructuration de son centre-ville à travers l'opération Cœur de Saint-Priest de 2007 à 2020. Elle entame d'autres projets d'urbanisation moderne tels que la ZAC Berliet de 2010 à 2019[82].

Culture locale et patrimoine

Identité visuelle

Héraldique

Armes

Les armes de Saint-Priest se blasonnent ainsi :

D'azur à trois quintefeuilles d'argent.

Logotype

C'est au cours du XXe siècle que la mairie de Saint-Priest a décidé de créer un logotype différent de son blason, comme de nombreuses autres communes françaises, dans le but de moderniser l'image de la ville.

Les deux logotypes qui ont symbolisé la commune représentent alors l'intitulé Ville de, écrit en majuscules et en petits caractères, placé au-dessus du nom de la commune, Saint-Priest, qui lui est écrit en gras et en grands caractères. Le nom de la ville est alors suivi d'un triangle équilatéral orienté de façon à ce qu'il représente une flèche allant vers la droite, symbolisant le progrès, le développement et le dynamisme de la commune.

Si presque tous les caractères sont écrits en noirs, sur fond blanc, seuls la première partie du nom de la commune, Saint-, et le triangle sont colorisés. Dès la création du logotype, et jusqu'en 2014, la couleur utilisée était le rouge, en référence à l'orientation politique de gauche de la commune. Après l'élection de Gilles Gascon à la mairie de Saint-Priest en 2014, la couleur a été changée pour laisser place au bleu, en référence à l'étiquette politique du maire élu, alors membre de l'UMP.

Lieux et monuments

La commune de Saint-Priest compte de nombreux lieux et bâtiments remarquables témoignant de la richesse de l'histoire san-priode :

Le clocher de l'église du village vu depuis le parc du château.
  • l'ancienne mairie. Mairie et école communale construite en 1842. Rénovée plusieurs fois au cours du XXe siècle, elle accueille depuis 1992 le Conservatoire de Saint-Priest, créé en 1972[83],[97].
  • la maison du Peuple. Hôtel de ville construit durant le mandat de Théophile Argence. Le bâtiment est rénové durant les années 1990 et accueille depuis le théâtre Théo-Argence, qui dispose d'une grande salle de 650 places[83],[89].
  • les trois églises de Saint-Priest : l'église du village construite au XIIe siècle, celle de Manissieux au XVIe siècle et l'église Notre-Dame-de-la-Paix, église moderne construite dans les années 1960[98].

Personnalités liées à la commune

De nombreux San-Priods ont, par leurs actions, marqué leur époque ou la vie locale de Saint-Priest. Si les familles Richard et Guignard, propriétaires du château, ont joué un rôle important dans l'histoire de la commune, les San-Priods qui leur ont succédé dans leur renommée ont réussi à rayonner dans de nombreux domaines différents par la suite, notamment en médecine, en art dramatique ou en sport. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, Saint-Priest a notamment vu naître de nombreux footballeurs professionnels reconnus.

Ci-dessous se trouve une liste non exhaustive des San-Priods ayant marqué d'une certaine manière leur domaine :

Politiques
Religieux
  • Pierre-Yves Michel (1960), évêque catholique, curé de la paroisse de Saint-Priest de 2003 à 2007.
Militaires
Littéraires
Scientifiques
Industriels
  • Marius Berliet (1866-1949), fondateur de la société des Automobiles Marius Berliet à Saint-Priest.
  • Paul Berliet (1918-2012), fils du précédent, directeur de l'usine Berliet.
Sportifs
  • Ange Padovani (1932-2014), joueur international de handball et entraîneur à Saint-Priest.
  • Luis Fernandez (1959), footballeur, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Pascal Marion-Bourgeat (1961), cavalier, écrivain, conseiller municipal de Saint-Priest.
  • Serge Bellisi (1962), footballeur, né à Saint-Priest.
  • Youri Djorkaeff (1968), footballeur, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Christophe Delmotte (1969), footballeur, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • David Bettoni (1971), footballeur, né à Saint-Priest.
  • Jean-Louis Valois (1973), footballeur, né à saint-Priest, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Olivier Bellisi (1975), footballeur, né à saint-Priest.
  • Nicolas Bonnal (1976), footballeur, né à saint-Priest.
  • Jean-Guillaume Béatrix (1988), biathlète, né à Saint-Priest.
  • David Labarre (1988), joueur de cécifoot international, ayant vécu à Saint-Priest.
  • Rachid Ghezzal (1992), footballeur, s'est marié à Saint-Priest en 2016.
  • Amos Youga (1992), footballeur, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Nabil Fekir (1993), footballeur, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Eve Périsset (1994), footballeuse, née à Saint-Priest, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Aldo Kalulu (1996), footballeur, a grandi à Saint-Priest.
  • Thomas Robinet (1996), footballeur, né à Saint-Priest.
  • Delphine Cascarino (1997), footballeuse, née à Saint-Priest, a joué à l'association sportive de Saint-Priest durant sa jeunesse.
  • Estelle Cascarino (1997), footballeuse, née à Saint-Priest.
  • Stéphane Diarra (1998), footballeur, a grandi à Saint-Priest.
Artistes
  • Daniel Firman (1966), artiste contemporain.
  • Brice Fournier (1966), acteur, a grandi à Saint-Priest.
  • Alexis Ciesla (1967), compositeur, professeur de clarinette au Conservatoire de Saint-Priest.
  • Christophe Rippert (1969), comédien et chanteur, né à Saint-Priest.
  • Mourad Merzouki (1973), danseur et chorégraphe, a grandi à Saint-Priest.
  • Kader Attou (1974), danseur et chorégraphe, a grandi à Saint-Priest.
  • Brune (1979), chanteuse, a grandi à Saint-Priest.
  • Camille Renversade (1983), artiste illustrateur et sculpteur, né à Saint-Priest.
  • Lucio Bukowski (1983), rappeur, beatmaker et compositeur, a grandi à Saint-Priest.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Depuis 2012, Saint-Priest se trouve à la fois dans la 13e (à l'est) et la 14e circonscription législative du Rhône (à l'ouest).

