Saint-Albin Berville

Saint-Albin Berville
Saint-Albin Berville
Berville, Saint-Albin.JPG
Fonctions
Député
Grand maître du Grand Orient de France
Biographie
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Sépulture
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Membre de
Père-Lachaise - Division 18 - Andrieux 06.jpg
Vue de la sépulture.

Saint-Albin Berville, né le à Amiens et mort à Fontenay-aux-Roses, le , est un magistrat et homme de lettres français.

Biographie

Fils de Joseph Berville, cet avocat éloquent et libéral défendit Paul-Louis Courier (1821) et Béranger (1822), fut nommé député de Seine-et-Oise (1838) et fut réélu à l’Assemblée constituante (1848).

Collaborateur de journaux politiques, il a donné une édition des Œuvres de Pothier (1826 et suiv., 26 vol.) et quelques ouvrages littéraires. Il a été rapporteur du jury chargé de décerner le prix pour le meilleur poème sur le voyage de Lafayette en Amérique[1]. Il a aussi donné, avec Jean-François Barrière, une Collection des Mémoires relatifs à la Révolution française. Il a également traduit en vers les Bucoliques de Virgile.

Il était membre des académies de Caen et d'Amiens, ainsi que de l'Académie de Stanislas[2]. Franc-maçon il est membre de la loge des Trinosophes et sera grand maître du Grand Orient de France en 1851 et 1852[3]. Il présida également la Société de la Morale chrétienne[4].

En décembre 1834, il fait partie des fondateurs de la Société française pour l'abolition de l'esclavage.

Il est inhumé dans le cimetière du Père-Lachaise 18e division)[2].

Source

Notes et références

  1. Revue encyclopédique, février 1826, p. 605-606.
  2. a et b Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, p. 71
  3. Alexandre Dorna et Paul Bajou, « 3 siècles de franc-maçonnerie : franc-maçons d'hier », Humanisme, Conform éditions,‎ hs, p. 164.
  4. R. Rémond, Les États-Unis devant l’opinion française, 1815-1852, Paris : A. Colin, 1962, p. 622