Saint-Mars-d'Égrenne

Saint-Mars-d'Égrenne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Canton Bagnoles-de-l'Orne
Intercommunalité Communauté de communes Andaine-Passais
Maire
Mandat
Daniel Boulent
2014-2020
Code postal 61350
Code commune 61421
Démographie
Gentilé Médardais
Population
municipale
677 hab. (2015 en diminution de 0,73 % par rapport à 2010)
Densité 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 37″ nord, 0° 43′ 47″ ouest
Altitude Min. 113 m
Max. 201 m
Superficie 5,06 km2
Localisation

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Saint-Mars-d'Égrenne

Saint-Mars-d'Égrenne est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 677 habitants[Note 1] (les Médardais).

Géographie

Le bourg se situe au sud-ouest du département de l'Orne et de la région Normandie, dans la région naturelle bocagère du Domfrontais, également appelée « Passais ». Son bourg est à 6 km au nord de Passais, à 8 km au sud-est de Domfront, à 11 km à l'est du Teilleul et à 20 km au sud-est de Mortain[1].

Communes limitrophes de Saint-Mars-d'Égrenne[2]
Saint-Georges-de-Rouelley(sur 25 m) (Manche),
Saint-Cyr-du-Bailleul (Manche)
Saint-Roch-sur-Égrenne, La Haute-Chapelle (sur 200 m) Saint-Gilles-des-Marais,
La Haute-Chapelle,
Domfront
Saint-Cyr-du-Bailleul (Manche) Saint-Mars-d'Égrenne[2] Torchamp
Mantilly (Orne) Passais (Orne) Saint-Fraimbault (Orne)

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sanctus Medardus de Egrenna en 1381[3].

La paroisse est dédiée à Médard de Noyon, évêque du VIe siècle, comme pour la plupart des Saint-Mars[4].

L'Égrenne traverse le nord-est du territoire.

Histoire

Saint-Mars-d'Egrenne, un village millénaire !

Selon le Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies (1902, p : 4212) Mards est un diminutif de Médard, devenu Mars dans le vocabulaire des historiens géographes. D'où le nom de Saint-Mars donné à une commune qui n'avait pour raison d'être que l'église patronnée par Saint-Médard.

Vers le début du XIe siècle un chevalier Achard (970-1035), descendant d'une famille de petite noblesse d'épée originaire de Montpellier, vint se fixer dans le pays domfrontais.

À cette époque, la forêt d'Andaine couvrait tout le territoire de l'actuel Passais, communes de Saint-Mars et de Saint-Roch comprises.

Ayant décidé de former un domaine le chevalier Achard (c'était probablement son prénom) opéra un "perthuis" (ouverture) dans la forêt de Passais à l'endroit même de l'actuel hameau le Pertuis situé dans la commune de Saint-Mars-d'Égrenne. Il y fit construire le premier manoir de sa famille -Le Perthuis-Achard ; ce n'est plus qu'une maison de ferme aujourd'hui.

Avec le temps les Achard agrandirent leur domaine et l'étendirent jusqu'aux portes de Domfront, établissant des cultures sur les territoires actuels de Saint-Mars, de Saint-Gilles et de la Haute-Chapelle. Acquérant ainsi, et dès le milieu du XIe siècle, tous les droits seigneuriaux sur cette grande étendue de bois et sur les terres qui s'y défrichaient.

Le comte Guillaume de Bellême, devenu maître du pays, reconnut leur noblesse et les laissa jouir des privilèges possédés jusque-là. Il nommera le chevalier Achard gouverneur de Domfront, le premier à porter le titre, dont il venait de construire l'enceinte de fortification (en 1014 selon l'historien F. Liard).

Le chevalier Achard, surnommé Achard le Riche ou Achard de Domfront, fera construire dans le premier tiers du XIe siècle (probablement vers 1020) une première église dédiée à saint Médard , un saint souvent invoqué contre les rages de dents.

Ce faisant il donnera naissance au hameau de Saint-Mars-d'Égrenne stratégiquement situé en orée de forêt, sur la route qui va de Domfront au mont Saint-Michel. Les pèlerins, riches et pauvres, se trouvant à passer par là en partance ou en provenance du mont Saint-Michel, faisaient des offrandes et laissaient de généreuses oboles, pour les plus fortunés d'entre eux.

L'importance stratégique de Saint-Mars était confirmée par les nombreux et célèbres personnages du Moyen Âge qui, dans leurs périples de Domfront au Mont Saint-Michel, y faisaient halte en entrée ou en sortie de forêt. Parmi eux on peut citer Guillaume-le-Conquérant, Henri ler et Henri II rois d'Angleterre, Éléonore de Guyenne, Charles VIII, Charles IX et Catherine de Médicis.

L'église de Saint-Mars, comme d'ailleurs toutes les églises des communes avoisinantes, souffrira des effets des guerres de religion qui avaient secoué la Normandie du XIVe au XVIe siècle. Elle sera détruite et reconstruite à plusieurs reprises, la dernière ayant été effectuée vers le tournant du siècle dernier.

Comme elle avait déjà été déclarée en ruine vers la fin du XIe siècle par l'ermite Bernard d'Abbeville qui vint s'installer dans le bourg, Il est probable que sa première destruction survint vers 1048 lors du pillage perpétré dans le Passais par les soldats angevins de Geoffroy Martel comte d'Anjou qui prit la forteresse de Domfront par les armes et s'y installa, avant d'être chassé par Guillaume-le-Bâtard.

Deux documents historiques conservés à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) attestent de l'antériorité millénaire de l'église de Saint-Mars et par voie de conséquence du village lui-même :

1) La vie de l'ermite saint Bernard d'Abbeville relatée par l'abbé Angot qui raconte que vers la fin du XIe siècle et sur les conseils de saint Vital, grand chef des ermites, bâtisseur du prieuré de Dompierre, un ermite du nom de Bernard d'Abbeville (abbé de Tiron) s'installa comme tourneur sur bois à Saint-Mars-d'Egrenne à côté d'une église en ruine. (Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne (1900- 1910) par l'abbé Angot).

2) La lettre de donation datée de novembre 1335, par laquelle "Jean comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie, fils aîné du roi de France" abandonne le patronage de l'église de Saint-Mars-d'Égrenne à Guy de Laval évêque du Mans. (La maison de Laval, 1020-1605 – T.2 par Paul de Farcy - Éditeur Alphonse Picard et fils, Paris 1898).

Politique et administration

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Jeannine Gilbert    
mars 2001 mars 2014 Joël Gontier SE Menuisier
mars 2014[5] en cours Daniel Boulent SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[5].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 677 habitants[Note 2], en diminution de 0,73 % par rapport à 2010 (Orne : -1,72 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Saint-Mars-d'Égrenne a compté jusqu'à 2 522 habitants en 1806.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2422 2472 5222 1892 3492 4032 2702 2692 210
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1102 1002 0261 8241 7871 7231 6531 6071 635
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6051 5461 4291 2711 2521 2661 2571 1501 095
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
965866762816769697726682677
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Lieux et monuments

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune

  • Émile Onfray, ( - 1953, à Saint-Mars-d'Égrenne), prêtre, pionnier du syndicalisme agricole d'inspiration chrétienne, dans le département de l'Orne.[réf. nécessaire]

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  • Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France : Tome 3, page 1559, (ISBN 2600028846).
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  5. a et b « Saint-Mars-d'Egrenne (61350) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 mai 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Œuvres mobilières à Saint-Mars-d'Égrenne », base Palissy, ministère français de la Culture.