Suite à la réforme territoriale de 2014, Saint-Priest se trouve dans la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis le [99]. Elle faisait partie auparavant de la région Rhône-Alpes[100]. Suite à cette même réforme, la commune se situe dans la collectivité territoriale de la métropole de Lyon depuis le [93],[101]. Saint-Priest faisait alors partie du département du Rhône depuis le , date de son détachement du département de l'Isère[102].

La création de la métropole de Lyon le a également conduit à la disparition du canton que la commune formait à elle seule, car les conseillers métropolitains sont depuis cette date élus au cours des élections municipales, non plus au cours d'élections cantonales. Depuis les élections législatives de 2012, Saint-Priest est divisée en deux circonscriptions législatives ; les treizièmes et quatorzièmes circonscriptions du Rhône (voir carte ci-contre). La commune se situait auparavant entièrement dans la treizième circonscription[103],[104].

Le 31 octobre 2002, huit conseils de quartiers sont créés par délibération du conseil municipal, présidé par Bruno Polga, subdivisant la commune en huit quartiers distincts. Leur objectif est avant tout de favoriser la participation des San-Priods à la vie locale et de leur permettre de pouvoir participer aux projets de la municipalité ainsi que de faire des propositions de projets. Chaque conseil de quartier réunit un maximum de trente habitants, conseillers de quartiers, un coprésident élu désigné par la municipalité et un coprésident élu parmi les conseillers de quartiers[41],[42].

Tendances politiques et résultats

Saint-Priest est une ville traditionnellement ancrée à gauche, en raison de son passé ouvrier et de la part importante qu'occupent les immigrés et descendants d'immigrés dans la population de la commune. Il s'agit ici d'un point commun qu'elle partage avec la plupart des communes de l'Est lyonnais[92]. Ainsi, de 1929 à 2014, la mairie de Saint-Priest a été dirigée uniquement par des maires de gauche, sauf pendant le régime de Vichy qui a vu un maire d'extrême-droite diriger la commune.

Malgré un ancrage important du Parti socialiste à Saint-Priest, le poids de la gauche sur la politique dans la commune est devenu fragile depuis la nomination de Martine David à la fonction de maire en 2003. Ainsi, le parti de droite de l'UMP a remporté les législatives de 2007 et les européennes de 2009 à Saint-Priest, ainsi que les législatives de 2012 dans la treizième circonscription. Résultat du recul de popularité de la gauche, dû aux mandats décevants de Martine David à l'échelle locale et de François Hollande à l'échelle nationale, Gilles Gascon est élu maire de Saint-Priest avec l'UMP en 2014 face à Martine David et Sandrine Ligout, devenant ainsi le premier maire de droite de la commune[92].

Saint-Priest, comme d'autres villes de banlieue en France, est assez favorable à la montée de l'extrême-droite. Il s'agit d'ailleurs d'une des communes de la circonscription départementale du Rhône où le vote FN y est le plus développé. Ainsi, lors des cantonales de 2011, le candidat frontiste André Pozzi est parvenu à recueillir 32,3 % des voix au premier tour, puis 41,5 % au second tour, derrière la candidate socialiste, Évelyne Fontaine[105]. Lors du premier tour des municipales de 2014, la candidate du Front national, Sandrine Ligout, et le candidat dissident d'extrême-droite André Pozzi, recueillent à eux deux plus de 25 % des voix. Lors des européennes de 2014, la liste dirigée par Jean-Marie Le Pen arrive également en tête.

Lors du premier tour des élections présidentielles de 2017, le candidat de la France insoumise (FI), Jean-Luc Mélenchon, arrive en tête à Saint-Priest en recueillant 24,5 % des voix, devant Marine Le Pen (FN, 23,1 %), Emmanuel Macron (EM, 22,2 %) et François Fillon (LR, 15,3 %)[106]. Ces résultats annoncent un regain de popularité pour la gauche (39,5 % des voix au total[107]) et la continuité d'une inscription solide de l'extrême-droite dans le paysage politique san-priod. Cependant, ils s'avèrent alarmant pour Les Républicains, parti alors au pouvoir à Saint-Priest, qui n'a su attiré que 15,3 % des votants lors de ce vote, un score faible par rapport aux précédents scrutins dans la commune.

