Saint-Ouen-sur-Seine

(Redirigé depuis Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis))

Saint-Ouen-sur-Seine
Saint-Ouen-sur-Seine
L'hôtel de ville.
Blason de Saint-Ouen-sur-Seine
Blason
Saint-Ouen-sur-Seine
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement de Saint-Denis
Canton Saint-Ouen
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Plaine Commune
Maire
Mandat
William Delannoy (UDI)
2014-2020
Code postal 93400
Code commune 93070
Démographie
Gentilé Audoniens
Population
municipale
48 431 hab. (2015 en augmentation de 2,63 % par rapport à 2010)
Densité 11 237 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 44″ nord, 2° 20′ 03″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 48 m
Superficie 4,31 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-ouen.fr

Saint-Ouen-sur-Seine (dénommé Saint-Ouen jusqu'en novembre 2018) est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Audoniens.

Saint-Ouen-sur-Seine

Sommaire

Géographie

Localisation

Saint-Ouen est localisée au nord de Paris, à l’est de Clichy et à l’ouest d’Aubervilliers.
Saint-Ouen sur la carte d'état-major de 1936.
Logo de la ville de Saint-Ouen jusqu'en 2011.

Saint-Ouen est une commune limitrophe de Paris accessible par la porte de Saint-Ouen et située au nord de la capitale, constituée par la partie sud du Pays de France, limitée par la première boucle de la Seine, la ville de Clichy et la ville de Saint-Denis. Elle est constituée par une large part de la Plaine Saint-Denis et fait partie de la Plaine de France.

En 1860, la ville de Paris a absorbé le territoire des anciennes communes qui se trouvaient à l'intérieur des fortifications de Thiers. La partie de l'ancienne commune de Montmartre et une partie de celle de La Chapelle situées à l'extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Saint-Ouen.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Saint-Ouen est une commune de la première couronne parisienne. Conséquence directe de cette localisation, Saint-Ouen se trouve sur l'un des axes obligés du trafic routier de la capitale et subit d'importantes coupures liées à la présence de nombreuses infrastructures de transport (routes et chemins de fer). Par ailleurs, la ville de Paris est un important propriétaire foncier de la commune, ses diverses emprises représentant environ 36 hectares.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Hydrographie

Saint-Ouen est bordée par la Seine, en aval de Paris.

La Seine, vue de la terrasse du château de Saint-Ouen, vers 1825.
La Seine avec vue de Saint-Ouen, eau-forte d'Alfred Taiée (avant 1870).

Climat

Le climat est de type océanique dégradé. Ainsi, la ville et ses alentours subissent l'influence de vents plutôt connus.

La bise est un vent venant de nord-est qui est froid et sec et apporte le plus souvent un ciel bleu.

Par contre le vent de sud-ouest que l'on appelait autrefois le santa est un vent humide apportant les perturbations de l'Atlantique. Les températures sont 3 degrés en moyenne en hiver et 25 degrés en moyenne en été[réf. nécessaire]. Les pluies tombent fréquemment en automne et en hiver[réf. nécessaire].

Voies de communication et transports

Voies routières

La ville est desservie par le boulevard périphérique, l'autoroute A86, la nationale 14, la route de la Révolte (RD 410) et la RD 1, qui correspond aux Quais de Seine de Saint-Ouen.

Transports en commun

L'ancienne gare de Saint-Ouen-sur-Seine, sur la ligne de La Plaine à Ermont - Eaubonne, aujourd'hui désaffectée.

La commune est desservie par le métro et le RER grâce aux stations suivantes[Note 1] :

  • (BUS) RATP 66 85 137 139 166 173 174 237 255 274 341l'Audonienne
  • (N) N14 N44
Ligne 13

La ligne (M)(13) est actuellement la principale desserte en transport lourd de la ville de Saint-Ouen, et la traverse du nord au sud au avec deux stations dans la ville et deux stations en lisière (voir ci-dessus).

Ligne 4

Saint-Ouen est accessible par la ligne (M)(4) à la station porte de Clignancourt qui dessert plus précisément le quartier Rosiers - Les Puces, où se déroule le marché aux puces de Saint-Ouen. L'atelier d'entretien des rames de cette ligne se trouve d'ailleurs, juste au delà de cette station, sur la commune de Saint-Ouen, au 109 bis - 117 avenue Michelet, sur 26 319 m2). Un prolongement de la ligne (M)(4) jusqu'à Mairie de Saint-Ouen puis jusqu'aux Docks de Saint-Ouen est inscrit à la phase 1 (horizon 2007-2013) du Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), adopté par délibération du conseil régional d'Île-de-France le 25 septembre 2008. Mais ce prolongement n'a encore fait l'objet d'aucune étude détaillée, ni d'un plan de financement. Il s'agit donc d'un projet à long terme.

RER C

La ville possède une gare desservie par le (RER)(C) sur les missions reliant Pontoise à Massy - Palaiseau, et desservant le cœur de Paris. En 2020 ce pôle sera renforcée par l'arrivée de la ligne (M)(14) et une large refonte du bâtiment voyageur de la gare sera opérée.

Tramway T3b

Depuis le 24 novembre 2018, les cinq portes de Paris limitrophes de Saint-Ouen sont desservies par cinq stations du tramway (T)(3b), dans le cadre du prolongement de la ligne entre Porte de La Chapelle et Porte d'Asnières. Bien que l'aménagement physique soit sur le territoire de Paris, sur les boulevards des Maréchaux, ce tramway permet de desservir les quartiers sud de Saint-Ouen, notamment la ZAC de la Porte de Saint-Ouen, le marché aux puces à la station Porte de Clignancourt - Puces de Saint-Ouen, et le quartier Debain à la station Diane Arbus.

Ce tramway facilite les déplacements en transports collectifs entre le sud de Saint-Ouen et les portes du Nord et de l'Est parisien et offrira de nombreuses correspondances avec le réseau du métro de Paris.

Bus

La commune de Saint-Ouen est desservie par plusieurs lignes du réseau de bus RATP qui permettent des liaisons vers les gares et communes voisines. La ville est également desservie par les Noctilien N14 N44 et bénéficie également d'une ligne circulaire interne, l'Audonienne.

