Saint-Genis-d'Hiersac

Saint-Genis-d'Hiersac
Saint-Genis-d'Hiersac
Saint-Genis vue de la route d'Angoulême.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Nouère
Intercommunalité Communauté de communes du Rouillacais
Maire
Mandat
Wilfried Fournier
2017-2020
Code postal 16570
Code commune 16320
Démographie
Gentilé Saint-Genissois
Population
municipale
912 hab. (2016 en augmentation de 3,28 % par rapport à 2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 03″ nord, 0° 01′ 46″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 147 m
Superficie 19,08 km2
Localisation

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Liens
Site web saintgenisdhiersac.fr

Saint-Genis-d'Hiersac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Genissois et Saint-Genissoises[1].

Géographie

Localisation et accès

Saint-Genis-d'Hiersac est une commune située à 15 km au nord-ouest d'Angoulême et 8 km au sud-est de Rouillac, sur la route d'Angoulême à Saint-Jean-d'Angély et la rive droite de la Charente dont elle surplombe la large vallée.

Le bourg de Saint-Genis est aussi à 8 km à l'est de Vars et 9 km au nord d'Hiersac, chef-lieu de son canton, d'où le nom de la commune située à son extrémité nord[2].

La route principale est la D 939, route d'Angoulême à La Rochelle par Saint-Jean-d'Angély, qui traverse toute la commune en restant sur les hauteurs et passe à 0,3 km au nord du centre-bourg. La D 11, route de Rouillac à Chasseneuil par Vars, bifurque aussi de cette route et traverse le nord de la commune d'ouest en est. La D 19, route d'Angoulême à Genac et Aigre par la rive droite de la Charente, bifurque aussi de la D 939 près du bourg et va vers le nord. Ce dernier est traversé par la D 53 en direction d'Hiersac[3].

Saint-Genis-d'Hiersac fait partie des 80 communes de l'aire urbaine d'Angoulême.

Hameaux et lieux-dits

La commune compte quelques hameaux relativement importants : Basse au nord-est, au bord de la Charente et sur la route de Vars, Boisrouffier, Grosbot, plus près du bourg et dominant la vallée, les Avenants à l'ouest, Roissac, les Chênasses, les Grillauds et Boursandreau au sud, etc.[3].

Communes limitrophes

Géologie et relief

Le sol de la commune est composé de calcaire datant du Jurassique supérieur (Kimméridgien et Portlandien). Le Portlandien occupe le sud de la commune et forme une cuesta faisant face au nord-est qui correspond aussi au versant ouest de la vallée de la Charente, très large au nord d'Angoulême.

On trouve quelques zones de grèzes datant du Quaternaire, sur le sommet du plateau 500 m à l'est du bourg. Les vallées mêmes de la Charente (partie inondable, à l'extrême nord-est de la commune) et de la Nouère (à l'ouest) sont composées d'alluvions plus récentes (limon, argile sableuse, tourbe)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune occupe les hauteurs comprises entre les vallées de la Nouère à l'ouest, et celle de la Charente à l'est. La Charente se divise en de nombreux bras, et la Grande Île ou île de Saint-Genis fait partie du territoire communal.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 147 m, situé à Grosbot et dominant la vallée de la Charente, correspondant aussi à la crête de la cuesta. Le point le plus bas est à 41 m, situé le long de la Charente à l'extrémité nord-est. Le bourg est à environ 130 m d'altitude, et le clocher de son église est visible de loin. À l'ouest, la Nouère quitte la commune à une altitude de 59 m[3].

Hydrographie

La commune est à la fois arrosée par la Charente en amont d'Angoulême à son extrémité nord-est (hameau de Basse), et, sur sa limite occidentale, par la Nouère, affluent de la Charente en aval d'Angoulême.

De nombreuses sources et fontaines sont disséminées dans la commune, comme la Font des Rosiers près de la Nouère, ou la source de la Prévôté, la source du Tillet et la fontaine de Sérignac près du bourg [3].

Climat

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie

Les formes anciennes sont Sanctus Genesius en 879[7], Sanctus Genesius de Moleriis en 1307[8].

Genesius est le nom de plusieurs saints, dont un martyr chrétien à Rome. Les noms dérivés Saint-Genis Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, Saint-Genès, Saint-Geniès, Saint-Geniez, Saint-Gineis sont nombreux en France; voir aussi Saint-Genis-de-Blanzac dans le sud du département[9].

Saint-Genis-d'Hiersac était appelé autrefois Saint-Genis-les-Meulières, parce qu'il existait des carrières importantes d'où l'on extrayait des meules de moulins[10].

Pendant la Révolution, elle s'est appelée provisoirement Genis-les-Meulières, et la commune a été créée Saint-Genis en 1793, avant de s'appeler Saint-Genis-d'Hiersac en 1897[12].