Ci-dessous se trouve un tableau récapitulant les résultats des scrutins à Saint-Priest depuis 2000 :

Résultats des scrutins à Saint-Priest depuis 2000
Résultats des scrutins à Saint-Priest depuis 2000
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 Jacques Chirac 74,06 % RPR Jean-Marie Le Pen 25,94 % FN 77,43 %[108]
2007 Nicolas Sarkozy 53,06 % UMP Ségolène Royal 46,94 % PS 84,31 %[109]
2012 François Hollande 53,61 % PS Nicolas Sarkozy 46,39 % UMP 79,27 %[110]
2017 Emmanuel Macron 65,34 % EM Marine Le Pen 34,66 % FN 68,52 %[111]
Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin
Résultats dans la Treizième circonscription du Rhône.
2002 Martine David 45,40 % PS Anne-Marie Dubost 29,80 % UMP 55,63 %[112]
2007 Philippe Meunier 53,47 % UMP Martine David 46,53 % PS 56,01 %[113]
2012 Philippe Meunier 56,01 % UMP Farida Boudaoud 43,99 % PS 57,18 %[114]
2017 Danièle Cazarian 54,69 % REM Philippe Meunier 45,31 % LR 40,41 %[115]
Résultats dans la Quatorzième circonscription du Rhône.
2012 Yves Blein 58,23 % PS Sandrine Ligout 41,77 % FN 48,52 %[116]
2017 Yves Blein 64,03 % REM Damien Monchau 35,97 % FN 31,37 %[117]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 Michel Rocard 35,75 % PS Jean-Marie Le Pen 15,55 % FN 34,25 %[118]
2009 Françoise Grossetête 25,33 % UMP Vincent Peillon 20,39 % PS 32,53 %[119]
2014 Jean-Marie Le Pen 28,59 % FN Renaud Muselier 21,28 % UMP 33,95 %[120]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores
2004 Jean-Jack Queyranne 50,09 % PS Anne-Marie Comparini 27,80 % UDF 59,35 %[121]
2010 Jean-Jack Queyranne 54,34 % PS Françoise Grossetête 26,52 % UMP 43,11 %[122]
2015 Jean-Jack Queyranne 38,18 % PS Laurent Wauquiez 37,15 % LR 50,13 %[123]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001 Bruno Polga 55,35 % PS Michel Collet 44,65 % DVD 58,51 %[124]
2008 Martine David 53,54 % PS Philippe Meunier 46,46 % UMP 57,35 %[125]
2014 Gilles Gascon 46,06 % UMP Martine David 39,95 % PS 56,68 %[126]
Élections cantonales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin
2004 Bruno Polga 50,96 % PS Philippe Meunier 28,94 % UMP 59,66 %[127]
2011 Évelyne Fontaine 58,47 % PS André Pozzi 41,53 % FN 41,94 %[128]

Administration municipale

L’élection municipale de 2014 a eu lieu en deux tours à Saint-Priest. Le premier tour a donné 35,0 % à la liste de la maire sortante Martine David (PS), 32,8 % à la liste de Gilles Gascon (UMP), 22,0 % à la liste de Sandrine Ligout (FN), 6,8 % à la liste de Véronique Moreira (EÉLV) et 3,4 % à la liste de André Pozzi (EXD). Le deuxième tour a été une triangulaire qui a par la suite été favorable à la liste de Gilles Gascon qui a recueilli 46,1 % des suffrages, contre 40,0 % pour la liste de Martine David et 14,0 % pour la liste de Sandrine Ligout. L’abstention a été à Saint-Priest lors de ce scrutin de 47,6 % au premier tour, et de 43,3 % au second tour[129].

À la suite de cette élection, 5 sièges du conseil de la métropole de Lyon ont été attribués à des conseillers municipaux san-priods, proportionnellement à la taille de la commune. Les conseillers métropolitains nommés sont Gilles Gascon, Éric Fromain, Doriane Corsale, Messaouda El Faloussi (LR) et Martine David (PS)[130].

Le conseil municipal san-priod est composé de 43 conseillers municipaux, parmi lesquels : le maire, 13 adjoints, 18 conseillers municipaux délégués et 11 conseillers municipaux d'opposition[130].

  •      LR: 32 sièges
  •      PS: 4 sièges
  •      PCF: 3 sièges
  •      FN: 2 sièges
  •      EÉLV: 1 siège
  •      SE: 1 siège

Ci-dessous se trouvent un tableau et un diagramme en hémicycle, tous deux représentant la composition actuelle du conseil municipal :

Groupe Président Effectif Statut
Les Républicains Gilles Gascon 32 majorité
Socialistes et républicains Martine David 4 opposition
Communistes et républicains Willy Plazzi 3 opposition
Saint-Priest Bleu Marine Sandrine Ligout 2 opposition
Europe Écologie Les Verts Véronique Moreira 1 opposition
Sans étiquette Fabienne Gilet 1 opposition

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Saint-Priest.

Depuis 1790, 40 maires se sont succédé à la tête de Saint-Priest[92],[131].