Projets

Ligne 14

Pour soulager la ligne 13 le STIF a lancé en 2009 un projet d’extension de la ligne (M)(14) jusqu'à Mairie de Saint Ouen[3], qui est soumis à enquête publique au printemps 2012[4]. Le prolongement de la ligne (M)(14) de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen permettra des correspondances avec les deux branches de la ligne (M)(13) (Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen) et le (RER)(C) (Saint Ouen). Les performances de la ligne 14 et ces nouvelles correspondances diminueront la fréquentation de la ligne 13 d’environ 25 % sur le tronc commun. Ce prolongement de 5 km dessert les projets urbains engagés sur Paris, Clichy-la-Garenne et Saint-Ouen, en particulier la ZAC des Docks. La mise en service de ce nouveau tronçon est prévue en 2020. Le site de maintenance et de remisage des rames de la ligne (M)(14) sera, par la même occasion, installé sur une friche de la ZAC des Docks de Saint-Ouen, sur un ancien site pétrolier de Total, à proximité de la future station Clichy - Saint-Ouen.

Grand Paris Express
Article détaillé : Grand Paris Express.

Saint-Ouen sera desservi marginalement par le Grand Paris Express, grâce à la station Saint-Denis Pleyel, située à 300 mètres de la limite communale. Cette station sera le futur terminus des lignes (M)(14), (M)(16) et (M)(17) en 2024, et ultérieurement une station de passage de la ligne (M)(15) en 2030[5].

Urbanisme

Quartiers

Saint-Ouen est divisé en 7 quartiers administratifs (démocratie locale)

Garibaldi

Le quartier s'articule sur l'avenue Gabriel Péri, principale artère commerçante de la ville.

Il est desservi par les stations Porte de Saint-Ouen et Garibaldi.

Rosiers - Les Puces

Le quartier s'articule sur la rue des Rosiers, où l'on trouve la plupart des marchés formant les Puces de Saint-Ouen

Il est desservi par les stations Garibaldi et Porte de Clignancourt.

Pasteur - Zola

Quartier qui s'articule autour de la rue Arago.

On y trouve de nombreuses entreprises à proximité de la porte Pouchet.

Il comporte le parc François Mitterand.

Il est desservi par la gare de Saint-Ouen

Vieux Saint-Ouen

Quartier de la rue du Landy et de la rue Saint-Denis.

Il est desservi par les stations Mairie de Saint-Ouen et Carrefour Pleyel.

Le quartier est proche du château et comprend l'ancienne église et l'école d'ingénieurs Supmeca.

Victor Hugo / Les Docks

Article détaillé : Docks de Saint-Ouen.

Il est compris entre le quai de Seine et le boulevard Victor Hugo.

Il est desservi par la gare de Saint-Ouen et à partir de 2020 par le métro à la station Clichy Saint-Ouen.

On y trouve le parc des Docks de Saint-Ouen.

Debain

Quartier de la porte des Poissonniers et du cimetière parisien.

Il est desservi par le métro à Porte de Clignancourt et par le tramway T3b à la porte des Poissonniers (station Diane Arbus)

Centre-ville

Quartier à l'intersection des avenues Dhalenne, Bauer et de la rue Gabriel Péri.

Desservi par la station Mairie de Saint-Ouen.

Logement

En 2005, Saint-Ouen comptait 8 193 logements sociaux ce qui la plaçait en 8e place de Seine-Saint-Denis. Le taux de logements sociaux de la ville était de 45,5 % , ce qui la place à la 7e place du département. La moyenne du département était de 35,7 %[6].

Projets d'aménagement

Le principal projet d'aménagement de la ville concerne la transformation de l'ancienne zone d'activité des Docks de Saint-Ouen en quartier diversifié[7], structuré autour d'un parc paysagé de 12 hectares (Grand Parc des Docks de Saint-Ouen) et du réaménagement des berges de Seine.

Le nouveau quartier des Docks, conçu par l'Agence Rafatdjou, architecte-urbaniste, s'étendra sur 100 hectares (environ le quart de la ville) et comprendra de nouveaux équipements publics (dont le groupe scolaire Nelson-Mandela, rue des Docks, livré en septembre 2008, et un nouveau groupe scolaire rue Albert-Dhalenne), 4 000 logements diversifiés, 10 000 nouveaux emplois, un parc de 12 hectares et de nouvelles zones d’activités dans le cadre d'une démarche de haute qualité environnementale (HQE), dans le cadre d'une recherche de mixité des fonctions (308 000 m2 de SHON de bureaux, 60 000 m2 de SHON de commerces et activités, 52 000 m2 de SHON d'équipements collectifs, 17 000 m2 de SHON d'équipements publics) et de mixité sociale (40 % de logements sociaux, 60 % en parc privé), avec le développement de la desserte en transports en commun (avec, en particulier le prolongement de la ligne 14) et des circulations douces. Ce projet est contesté par une partie des Audoniens, malgré de gros efforts de la ville pour mimer une concertation. En effet, il est prévu de construire des logements d'habitation sur d'anciens terrains industriels pollués, à proximité d'un incinérateur dont les émanations toxiques sont potentiellement dangereuses pour la santé. L'un des enjeux du projet sera d'intégrer les infrastructures industrielles du SYCTOM et de la CPCU dans un quartier moderne, tertiaire et résidentiel.

Deux autres ZAC sont en cours d'aménagement :

  • la ZAC « OVG », qui consiste en la viabilisation d'une ancienne friche industrielle induite par la fermeture de l'usine Ouvrard-Villars et Guilux avec la construction d'un programme mixte de logements (6 000 m2 de SHON) et d'activité tertiaire (10 000 m2 de SHON).
  • la ZAC « Porte de Saint-Ouen », qui consiste en la construction de 58 000 m2 de SHON, dont la moitié de bureaux, avec la démolition de nombreux bâtiments anciens et la création de nouveaux espaces publics.

Une médiathèque[8] de 4 000 m², baptisée Persépolis, a remplacé l'ancienne bibliothèque, de 700 m², fin 2008. Elle est située sur la place Centrale où se trouve l’hôtel de ville. Il s’agit d’un grand bâtiment blanc en forme de bateau.

Toponymie

Le nom de la commune provient de saint Ouen, évêque de Rouen mort dans la Villa Clippiacum, c'est-à-dire le palais du roi Dagobert situé dans le « Vieux Saint-Ouen » qui faisait partie de l'ancien territoire de Clichy.

Il est connu en Angleterre sous le nom de saint Owen ou Ewen et ses reliques furent transportées à Canterbury.

Le nom latin de l'évêque saint Ouen était Audœnus Dado ; il a donné le nom d'Audoniens aux habitants de la ville.

La commune, instituée par la Révolution française sous le nom de Saint-Ouen, est renommée Saint-Ouen-sur-Seine en novembre 2018[9].

Artères, voies et rues

  • Allée la Motte : du nom d'un lieu-dit sur lequel a été construit un ensemble immobilier. Donné en 1990 à la voie qui joint le 15, rue Claude-Monet au 28, rue Emile-Cordon[10].
  • Allée Paul-Taupin : ancien adjoint au maire et administrateur de l'office HLM. Donné en 1990 à la voie qui joint le 11, rue Claude-Monet au 16, rue Emile-Cordon[10].