Histoire

Deux anciennes voies romaines passaient dans la commune. Au nord, la voie d'Agrippa de Saintes à Lyon par Limoges et Clermont fait la limite de commune et va d'est en ouest. L'autre voie, celle de Saint-Cybardeaux à Angoulême et Périgueux[13], orientée du sud-est au nord-ouest, est à peu près parallèle à la route actuelle D 939 et passe non loin du bourg. Les deux voies se croisaient au nord-ouest de la commune peu avant Dorgeville[3], et ce carrefour a pu justifier l'existence d'un marché et d'une agglomération, peut-être Sermanicomagus (ou Germanicomagus) au site des Bouchauds[13].

Article connexe : Via Agrippa (Saintes-Lyon).

La période gallo-romaine a laissé quelques vestiges : près des Avenants, une villa a été trouvée, ainsi qu'aux Airaux (il s'agit peut-être du même site) ; près des Grillauds, quatre sépultures. Sous la première marche de l'église, une sépulture du VIIe siècle a été trouvée[14].

Au Moyen Âge, un château fort occupait la position stratégique de Saint-Genis. C'était un fief qui relevait de la châtellenie de Montignac. Entre le XVe siècle et la fin du XVIIIe siècle, il a appartenu à la famille de La Porte aux Loups. Au XVIIe siècle, le logis actuel a remplacé le château, dont il ne reste que des caves, oubliettes et souterrains-refuges qui débouchaient dans la plaine.

Les carrières d'où l'on extrayait des meules de moulins étaient situées à l'endroit du champ de foire actuel.

La Motte (aussi orthographié la Mothe) était un autre fief, qui a donné son nom à la famille Horric de La Motte-Saint-Genis. Cette ancienne famille fait remonter son origine à Horric, un chef des Vikings qui envahirent l'Angoumois au IXe siècle[10].

L'église paroissiale de Saint-Genis, datant du XIe siècle, était le siège d'un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[15].

Entre le Xe et XVIIIe siècles, Saint-Genis était aussi le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Au nombre de six sous les Carolingiens, le comté d'Angoulême comptera une vingtaine de vigueries après son extension au XIe siècle[16].

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer départementaux, la ligne d'Angoulême à Matha, appelée le Petit Rouillac. Des foires de fondation assez récente se tenaient au bourg le 3 de chaque mois[10].

Administration

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 2008 Jean-Marie Lapeyronnie    
2008 2017 Michèle Gaillard SE  
2017 En cours Wilfried Fournier[17] SE  

Fiscalité

La fiscalité est d'un taux de 22,98 % sur le bâti, 53,06 % sur le non bâti, et 9,85 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté de communes de Rouillac prélève 10,80 % de taxe professionnelle.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2016, la commune comptait 912 habitants[Note 1], en augmentation de 3,28 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 3181 3161 3001 2911 4101 3311 4421 4441 350
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4101 4651 3661 3441 2081 0981 012931938
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
922880767746759743722725727
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
706694724836806838875912912
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

Pyramide des âges à Saint-Genis-d'Hiersac en 2007 en pourcentage[21].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
5,7 
75 à 89 ans
9,5 
13,2 
60 à 74 ans
14,9 
22,1 
45 à 59 ans
22,3 
21,0 
30 à 44 ans
20,4 
14,6 
15 à 29 ans
16,1 
23,0 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie

Agriculture

La viticulture occupe une partie de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[23].

Commerces

Restaurant.

Au bourg, le récent bâtiment des halles comprend un bar-restaurant.

Il y a une boulangerie, une pharmacie, un médecin, un notaire, deux garagistes, un bureau de poste, des infirmières et des artisans (électricien, tailleur de pierre, maçon...).

Équipements, services et vie locale

Enseignement

Saint-Genis-d'Hiersac possède une école élémentaire publique comprenant trois classes. Le secteur du collège est Rouillac[24].

Vie locale

Le Club des anciens a changé son nom en janvier 2015 pour le Club de l'Amitié.

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

L'église.

L'église Saint-Genis date initialement du XIe siècle.

Patrimoine civil

  • Le logis de la Porte aux Loups a été construit au XVIIe siècle sur l'ancien château[10].
  • Les caves et les vastes souterrains de l'ancien château[10].
  • Le logis de la Motte du XVIIIe siècle comporte un portail en anse de panier qui est muré portant l'inscription Horric de la Mothe-Saint-Genis. Les deux pavillons latéraux ont été construits en 1788 et sont datés sur une cheminée à l'extérieur. Le puits est daté de 1763 : quatre colonnettes avec chapiteaux soutiennent un entablement arrondi ouvragé sur lequel repose une petite coupole.
  • Le logis de Boisrouffier avec un magnifique pigeonnier carré.

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Personnalités liées à la commune

  • Josué Gaboriaud (1883-1955), peintre charentais, y est décédé.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Nom du club des anciens en 2011
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Mansle », sur Infoterre, (consulté le 13 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 50
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 65
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 600.
  10. a b c d et e Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 330
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. a et b Auguste-François Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, Niort, L.Clouzot, , 127 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  13. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 129-130
  14. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  15. André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88
  16. Gérard Guidier, « Wilfried Fournier a été élu maire », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2018)
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Evolution et structure de la population à Saint-Genis-d'Hiersac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  21. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  22. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  23. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 18 juillet 2012)
  24. « Faïencerie Roullet-Renoleau » (consulté le 10 octobre 2016)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel de la commune