Ci-dessous se trouvent la liste des maires de Saint-Priest depuis 1925, et de 1790 à 1925 :

Liste des maires de Saint-Priest depuis 1925
Période Identité Étiquette Durée du mandat Qualité
2014 en cours Gilles Gascon UMP / LR en cours commerçant
2003 2014 Martine David PS 11 ans secrétaire de direction
1983 2003 Bruno Polga PS 20 ans
1977 1983 Louis Gireau PS 6 ans
1972 1977 Marius Joly DVG 5 ans
1949 1972 Charles Ottina PR / FGDS 23 ans
1946 1949 Étienne Vourlat DVG 3 ans
1945 1946 Ulysse Coeur DVG 1 an
1940 1945 Clément Payet-Burin EXD 5 ans
1929 1940 Théophile Argence SFIO 11 ans
1925 1929 Pierre Berlioz-Benier PR 4 ans propriétaire-cultivateur
Liste des maires de Saint-Priest de 1790 à 1925
Période Identité Étiquette Durée du mandat Qualité
1919 1925 Gabriel Payet 6 ans
1908 1919 Louis Favard 11 ans
1904 1908 Claude-François Buisson 4 ans
1900 1904 Jean-Antoine Barges 4 ans
1896 1900 Jean-Baptiste Payet-Maugeron 4 ans
1892 1896 François Reymond 4 ans
1888 1892 Jean-François Fougères 4 ans
1876 1888 François Reymond 12 ans
1874 1876 François Germanet 2 ans
1870 1874 François Reymond 4 ans
1862 1870 Louis Bonnardet 8 ans
1854 1862 Pierre Cusin 8 ans
1848 1854 Jean Payet-Chavret 6 ans
1848 1848 Jean-Baptiste Bavard 6 mois
1846 1848 Pierre Reymond 2 ans
1840 1846 Jean-Baptiste Bavard 6 ans
1834 1840 Pierre Reymond 6 ans
1830 1834 Pierre Cusin 4 ans
1821 1830 Pierre Reymond 9 ans
1816 1821 Jean-Jacques Chalmas 5 ans
1815 1816 Pierre Reymond 1 an
1800 1815 Étienne Chalmas 15 ans
1800 1800 M. Givord 4 mois
1799 1800 Pierre Édouard 1 an et 2 mois
1795 1799 Pierre Reymond 3 ans et 4 mois
1795 1795 Jean Pagnoud-Chenavas 1 mois
1794 1795 Joseph Ginot 8 mois
1790 1794 Horace Duc 3 ans et 11 mois
1790 1790 Étienne Chalmas 2 mois

Jumelages

Drapeau : Allemagne En 1963, a été signé par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer le traité de l'Élysée, scellant l'amitié franco-allemande. Ainsi, le maire de Saint-Priest, Charles Ottina et le bourgmestre de Mühlheim am Main, Werner Grasmück, ont signé un traité de jumelage entre les deux communes en 1966[132],[133]. Depuis, de nombreux échanges ont lieu entre les habitants et les dirigeants des deux communes jumelles, toutes deux situées en banlieue d'une grande ville, Mühlheim étant située à 10 kilomètres de Frankfurt am Main[134]. Une rue san-priode a par ailleurs été baptisée rue de Mühlheim, dans le quartier de Revaison.

Drapeau : Burkina Faso Les deux communes jumelles se sont, par la suite, engagées dans un projet de coopération décentralisée avec la commune urbaine de Nouna, au Burkina Faso. C'est dans la commune burkinabée qu'à été signée la convention de coopération entre Martine David, Bernd Müller et Marianne Fofana, le 12 février 2009[132],[135],[136].

Drapeau : Italie La commune a été également jumelée avec la ville italienne d'Arezzo, une rue san-priode située à Revaison portant par ailleurs le nom de rue d'Arezzo.

Drapeau : Pérou Elle a aussi été au coeur d'un autre projet de coopération décentralisé envers la commune de San Martín de Porres (Pérou), mené conjointement avec Mühlheim am Main, et aujourd'hui achevé[137].

Population et société

Démographie

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 210 1 253 1 489 1 718 1 854 1 981 2 152 2 209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 312 2 428 2 518 2 475 2 506 2 410 2 724 2 387 2 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 577 2 608 2 543 2 704 4 268 5 957 5 336 5 673 7 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 681 20 419 36 734 42 677 41 876 40 974 40 746 42 535 44 446
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[138] puis Insee à partir de 2006[139].)
Histogramme de l'évolution démographique de Saint-Priest depuis 1793


Pyramide des âges de la ville de Saint-Priest en 2011[140].

Pyramide des âges en 2011 en nombre d'individus
Hommes Classe d’âge Femmes
69 
90 ou plus
157 
1 369 
75 à 89
2 024 
2 695 
60 à 74
3 077 
3 785 
45 à 59
4 231 
4 204 
30 à 44
4 203 
4 043 
15 à 29
4 127 
4 683 
0 à 14
4 283 

Enseignement

Enseignement primaire et secondaire

Saint-Priest est située dans l’académie de Lyon. Elle compte de nombreux établissements scolaires, allant de l'école maternelle à l'université grâce à la présence du campus de l'Université Lumière-Lyon-II au niveau de Porte des Alpes.

Les San-Priods disposent de quinze groupes scolaires publics et d'un groupe scolaire privé[141] :

La commune dispose aussi de trois collèges publics, d'un lycée public d'enseignement général et technologique accueillant aussi des BTS, et d'un lycée public d'enseignement professionnel[142] :

Les San-Priods bénéficieront d'ici la rentrée 2017 d'un collège privé catholique La Xavière qui ouvrira ses portes aux classes de sixième à Manissieux[148],[149].

Enseignement supérieur

Saint-Priest abrite avec la commune voisine de Bron, le campus Porte des Alpes, l'un des deux campus de l'université Lumière-Lyon-II[150].