Histoire

Article détaillé : Ouen de Rouen.
La ville fut desservie par de nombreuses lignes de tramways.
On voit ici une carte du réseau de la STCRP de 1925, avec en bleu les tramways, en rouge les lignes d'autobus.

La présence humaine sur le site dès la Préhistoire est attestée par la découverte d'outils datés du paléolithique moyen. L'histoire du village proprement dit débute à l'époque mérovingienne, époque à laquelle est édifiée une villa royale, Clippiacum, où demeura le roi Dagobert[11].

L'évêque saint Ouen y meurt le 24 août 686[12]. La villa devient alors un important lieu de pèlerinage et un village s'établit rapidement autour du lieu de culte.

En 1285, Guillaume Crespy y achète le canton de Mauvoy, où il fait bâtir un manoir qu'en 1299 Agnès de Crespy donne à Charles de Valois, qui l'embellit.

En 1311, Philippe le Bel, étant à Saint-Ouen, donne l'ordre de chasser les juifs du royaume.

En 1351, le roi Jean II fonde l'ordre militaire des chevaliers de l'Étoile, et leur assigne, à Saint-Ouen la Noble Maison, anciennement la villa Clippiacum, pour tenir leurs assemblées. Jean, ayant fui de Paris, les factieux donnent la Noble Maison à Charles le Mauvais, roi de Navarre. De retour de captivité, en 1361, Jean y vient encore.

En 1374 Charles V donne la Maison au dauphin, le futur Charles VI.

Louis XI, en 1412, en fait don à l'abbaye de Saint Denis.

Le château seigneurial, bâti en 1660, est vendu en 1745 à madame de Pompadour.

Durant la Révolution, la commune est rebaptisée en 1793 « Bain-sur-Seine », appellation qui est abandonnée en 1799[13].

En 1814, Louis XVIII venant d'Angleterre, descend au château de Saint-Ouen.

En 1815, les troupes françaises et anglo-prussiennes s'y battent. La convention militaire livre le village aux alliés, qui le dévastent.

Saint-Ouen possédait une glacière qui contribuait à la consommation parisienne. La commune ne reste, toutefois, qu'un village jusqu'au XIXe siècle, période durant laquelle débute son industrialisation.

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En 1830 le port est inauguré et les docks de Saint-Ouen ouverts jusqu’à l'avenue Victor-Hugo. Ils sont reliés en 1862 au chemin de fer de Ceinture de Paris, puis à la gare du Nord et à la gare de Paris-Est.

Saint-Ouen passe de 3 300 habitants en 1861 à 30 700 en 1896 par la création d'entreprises, même si les cultures représentent encore 50 % du territoire de la commune à cette époque.

Plusieurs lignes de tramway électriques, tels l’Enghien-Trinité sont en circulation en 1900 et relient la ville à ses voisines.

À la fin du XIXe siècle, la ville compte une forte implantation du parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR) de Jean Allemane, ainsi qu'un groupe blanquiste, qui parviennent à s'allier pour conquérir la mairie dès 1887 avec Jean Pernin, un des premiers maires socialistes et ouvriers élu en France. En 1892, les « allemanistes » dirigent la municipalité, qui repasse au Parti radical en 1898. Néanmoins, le Parti socialiste de France parvient à obtenir l'élection d'Adrien Meslier, conseiller municipal de Clichy, comme député.

La SFIO reconquiert la mairie et obtient un poste conseiller général en 1912. Pendant la guerre, plusieurs élus SFIO expriment des positions pacifistes. Le , Louis Dain est élu maire puis est remplacé après son décès par son adjoint Paul Bourdet le , qui sera contesté. Des militants constituent le la première section française officielle de l'Internationale communiste, bien avant la fondation du PCF au congrès de Tours. En 1920, une très large majorité se dégage en faveur du choix communiste[14].

En 1914 est fondée l'usine SOMUA (Société d'outillage mécanique et d'usinage d'artillerie) : à l'origine elle fabrique des obus, des machines outils et des engrenages, puis, en 1916, elle s'associe avec l'entreprise Schneider et Cie et produit des véhicules, dont le Char Schneider CA1.

Toujours en 1914 est créée à Saint-Ouen la société Wonder, entreprise française de piles électriques qui fermera en 1988 à la suite de son rachat par l’entreprise américaine Ralston[Quoi ?].

La ville est durement frappée durant la Première Guerre mondiale, avec 2 238 morts au champ d'honneur.

Après la Première Guerre mondiale, Citroën bâtit une usine à Saint-Ouen, pour faire face à la forte demande d'automobiles, son usine du quai de Javel à Paris ne suffisant pas.

En 1923, la ville se dote d'un office municipal d'habitation à bon marché (HBM), afin de contribuer à résoudre les problèmes de logement de cette ville en plein développement économique. C'est seulement après la Seconde Guerre mondiale qu'il entreprendra ses premières activités[15].

Saint-Ouen est bombardée plusieurs fois durant la Seconde Guerre mondiale[16].

Dans la seconde moitié du XXe siècle, la ville accueille un nombre très important d'immigrés non-européens.[réf. nécessaire]

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Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune était divisée en deux cantons jusqu'en 2015 : le canton de Saint-Ouen et le canton de Saint-Denis-Sud. Avec le redécoupage cantonal de 2014, le canton de Saint-Ouen regroupe désormais l'entièreté de la commune ainsi que les villes de L'Île-Saint-Denis et d'Épinay-sur-Seine.

Intercommunalité

Après avoir hésité entre l'adhésion à l'Établissement public territorial Plaine Commune et la création d'une structure autonome avec Clichy, la ville s'est orientée vers l'adhésion à Plaine Commune[17]. Un référendum tenu en décembre 2011 a permis d'établir l'accord des habitants, malgré une faible participation[18]. L'adhésion à l'Établissement public territorial Plaine Commune est effective depuis le .

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[19].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Plaine Commune, qui succède à la communauté d'agglomération éponyme[20].

