Saint-Fons

Saint-Fons
Image illustrative de l'article Saint-Fons
Hôtel de Ville de Saint-Fons
Blason de Saint-Fons
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Nathalie Frier
2014-2020
Code postal 69190
Code commune 69199
Démographie
Gentilé Saint-Foniards[1]
Population
municipale
18 156 hab. (2015 en augmentation de 8,94 % par rapport à 2010)
Densité 2 996 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 34″ nord, 4° 51′ 14″ est
Altitude 165 m
Min. 155 m
Max. 220 m
Superficie 6,06 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel de Saint-Fons

Saint-Fons est une commune française, située en région Auvergne-Rhône-Alpes et plus précisément dans le département du Rhône. Elle fait partie de la métropole de Lyon et se trouve juste au sud de Lyon. Les habitants de Saint-Fons sont appelés les Sainfoniards[1].

Géographie

La commune de Saint-Fons est située en banlieue sud-est de Lyon. Elle est située sur la rive gauche du Rhône

Communes limitrophes

Rose des vents Lyon Rose des vents
Pierre-Bénite N Vénissieux
O    Saint-Fons    E
S
Irigny Feyzin

Géologie et relief

La commune de St Fons se caractérise par des falaises d'un sable typique appelé sable de St-Fons. Situées au sud elles sont percées de galeries qui par le passé servaient de champignonnières.[2].

Hydrographie

Elle est bordée à l'ouest par le Rhone et abrite une partie du port fluvial Edouard Herriot.

Climat

Les transports en commun sainfoniards

Saint-Fons - La gare SNCF

Saint-Fons est une commune desservie par le réseau TCL (Transports en commun lyonnais). La ville est reliée au reste de l'agglomération par plusieurs lignes de bus (C12, 60, 93). La ligne T4 du tramway de Lyon qui passe par Vénissieux est accessible notamment depuis son terminus Hôpital-Feyzin/Vénissieux[3].

En outre, la gare de Saint-Fons est desservie par une ligne cadencement vers, entre autres, les gares de Lyon-Perrache, Lyon-Jean-Macé, Lyon-Vaise, Vienne et Villefranche-sur-Saône.

La navette municipale est aussi un transport en commun, gratuit, des Sainfoniards.

Toponymie

L'étymologie du nom de la ville est source de différentes hypothèses contradictoires :

  • « Saint-Fons » viendrait de Centum Fontes, c'est-à-dire les cent sources ou de Sanos Fontes (fontaines saines), ce qui correspondrait à la nature hydrogéologique du site, qui aurait dérivé en « Saint-Fons » ;
  • Saint-Fons pourrait être la déformation de « Sans-fond », du lieu-dit au bas des Clochettes.

Une certitude, « Saint-Fons », ne présente pas de rapport avec la religion, aucun saint ne se prénomme « Fons ».

Histoire

Jusqu'en 1888, l'histoire de Saint-Fons était étroitement liée à celle de Vénissieux. Ce n'est en effet qu'à cette date que Saint-Fons est devenue une commune indépendante. Antérieurement, elle était un hameau du bourg de Vénissieux, essentiellement agricole.

Traversée par la route nationale 7 et par l’artère impériale (chemin de fer de Paris à Lyon et Marseille) établie par Napoléon III, les activités de Saint-Fons étaient axées sur la production maraîchère et la pêche dans le Rhône.

C'est en 1854 que commença, le long du Rhône, l'implantation des premières usines chimiques, liées à la fabrication textile, au début, pharmaceutique par la suite. Le site de Saint-Fons étant idéal pour ce type d'industrie, situé au sud de Lyon, suffisamment éloignée de celle-ci, afin de lui éviter les nuisances dues au rejets de produits dangereux, en bordure du Rhône pour à la fois utiliser l'eau et user des berges permettant l'arrivée et l'expédition des marchandises. Cette nouvelle industrie chimique en pleine expansion faisait augmenter considérablement la population de Saint-Fons.

La commune de Vénissieux franchement hostile à ce développement, opposant aux nouveaux arrivants toutes sortes de brimades et de tracasseries administratives[réf. nécessaire], une première demande de séparation fut déposée en 1873, qui, si elle n'eut pas de suite immédiate, permit l'enclenchement d'un processus qui allait aboutir après une période de relations tendues entre Vénissians et Sainfoniards à la naissance d'une nouvelle commune.

En 1885, le hameau industriel de 2 197 habitants et le centre agricole et commerçant de 2 283 habitants, n'avaient plus, ni les mêmes besoins ni les mêmes ambitions de développement. C'est le , que le Sénat votait un projet de loi déposé à la Chambre des députés en juin 1887, érigeant Saint-Fons en commune.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[4].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Lors des élections municipales de mars 2008, Christiane Demontès (PS) et sa liste d'union de la gauche (PS, PCF, Verts, PRG et LO) ont été élues devant le maire sortant Michel Denis (DVD) avec 51,07 % des suffrages exprimés, rendant ainsi la ville à la gauche. François Hollande a atteint le score de 73 % lors des présidentielles de 2012.