Le campus se compose de 14 amphithéâtres, de plusieurs salles de cours et de musique, de salles informatique, de deux terrains de football et de rugby, de terrains de tennis, de deux gymmnases, d'un restaurant universitaire et de plusieurs cafétérias[151].

Entrée principale du campus Porte des Alpes de l'Université Lyon 2 situé à Bron et Saint-Priest

Fort de ses équipements, le campus abrite :

Vie étudiante

La étudiants disposent de deux résidences étudiantes situées en centre-ville, proposant 254 logements du studio au T5[152].

La commune dispose également d'un Bureau information jeunesse (BIJ), qui est un service municipal dont le but est d'aider les jeunes jusqu'à 26 ans dans plusieurs domaines différents[153],[154].

Vie culturelle

Lieux d'activités culturelles

La ville de Saint-Priest est connue pour son fort dynamisme culturel et associatif. Depuis le mandat de Théophile Argence, Saint-Priest est devenue une référence en termes de manifestations et équipements culturels au niveau régional, du fait du nombre, de la diversité et de la qualité de ceux-ci.

Un des principaux pôles culturels de la commune est le Théâtre Théo Argence (TTA), anciennement connu sous le nom de Centre Culturel Théo Argence (CCTA)[89],[155]. Équipé d'une grande salle de 650 places et d'une seconde pouvant accueillir 100 spectateurs[156], le théâtre se trouve dans les murs de la Maison du Peuple, ancienne mairie située en centre-ville et construite sous le mandat de Théophile Argence en 1930[157]. Véritable moteur culturel, le théâtre propose à chaque saison un panel de représentations très diverses, regroupant aussi bien des pièces de théâtre que des galas de danse, des one-man shows, des concerts de musique et d'autres genres de représentations artistiques. Étant une propriété de la mairie, le théâtre a pour mission d'offrir aux San-Priods une saison ouverte à tous[158]. Toutefois, cela n'empêche pas au théâtre d'accueillir des artistes à renommée nationale, comme Maurane, Élie Semoun ou Cœur de Pirate, ainsi qu'un concours international de piano en 2017[89],[159],[160].

La commune abrite le Conservatoire à Rayonnement Communal (CRC) de musique et théâtre de Saint-Priest. Créé en 1972, l'établissement réunit 870 élèves et une équipé éducative de 36 enseignants. Installée dans l'Ancienne Mairie, au cœur du village, place Bruno-Polga, le conservatoire produit chaque année 80 concerts, attire 13 000 spectateurs et 100 000 visiteurs. En lien avec le collège Colette, le conservatoire a créé 4 classes CHAM regroupant 85 élèves. Placé sous la direction de la pianiste Béatrice Quoniam-Chauvel, l'établissement est riche de sept départements différents, de la musique à l'école (qui concerne 4 800 élèves san-priods de primaire et maternelle ainsi qu'une équipe de musiciens intervenants) aux musiques actuelles, en passant par le théâtre et le chant, la formation musicale et les instruments polyphoniques, à cordes ou à vent. Fort de ces enseignements divers et de ses enseignants diplômés, le conservatoire ambitionne aujourd'hui d'obtenir un rayonnement départemental[97],[161],[162].

Située au centre-ville de Saint-Priest, sur la place Charles-Ottina, la Médiathèque François-Mitterrand est un atout dans l'affirmation du dynamisme culturel san-priod. Celle-ci e été créée en 1979 sous le nom de Bibliothèque du Village et est devenue une médiathèque en 1987. Elle compile 250 000 documents au total, dont 115 000 livres dans sa bibliothèque, 26 000 CD dans sa discothèque et 7 000 DVD dans sa vidéothèque[163]. La médiathèque compte plus de 5 000 adhérents qui empruntent chaque année plus de 230 000 documents[164]. Depuis 2006, une cyber-base est accessible au public, visant à découvrir le monde de l'informatique[165]. En 2012, c'est une artothèque qui est créée. Basée sur le même principe que la médiathèque, elle abrite près de 1 000 œuvres destinées à être exposées et empruntées, par le public[166].

Créée en 1962, la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) Jean-Cocteau est un moteur de la vie associative populaire à Saint-Priest[167]. Située au coeur du quartier urbain de Bel-Air, la MJC propose à ses adhérents une trentaine d'activités différentes allant du théâtre à la capoeira, en passant par la sophrologie ou l'enseignement du chinois[168]. L'établissement dispose d'une salle de spectacle dite salle Cocteau, d'une capacité de 100 places.

Depuis 1989, la commune de Saint-Priest dispose d'un cinéma comprenant deux salles de projection. Anciennement appelé Ciné 89, il s'agit aujourd'hui du Cinéma Le Scénario. L'établissement est en partie privatisé[169].

Redevenu propriété de la ville le 1er janvier 2017, le château de Saint-Priest est, en plus de son importance dans le patrimoine historique de la ville, un haut lieu culturel de la commune. De nombreuses expositions, concerts et animations y prennent place tout au long de l'année[170].

Sculptures urbaines

Lieu très réceptif à toute forme artistique, on trouve dans les rues de Saint-Priest de nombreuses sculptures contemporaines réalisées par des artistes venant du monde entier.

Autre version du Walking Couple de Lynn Chadwick, ici à Jérusalem.