Tendances politiques et résultats

Comme la grande majorité des communes situées dans la proche banlieue nord de Paris (notamment les communes de Seine-Saint-Denis comme Saint-Denis, Stains ou Villetaneuse), Saint-Ouen est une commune emblématique de la Ceinture rouge qui désigne les nombreuses municipalités communistes de la petite couronne. Ainsi, la commune n'a connu que trois maires entre 1945 et 2014, tous d'obédience communistes. Lors des élections municipales de 2008, Jacqueline Rouillon-Dambreville (candidate communiste) l'avait emporté avec un peu plus de 50 % des voix contre 39 % des voix à l'union de la droite et 9,4 % des voix à une liste divers gauche[21]. Toutefois, elle échoue à se faire réélire lors des élections municipales de 2014. Dès le premier tour, William Delannoy, le candidat de l'union de la droite est en tête avec près de 35 % des voix contre 31,5 % à Jacqueline Rouillon et 30 % au candidat socialiste. Si ce dernier se désiste, les deux candidats de gauche ne parviennent pas à s'entendre et les deux listes ne fusionnent pas. Finalement, la maire sortante n'obtient que 46,83 % des voix contre 53,16 % à son adversaire, William Delannoy[22]. Saint-Ouen est avec Bobigny ou Le Blanc-Mesnil l'un des bastions emblématiques du communisme en Seine-Saint-Denis à tomber[23].

Sur le plan départemental, les deux cantons historiques étaient marqués par la domination du parti communiste français (le canton de Saint-Denis-Sud tombe aux mains du parti socialiste en 2008). Aux élections départementales de 2015, c'est le binôme de droite qui s'impose.

Aux élections nationales, Saint-Ouen confirme un fort ancrage à gauche. Ainsi, lors de l'élection présidentielle française de 2012, François Hollande obtient 41,67 % des voix au premier tour et plus de 73,5 % des voix au deuxième tour tandis que Jean-Luc Mélenchon obtient 21 % des suffrages, soit six points de plus que Nicolas Sarkozy (14,8 % des voix).

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 mai 1945 Alexandre Bachelet SFIO  
mai 1945 1979 Fernand Lefort PCF Sénateur de la Seine-Saint-Denis (1968 → 1986)
Conseiller général de Saint-Ouen (1967 → 1973)
1979 avril 1999 Paulette Fost PCF Conseillère générale de Saint-Ouen (1973 → 1979)
Députée de la Seine-Saint-Denis(1978-1981)
Sénatrice de la Seine-Saint-Denis (1986-1995)
avril 1999 avril 2014 Jacqueline Rouillon-Dambreville PCF Conseillère générale de Saint-Ouen (2004 → 2015)
avril 2014[24] avril 2020 William Delannoy DVD puis
UDI
Commerçant

Sécurité

Certains quartiers de la ville sont depuis longtemps des plaques tournantes du trafic de drogue à destination des consommateurs parisiens. La lutte des préfectures de Police contre ces trafics s'est intensifiée depuis 2014 mais a surtout eu pour conséquence de déplacer les zones de trafics.

L'ONDRP a recensé 5 695 crimes ou délits pour l'année 2014, soit une moyenne de 27.78 0/00 plaçant la commune à un niveau bien supérieur à la moyenne nationale (11.07 0/00) et à la moyenne en Île-de-France (13.6 0/00). Cette valeur est également élevée au regard des chiffres moyens de Seine-Saint-Denis (19.73 0/00)[25].

Toutefois, ces chiffres cachent de grandes disparités entre les quartiers des communes de la petite couronne, qui d'une manière assez flagrante à Saint-Ouen, sont très hétérogènes. Ainsi, alors que certains sont identifiés comme zones urbaines sensibles (ZUS) voire comme zones de sécurité prioritaire (ZSP), d'autres sont sujets à une gentrification importante suscitée par la hausse des prix de l'immobilier à Paris et les dynamiques territoriales[26].

Il semblerait que l'action de la région ait eu un effet positif sur les actes de délinquance car, en 2017, le recensement de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) annonce des valeurs en net recul derrière les chiffres de Saint-Denis et la Courneuve, eux-mêmes inférieurs aux valeurs recensées en 2014[27].

Politique environnementale

Après l'avoir obtenue en 1998 et perdue en 2003, la ville obtient à nouveau en 2015 la « troisième fleur », sous l'action du service des parcs et jardins de l'Unité Territoriale du cadre de vie de Plaine Commune[28].

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 2].

En 2015, la commune comptait 48 431 habitants[Note 3], en augmentation de 2,63 % par rapport à 2010 (Seine-Saint-Denis : +4,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8456026496129819831 1961 3161 507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2623 2945 8048 09111 25517 71821 40425 96930 715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
35 43637 86641 90450 84852 46753 14651 10645 46548 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
51 95648 88643 58843 60642 34339 72242 95047 78348 431
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Saint-Ouen est située dans l'Académie de Créteil.

  • 11 écoles maternelles
  • 9 écoles primaires
  • 3 collèges
  • 2 lycées :
    • Lycée professionnel et technologique Marcel-Cachin ;
    • Lycée polyvalent régional Auguste-Blanqui.
  • Institut supérieur de mécanique de Paris : école nationale supérieure d'ingénieurs dans les métiers de la production, de la mécanique et des matériaux.
  • École nationale supérieure des beaux-arts de Paris : cinq ateliers de technicités ouverts dans l'hôtel d'entreprises Cap Saint-Ouen depuis l'année universitaire 2008-2009.
  • Classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Auguste-Blanqui (filière littéraire).
  • École Danhier : ostéopathie, masso-kinésithérapie, pédicurie-podologie.

Manifestations culturelles et festivités

Vignes et vin à Saint-Ouen

Un vignoble remontant au XIIIe siècle

L'étude de l'histoire de Saint-Ouen montre une ancienne tradition viticole. La vigne est une des plus anciennes cultures locales. Au XIIIe siècle, il est déjà fait mention de marcs devant être portés, selon les cas, à l'un des pressoirs banniers du monastère, situés à Saint-Denis, à La Chapelle et à Saint-Ouen. Elle est cultivée le plus souvent sur de petites parcelles, parfois proches des maisons du village. La vigne est aussi cultivée au sein des propriétés royales : en 1397, Isabeau de Bavière reçoit du roi Charles VI, son mari, le château de Saint-Ouen avec ses jardins, terres et vignes, pour « aller jouer et esbattre quand bon lui semblera »[31].

