Saint-Amand-le-Petit

Saint-Amand-le-Petit
Image illustrative de l'article Saint-Amand-le-Petit
L'église Saint-Amand.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Arrondissement de Limoges
Canton Canton d'Eymoutiers
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Vassivière
Maire
Mandat
Chantal Périgaud
2014-2020
Code postal 87120
Code commune 87132
Démographie
Population
municipale
99 hab. (2015 en diminution de 12,39 % par rapport à 2010)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 46′ 32″ nord, 1° 45′ 08″ est
Altitude Min. 446 m
Max. 718 m
Superficie 15,31 km2
Localisation

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Saint-Amand-le-Petit (Sent Amand en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Situation de la commune de Saint-Amand-le-Petit en Haute-Vienne.
Communes limitrophes de Saint-Amand-le-Petit
Peyrat-le-Château
Augne Saint-Amand-le-Petit Beaumont-du-Lac
Eymoutiers Nedde

Histoire

La commune de Saint-Amand-le-Petit est rattachée à Peyrat-le-Château par l'ordonnance du 4 novembre 1829. Elle est rétablie par le décret du 7 août 1874. Entretemps elle a perdu deux portions de son territoire d'avant 1829. D'abord la section de Neuvialle, la partie la plus à l'est de la commune, rattachée à Nedde par l'ordonnance du 5 mars 1833 et la section de Serre, la partie la plus à l'ouest, qui elle est rattachée à Augne par la loi du 29 mai 1867.

Le hameau de Longechaud (Peyrat-le-Château) était dans la paroisse de Saint-Amand avant la Révolution.

Périodes plus anciennes :

La commune de Saint-Amand-le Petit a été distraite de celle de Peyrat-le-Château en 1874, mais elle fut une entité originale bien longtemps auparavant. On la trouve mentionnée en tant que paroisse déjà en 1276, lors d'un don fait à la cure par une famille noble. Il semblerait que la majorité des terroirs médiévaux aient dépendu du prieuré de l'Artige, gros et puissant propriétaire terrien de l'époque. Mais les cens et rentes étaient partagés avec plusieurs autres petits seigneurs : les Boyer au Bosluguet, les Romanet à Charapoux ... Pas d'organisation uniforme donc. Parmi les anciens féodaux, on peut ainsi citer les Mariaud de Bonneval, au XVIIIe siècle, en leur château de Langle ou les La Breuille, de Laron. On disait alors «Saint Amand le Petit en Poitou, ces terres de l'est-Haute Vienne relevant alors curieusement de cette province.

La paroisse était donc le centre vital de toute vie sociale. La très ancienne église paroissiale a fait l'objet récemment d'une belle restauration. Jusqu'à la Révolution, les curés y étaient nommés par le chapitre d'Eymoutiers. La paroisse a pu avoir à son maximum jusqu'à 460 communiants (à partir de l'adolescence), ce qui peut être estimé à environ 50 % de la population totale (donc, environ 920 habitants). L'église paroissiale a la particularité d'avoir été desservie par les prêtres spécialement attachés, mais plus souvent par un vicaire dépendant des paroisses voisines d'Augne ou Peyrat-le-Château.

Au fil des registres paroissiaux de baptêmes, mariages et enterrements, tenus par les curés, on peut retrouver quasiment toute la population jusqu'en 1645. Avec quelques noms remarquables, notamment une véritable « dynastie » de notables, les Voysin : Gabriel, curé (1645), autre Gabriel « chirurgien » (1656), Charles « apothicaire » (1697), ou encore Léonard « bourgeois » (1753), ce dernier terme pouvant être ici synonyme de rentier. Parmi ces bourgeois, une sorte d'élite (économique et sociale), on trouve aussi les Vitet (1704).

Les débuts de la Troisième République amenèrent sur le devant de la scène des personnages moins (ou pas) liés à l’Église. Les premiers maires élus furent ainsi : La Bachellerie (1874), Tavernier (1876), Fontaine (1883), puis Pataud (1892)...

La première école communale – mais elle était privée – fut ouverte en 1867, en continuité de la mairie, avec M. Paufique. Première école publique créée en 1881 (mixte), l'école de filles apparaissant trois ans plus tard.

Pour l'évolution de la population, on peut se fier aux recensements (voir plus loin). L'exode rural y fut ici le plus précoce du secteur puisque le maximum de population fut en 1793 (680 hab / dont 200 hors commune actuelle). Avec sous le règne de Napoléon, la répartition suivante : Bosluguet : 23 hab., Bourdeleix : 23 (98 en 1836), Charapoux : 64 hab (y compris le moulin), Lafaye : 36 / Lésillade ? / Mas-de-Sazy : 15 hab / Mas-la-Guerre : 36 / Reveillère : ? / Sazy : 20 (35 en 1836), Trasrieux : 30 hab. Soit environ 200 hab dans le bourg. [Chiffres Dubois]

Politique et administration

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Fernand Bouby    
mars 2008 en cours Chantal Perigaud [2] PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

Les deux colonnes de 1793 et 1821 s'expliquent par le fait que la commune d'alors comprenait plusieurs villages appartenant aujourd'hui à celles d'Augne, Nedde et Peyrat-le-Château (soit environ 200 habitants de plus).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 99 habitants[Note 1], en diminution de 12,39 % par rapport à 2010 (Haute-Vienne : -0,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1821 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
680 554 447 435 513 524 507 487 483
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
430 341 357 337 304 289 302 280 250
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015
206 167 150 126 114 112 110 102 99
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • Église du XIIIe siècle[7].

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Saint-Amand-le-Petit sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. « Les maires de la commune » (consulté en 2mai 2011 )
  2. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Église paroissiale Saint-Amand-le-Petit », notice no IA00031280, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le=6 mai 2011.