Au cœur du parc du château, sur la voie menant à la façade Renaissance du bâtiment, se trouve une sculpture contemporaine en bronze réalisée en 1977 par Lynn Chadwick et intitulée Le couple en marche (Walking Couple). L'œuvre représente un couple aux traits géométriques et à l'allure noble, marchant tout en s'éloignant du château[171].

Un ensemble de sculptures en acier représentant des sportifs et leurs- muscles en action est installé sur le rond-point des Droits de l'Homme. Il s'agit d'une œuvre de François Lavrat, intitulée Les sportifs et créée en 2000[172].

Installée au sein du Square du Chat, dans le quartier urbain de la Gare, se trouve une sculpture contemporaine réalisée par Jean-Philippe Aubanel. Créée en 1989 dans le cadre des actions issues de Banlieue 89, elle est intitulée Le chat rouge[172].

Une œuvre tout aussi remarquable se trouve sur la place des Nations Unies, devant le Lycée Condorcet, au cœur du centre-ville. Il s'agit du Mémorial de la Paix, conçu en 2007 par Daniele Bragoni. Ensemble de sculptures de marbre représentant la Terre, les continents, la France et le temps, il s'agit d'un lieu urbain d'échange et utilisé lors de cérémonies commémoratives, comme lors de celles du 8 mai et du 11 novembre[172].

Manifestations et festivités

Reconnue pour son dynamisme culturel et associatif, il se déroule à Saint-Priest de nombreux événements qui ponctuent la vie de la commune. Ci-dessous se trouvent les principales manifestations culturelles qui s'y déroulent[173] :

  • la foire aux plantes rares. Il s'agit d'une foire annuelle qui se déroule au début du printemps dans le parc du château. Une centaine de paysagistes, producteurs et artisans venus de tout le pays viennent y exposer leurs productions de plantes rares. Le rendez-vous rassemble tous les ans environ 10 000 visiteurs[174]. Créée en 1988, il s'agit de la plus ancienne et la plus importante fête des plantes en Auvergne-Rhône-Alpes[175],[176].
  • le festival Music en Ciel. Il s'agit d'un festival urbain de musique pop, rock et folk qui se déroule tous les ans au début de l'été, après la Fête de la musique, également célébrée à Saint-Priest tous les ans le 21 juin. Le festival, organisé en plein air sur la place Ferdinand-Buisson, réunit des artistes à notoriété nationale et organise un tremplin musical permettant chaque année à un artiste ou un groupe de se produire sur scène. L'événement a déjà accueilli des artistes tels que Imany, Rover, Charles Pasi, Yuri Buenaventura ou Pony Pony Run Run[177].
  • la foire d'automne. Organisée tous les ans au début de l'automne, il s'agit d'un rendez-vous traditionnel san-priod qui réunit chaque année environ 400 exposants pour plus de 10 000 visiteurs. L'événement a fêté ses 70 ans en 2016 avec l'organisation d'une grande fête de la batteuse place Roger-Salengro. La foire réunit marchands, agriculteurs et forains, et est argumenté de représentations de danse, d'expositions de voitures de collections, d'attractions et de braderies de livres de la médiathèque municipale. L'objectif de cet événement est de renouer avec le passé agricole de la commune, qui compte encore aujourd'hui de nombreuses exploitations agricoles[178].
  • le festival Lumière. Il s'agit d'un festival de cinéma lyonnais organisé tous les ans en octobre en l'honneur des Frères Lumière. Saint-Priest y participe en projetant des films sélectionnés par le festival au cinéma Le Scénario. Des acteurs et cinéastes sont également invités aux projections. Ainsi, le cinéma san-priod a reçu les visites de Jacques Bral, Hippolyte Girardot, Eric Guirardo, Vincent Perez, Laurent Gerra, Philippe Morier-Genoud et Léa Drucker depuis la création du festival[179].
  • la fête des Lumières. Il s'agit d'une fête lyonnaise célébrée tous les ans le 8 décembre en hommage à la Vierge Marie. Saint-Priest présente à l'occasion de cette fête de nombreux spectacles et animations un peu de partout sur le territoire de la commune. Le spectacle principal se déroule au château, tandis que des défilés de lampions sont organisés dans tous les quartiers et hameaux de la commune[180]. La Fête des Lumières marque également l'inauguration annuelle du Marché de Noël san-priod qui réunit chalets hivernaux d'exposition, animations et patinoire éphémère sur la place Ferdinand-Buisson pendant 10 jours avant le début de l'hiver[181].

Tous les deux ans, la MJC Jean-Cocteau et le Conservatoire de Saint-Priest participent à la Biennale de la danse de Lyon, festival de danse contemporaine qui réunit des centaines d'artistes à Lyon.

Médias

Cultes

Saint-Priest dispose de plusieurs lieux de cultes, de plusieurs religions différentes.

Les San-Priods disposent de trois églises catholiques[182] :

  • l'église de Saint-Priest, dite église du Village ;
  • l'église Sainte-Marguerite, dite église de Manissieux ;
  • l'église moderne Notre-Dame-de-la-Paix.

Ils disposent également d'une église évangélique protestante située rue de Provence[183].

Ainsi que d'une mosquée située rue des Lys[184].

La commune dispose de deux cimetières. Celui de Manissieux dispose depuis 2011 d'un carré musulman[185].