Expansion et déclin

Bénéficiant de la notoriété du « vin de Saint-Ouen » — bu à la table des rois de France dit-on — le vignoble s'étend progressivement. Il couvre 17 hectares en 1717, 22 en 1784, contre respectivement 129 et 353 hectares de terres labourables. Les parcelles se situent au sud et à l'ouest du village, de chaque côté de la route dite « des princes » et en bordure de Saint-Denis. Le village compte alors environ une quarantaine de familles de vignerons. En 1811, les ceps sont élevés principalement sur trois aires : « La Côte », en bord de Seine (une vingtaine de parcelles), le lieu dit « Les Châteaux » (83 parcelles), « Les Plants Forts » (près d'une quarantaine de parcelles). Les propriétaires, au nombre d'une soixantaine au moins, résident en grande majorité à Saint-Ouen mais aussi à Paris, Saint-Denis, Clichy, La Chapelle. En 1897, la vigne occupe encore 30 hectares dont 2 hectares 25 appartenant au grand exploitant agricole Guillaume Compoint. Né en 1846 et maintes fois primé aux concours agricoles, Guillaume Compoint est alors le plus grand propriétaire terrien de Saint-Ouen. En 1905, il exploite 150 hectares sur lesquels il cultive asperge, luzerne, avoine, blé, betterave fourragère oignon et vigne. Son vignoble est essentiellement planté en gamay d’Argenteuil et, dans une moindre mesure en meslier blanc et noir. Les rendements moyens sont très élevés : en 1905, la récolte s’élève à 150 pièces (tonneaux de 225 litres), en 1906 à 90. Ce vin se fabrique dans une cave du Vieux Saint-Ouen où tiennent six grandes cuves. En hiver, quatre vignerons et une dizaine de femmes travaillent à soigner la vigne, elles se chargent notamment de l’ébourgeonnage (suppression des pousses indésirables). Pendant les vendanges, Guillaume Compoint emploie une centaine de travailleurs. La guerre de 1914-1918 marque la fin du vignoble[31].

Santé

Saint-Ouen fait partie du territoire de santé de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard qui se situe entre porte Montmartre et porte Saint Ouen. Il doit accueillir en 2025 le futur Hôpital Grand Paris Nord[32].

Sports

L'extérieur du stade Bauer.

La ville possède un stade, inauguré le 24 octobre 1909, dont le nom officiel est le stade de Paris mais qui est aussi connu sous le nom de stade Bauer, stade hôte de l'équipe du Red Star et qui a accueilli des matchs internationaux.

La ville dispose aussi d'une patinoire et du centre nautique Auguste-Delaune, ainsi que de la Grande Nef de l’Île-des-Vannes, complexe sportif situé sur le territoire de la commune de l'Île-Saint-Denis.

Médias

Le journal Le Parisien a longtemps eu son siège situé à Saint-Ouen, 25 avenue Michelet. Après le rachat par le Groupe LVMH, le journal a déménagé à Paris intramuros.

Le complexe de bureaux et de studios de télévision Le Baldi (anciennement Village de la Communication) situé aux 44-50 avenue du Capitaine Glarner, en service depuis 1991 a vu le tournage de bon nombre d'émissions de télévisions, notamment des chaînes publiques comme La Cinq, Antenne 2 (devenue depuis France 2) ou France 3 ou de chaînes câblées comme TPS Star. Parmi les émissions tournées au Baldi, on retrouve :

  • Maguy (saisons 5 à 8, Antenne 2, puis France 2, de 1991 à 1994);
  • Motus (Antenne 2, puis France 2, de 1991 à 2012);
  • Que le meilleur gagne (La Cinq, puis Antenne 2, puis France 2, de 1991 à 1995);
  • Pyramide (Antenne 2, puis France 2, de 1991 à 2001) ;
  • Sportissimo (France 3, de septembre à novembre 1992) ;
  • Taratata (France 2, de janvier 1993 à juin 1994) ;
  • Qui est qui ? (France 2, 1996-2002) ;
  • Questions pour un champion (France 3, de 2001 à 2003) ;
  • Star Mag (TPS Star, 2001-2010) ;
  • Tout vu, tout lu (France 2, 2003-2006)

Cultes

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2014, le revenu annuel net médian des 19 578 ménages fiscaux s'élève à 16 515 €[33] contre 15 020 € en 2012[34] pour une médiane nationale de 20 150 €[35]. La part de ménages imposables représente 52,2 % et le taux de pauvreté 29,2 % tandis que seul 0,1 % des foyers fiscaux sont soumis à l'ISF[34]. Pour la même année, 10 % des Audoniens les plus aisés de la commune ont un revenu net annuel supérieur à 35 000 € alors que les 10 % les moins aisés gagnent moins de 4 000 € par an.

Les foyers fiscaux de Saint-Ouen s'acquittent en moyenne d'un impôt local annuel de 2 188 € contre 1 205 € pour le département de la Seine-Saint-Denis. Le produit total des taxes locales s'élevait à 60 626 000 € en 2012. La part du patrimoine déclaré par les foyers payant l'ISF représente 2 083 828 €[34].

Ces chiffres traduisent une grande inégalité des revenus entre ménages et une certaine tendance à la précarité. Paradoxalement, au 1er mars 2018, le prix moyen de l'immobilier oscille entre 4 000 € et 5 000 € au mètre carré indépendamment du bien[36], soit une valeur supérieure à la moyenne nationale (3 032 €/m² au 1er mars 2018 tous biens confondus)[37].

Emploi

En 2014, le taux de chômage des 15-64 ans est de 19 % contre 10,2 % en France[33]. La tranche d'âge 0-44 ans compte à elle toute seule pour près de 70 % de la population audonienne[38]. Le chômage des 15-24 ans contribue à hauteur de 30,6 % contre 26,9 % à l'échelle nationale en 2014. Par ailleurs, 81,7 % des salariés occupent un CDI ou un emploi dans la fonction publique et 0,1 % des actifs résidant à Saint-Ouen sont des indépendants ou des employeurs.

Entreprises et commerces

Le développement économique de la commune débute en 1830, avec l'inauguration de la « gare d'eau » et des docks. Les décennies suivantes voient apparaître de puissantes industries métallurgiques et chimiques. Le raccordement des docks au chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture transforme rapidement l'activité de stockage en activité de production. Cet essor économique considérable va s'accentuer jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, toujours fondé sur les trois branches d'activités principales : la chimie et la parachimie, la métallurgie et le secteur énergétique. Les besoins vont être à la base d'une nouvelle vague d'industrialisation et durant l'entre-deux-guerres apparaissent de nombreuses industries.

Saint-Ouen est frappé par la désindustrialisation de la Plaine Saint-Denis, dans les années 1960-1980, mais a su profondément renouveler son tissu économique, avec l'installation de nombreuses activités tertiaires, en particulier des sièges sociaux de grands groupes.

Néanmoins, Saint-Ouen accueille toujours une des dernières usines de PSA en milieu urbain. L'Usine PSA de Saint-Ouen emploie environ 700 salariés et est spécialisée dans l'emboutissage et l'assemblage de pièces. En 2018, il est envisagé que PSA libère cette emprise afin d'y aménager le futur hôpital Grand Paris Nord, à la place du lieu prévu initialement sur les Docks[40].