En 2014, la gauche a de nouveau perdu la ville, faisant les frais d'une forte abstention (49 %), au détriment du « Renouveau de Saint-Fons » conduit par Nathalie Frier (DVD).

Saint-Fons Bloc erratique

Liste des maires

Hôtel de ville
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1955 Noël Descormes PCF  
1955 1959 Maurice Julliat    
1959 1967 Georges Girardet RS  
1967 1995 Franck Sérusclat SFIO puis PS  
1995 2001 Yves Mongenot PS  
2001 2008 Michel Denis DVD  
2008 2014 Christiane Demontes PS  
2014 en cours
(au 12 décembre 2017)
Nathalie Frier DVD  

Population et société

Démographie

En 2015, la commune comptait 18 156 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu annuellement, pour 20 % de la population chaque année.

Avant 1888, la population est comptée dans la population de Vénissieux.

Évolution de la population  [ modifier ]
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
4 060 4 160 4 982 5 325 6 018 7 248 9 362 10 660 10 443
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
10 607 11 100 13 067 15 096 17 144 15 291 15 735 15 671 16 589
2011 2015 - - - - - - -
17 032 18 156 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Selon Michèle Tribalat, 56,2 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) en 1999, dont 34 % d'origine maghrebine[7].

Enseignement

  • École Jules Vallès
  • École Jean Guéhenno
  • École Salvador Allende
  • École Simone de Beauvoir.
  • École Parmentier
  • École Maison des 3 espace (M3E)
  • École Simone Veil
  • École Notre-Dame des fontaines
  • Collège Alain
  • Institut Interprofessionnel Rhône Alpes Performance Interfora

Santé

Sports

  • Taekwondo St Fons Métropole
  • Judo-club de Saint-Fons
  • GymBoxing Saint-Fons (champion du monde WKA)
  • COSF Club omnisports de Saint Fons
  • Team Nasser Kacem ( Club de boxe thaïlandaise ) aussi appelé '' GymBoxing Saint-Fons ''.

Cultes

Économie

Saint-Fons est une des quatre communes qui accueille « la vallée de la chimie »[8].

Saint-Fons - Vue d'une partie de la vallée de la chimie sur le territoire de Saint-Fons




Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Bloc erratique du crétacé en bordure de l'ancienne route Nationale 7
  • Le monument aux morts près de la gare
  • Stèle Auguste Matringe (Juste parmi les nations) place des palabres
  • Église Notre Dame du Rosaire (1864) Vitraux d'Auguste Burlet (1921) et Joël Mône "« Les Vitraux de Saint-Fons »" atelier Vitrail Saint-Georges (1994)
  • Le Tableau de Saint-Fons, chapelle du Prado fondé par le Père Antoine Chevrier
L'hôtel de ville de Saint-Fons

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine culturel

  • Espace culturel Léon Blum (école de Musique, Centre d'Arts Plastiques, Bibliothèque des Clochettes, Industrielle Harmonie)
  • Médiathèque Roger Martin du Gard
  • Théâtre Jean Marais

Espaces verts et fleurissement

En 2014, la commune de Saint-Fons bénéficie du label « ville fleurie » avec « 1 fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[9].

Personnalités

  • François-Xavier Verschave, économiste, responsable du service emploi de la mairie de Saint-Fons.
  • Pascal Cognard, triple champion du monde de pêche à la mouche, né à Saint-Fons.
  • Charles Coupier, industriel et fabricant de produits chimiques à Saint-Fons.
  • Abdallah Mabel , kickboxer Muay Thai franco-camerounais, s'entraîne à Saint-Fons.

Jumelages

Saint-Fons est jumelée avec

Voir aussi

Bibliographie

  • Alice Pénisson, Si Saint-Fons m'était conté, Ville de Saint-Fons, 1988, (ISBN 2-905074-05-1), 109 pages

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel
  • Médiathèque Roger Martin du Gard
  • Site du collège Alain

Notes et références

Notes

Références

  1. a et b « Gentilé », sur habitants.fr (consulté le 29 septembre 2008).
  2. http://www.geoforum.fr/topic/31408-fuseaux-dans-les-sables-de-saint-fons/, sur Géoforum ».
  3. http://www.tcl.fr/documents/pdf/metro_tram.pdf
  4. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Michèle Tribalat, Les concentrations ethniques en France, 2007
  8. « Vallée de la Chimie (69) », sur lyonentreprises.com (consulté le 22 avril 2014)
  9. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. « Die Partnerstädte Saint Fons und High Wycombe » Site web de la ville de Kelkheim (Taunus), consulté le 15 mai 2017.