Cadre de vie et environnement

Les milieux naturels et agricoles sont localisés à l'est de la commune, ainsi que sur le secteur nouvellement aménagé de la forêt de Feuilly, au niveau du parc technologique. Les milieux agricoles sont essentiellement composés de grandes cultures présentant une faible biodiversité. Seules quelques prairies de fauche et de pâturage sont encore présentes sur la commune. Elles constituent des lieux de gagnage pour l'avifaune locale. On notera la présence de quelques reliques de pelouses sèches abritant des orchidées (orchis bouc essentiellement) à l'extrémité est de la commune (secteur de La Fouillouse). Les milieux boisés sont peu présent, essentiellement sous la forme de bosquets ou de petits bois. Les boisements les plus importants sont la forêt de Feuilly, le bois du Fort, le bois de Manissieux.

En 2014, la commune de Saint-Priest bénéficie du label « ville fleurie » avec « trois fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[186].

Santé

La polyclinique Pasteur, située rue de la Cordière et construite en 1988 a été démolie en 2011[187]. L'établissement rattaché au groupe Est des hospices civils de Lyon comptait 130 lits et était spécialisé dans la gynécologie obstétrique[188]. Les services offerts par la clinique ont été transférés à l'Hôpital Femme-Mère-Enfant, dans la commune voisine de Bron[189].

La commune dispose depuis 2009 d'un autre établissement hospitalier sur son territoire, l'hôpital privé de l'Est lyonnais. Situé rue André Lwoff, dans la zone du Champ-du-Pont entre le Parc technologique et Porte des Alpes, il est la propriété de Noalys[190]. L'établissement dispose de 189 lits et de nombreuses spécialités grâce à ses 8 pôles d'activité différents (urgences, médecine, chirurgie, soins de suite et de réadaptation, soins palliatifs, médecine du sport, imagerie médicale et ophtalmologie)[191].

Deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes privés se sont implantés sur le territoire san-priod (Les Alizés, d'une capacité de 82 lits, et la Résidence Le Château, d'une capacité de 60 lits[192],[193]).

Les San-Priods ont accès à de nombreux autres établissements de santé sur le territoire de la commune (centre médico-psychologique, soins à domicile pour personnes âgées ou handicapées, point de prévention des conduites à risques, ...)[194].

De nombreux San-Priods bénéficient également de soins de qualité grâce à la proximité de la commune avec les établissements hospitaliers et cabinets médicaux lyonnais (Lyon était classée à la tête des villes où l'on est le mieux soigné en France, selon Impact Médecine[195]).

Sports

Saint-Priest est l'une des villes les plus sportives de France. En effet, elle compte près de 10 000 licenciés dans 90 clubs sportifs différents, une trentaine d'équipements sportifs, une école des sports et de nombreux évènements sportifs qui ponctuent régulièrement la vie san-priode, attirant des personnes venues du monde entier[196].

Équipements sportifs

La commune de Saint-Priest dispose de 4 stades différents[197] :

La ville possède également 7 gymnases[198] :

  • le gymnase municipal, avec une grande salle avec plancher bois et tribunes fixes, bureaux et une structure d'escalade.
  • le gymnase Condorcet, avec une grande salle avec tribunes fixes, une salle polyvalente et un stand de tir.
  • le gymnase Colette, avec une grande salle avec tribunes mobiles et une salle spécialisée pour la lutte.
  • le gymnase François-Arnaud, avec une grande salle avec tribunes fixes, un dojo et deux salles polyvalentes.
  • le gymnase Gérard-Philipe, avec une grande salle.
  • le gymnase Hector-Berlioz, avec une grande salle spécialisée pour la gymnastique et l'escalade.
  • le gymnase Jacques-Brel, avec une grande salle et une salle polyvalente.

Les San-Priods ont également accès à 3 piscines municipales[199],[200] :

  • le centre nautique Pierre Mendès France, qui comporte 1 000 m² de bassins, une pataugeoire, un toboggan et une lagune extérieure.
  • la piscine Ulysse-Cœur, piscine d'été qui comporte 725 m² de bassins, un pentagliss, un solarium et un espace multisports.
  • la piscine Caneton, réservée aux associations et aux groupes scolaires, elle comporte 375 m² de bassins.

La ville de Saint-Priest dispose également de deux clubs de tennis, soit au total 11 courts d'entraînement extérieurs, 3 courts couverts et 1 mur d'entraînement. Un centre équestre de 1 000 adhérents est présent sur la commune, avec 2 manèges couverts, et 1 manège extérieur pour 80 chevaux et poneys. On peut aussi noter les présences du boulodrome Marius-Joly qui met à disposition 8 jeux couverts avec tribunes, du terrain de Revaison pour le baseball, d'une salle de tennis de table, d'une salle de musculation municipale, et d'une aire de tir à l'arc équipé de 15 cibles.

Dans le parc du fort, on trouve également un parcours de santé long de 1,7 km et une piste de bicross, ainsi que le mur d'escalade Adrien Garioud haut de 13 mètres et large de 50 mètres[201].

Associations et clubs sportifs

La commune de Saint-Priest compte plus de 60 associations sportives, dans de nombreuses disciplines différentes[202]. Le Carrefour des Associations, début septembre, réunit plus d'une centaine d'associations sportives, culturelles ou citoyennes venues présenter leurs activités proposées en début d'année scolaire. L'évènement se tient dans le parc du château, ou à l'Espace Mosaïque chaque année[203].