Les Docks de Saint-Ouen sont un pôle majeur de production énergétique en première couronne[41]. Les Docks accueillent une unité de valorisation énergétique des déchets ménagers du Syctom, exploitée par le groupe TIRU depuis 1990 sur une parcelle de 4,4 ha. De plus, une parcelle de 0,5 ha accueille un garage à bennes de la Direction de la Propreté et de l'Eau de la Ville de Paris, qui en est propriétaire. Les Docks hébergent également, sur une parcelle de 3,6 ha, un site de cogénération CPCU (Compagnie Parisienne du Chauffage Urbain) qui produit à la fois de l'électricité et de la vapeur par une turbine fonctionnant principalement grâce à l'incinération des ordures ménagères (pour moitié), au gaz naturel (25 %) et au charbon (20 %) et dont la capacité de production est de 125 MW électriques, 982 MW thermiques et de 400 tonnes par heure de vapeur. Cette usine de production d'énergie est encadrée par deux terrains appartenant à la Ville de Paris. Un des terrains, de 4,3 ha, proche de la Seine, est vide de toute occupation. Le deuxième terrain, de 4 ha, tourné vers Saint-Ouen et le boulevard Victor Hugo, est concédé à EDF et RTE et accueille des postes de transformation électrique qui servent à l'alimentation électrique des communes voisines, y compris Paris, ainsi que des entrepôts de EDF/ERDF.

La commune compte en 2008 3 727 établissements , qui emploient 35 000 salariés[42], dans un immobilier d'entreprise diversifié de 465 000 m2 de locaux professionnels.

Elle comprend notamment :

  • Un pôle tertiaire à l’ouest de la ville de 201 486 m2 de bureaux : ZAC Victor-Hugo (Danone, Centre de Recherche Capillaire, division "Grand Public" et Club des Créateurs de Beauté L'Oréal, OCP Répartition, Crown, Nokia Siemens Networks France, GFI Informatique, Groupe Solendi, Cetelem, GDF Suez), immeubles Eurocrystal (siège de Danone), EuroSquare 1 et 2 (siège de Nokia Siemens Networks France), Porte du Parc (GFI), EuroAtrium, Ovalie (SAMSUNG Electronics France), Colisée I, II et III (sièges de Citroen, ISS Propreté et Sage France. Les parcelles des bâtiments sont cadastréees à Saint-Ouen mais ces trois sociétés relèvent du RCS de Paris), entre autres. Le siège de Sony France, située entre Clichy et Saint-Ouen, compte un bâtiment situé sur le territoire audonien (immeuble Floréal 2).
  • 5 principaux parcs d’activités : parc Albert-Dhalenne, parc des Docks (parc logistique Valad Park), parc Quai de Seine, parc Victor-Hugo, Cap Saint-Ouen
  • Des immeubles de bureaux : Axe Nord (Challancin, Siemens ACS, Compagnie Française d'Informatique, entre autres), le Baldi (Rue Du Commerce.com), Energy Park, le Landy Pleyel, le Garibaldi, le Bauer, le parc Dieumegard (siège de Kuoni France et importante division du groupe informatique Bull), le laboratoire d'analyses industrielles APAVE installé dans une ancienne usine Ricqlès, etc.
Cheminées d'usines aux docks de Saint-Ouen en 1989.
Principales entreprises ayant leur siège social ou commercial à Saint-Ouen (Chiffre d'affaires 2010 supérieur à 10 M€)
Nom Activité Chiffre d'affaires
Danone Agroalimentaire 13 700 000 000 
Citroën Automobile 8 582 379 400
OCP Répartition Pharmacie 6 605 969 900
Alstom Transport Industrie transports 5 600 000 000 
Groupe CRIT Travail temporaire 1 500 000 000 
Bosch Automobile 1 461 743 000 
Bacardi Martini France Spiritueux 883 954 100
ISS Propreté Services 563 000 000
Bosch Électroménager France Électroménager 553 329 800
Celio Confection 515 450 700
Crown Emballage France Métallurgie 490 294 500
Century 21 Immobilier 374 000 000 €
GFI Informatique Informatique 367 950 300
Rue Du Commerce.com E-commerce 316 808 300 
Sage France Informatique 277 422 000
Kuoni France Voyagiste 220 349 700
Le Parisien Presse quotidienne 213 398 700
Nokia Siemens Networks France Télécommunications 212 282 700
Oger international Ingénierie 192 101 700
Groupe Challancin Gardiennage et entretien 126 352 800
Balas Mahey BTP 77 195 800
Compagnie Française d'Informatique Informatique 65 643 800
Fenwick Équipements industriels 38 000 000
Bally France Jeux 16 660 800
Video Plus Commerce 15 823 000
Saguez et Partners Publicité 12 358 200
Groupe Bergame Impression 11 377 700
Garage des Taxis G7 Logistique 10 743 700
Brasseries Étoile Boulogne Commerce de boissons 10 629 200


Le 16 janvier 2012, l'État, Saint-Ouen et l'Établissement public territorial Plaine Commune ont signé le premier accord cadre du Grand Paris, pour la mise en place d'un territoire de la création, dont l'une des locomotives sera la nouvelle Cité du cinéma de Luc Besson, qui se situe à Saint-Denis, sur un ancien site EDF limitrophe de Saint-Ouen. Une des halles Alstom (longue de 265 m, large de 65 m et haute de 17 m), située dans la ZAC des Docks, est prévue pour accueillir dès 2014 une Cité du design, avec l'installation d'une société de design, une école et un laboratoire du design et des espaces de rencontres et d'expositions. De nombreuses sociétés de production audiovisuelle, d'agences de publicité, de design et de structures spécialisées dans l'art et les antiquités sont déjà basées à Saint-Ouen, de même que sur le territoire de Plaine Commune. Saint-Ouen accueille également le plus grand marché d'antiquaires et de brocanteurs au monde : le Marché aux puces de Saint-Ouen. Avec 11 millions de visiteurs annuels, c'est le principal pôle touristique de la ville.

Culture locale et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

L'ancien hippodrome de Saint-Ouen.
L'église du Vieux Saint-Ouen, au début du XXe siècle

Marché aux puces

Article détaillé : Marché aux puces de Saint-Ouen.

La ville accueille l'un des marchés aux puces de Paris[43]. Vers 1870, des chiffonniers de Paris s’installent à Saint-Ouen sur la zone des Malassis, zone de non droit détaxée, située au-delà des barrières de l’octroi parisien. Le marché aux puces naît officiellement en 1885 : des chiffonniers de Paris s’y installent car la biffe bruyante incommode les parisiens et l'arrêté préfectoral relatif à l'enlèvement des ordures ménagères d'Eugène Poubelle en 1884 (création de la poubelle) prive les « crocheteurs » de leur matière première qui s'entassait avant dans les rues et les caniveaux. Les biffins prennent alors l'habitude d'y déballer certains jours de la semaine les produits de leurs fouilles dans les décombres, les remblais et les poubelles[44].

Le marché aux puces de Saint-Ouen est la plus importante concentration d'antiquaires et de brocanteurs du monde[45], totalisant cinq millions de visiteurs par an[46] parmi lesquels on croise beaucoup de touristes étrangers et même très souvent des célébrités. Ce marché aux puces se tient tous les samedis, dimanches et lundis et n'est plus depuis longtemps constitué que de professionnels louant leur emplacement avec des baux d'une durée minimale de trois ans. Il compte quatorze marchés couverts ou en plein air, dont :

En marge du marché d'antiquités, de foisonnants commerces de vêtements et d'articles de fantaisie occupent les rues environnantes. Il est également le terrain de ventes de certains « vendeurs à la sauvette ».

Les puces servent de décor aux film de Louis Malle pour Zazie dans le métro puis de Woody Allen pour Minuit à Paris.

il est classé depuis 2001 zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager[47].

Château de Saint-Ouen

Vue de l'ancien château, vers 1700.
Château de Saint-Ouen, aujourd'hui.

Un premier domaine existait depuis l'époque de Charles VI dont il ne reste rien.

Un nouveau château fut construit au XVIIe siècle, en face du pont de Saint-Ouen : il fut édifié de 1664 à 1669 par l'architecte Antoine Lepautre pour Joachim-Adolphe de Seiglières de Boisfranc, chancelier de Monsieur, frère du roi Louis XIV. Le château appartint ensuite à Léon Potier, duc de Gesvres (1620-1704), gouverneur de Paris, dès 1679, puis à François Joachim Bernard Potier, marquis de Gesvres (1692-1757), en enfin à la marquise de Pompadour de 1759 à 1764. Il est acheté en 1811 par Vincent Potocki, grand chambellan de Pologne et général de cavalerie.

Louis XVIII, de retour d'Angleterre, y signe dans la nuit du 2 au 3 mai 1814 un acte historique : la déclaration dite de Saint-Ouen rétablissant la monarchie, reconnaissant cependant certaines libertés acquises durant la Révolution française et l'Empire.

Il ne reste rien de l'ancien château, acquis en 1816 par Louis XVIII, qui le détruisit pour en faire construire un nouveau par Huvé, à l'italienne. Il l’offrit à sa maîtresse Madame du Cayla, qui y tint une grande fête en 1823, où fut inauguré le portrait du roi, peint par Gérard. Le château est fortement endommagé durant le siège de Paris en 1871.

En 1881, Omer et René Talon, héritiers de Madame du Cayla, louèrent le domaine à la Société d'encouragement hippique, qui le transforma en hippodrome, lequel fut fréquenté jusqu'en 1914. Ses propriétaires autorisèrent l'établissement d'un champ de courses dans le parc. Si celui-ci fit le bonheur de nombreux turfistes au tournant du XXe siècle, il avait disparu en 1917. Durant la Première Guerre mondiale, le château devint un hôpital militaire.

Le château, peu à peu abandonné, fut repris par la commune, qui le restaura en 1963 pour en faire le musée d'histoire locale. Depuis, il accueille également le conservatoire de musique municipal.

En janvier 1973, le château a hébergé, sous haute surveillance, la délégation vietnamienne (Front National de Libération - Viêt Cong) participant, avec les États-Unis, aux accords de paix de Paris, qui mettront fin à la Guerre du Viêt Nam (accords signés le 27 janvier 1973).

Son style architectural est l'un des très rares témoignages de la période Restauration.

Autres lieux et monuments

  • Église du Vieux Saint-Ouen (4, rue Planty), témoin de l'histoire de la ville, est un édifice dont l'origine date du XIIe siècle, mais qui fut plusieurs fois restauré, notamment au cours du XIXe siècle, inscrit à l'inventaire des monuments historiques.
  • Église Notre-Dame-du-Rosaire de 1902, néo-romane.
  • Église du Sacré-Cœur de 1933 par Charles Nicod, de style néo-roman.
  • La salle Macchiavelli qui servit aux offices religieux avant la construction de l'Église du Sacré-Cœur.
  • Le musée Pierre-Cardin (33 boulevard Victor-Hugo). Pierre Cardin avait installé son musée entre la mairie et les docks de la commune, dans une ancienne usine de peinture de 3 000 m2. En 2014, le musée a été transféré dans Paris, 5 rue Saint-Merri (4e arrondissement).
  • La Chope des Puces (122 rue des Rosiers), lieu culte du jazz manouche depuis plus de 60 ans et désormais salle de spectacle, école de guitare, atelier de fabrication traditionnelle de guitares[48].
  • L'usine Citroën 23, avenue du Capitaine-Glarner. En 1848 l'industriel et inventeur Joseph Farcot s'implante à Saint-Ouen, et ouvre une usine spécialisée dans les machines à vapeur. Le constructeur automobile André Citroën rachète l'ensemble des bâtiments en 1919 pour y établir une usine d'emboutissage destinée à la construction automobile. Cette usine est aujourd'hui classée parmi les monuments historiques de la ville de Saint-Ouen.
  • Deux cimetières :
    • le cimetière communal ;
    • le cimetière parisien de Saint-Ouen. Il est la propriété de la Ville de Paris qui en assure la gestion. Son entrée principale se trouve à l'extrémité de l'avenue du Cimetière située 69 avenue Michelet. Sa superficie est de 27,08 ha.

Patrimoine culturel

Chanson

  • Aristide Bruant a chanté À Saint-Ouen.
  • Alice Dona a chanté l’Idylle à Saint-Ouen
  • Édith Piaf a chanté Entre Saint-Ouen et Clignancourt.
  • Henri Salvador a composé la chanson Trompette d'occasion sur le marché aux puces.
  • Yves Simon, dans Histoire d'un vaurien, évoque également le marché aux puces.
  • Daniel Guichard, dans Le Gitan, parle de la ville.
  • Le texte de Pierre Frachet Ma môme, interprété par Jean Ferrat, évoque aussi la ville.
  • Sanseverino évoque notamment La Chope des Puces dans Michto la pompe.
  • Alpha 5.20, évoque le marché aux puces dans l'ensemble de ses morceaux.
  • Pink Floyd a donné les premiers concerts français de sa tournée pour The Dark Side of the Moon les 1er et 2 décembre 1972 sous la Nef de l'île des Vannes, territoire audonien sur l'Île-Saint-Denis.