L'amicale laïque de Saint-Priest (ALSP) est la plus ancienne association sportive san-priode, fondée en 1930 sous l'influence de Théophile Argence. Aujourd'hui, l'amicale laïque s'est diversifiée en six disciplines différentes ; le twirling bâton, la course d'orientation, le volley-ball, la natation, le tir à l'arc et le basket-ball[204].

Le Stade auto lyonnais (SAL) est la deuxième association sportive en termes de licenciés à Saint-Priest. Fondée en 1945, elle s'est diversifiée en quatre disciplines différentes ; le rugby, la natation, le tennis et la pétanque[205].

Voici une liste non exhaustive des meilleurs clubs san-priods dans chaque sport :

Événements sportifs

Saint-Priest est une ville connue et reconnue comme étant une ville dynamique et sportive. De nombreux évènements sportifs nationaux ou internationaux ont lieu dans la commune[196] :

  • les Foulées San-Priotes organisées fin février sont des courses pédestres qui ont lieu sur le territoire de la commune. Un semi-marathon, un 10 km et un 5,8 km peuvent alors être parcourus. Les foulées attirent chaque année plus de 1 800 de coureurs venus du monde entier[210],.
  • le Raid Urbain, organisé le deuxième samedi de juin, il s'agit d'une course d'orientation multisport. Les équipes se déplacent en run and bike et doivent trouver un certain nombre de balises dans un temps imparti. La course divisée en trois parcours (urbain, junior et famille) réunit chaque année environ 800 raideurs qui se disputent la victoire autour d'épreuves de canoë-kayak, de tir à l'arc, de basket-ball, de pétanque, de tir à la carabine, et d'autres disciplines renouvelées à chaque édition depuis 1998[212],[213].
  • le cross des Myriades, reconnu comme le plus grand cross country du Sud-Est de la France, il attire chaque année fin novembre plus de 3 000 coureurs internationaux et amateurs. La course se tient depuis sa création au sein du complexe sportif Pierre Mendès-France, et est divisé en cinq épreuves selon les niveaux (ouvert à tous, enfants, intergénérations, vétérans et juniors masculins, licenciés de la fédération française d'athlétisme)[214].

La ville de Saint-Priest a par ailleurs accueilli les Jeux nationaux des transplantés et dialysés de 2016 organisés par l'association Trans-Forme, pendant 4 jours du 12 au 16 mai 2016. Les Jeux, parrainés par Marine Lorphelin et Sébastien Chabal, ont accueilli 160 compétiteurs[215],[216],[217].

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 514 €, ce qui plaçait Saint-Priest au 18 613e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole et 236e rang parmi les 289 communes de plus de 49 ménages dans le département du Rhône[218].

En 2013, 43,5 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[219].

En 2007, Saint-Priest se classe 333e sur 401 villes de France de 20 000 habitants et plus au classement des villes pour le nombre de contribuables soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)[220].

Emploi

En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 26 843 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,0 % d'actifs dont 63,8 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs[221]. Les retraités représentaient 6,6 % de cette tranche d'âge, contre 9,4 % pour les étudiants et 9,9 % pour les autres inactifs[222].

On comptait 35 182 emplois dans la zone d'emploi, contre 30 591 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 17 350, l'indicateur de concentration d'emploi est de 202,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus de deux emplois pour un habitant actif[223].

La commune dispose de nombreuses structures pour aider les chercheurs d'emploi dans leurs démarches et leur parcours professionnel ainsi que pour l'orientation. Un bureau du Pôle emploi y est présent[224].

Entreprises et commerces

Au 31 décembre 2014, Saint-Priest comptait 4 283 établissements : 15 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 282 dans l'industrie, 481 dans la construction, 3 011 dans le commerce-transports-services divers et 494 étaient relatifs au secteur administratif[225].

En 2015, 416 entreprises ont été créées à Saint-Priest[226], dont 273 par des auto-entrepreneurs[227].

En 2016, on dénombre 5 964 entreprises implantées sur le territoire de la commune, dont 4 977 sièges. L'entreprise générant le plus de revenus est Renault Trucks, qui a installé son siège social ainsi que son usine de production dans les locaux construits par Marius Berliet[6],[228]. La présence du Parc Technologique sur le territoire de Saint-Priest est un important atout économique. Le parc accueille entre autres le siège français et européen du géant pharmaceutique Mylan, le siège de Sully Group ainsi que d'importants sites de grandes entreprises internationales telles que Vencorex, Schneider Electric, Iveco, Siemens ou encore Merial[229],[230].

Le territoire san-priod est occupé par de nombreuses autres zones industrielles situées en bordure de la commune :

  • la Z.I. de Vénissieux-Corbas-Saint-Priest, au sud-ouest ;
  • la Z.I. Maréchal, au sud ;
  • la Z.I. Mi-Plaine, au nord-est ;
  • la Z.I. Dauphiné, à l'ouest ;
  • la Z.A. Pesselière, au sud-est ;
  • la Z.A. des Bandonnières, à l'ouest ;
  • le P.A. de Parilly, à l'ouest.

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Liens externes

  • {http://www.ville-saint-priest.fr site de la mairie]

Notes et références

Notes

Références

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