Poésie

Cinéma

Deux films témoignent de la culture ouvrière autour des anciennes usines Wonder :

  • La Reprise du travail aux usines Wonder, film de 10 minutes tourné en mai 1968, devant l'usine de Saint-Ouen, par Pierre Bonneau et Jacques Willemont[49].
  • Reprise, film de 3 h 12 min d'Hervé Le Roux en 1996, qui, à partir du film de 1968, revient sur ces événements.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

armes de Saint-Ouen

Les armes de la ville de Saint-Ouen se blasonnent ainsi :
De gueules semé de grandes étoiles d'argent à huit rais, chargées chacune en cœur d'un tourteau d'azur surchargé d'un soleil d'or percé d'azur.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Léopold Pannier, La Noble-maison de Saint-Ouen, la Villa Clippiacum, et l'ordre de l'Étoile, d'après des documents originaux (Histoire de Saint-Ouen-sur-Seine, première partie : Moyen Âge), librairie A. Franck et librairie A. Aubry, Paris 1872 [lire en ligne]
  • Nathalie Perrier, Claire Guédon, Une ville sous emprise : Saint-Ouen ou la loi du cannabis, Paris, éditions du Rocher, , 280 p. (ISBN 2268085023, lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

  • Site de l'Office de tourisme
  • Site de la mairie
  • Site des archives et du patrimoine de la ville de Saint-Ouen

Notes et références

Notes

  1. certaines de ces stations ne sont pas situées dans la commune mais desservent certains de ses quartiers:
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. La gare de Saint-Ouen-sur-Seine desservait autrefois la ville, celle de Saint-Ouen-sur-Seine, ouverte en 1908, située environ 500 m au sud-est de la mairie sur la ligne de La Plaine à Ermont - Eaubonne ou ligne des Grésillons ; elle a été désaffectée lors de l'intégration de la partie nord de cette ligne dans le RER C
  3. « Prolongement de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13 », STIF, (consulté le 25 janvier 2012).
  4. « Le Dossier d’Enquête Publique », sur www.desaturerlaligne13.com, STIF, (consulté le 25 janvier 2012).
  5. « Métro du Grand Paris : « A un moment ou un autre, il faut dire la vérité » », sur http://www.leparisien.fr, (consulté le 25 septembre 2018)
  6. « Données chiffrées sur les logements sociaux en Seine-Saint-Denis »
  7. Ecoquartier des Docks sur sequano.com
  8. Batiactu- info, emploi, moteur de recherche BTP & immobilier
  9. Décret n° 2018-956 du 5 novembre 2018 portant changement du nom de communes.
  10. a et b Décision du Conseil d'Administration de l'Office HLM de St-Ouen (Lettre aux locataires des groupes Cordon/Bauer/La Motte - 27/06/1990)
  11. Voir sur books.google.fr.
  12. Voir sur books.google.fr.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Histoire du mouvement socialiste à Saint-Ouen (1914-1921) », ehmo.fr, (consulté le 31 décembre 2015).
  15. Créé par décret en Conseil d'Etat du 8 janvier 1923, l'office municipal d'HBM de Saint-Ouen est l'ancêtre de l'Office public de l'habitat de Saint-Ouen devenu l'OPHLM de Saint-Ouen (source : Bulletin n° 1 de février 1971 de l'OPHLM Saint-Ouen).
  16. Paris et l’Île-de-France, collection Terre des villes, Édition Belin.
  17. [PDF] « Avis du conseil municipal sur son projet de développement intercommunal et sur le schéma départemental de coopération intercommunale : Compte rendu intégral des débats du conseil municipal », Ville de Saint-Ouen, (consulté le 26 janvier 2012), p. 27-56
  18. « Votation citoyenne », sur ville-saintouen.fr, (consulté le 25 janvier 2012)
  19. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance.
  20. Décret n° 2015-1659 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Saint-Denis sur Légifrance.
  21. « Le Parisien » (consulté le 5 avril 2014)
  22. « Saint-Ouen, résultats municipales 2014 », Le Parisien (consulté le 5 avril 2014)
  23. « Saint-Ouen, bastion communiste, vire à droite », Europe 1, (consulté le 5 avril 2014)
  24. Nathalie Revenu, « Pour la première fois, ils ont endossé l'habit de maire ce week-end : Delannoy (DVD) déjà chahuté par l'opposition », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎
  25. « Chiffres délinquance Saint Ouen (93400) », sur www.linternaute.com (consulté le 20 mars 2018)
  26. « La gentrification de Saint-Ouen », Le nouvel Economiste,‎ (lire en ligne)
  27. « Délinquance : où est-elle la plus forte en Ile-de-France ? », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  28. « Saint-Ouen-sur-Seine consacrée "ville fleurie" ! », sur http://www.saint-ouen.fr, (consulté le 7 janvier 2016).
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  31. a et b [PDF] Le Vieux Saint-Ouen, du village au quartier, par Pierre-Jacques Derainne, Archives municipales de Saint-Ouen, date ??
  32. Marion Kindermans, « Paris : l’Hôpital Nord enfin sur les rails », lesechos.fr, (consulté le 28 décembre 2016)
  33. a et b « Comparateur de territoire − Commune de Saint-Ouen (93070) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 22 mars 2018)
  34. a b et c « Données fiscales et impôts pour Saint-Ouen », sur Le Monde.fr (consulté le 22 mars 2018)
  35. « Un ménage sur deux vivait avec moins de 20.150 euros par an en 2014 », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  36. « Meilleursagents.com », sur www.meilleursagents.com (consulté le 22 mars 2018)
  37. « Prix immobilier à la vente en France | Prix m2 en France », sur www.lacoteimmo.com (consulté le 22 mars 2018)
  38. « Dossier complet Saint-Ouen », sur insee, (consulté le 22 mars 2018)
  39. « Saint-Ouen : PSA, le plan B du futur grand hôpital », sur leparisien.fr, (consulté le 21 juin 2018)
  40. Source
  41. Source : INSEE - Résultats du recensement de la population de 2008 - Emplois au lieu de travail.
  42. Il est implanté sur l'emplacement des anciennes glacières de Saint-Ouen qui fournissaient autrefois une grande partie de la glace utilisée à Paris. Ces glacières consistaient en un puits de 10 mètres de profondeur et de 33 mètres de diamètre, on y fabriquait de la glace par des procédés artificiels.
  43. Gérard Boutet, La France en héritage, Librairie Académique Perrin, , p. 233
  44. Jean-Paul Labourdette, Paris Dimanche, Petit Futé, , p. 57
  45. Stanislas de Haldat, Le Paris des Parisiens, Stock, , p. 101
  46. « le Marché aux Puces de Saint-Ouen : le plus grand marché d’antiquités du monde », sur marcheauxpuces-saintouen.com,
  47. En face de La Chope des Puces se trouvait l'entrée des usines Wonder. L'enseigne du bar apparaît dans le film de 1968 La Reprise du travail aux usines Wonder ; voir sur youtube.com.
  48. Voir sur youtube.com.